Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Kreator - 25/03/2026
Gavin Friday - Het Depot
Bernard Dagnies

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lundi, 31 décembre 2001 01:00

Asleep in the back

Issu du nord de Manchester, de Bury, très exactement, ce quintette émargerait à la prog pop. C'est en tout cas ce que la presse insulaire affirme. Une chose est sûre, leur premier album est fort intéressant. D'abord à cause des lyrics. En fait, Elbow a des choses à raconter ; et il ne s'en prive pas, traitant d'une manière introspective des sujets aussi divers que la vie, l'amour ou la politique. Ensuite, parce que leur musique est très raffinée. Dans l'esprit de Talk Talk, Radiohead, Peter Gabriel et Icicle Works. Détail qui a son importance, la voix de Guy Garvey est capable d'emprunter, tantôt le timbre de Mark Hollis, de Thom Yorke, de l'Archange ou de Ian Mc Nabb. Un raffinement qui flirte parfois avec la sophistication, tant les sonorités caressent votre sensibilité auriculaire. Ce qui n'empêche pas la formation de courtiser le psychédélisme. Soft bien sûr. Mais également indus. A l'instar du " mybloodyvalentinesque " " Coming second ". Ou encore de l'excellent tribal et claustrophobe " Bitten by the tailfly ", dont les convulsions électriques particulièrement sauvages giclent avec mesure et précision. Pourtant, l'ensemble de l'opus baigne dans une forme de romance ténébreuse tissée entre les cordes de guitare acoustiques, cristallines et les accords de piano sonore. Et la plage finale, " Scattered black and whites ", érigée suivant un crescendo progressif emprunté au Gab circa "Here comes the flood", en est le plus bel exemple. Dommage que l'intensité électrique ne soit pas plus présente ; sans quoi, cet opus aurait pu devenir, pour l'année 2001, un incontournable. Mais c'est peut être une question de goût…

lundi, 31 décembre 2001 02:00

There´s only now

Eskobar n'est pas une nouvelle marque de produits surgelés, mais un trio responsable d'une musique pop post adolescente, mélancolique, élégante et surtout glamoureuse. Ressuscitant même parfois le néo-romantisme des Associates, voire de Suede. Amusant, puisque le groupe est tout bonnement suédois. Autrement dit, il nous vient du froid ( !?!?!). Ce qui explique sans doute pourquoi sa solution sonore est glacée d'un léger frimas de cold wave atmosphérique. Celle de New Order ? Sans doute. Mais également de Sad Lovers & Giants. En particulier sur le superbe " Why London ? ". Cependant le sens mélodique épouse beaucoup plus régulièrement une forme hymnique. A l'instar de leurs compatriotes, Kent. Seule différence, mais elle est de taille, les guitares sont ici beaucoup moins mises en évidence, laissant davantage d'espace aux synthés et à la boîte à rythmes. A moins que ce ne soit la production qui ait décidé de changer l'ordre des priorités. Et pour ne rien vous cacher, sachez qu'Heather Nova partage les vocaux sur un des onze fragments de l'opus, " Someone new "…

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Flowers

Echo & The Bunnymen vient de sortir deux albums en quelques semaines. Nous n'avions pas eu le loisir d'écouter le mini cd " Avalanches ". Et au vu du peu de (bonnes) critiques recueillies par cet elpee, il était sans doute préférable de ne pas en rajouter. On comprend aussi mieux ainsi pourquoi la promo est parfois inexistante… Mais venons-en à ce " Flowers " qui constitue le huitième opus de l'ensemble ou le troisième depuis sa reformation. Encore qu'aujourd'hui, du line up initial, il ne reste plus que Ian Mc Culloch et Will Sergeant.

" Flowers " m'a agréablement surpris. Pas seulement parce que la voix de Ian affiche toujours ce même charisme, manifeste toujours autant de charge émotionnelle. Ni parce que la guitare de Will continue d'aiguiser à la perfection les mélodies contagieuses, de ses riffs tantôt fluides, chatoyants, carillonnants, reverb ou torturés. Mais parce que la symbiose entre le sens mélodique et les mots qui manifestent un spleen, une inquiétude face à la vulnérabilité de l'être humain, à fuite inexorable du temps ou des rêves qui s'évanouissent, est irréprochable. On a même droit à deux compositions découpées dans une new wave bien enlevée. " Everybody knows " tout d'abord. Réminiscent de "Lips like sugar". " An eternity turns " ensuite. Où Echo & the Bunnymen explore sa propre version du psychédélisme. Et le reste ne manque pas d'allure. A l'instar du ‘reedien’ " Buried alive ", des contagieux " It's all right " et " Super mellow man ", que vous avez peut-être déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter sur l'une ou l'autre station radiophonique ; ou encore de " King of kings ", dont le climat est tellement proche du " Riders on the storm " des Doors. Une bonne surprise !

