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Bernard Dagnies

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lundi, 07 mars 2016 18:24

Aphelion

The Noise Figures est un duo grec réunissant un chanteur/batteur/percussionniste (George Nikas) et un guitariste/vocaliste (Stamos Bamparis). Un tandem qui pratique une forme de garage/rock particulièrement riche, capable de se frotter à des tas de styles différents. Découpé en 10 plages, « Aphelion » en est une parfaite illustration.

Si le chant est clair et lancinant, tout au long de l’ouverture, « Shoot the moon », la mélodie vocale est à la fois hymnique et envoûtante (Dandy Warhols ?) Le spectre du Black Sabbath (NDR : le premier LP) plane tout au long de indolent « Aphelion » (NDR : c’est le titre maître !) mais aussi sur l’incantatoire « Feathers », mais uniquement entre les déflagrations électriques imprimées sur un tempo enlevé. A cet instant, le climat est manifestement métallique. Comme tout bon groupe de garage, The Noise Figure a bien sûr recours –circonstanciellement quand même– aux claviers vintage. A l’instar de « Run », réminiscent des Fleshtones. Et puis aux effets du vibrato, comme sur « Don’t throw your hand ». Et « Holy one » est également sculpté dans le garage/punk. Echevelé, « Blood » surfant même sur le psychobilly des Cramps. Et si « No use » valse au rythme de l’indie rock, la piste finale est sans doute la plus aboutie. S’ébrouant dans le psyché folk (Devendra Banhart ?) elle s’électrifie à mi-parcours, lorgnant alors vers l’univers de Kurt Vile.

Une excellente surprise !

 

lundi, 07 mars 2016 18:22

Synthia

The Jezabels est une formation australienne, issue de Sydney très exactement, qui récolte un beau succès au pays des kangourous. Un quatuor partagé entre deux garçons et deux filles. Et « Synthia » constitue son troisième elpee. Hayley Mary en est la chanteuse ; et elle possède une superbe voix, susceptible d’évoquer tour à tour Kate Bush, Lene Lovitch ou Elizabeth Frazer. Et ses interventions sont régulièrement enrobées de superbes harmonies vocales. Souci, toutes les compos sont outrageusement dominées par les claviers. Et comme la production a été particulièrement raffinée et enrichie d’orchestrations, c’est à peine si on se rend compte qu’au sein du band, il y a de la batterie, de la basse, des percus et de la guitare. Un phénomène qui contamine la musique d’une foultitude de groupes et d’artistes contemporains. Et qui pour la circonstance la plonge dans un climat synthétique, ténébreux et mélancolique, mais un peu trop linéaire. Dommage, car les mélodies sont superbes, mais faute de relief instrumental, on parvient difficilement à différencier chaque morceau. Enfin, les lyrics sont engagés et défendent la condition féminine. Tout à l’honneur du band ! Qui a dû (provisoirement ?) stopper ses activités, car la faculté a détecté un cancer des ovaires chez Hayley Mary, la claviériste. On ne peut que lui souhaiter un prompt rétablissement.

 

lundi, 07 mars 2016 18:19

After a thousand blows

« After a thousand blows » constitue donc le premier album de The Scrap Dealers, un disque qui fait suite à un Ep éponyme, réunissant 8 titres (?!?!?). Paradoxal, mais l’elpee n’en recèle que 5. Mais pour un peu plus de 50 minutes. En fait, hormis deux pistes plus punk/garage –le moins assuré (surtout côté vocal) « She doesn’t wanna leave your mind » et le garage/surf/lo-fi « That’s what we call love »– les autres sont particulièrement longues ; la dernière, traversée par une stridulation électrique envoûtante, « I lost my faith », s’étalant sur plus de 10’. Un morceau lancinant, incantatoire, qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre Slowdive et The Horrors. Les deux autres compos trempent davantage dans le psyché/shoegaze. Atmosphérique, nébuleux, sonique, « Walking alone » nous replonge dans le climat très ‘Spiritualized’ de l’Ep. Cependant, et c’est vraiment bien pensé, les harmonies vocales sont particulièrement limpides. Tout comme sur le remarquable « Keep my silence safe ». Sur lequel on a parfois même l’impression d’entendre une chorale. Une plage dont la mélodie contagieuse, enivrante semble hantée par les Dandy Warhols. Quant à « I’ll never be like you », c’est du côté de Ride que le band liégeois semble lorgner. Mais toutes ces références, sont tellement bien digérées, qu’il est de plus en plus difficile de les discerner. 

