La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Bernard Dagnies

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Début 2021. En raison des mesures prises suite à la pandémie de Covid-19, les salles de concert et les clubs sont fermés. Le groupe de blues-rock belge Boogie Beasts cherche donc des alternatives pour fêter son dixième anniversaire. Le 6 mars, la formation est en direct sur Facebook depuis le Studio Jupiter, celui de leur ingénieur du son Koenraad Foesters, où il a également enregistré ses deux elpees précédents. Lors de ce livestream, il décide de rendre hommage à ses racines : le blues.

En résulte un set intense et énergique de 11 reprises de blues, version Boogie Beasts. C’est Reinhard Holstein, le patron du label allemand Juke Joint 500, qui a eu l’idée de sortir cette session live sur un album. Le band accepte, mais comme il était sur le point de sortir son troisième opus, « Love Me Some », il décide de postposer la sortie à l'automne 2022. C'est ainsi que le 4ème LP de Boogie Beasts, intitulé « Blues From Jupiter », sortira le 14 octobre sur le label allemand Juke Joint 500 et le label belge Naked (format digital).

Plus tôt cette année, le groupe avait gravé un premier single, « Grinnin' In Your Face », une cover de Son House. Il nous en propose son second, « Who'll Be Next », une adaptation de la légende du Chicago blues, Howlin' Wolf. Et il est disponible sous forme de clip

Tracklist « Blues From Jupiter » - sorite le 14 octobre 2022

  1. "Still A Fool" - Muddy Waters
    2. "Someday Baby Blues" - Sleepy John Estes
    3. "France Chance" - Joe Callicott
    4. "Pushing My Luck" - Robert Belfour
    5. "Boogie Chillun" - John Lee Hooker
    6. "Who'll Be Next" - Howlin' Wolf
    7. "Grinnin' In Your Face" - Son House
    8."Long Haired Doney"- R.L. Burnside
    9. "Work Me" - Junior Kimbrough
    10. "You Don't Love Me" - Bo Diddley
    11. "No More Lovers" - Arthur 'Big Boy' Crudup

En concert

14.10: Deux Ours, Modave (BE) - album live showcase!
20.10: Hnita Hoeve, Heist-op-den-Berg (BE) - album live showcase!
21.10: Nuit Du Blues, Foyer Culturel Jupille (BE)
04.11: Bay-Car Blues Festival, Grande Synthe (FR)
16.12: Centre Culturel, Engis (BE)

lundi, 19 septembre 2022 18:35

Le rétro-futurisme de Plaid…

Plaid sortira son nouvel album le 11 novembre 2022. Depuis la fin des années 80, il est considéré comme une des pierres angulaires de la musique électronique expérimentale.

Outre ses projets The Black Dog et Balil, sans oublier sa contribution apportée à Björk, Plaid a beaucoup tourné et opéré des collaborations depuis sa formation, en 1991. Et récemment, en compagnie du BBC Concert Orchestra. Le tandem a écrit pour des jeux vidéo et composé la musique de plusieurs longs métrages, dont "Tekkon Kinkreet", qui a reçu le prix de l'Académie japonaise de l'animation de l'année.

Ce nouvel opus s’intitulera "Feorm Falorx". À l'aube de leur 30ème année chez Warp, Ed Handley et Andy Turner sont encore parvenus à se hisser à la pointe de la technologie, tout en proposant un son chaleureux, humain et nostalgique ; une sorte de high-tech-rétro-futuriste.

En attendant, il nous propose son premier single, "C.A.", et il est disponible sous forme de clip, ici

 

 

lundi, 19 septembre 2022 18:32

Ozark Henry et Ellen ten Damme en duo…

Ozark Henry a enregistré une nouvelle version de « Sweet Instigator » avec la chanteuse et actrice néerlandaise Ellen ten Damme. Le titre original figurait sur « Birthmarks », l’album le plus vendu par Piet Goddaer. Cet opus était paru, il y a déjà 20 ans. Pour célébrer cet anniversaire, cet LP paraîtra sous une version enrichie de remixes inédits, d’enregistrements ‘live’ et le single en compagnie d’Ellen ten Damme.

Le titre fait référence à la mort de sa mère, décédée d'un cancer de la peau, mais c'est avant tout un hymne à la vie, à l'amour inconditionnel et à l'insoutenable légèreté de notre existence.

Le 10 mars 2023, Ozark Henry se produira à l'AB de Bruxelles, où il interprétera « Birthmarks » dans son intégralité.

Le clip de « Sweet instigator » est disponible

 

 

Death Cab For Cutie célèbre son 25ème anniversaire en publiant son 10ème album studio "Asphalt Meadows". Produit par John Congleton (St Vincent, Sharon Van Etten, Wallows), l’elpee inclut le nouveau single "Asphalt Meadows", ainsi que les précédents "Here To Forever" et "Roman Candles". Aux États-Unis, la tournée ‘Asphalt Meadows’ démarre cet automne et s'arrêtera à De Roma, à Anvers, le 14 mars 2023.