 

samedi, 11 février 2012 18:08

Un Megaphonic Thrift éponyme…

Ce 15 mars, The Megaphonic Thrift publiera son deuxième album. Il sera éponyme et fait suite à "Decay Decoy", sorti l'année dernière. Au sein du line up du groupe norvégien figurent des ex-membres de Casiokids ainsi que de The Low Frequency In Stereo. Un disque qui s’adresse d’abord aux aficionados de shoegaze et en particulier de My Bloody Valentine.

Tracklisting :

Tune Your Mind
Raising Flags
Fire Walk With Everyone
Broken Glass
Yellow Fingers
Moonstruck
I Wanted You To Know
Kill, Breathe and Frown
The Guillotine
Over The Mountain, Down In A Teaspoon
Swan Song

En concert ce 16 mars au Divan Du Monde à Paris et le 8 du même mois au Botanique de Bruxelles.

http://www.myspace.com/megaphonicthrift

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Exciter

Grand admirateur de Depeche Mode, en lisant les articles consacrés à la sortie de son dixième album, je salivais déjà en imaginant le plaisir des oreilles qu'allait me procurer l'écoute de cet " Exciter ". Ma déception n'en a été que plus cruelle. J'ai eu beau le réécouter plusieurs fois, je n'ai décelé que quatre fragments dignes d'intérêt. Et lorsqu'on sait qu'il en compte treize, c'est un peu maigre ! Quatre fragments parmi lesquels figurent le single " Dream on ", dont le craquèlement électro-organique est imprégné du baryton sensuel de Dave Gahan. " I feel loved ", ensuite. A cause de ce synthétisme glacé, dansant, hanté par l'esprit de John Foxx. " The dead of night " aussi. Seule compo réellement expérimentale déchirée entre glam rock sci fi et métal gothique. Et enfin " Shine ", dont la lo fi nocturne épanche une mélancolie féline. Pour le reste, je suis resté sur ma faim. L'ennui existentiel manifesté sur la plupart des autres chansons baigne dans une ambient un peu trop lisse à mon goût. On a même parfois l'impression que Depeche Mode cherche à marcher sur les traces de David Sylvian, sans jamais parvenir à en contracter le feeling. En engageant Mark Bell, moitié du duo pionnier techno british LFO et responsable de la mise en forme des deux derniers opus de Björk, pour le produire, le trio a peut être commis une erreur. Seul l'avenir nous l'apprendra, car il est pratiquement devenu aujourd'hui le quatrième membre du groupe. Je suis d'ailleurs très circonspect de la transposition live que pourrait prendre l'interprétation de ces chansons. A moins peut-être qu'elles ne soient dispensées lors d'un set où toutes les places seraient assises… Vous m'avez compris ?

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Shortplayer

Chez cet ensemble suédois, on retrouve deux ex membres d'Hellacopters, en l'occurrence Bobba Lee Fett et Mathias Hellberg, ainsi que Stevie Klasson, un guitariste qui a notamment joué en compagnie de Johnny Thunders et de Wayne County. Diamond Dogs est une formation qui a été incontestablement influencée par le rock boogie généreux et débraillé pratiqué par les Faces et les Stones, à la fin des sixties et au tout début des seventies. Mais également par le punk rock des New York Dolls, au sein duquel militait d'ailleurs le défunt Johnny Thunders. Constitué de six fragments, ce mini album devrait mettre un peu de baume au cœur des nostalgiques qui imaginent toujours, qu'après " Sticky fingers " et " Exile on main street ", le rideau du rock n’ roll a été définitivement tiré…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The regeneration

Bénéficiant de la collaboration d'une pléiade de collaborateurs, dont un orchestre symphonique, le précédent opus de Divine Comedy naviguait quelque part entre ‘easy listening’ et démesure baroque. Un exercice de style inspiré par l'admiration que porte Neil Hannon à des gens comme Bacharach, John Barry, Gene Putney ou encore Scott Walker. Ce qui avait valu à cet opus, une volée de bois vert de la part de la presse insulaire (NDR : ça rime !). Faut dire que l'attitude de dandy BCBG, affichée par l'Irlandais n'arrangeait pas les choses… Pour enregistrer " The regeneration ", Neil a fait appel à Nigel Godrich (Radiohead, Travis) pour assurer la production. Et vu la notoriété du personnage, vous vous doutez bien qu'il y a laissé sa griffe. Bien qu'omniprésents, les arrangements et les orchestrations sont beaucoup plus souples et surtout moins envahissants. L'instrumentation basique est mieux mise en évidence, le tempo énigmatique et le climat propice à la mélancolie. Ce qui permet à la musique de Divine Comedy de renouer avec la forme consommée par " Libération " et " Primeval ", mais avec plus de profondeur et d'émotion ; même si Neil a parfois tendance à remettre une couche de son baryton bien timbré. Pas systématiquement heureusement. En outre, le tempo imprimé est souvent énigmatique, les accords de piano limpides, la conjugaison de cordes de guitares, acoustiques et électriques, structurée en crescendo. Ce qui donne un aspect ‘britpop’ aux compositions. Et lorsque une brume légèrement psychédélique, technologique envahit l'espace sonore, on frôle l'univers de la trip hop insulaire…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Bright midnight / Live in America

