CULK : entre smog et étoiles…

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Viagra Boys
Editors
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 05 juillet 2020 18:56

Thurston Morre tout feu tout flamme…

L’ex-Sonic Youth, Thurston Moore, publiera un nouvel elpee ce 25 septembre 2020. Pour la circonstance, il a reçu le concours de son backing group, impliquant Deb Googe (My Bloody Valentine) à la basse et aux chœurs, Jon Leidecker alias 'Wobbly' (Negativland) aux bidouillages électroniques, James Sedwards à la guitare ainsi que Steve Shelley (Sonic Youth) et Jem Doulton aux drums. Intitulé « By the fire », cet opus s’inspire d’Albert Ayler (‘La musique est la force de guérison de l'univers’) et propose des chansons d'amour à une époque où la créativité est notre dignité ainsi que notre manifestation contre les forces de l'oppression…

Le clip de “Cantaloupe” est disponible ici et celui de “Hashish”, là

dimanche, 05 juillet 2020 18:54

Sufjan Stevens papillonne…

Le nouvel elpee de Sufjan Stevens devrait paraître le 25 septembre 2020. Il fera suite à l’album expérimental enregistré en compagnie de Lowell Brams, « Aporia », paru début de cette année.  

En attendant, “America”, extrait de cet opus, est disponible en clip ici

 

dimanche, 05 juillet 2020 18:51

Un album posthume pour Jason Molina…

Le label américain Secretly Canadian vient de dévoiler une chanson totalement inédite du compositeur Jason Molina (Songs: Ohia, Magnolia Electric Co), décédé en 2013 à l’âge de 39 ans. Il s’agit d’un premier extrait d’un album posthume baptisé « Eight Gates », issu d’une session studio immortalisée à Londres entre 2007 et 2008.

“Eight Gates” devrait sortir le 6 août 2020.

En attendant, “Shadow answers the wall” est disponible ici

dimanche, 05 juillet 2020 18:48

Silverbacks au goût du jour…

Originaire de Dublin, en Irlande, Silverbacks s’inspire du punk de la fin des années et de la no wave de NYC.

Un avant-goût ? Trois clips :

 

“Muted gold”

“Dunkirk”

“Pink tide” 

Trois morceaux qui figureront sur le prochain album, « Fad », dont la sotie est prévue pour ce 17 juillet 2020.

dimanche, 05 juillet 2020 09:36

Feral

Produit par Victor Van Vugt, « Feral » constitue le deuxième elpee de Feral, un quatuor australien (NDR : issu de Melbourne exactement) drivé par Romy Vager, guitariste compositrice et chanteuse à la voix androgyne. Une ambiguïté qui s’explique par sa nature transgenre. D’ailleurs sur plusieurs compos, cette voix rappelle d’ailleurs celle de Jarvis Cocker (Pulp). Ainsi, « Alexandra » illustre ses difficultés à annoncer à sa famille son changement d’identité sexuelle alors que « The baby & the bottle » évoque sa métamorphose et de ce qu’elle révèle, de ses amours et de ses ruptures.

Côté musique, les compos évoquent tour à tour The Sunnyboys (formation aussie qui a sévi de 1980 à 1984) et Echo & The Bunnymen. Encore que parfois l’ombre des Go-Betweens se met à planer (l’ironique « Perfect day »). Et plus vintage encore, les sonorités de gratte surf qui jalonnent « Christian Neurosurgeon » rappellent le « Heart full of soul » des Yardbirds. Des sonorités de gratte surf qui se conjuguent efficacement à celles tintinnabulantes ou carillonnantes, de l’autre gratteur. Le tout dans un style qu’on pourrait qualifier de lo-fi. Une exception qui confirme la règle, le presque cabaret, mais punk dans le ton, « Prima Donna », au cours duquel, la voix emprunte d’ailleurs les inflexions de Jarvis. Un album rafraîchissant que Musiczine vous conseille vivement…