Bref, un album 4 étoiles pour cette formation belge, capable de se démarquer de ses contemporains qui pour être dans l’air du temps, ne jurent plus que par les synthés, pour se fondre dans une masse inodore, incolore, et insipide...

 

Ils sont britanniques, âgés de 18 ans, et nous viennent de Reading. On leur prête des influences qui oscillent de Kula Shaker à Foals, en passant par The Veils. Deux Eps et quelques singles à leur actif qui méritent qu’on y jette une oreille. Leur nouveau single s’intitule « A young understanding » et fait l’objet d’une vidéo (voir ici), tout comme le précédent, « Flame », paru l’an dernier (voir ) .

Sundara Karma est même considéré comme la nouvelle relève, dans l’univers de la britpop, par la presse insulaire.

Jugez plutôt…

 

mercredi, 17 février 2016 21:38

Evil

Dans l’univers du metal noir-jaune-rouge, La Muerte est considéré comme un groupe culte. Fondé en 1983, il s’est séparé en 1994. Ce qui ne l’avait pas empêché d’accorder un set exclusif, dans le cadre du festival de Dour, en 1997. Et puis de se produire circonstanciellement, sous le patronyme de Mustang Cobra. Début 2015, à l’issue d’un concert exécuté à Gand, il décide de se reformer. Plus sous le line up initial, puisque Marc du Marais et Dee-J, les membres fondateurs, sont aujourd’hui soutenus par deux musiciens de Length of Time, Michel Kirby et Christian Z, ainsi que le bassiste de Channel Zero, Tino de Martino. Et le 7 mars de l’an dernier, le quintet a accordé une prestation d’anthologie, à l’AB de Bruxelles. Qui a été immortalisée sur « Evil », un opus paru exclusivement en double vinyle. Un disque qui a bénéficié du concours d’Alan Douches (Motörhead, Dillinger Escape Plan, Sepultura), à la masterisation.

Découpée en 14 plages, cette œuvre recèle les grands classiques de La Muerte. Et tout particulièrement, la cover de Syd Barrett « Lucifer Sam », celle des Osmonds, « Crazy horses » et bien sûr, des Troggs, « Wild Thing ». Même si le fil conducteur repose toujours sur la voix gutturale de Marc, les références à Black Sabbath, Motörhead, Birthday Party et aux Stooges sont toujours bien présentes. Et une piste comme « Ecoute cette prière » réalise la parfaite synthèse de toutes ces références. Un titre sort quand même du lot, le blues fiévreux, menaçant, « L’essence des chocs », démontrant que les musicos sont aussi capables de varier les climats. Le combo vient de partir en tournée et devrait publier un tout nouvel elpee cette année.

 

Stay est une formation barcelonaise, dont le nouvel opus, « The mean solar time », est paru ce 10 février. Lors des sessions d’enregistrement, le quintet espagnol a reçu le concours d’Andy Bell (Ride, Oasis, Hurrinane#1, Beady Eyes), pour quelques titres. A la guitare, of course. Et le résultat trempe dans une britpop digne des groupes au sein desquels il a sévi ou sévit encore...

Deux vidéos pour vous mettre en appétit :

“Smiling Faces” : https://youtu.be/Q6x4Zx5Av8g

"Pinkman" https://youtu.be/25VXbR-HCOY

Tracklist:

1. Pinkman
2. Always Here
3. Last Time
4. Smiling Faces
5. You Know It's Right
6. Mind-Blowing
7. Dirty And Alone
8. I'm Away
9. Shake The Sun
10. Hide Away
11. All In Your Eyes

https://pictureinmyearrecords.bandcamp.com/album/the-mean-solar-times-2

https://www.facebook.com/staysongs

http://www.stay.cat

samedi, 13 février 2016 17:52

Un clip futuriste pour Damien Rougier

Le nouveau clip de Damien Rougier paraîtra ce 15 février 2016. L’artiste le qualifie de New Wave, Sci-Fi et Retro Futur. Cette vidéo est le fruit d’un mélange de plusieurs techniques d’animation (rotoscopie, 3D, etc.) et lui a demandé de longs mois de travail.