Le clip d’"Asphalt Meadows" est disponible ici

 

 

Depuis 2007, Court-Circuit coordonne les concerts de musiques actuelles qui se tiennent dans le cadre de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Du 22 au 29 septembre, les salles de concerts du réseau Court-Circuit ouvriront leurs portes pour une rentrée en musique à travers une série de ‘live’ gratuits made in FWB. L'occasion rêvée de se reconnecter aux lieux de concerts après une pause estivale ! S’y produiront notamment, Sharko, La Jungle, Gros Cœur, Eosine, Lubiana, RORI, The Bombsite Kids, Thot Alek & les Japonaises, Constantine... et la liste est loin d’être exhaustive

Pour plus d’info, voir ici

 

 

mercredi, 14 septembre 2022 17:26

Garbage island

« Garbage island » constitue déjà le 9ème long playing de ce trio canadien réunissant les multi-instrumentistes Ariel Sharatt, Jake Nicol et Mathias Korn. Auteur-compositeur, ce dernier assure également le lead vocal. Pour enregistrer cet album, le groupe a reçu le concours de quelques collaborateurs qui se consacrent également à toute une série d’instruments. Une équipe qui se partage synthés, harmonium, saxophone, flûte, lap steel, bouzouki, steel drum, percus insolites ou pas, et la liste est loin d’être exhaustive. Sans oublier les backing vocaux féminins qui apportent un chouette contraste au baryton profond de Matthias, sorte d’hybride entre ceux de Kevin Ayers, Kurt Wagner (Lambchop), Matt Berninger (The National) et Bill Callahan.

Concept album, « Garbage island » s’inquiète de l’état de notre planète en proie à une grave crise climatique, mais également qui croule sous les déchets. En fait, le thème de cet opus est venu à l’esprit de Mathias, lors de ses promenades quotidiennes jusqu’au rivage, lorsqu’il observait des oiseaux qui survolaient les tas de débris de plastique échoués sur les rochers. Ce paysage lui a rappelé la fameuse île aux ordures, le vortex du Pacifique Nord. Et pour accentuer ce sentiment de malaise, le band a fait appel à Emmie Tsumura afin de réaliser l’artwork de la pochette, concoctée à l’aide d’éclaboussures de couleurs aléatoires issues de chutes utilisées à l’usine de pressage. Dans le même esprit, l’opus s’achève par « The end of the end of the world », une plage dont le titre est suffisamment significatif.

Une œuvre qui ne souffre d’aucune faiblesse, mais qui recèle 12 pistes bien distinctes, dont on épinglera l’ouverture « No peace », pimentée par des touches de piano allègres et des sonorités de gratte surf, un « Nigel the gannet » dont les paroles se réfèrent au « Making plans for Nigel » de XTC, la douce sérénade « Dirty microphones », bercée d’élégantes cordes de sèche, le punchy « Empty world », traversé d’un saxophone débridé, le champêtre « Minor characters », le fringant « All I need » qui lorgne vers les Pogues (ton badin, sifflotements, tempo guilleret) avant de s’achever dans un chaos électrique ou encore le funky (Beck ?) titre maître.

Un album qui s’écoute d’une traite sans jamais souffrir d’un seul moment de lassitude…

mercredi, 14 septembre 2022 17:22

Between here and everywhere

Death Bells, c’est avant tout un duo réunissant Will Canning et Remy Vesselis, deux Australiens (NDR : ils sont issus de Sydney) qui se sont établis à Los Angeles à la recherche de l’inspiration. C’est d’ailleurs cette cité californienne qui leur a servi de muse pour composer les 9 plages de leur troisième opus, « Between here and everywhere ».

Pour enregistrer cet LP, le tandem a reçu le concours de quelques collaborateurs aux claviers, cordes, ivoires et chœurs.

Mais le plus étonnant procède du style pratiqué par cette formation, une forme de post punk probablement inspiré de Joy Division, The Murder Capital et Interpol. Parfois, le résultat peut paraître parodique, mais il tient parfaitement la route. Et puis la voix de Will est moins fragile que celle de Ian Curtis. Encore que sur « Last days », elle évoque davantage Grian Chatten (Fontaines DC), l’insouciance sarcastique se substituant à l’intensité sauvage.

Sur les 9 pistes, deux dépassent les 4 minutes pour un total de 35’. Deux valses quand même : « A better resolution », puis le titre maître. D’abord lente, la plage prend progressivement son envol et s’enrichit même de chœurs dramatiques.