dimanche, 05 juillet 2020 09:30

Suck this tangerine

Depuis la sortie de son cinquième elpee, « Friends & Lovers », en 2016, Las Kellies est réduit à un duo. En fait, la nouvelle bassiste s’est une nouvelle fois barrée. Une ex-membre du band, Julia Worley, est quand même venue jouer de la quatre cordes sur le morceau final, « Close talker ». Sans quoi, Cecilia Kelly s’y consacre, mais également, aux grattes alors que Silvina Costa se charge des drums et des percus, les deux filles assurant les vocaux. Et ce sont les harmonies vocales féminines, délicates et sensuelles de la paire, confrontées à l’expression sonore plutôt décapante qui forgent le style de Las Kellies. Enfin, sur cet LP, dont la musique en revient à un cocktail entre funk blanc (pensez à A Certain Ratio, Shrieckback et surtout Gang of Four) et dub (mais dans l’esprit du « Sandistina de Clash »). Encore que sur le morceau d’entrée, « Closer » (?!?!?)  et « Charade », bien ronde, cette fameuse ligne de basse emprunte manifestement au « Papa’s got a brand new pigbag » de Pigbag. En général, syncopées, les cordes de guitare déchirent alors qu’exotiques et agiles, les percus lorgnent plutôt vers Talking Heads voire Tom Tom Club, les harmonies vocales accentuant cette impression. Si un zeste de jazz colore « Matrixland » (la basse, de nouveau), le climatique « White paradise » se révèle davantage expérimental, à la limite du psyché dub. Si le résultat tient parfaitement la route, on regrettera une trop grande homogénéité dans le ton, qui peut finir par lasser. Dommage, car sur les essais précédents, La Kellies s’était frotté avantageusement au shoegaze…

lundi, 06 juillet 2020 18:41

Thin mind

« Thin mind » constitue le cinquième opus de cette formation montréalaise et le premier sans son multi-instrumentiste (basse, guitare, synthé, percus, claviers), Dante DeCaro. Le groupe avait déjà pris une pause en 2011, afin que les membres puissent s’exprimer à travers différents projets (Divine Fits, Operator, Moonface, Handsome Furs, Frog Eyes, Sunset Rubdown), avant de se reformer en 2017, pour y graver « Cry cry cry ». Réduit à un trio, le combo semble avoir opté pour une musique plus accessible, influencée par les eighties et les nineties. Mais le plus paradoxal procède de la voix de Spencer Krug, dont la voix emprunte les inflexions de Dante DeCaro (NDR : l’ex-Hot Hot Heat qui a déserté le band) et le timbre de Brett Anderson (Suede) (NDR : et on suppose que c’est Dan Boeckner qui le soutient discrètement de son baryton). Pas étonnant que plusieurs compos adoptent un profil glam. Que ce soit dans l’esprit de la formation londonienne ou de David Bowie époque Tony Visconti. Si les interventions de guitare sont toujours présentes, se révélant même dans ses moments les plus intéressants, carillonnantes voire tintinnabulantes, les synthés ‘vintage’ s’immiscent naturellement dans l’expression sonore, un peu comme chez The Tubes ou The Cars. Engagés, les textes s’inquiètent de la passivité de la population canadienne face aux idées dictatoriales de l’Amérique de Trump. Enfin, on épinglera encore le superbe artwork de la pochette, dont le images auraient pu émaner de la plume d’un.e cartooniste belge…

Jaga Jazzist - Spiral Era (Prins Thomas Remix)
Prins Thomas a remixé « Spiral Era », un titre de prochain album de Jaga Jazzist, « Pyramid », dont la sortie est prévue pour le 7 août.  ‘Nous aimons cette version et elle ressemble à un cercle complet car une grande partie de la musique de cet album est inspirée par la scène musicale norvégienne dirigée par Prins Thomas, Lindström et Todd Terje’, explique Lars, musicien du groupe.

Pottery - Hot Heater
Le nouveau single de la formation montréalaise Pottery, dont le premier album, « Welcome To Bobby's Motel » sortira sur Partisan Records. Au menu : explosions de rythmes disco et chants tribaux !

Songhoy Blues - Worry
Produit par Matt Sweeny le nouveau tire du groupe malien

Fontaines D.C. - I Don't Belong
Le nouveau clip de « Don’t belong » a été réalisé à distance par le bassiste de FDC, Connor Deegan. C’est le morceau d’ouverture du futur album de Fonaines D.C, dont la sortie a été fixée le 31 juillet,

The Flaming Lips "Race For The Prize" - Late Show
En mars dernier, Wayne Coyne, le leader de The Flaming Lips avait publié sur son compte Instagram un dessin qu'il avait réalisé avec une solution pour prendre des distances sociales lors de concerts pendant la pandémie de Covid-19. Ce sketch est devenu réalité à la télévision CBS dans « The Late Show ». Une histoire de bulles pour respecter la distanciation sociale. Orignal mais chaud lors de l’interprétation du classique « Race For The Prize »!

Circa Waves - Sad Happy Acoustic
Une version acoustique du single « Sad Happy », qui figure sur un Ep 5 titres baptisé "Sadder Happier".

Idles - Mr.Motivator
« Mr. Motivato » c’est un nouveau titre qui figurera sur le futur et très attendu troisième elpee d’Idles. Si les commentaires sociaux sont devenus la signature du groupe, le groupe est toujours capable de transformer les clichés en une musique profondément complexe, sauvage et pertinente.

Archive - Nothing Else (Version)
Pour célébrer son 25ème anniversaire, Archive est occupé de bosser sur un album constitué de nouvelles versions de certaines de leurs compos préférées. Intitulé tout simplement « Versions », cet opus devrait sortir le 28 août prochain. L’album est précédé du premier single « Nothing Else » au cours duquel Holly Martin assure le chant.

mardi, 23 juin 2020 16:56

Le Magasin 4 en danger !