Un coup d’œil ? C’est ici

http://www.facebook.com/lightatyourwindow

 

samedi, 13 février 2016 17:52

John Coffey prend le café dans sa chambre

Le nouvel Ep de John Coffey, « A house for thee », pose un regard humanitaire sur la question des réfugiés à travers le monde. Le disque a été enregistré et produit par Kurt Ballou, le guitariste de Converge. Il sortira ce 11 mars 2016. Et, paradoxalement, la musique évoque un autre Kurt, défunt celui-là, Cobain.

http://www.johncoffey.nl/

 

vendredi, 12 février 2016 00:00

Les Jeunes Montrent La Voie : part 3

Depuis l’an dernier, la maison de la culture de Tournai met à disposition du collectif ‘Les jeunes donnent de la voix’ un local pour les répétitions de musiciens amateurs de la région.

Ce dispositif va permettre à des jeunes talents de la région de se produire dans ses installations. Ce sera le 12 mars à partir de 19h00.

Programme de la soirée:

– kacem wapalek (Hip-Hop – FR) : http://on.fb.me/23BBCFD

– Youssef Swatt’s (Hip-Hop) : http://on.fb.me/1SkcBeJ

– Dj Klash (Hip-Hop, Funk, Trap) : http://on.fb.me/1nW43h3

– Uncle Waldo (Swing) : http://on.fb.me/1VyV5AQ

– Markus Mann (Pop/Funk/Reggae) : http://on.fb.me/1SRBcah

– UNIK UBIK (Jazz/Punk/Psychoprogressif) : http://on.fb.me/1KiUuD0

– Perseï (Métal) : http://on.fb.me/1KPdZ0S

– Wonder Monster (Deep/Tech/House) : http://on.fb.me/1P5pQJZ

http://www.maisonculturetournai.com/fr/details/index.aspx?id=730&CAT=1

 

 

Tame Impala est une formation australienne –issue de Perth très exactement– responsable de 3 albums à ce jour. Et son dernier, « Currents », est paru en juillet 2015. Un quintet qui jouit d’une notoriété en progression constante. Surprenant, pour un groupe psychédélique. Un peu moins quand même, quand on sait que les mélodies des compos sont souvent contagieuses et sont même très susceptibles de se transformer en hits. Ce qui explique sans doute pourquoi, il a décroché de multiples Awards, au pays des kangourous. Une notoriété qui gagne manifestement les autres continents, puisque sa nouvelle tournée mondiale remplit les salles. Comme ce soir, à Forest National.

La soirée est sold out, et pourtant, dans les balcons, il y a encore de la place. Faut dire que l’essentiel de l’auditoire s’est concentré dans la fosse ; et ceux qui ne peuvent la rejoindre, transitent finalement par le premier étage (NDR : doit y avoir de nombreux adeptes de l’escalade, parmi ces retardataires).

Première bonne surprise, il y a davantage de jeunes que de vétérans, dans l’auditoire pour ce spectacle (NDR : tiens récemment, dans un article d’un quotidien belge, un journaliste condamnait à mort le rock, faute de combattants ; faudra qu’il revoie sa copie…) La moins bonne, c’est le supporting act. Un trio qui répond au nom de Jagwar Ma. Egalement australien. Dommage ! Le chanteur a une bonne voix, mais on n’entend pas sa guitare. Le bassiste à un beau bonnet, mais on n’entend guère sa basse. Finalement, c’est le bidouilleur qui se taille la part du lion. En fait de lion, il est certainement mort ce soir. Car franchement, la tambouille sonore était funeste. Et quand deux d’entre eux se sont mis à tourner les boutons, on n’a plus eu qu’une seule envie, tourner le nôtre. Quatre ou cinq décennies plus tôt, ce genre de mauvaise blague se soldait par la projection de fruits et légumes. M’enfin, c’est vrai qu’aujourd’hui, vu leur prix, ce serait du gaspillage. Trois-quarts d’heure de calvaire imposé sur le même tempo. De quoi choper des boutons (?!?!)