Suivant les déclarations de Will et Remy, « Eternity street » serait né d’une obsession pour « The light » de Love & Rockets. Mais on en retiendra surtout les subtils arrangements de cordes et de synthés injectés par Laena Myers-Ionita et Jeff Fribourg, en fin de parcours.

mercredi, 14 septembre 2022 17:18

Cold as weiss

Delvon Lamarr Organ Trio

Le Delvon Lamarr Organ Trio est issu de Seattle, un combo qui pratique un soul/funk, parfois teinté de jazz, dans l’esprit de Booker T. & The M.G.’s, des Meters ou de Jimmy Smith. Delvon Lamarr en est le leader et il se consacre à l’orgue Hammond B3, vous vous en doutez. C’est ce son chaud, vibrant, puissant, groovy et vintage, hérité en ligne droite des labels Motown et Stax, qui inonde cette musique instrumentale à laquelle participe, quand même, un drummer (NDR : lui est le seul blanc et il s’appelle Weiss !) et un guitariste. Cependant, ces deux musicos jouent bien davantage que le rôle de seconds couteaux. En fait, ce sont eux qui apportent les moments de respiration à cette expression sonore très en vogue au cours des sixties. 

« Cold as weiss » constitue le troisième elpee du band et recèle pas mal de reprises, dont le « Pull your pants up » des J.B.’s, les très funk « I wanna be where your are » de Leon Ware et Arthur Ross ainsi que « Keep on keepin’ on » de Curtis Mayfield.

Deux plages s’écartent quelque peu de l’ensemble. Tout d’abord le blues « Big TT’s blues » puis « Uncertainty », un slow crapuleux ou nightclubbien (NDR : biffez la mention inutile, selon que vous affichiez 1, 2 ou 3 x 20 ans).

mercredi, 14 septembre 2022 17:17

The way it is

Black Cat Biscuit est une formation issue du Nord de la Belgique impliquant le chanteur/guitariste (rythmique) ‘Yasser’ Arnauts, le bassiste/contrebassiste Patrick ‘P. Daddy’ Indestege, l’autre sixcordiste (soliste) Raffe Claes, l’harmoniciste Mark ‘Mr. Mighty’ Sepanski et le drummer Jeff ‘Junior’ Gijbels.

Ce quintet avait remporté le ‘Belgian Blues Challenge’, en 2018, et décroché la 4ème place lors de l’‘European Challenge’, en 2019. Son inspiration, il la puise dans un éventail particulièrement large de blues (Texas, shuffle, swamp, boogie, jump, etc.), mais également dans le jazz et le funk.

Lorsque les lignes de contrebasse entrent dans la danse, les compos libèrent un maximum de swing. Mais quand l’harmo se déchaine, il déchire littéralement tout sur son passage. Comme sur « Mean is just an average », un boogie à la Canned Heat au cours duquel la voix de ‘Yasser’ se révèle paradoxalement déclamatoire. En général, les plages sont allègres voire bien rythmées. Et puis, à la slide, Bart laisse gémir ses cordes, comme si elles allaient y passer. A l’instar du fiévreux « Heart is burning ».

mercredi, 14 septembre 2022 17:15

Smokin the dummy

Terry Allen & Panhandle Mystery Band

Terry Allen fêtera ses 80 balais en mai de l’an prochain. Ce chanteur, compositeur, peintre, sculpteur et artiste conceptuel est considéré comme une référence dans l’univers de l’alt-country. Surtout à travers ses deux premiers elpees, « Juarez » (1975) et « Lubbock (On Everything » (1979). De nombreux artistes ou groupes ont interprété ses chansons, et notamment David Byrne, Lucinda Williams, Ricky Nelson ou encore Little Feat.

Enregistré à Lubbock, sa ville natale, « Smokin the dummy » est paru en 1980. Pour la circonstance, Terry avait reçu le concours d’un backing group baptisé Panhandle Mystery Band, au sein duquel figuraient, notamment, l’harmoniciste Joe Ely et les frères Maines.

L’elpee s’ouvre par « The heart of California », une compo qui rend hommage à feu Lowell George, décédé en 1979, le leader de Little Feat, formation dont le spectre plane sur la plupart des morceaux.

Fondamentalement country, la musique de Terry Allen se teinte, suivant les pistes, de folk, cajun, tex-mex, blues, boogie, rock, jazz, funk et on en passe. Outre la guitare, le piano et l’harmo, l’instrumentation se nourrit également de violon, de mandoline, de violoncelle, de pedal steel, de dobro, de banjo, d’accordéon, de percus, de cuivres (dont du tuba sur « Cocaine cowboy » et « Red bird ») et la liste est loin d‘être exhaustive.

De l’album on épinglera encore « Whatever happened to Jesus (and Maybeline) ? », qui se mue en reprise de Chuck Berry à mi-parcours. « The night cafe » et ses changements de rythme, voguant entre blues et ballade country. L’exubérant « Roll truck roll » et enfin « The Lubbock tornado (I don’t know) » au cours duquel Terry se transforme en prédicateur, dans un climat de gospel gothique.

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