Véritable institution culturelle bruxelloise, le Magasin 4 appartient au patrimoine et occupe une niche musicale qu'aucune autre salle de concert ne remplit. Depuis plus de 25 ans, son équipe bénévole propose des concerts dans des registres alternatifs qui en font un lieu unique et indispensable.

Comme tous les acteurs culturels, la pandémie de COVID-19 a touché de plein fouet l’institution. Plus d’une quarantaine de concerts ont dû être annulés, période durant laquelle une centaine de groupes devaient se produire.

Cette situation délicate est compliquée par la situation d’occupation de la salle actuelle.

Depuis dix ans, le Magasin 4 est situé Avenue du port 51B à Bruxelles. Cet espace devra être libéré début janvier 2021 sans possibilité de relogement direct.

Avec l’aide de la Ville de Bruxelles, de la Région de Bruxelles-Capitale et du Port de Bruxelles, une solution définitive a bien été trouvée : un nouveau bâtiment sera construit dans les environs du relais TIR et devrait être prêt au plus tôt en 2023.

Dans l’état actuel des choses, plus rien ne peut être programmé à partir de 2021 car l’activité risque de se retrouver à l’arrêt total. Le Magasin 4 repose sur des énergies entièrement bénévoles ; c'est une richesse rare qu'il ne faut pas négliger.

Si la salle ferme ses portes durant un an ou deux, elle ne les rouvrira peut-être plus jamais.

Sans le Magasin 4, ce sont des dizaines de groupes renommés qui ne passeraient plus par Bruxelles.

L’institution est donc à la recherche d'une solution intermédiaire permettant d'accueillir ses activités jusqu'à la fin des travaux du lieu définitif.

(D’après communiqué de presse)

http://www.magasin4.be

jeudi, 18 juin 2020 18:55

I grow tired but dare not fall asleep

Ghospoet, c’est le projet d’Obaro Ejimiwe, un Londonien d’origine africaine. Un artiste engagé et particulièrement actif, puisqu’outre ses cinq elpees gravés depuis 2011, ses remixes et ses multiples collaborations, il a ouvert un café/club à Margate, pour y organiser des concerts le soir et lancé une station de radio afin de les diffuser.

« I grow tired but dare not fall asleep » constitute bien son 5ème LP. Un disque pour lequel il a reçu le concours de plusieurs vocalistes (NDR : s’inspirant d’une peinture du XVIIIe siècle de l'artiste anglo-suisse Henry Fuselli, l’image de la pochette reflète sa bienveillance pour la féminité), dont Polly Mckay (Art School Girlfriend), Delilah Holiday (Skinny Girl Diet), Katie Dove Dixon et SaraSara, cette dernière déclamant sur un tempo martial  et dans sa langue maternelle (le français), en intro de « This train wreck of a life », avant qu’entre quiétude et tourment, le morceau ne glisse vers une forme de trip hop. Un climat qu’on retrouve sur l’oppressant et énigmatique « Concrete pony », même si le tempo évoque plutôt Gang of Four.

Particulièrement sombres, angoissantes même, les compos abordent les thèmes de la solitude, de la sur-connexion, du désespoir, de l’incertitude et de l’anxiété face à la proximité de la mort. Notamment. Mais également du danger de la montée de l’extrême droite et du sort des réfugiés tout au long de « Rats in a sack », une plage enrichie d’arrangements de cordes. Des arrangements qu’on retrouve également sur l’introspectif « Humana second hand ». Lorsque la voix d’Obaro se fait gutturale, elle en devient incantatoire. A l’instar du cosmique « Breaking cover » ; ligne de basse tendue, accords de guitare douloureux et piano électrique dominant un sujet pourtant tapissé d’électronique. Les compos les plus expérimentales ne lésinent d’ailleurs pas sur les bruitages. Comme sur « Black dog got silver eyes », un morceau dont les incursions de cuivres jazzfyfiants sont inattendus, alors que profonde, la ligne de basse semble empruntée à feu Peter Principle, marchant ainsi sur les traces de Tuxedo Moon.

On épinglera encore « Social laceration », une plage lacérée (?!?!) de stridulations de gratte et dynamisée par un drumming à la fois ample et syncopé, le crépusculaire « Nowhere to hide now », une piste caractérisée par ses cordes de guitare déchirantes, sa basse gothique, ses claviers fluides et imprimée sur un tempo new wave ; mais surtout l’excellent titre maître. Mi-chanté, mi-parlé, entre post punk et cold wave, il se révèle fondamentalement rock dans le sens le plus alternatif du terme. Un excellent album, mais très susceptible de vous flanquer le bourdon…