Passé cette épreuve olympique, cinq roadies vêtus de tabliers blancs vont s’affairer sur les planches afin que le show de leurs protégés s’effectue dans des conditions idéales. Pendant une bonne demi-heure, ils vont vérifier les balances des instruments, scotcher des fils, inspecter si tout a bien été raccordé, revérifier le travail, le re-revérifier, presque chacun leur tour. Manquait plus qu’ils se mettent à ‘sidoler’ les pieds de micro et les chromes… 

A 9 heures 15, les lumières s’éteignent ; et le quintet, emmené par le leader, Kevin Parker, monte sur l’estrade. Il se consacre au chant et très souvent à la guitare (une Rickenbacker). Le line up est complété par deux claviéristes, dont un double à la gratte, un bassiste et un drummer. Les musicos sont concentrés au centre de l’estrade, comme pour former un bloc.

Après une intro instrumentale, on entre dans le vif du sujet. Soit le hit « Let it happen ». Et on a déjà droit à une projection de confettis. Mais le plus important, procède de la qualité du son. Parfait de chez parfait ! D’une précision chirurgicale ! Ben, après les contrôles minutieux accomplis par les infirmiers du son, le contraire aurait quand même été étonnant. Derrière le band, des images sont projetées sur un écran géant. Celles d’un point vert (NDR : rien à voir avec les fruits et légumes) qui se tort dans tous les sens, et même suivant les accords de guitare sur « Cause I’m a man », de figures kaléidoscopiques ou galactiques ; et bien sûr de taches de couleurs psychédéliques qui se mélangent, un peu comme le Floyd le proposait à ses débuts. Et le light show implique également des faisceaux lasers qui changent de couleur en fonction des titres ; deux d’entre eux formant même parfois un épi, de chaque côté de la scène. Sans oublier les stroboscopes et tutti quanti. Bref, on a eu plein les mirettes.

Mais venons-en aux musicos. Assez statiques, il faut le reconnaître. Seul Parker, vient de temps à autre s’asseoir, sur le bord de l’estrade, lors de morceaux les plus mélancoliques. A l’instar de la ballade mid tempo « Yes I’m changing ». En fait, ils sont tous extrêmement concentrés sur leur partition. Même les harmonies vocales sont raffinées à l’extrême. Comme sur « Mind Mischief », un titre caractérisé par sa mélodie contagieuse. Ce qui n’empêche pas certains morceaux de dériver dans l’électro. Pas trop, heureusement. Juste ce qu’il faut. Comme sur le disco-space extatique « The less I know the better ». Les point culminants du set seront certainement atteints par le plus krautrock « Why won’t they talk to me ? », en libérant une bonne dose de groove. Puis par le glam/rock « Elephant », tapissé par un filet de clavier vintage, dans l’esprit de « The Piper at the Gates of Dawn » du Floyd. Et en finale, « Apocalypse dreams », un long titre émaillé d’envolées épiques, dignes de Mercury Rev voire des Flaming Lips (NDR : un des groupes les plus proches musicalement de Tame Impala). Et probablement un des rares morceaux qui a laissé de l’espace à l’improvisation. Les chansons les plus radiophoniques incitent naturellement la foule à reprendre en choeur les refrains. Les singles, bien sûr, et puis lors du rappel, le visionnaire « Feels like we only go backwards », ponctué d’une nouvelle projection de confettis. Avant que le show ne s’achève par le lancinant « New person, same old mistakes ».

Bref, un excellent concert, exécuté dans une excellente ambiance, ponctué de nombreux applaudissements, auquel il n’aura finalement manqué qu’un peu de folie…  

Set list

1. Intro
2. Let It Happen
3. Mind Mischief
4. Why Won't They Talk to Me?
5. It Is Not Meant to Be
6. The Moment
7. Elephant
8. Yes I'm Changing
9. The Less I Know the Better
10. Eventually
11. Alter Ego
12. Oscilly
13. Cause I'm a Man
14. Apocalypse Dreams

Rappel

15. Feels Like We Only Go Backwards
16. New Person, Same Old Mistakes

(Organisation : Live Nation)