Apparemment de nouvelles archives de concerts des Doors ont été exhumées. Ce qui risque de nous valoir quelques (nouvelles ?) plaques dans les prochains mois, voire d'ici quelques années. Tout bénéfice pour le trio survivant, qui vivent des royalties de leur ex groupe, depuis le décès de leur chanteur. Trente ans déjà qu'il s'est éteint dans des circonstances obscures à Paris. C'était le 3 juillet 1971. Et aujourd'hui encore, son ombre plane encore sur la musique pop et rock… Dans le même temps, Krieger, Densmore et Manzarek ont sorti (ou réactivé la sortie d') un bouquin consacré à la vie de leur ex-leader. Encore de quoi se faire du flouze, allez-vous me rétorquer. Oui, d'accord. Mais il faut bien qu'ils vivent de quelque chose : parce que depuis qu'ils sont orphelins de Jim, hormis les droits hérités de cet illustre passé, ils se sont tous royalement plantés. Que ce soit à trois ou en solo ! Et pourtant, Rob, John et Ray étaient d'excellents musiciens. On peut s'en rendre compte sur ce disque, dont la plupart des enregistrements ont été immortalisés en 1970, soit quelques mois avant sa mort. Parce que justement, sur cet opus découpé en 14 fragments, hormis le classique " Light my fire ", un " Love me two times " qui vire au medley " Baby please don't go/St James infirmary ", et la version impressionnante de " The End ", le reste met surtout en exergue le talent des trois instrumentistes qui compense, en quelque sorte, le manque de punch d'un Morrisson déjà sur la pente descendante… Un document !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Self important

Premier album pour ce trio amstellodamois responsable d'une musique plutôt sombre, glacée, ténébreuse même. Une sorte de noisecore qui puise essentiellement son inspiration chez Placebo, Slint, Sonic Youth et pour son climat filmique, Mogwai. Vous ne serez donc pas étonnés d'apprendre que leurs chansons soient particulièrement mélancoliques. Et que le sens mélodique des chansons en soit très affecté. Au point même de susciter une certaine morosité au fond de votre être. C'est d'ailleurs ici, à mon humble avis, que le bât blesse. Ce qui n'empêche pas cet opus de receler deux superbes compositions qui répondent au nom de " Portrait of a painter " et " Search for one ". Mais deux titres sur un album, c'est un peu maigre à mon goût…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Love and theft

Remis en selle par Daniel Lanois, à travers les albums "Oh mercy" en 89, et "Time out of mind" en 1997, Bob Dylan pète la forme. Non content d'être reparti en tournée, il en a profité pour enregistrer un nouvel album. Flanqué des musiciens qui l'accompagnent tout au long de ce périple. En l'occurrence les guitaristes Larry Campbell et Charlie Sexton, le bassiste Tony Garnier et le drummer David Kemper, équipe que l'organiste de Sir Douglas Quintet, Augie Meyers, est venu rejoindre en studio. En outre, le Zim produit également ce " Love and theft ".

Soyons honnête, ce nouvel opus n'a ni l'intensité, ni l'intemporalité des deux œuvres produites par Lanois. Cinq titres sur les douze de ce disque paressent même dans une sorte de jazz/music hall désuètement nightclubbien et font un peu tâche d'huile dans l'ensemble. Mais le reste tient la route. " Mississipi " est une composition de Sherryl Crow. Une ballade que Bob reprend majestueusement. Autre ballade, mais plus intimiste, " Sugar baby " est étoilé d'accords de guitare légèrement reverb. Robert tâte du rockabilly, avec talent. A l'instar de " Tweedle dee & tweedle dum " et de " Summer days ". Il n'a pas non plus oublié ses racines country folk et nous le rappelle à travers " High water ", un fragment tellement dépouillé et sale, qu'il en devient poignant. Mais Dylan se révèle le plus efficace dans l'exercice du blues rock ou du rock blues, si vous préférez. Impossible de ne pas bouger les doigts de pied sur les irrésistibles " Lonesome day blues " et " Honest with me ", ce dernier enrichi d'une slide. On sent même l'ombre du Fabulous Thunderbirds qui plane sur ces deux compositions. Quant à " Cry a white ", plus classique dans son approche de ce style musical, il mêle avec beaucoup de feeling cordes de guitare acoustiques et électriques. A se demander si Robert Zimmerman n'aurait pas intérêt à sortir, tout simplement, un album de blues. Mais là, je cèderais volontiers la plume à Jean-Claude, notre spécialiste en la matière…