Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Afghan Whigs
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Bernard Dagnies

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vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Alter Ego

D’origine bourguignonne, Vincent Eyr roule sa bosse depuis 1987. A cette époque, il jouait au sein d’une formation de heavy trash progressif, qui répondait au nom d’Endless Tears. Son premier disque solo remonte à1996 (NDR : un mini elpee six titres). Il l’a enregistré juste une année avant qu’il ne décide de s’installer à Rennes. Et apparemment, cet « Alter Ego » constitue son troisième essai sous son patronyme. Un double ! Une face électrique et une face plus acoustique. Vincent est un poète. Dont la muse empreinte de symbolisme est d’une grande richesse. Et pour concocter ces deux morceaux de plastique, il a pris le soin de s’entourer de quelques collaborateurs qui ont du métier. Malheureusement, l’expression sonore dérape continuellement dans l’univers de la variété. En cause ? La voix de Vincent. Beaucoup trop mise en avant, elle souffre de ses inflexions qui peuvent osciller de Laurent Pagny à Balavoine, sans en avoir le timbre. Et des superbes compositions comme « Tchao » ou « Marée noire » en perdent tout leur impact. A se demander si l’artiste ne devrait pas se concentrer uniquement sur l’écriture. Pour plus d’information, je vous invite à visiter son site. Encore qu’il serait peut-être judicieux qu’un correcteur passe la biographie au crible, car elle est parsemée de fautes d’orthographe et d’accords ; ce qui fait mauvais genre pour un poète …
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The sonograph

“The sonograph”, n’est pas un nouvel opus d’Early Day Miners, mais un Ep 6 titres qui sanctionne leur nouvelle signature chez Acuarela. Hormis le dispensable Mosaic II », les cinq autres fragments épousent une forme de mélancolie contemplative propice à la projection d’images indistinctes, mystérieuses, de cités fantômes. Pensez aux westerns d’Ennio Morricone ! Et lorsque Daniel Burton chuchote ses confessions, cette impression s’accentue. Ce qui n’empêche pas un morceau comme « Persih boom » de libérer une intensité fiévreuse, climatique, digne de l’indispensable « If I only could remember my name » de David Crosby. A « Bijou » de scintiller au gré des cordes entrelacées, à l’instar d’un Red House Painters ensoleillé. A « Albatross » de se lover dans l’intimisme d’un Neil Young, sur un lit de piano et d’harmonica. Ou encore de musarder à l’infini, tout en multipliant les méandres, sur le languissant « Bedroom, Houston », qu’un Low n’aurait pas renié ; et sur le semi-noisy/semi atmosphérique (Labradford ?) « Misrach »…
jeudi, 12 mars 2009 12:47

Trolls & Légendes

Le festival Trolls & Légendes se déroulera au Lotto Mons Expo les 10, 11 et 12 avril 2009.

A l’affiche :

Vendredi 10/04/2009 - 18:00

Naheulbeuk (f), Belyscendre (f), Maigh Tureadh (f)

Samedi 11/04/2009 - 18:00

QNTAL (d), Daemonia Nymphe (gr), Louisa John-Krol (aus), Ceili Moss (b)

Dimanche 11/04/2009 - 18:00

Omnia (nl), Woodland (usa), Cécile Corbel (f), Nehl Aêlin (b)

Pour plus d’infos : http://www.trolls-et-legendes.be/2009

 

mercredi, 11 mars 2009 00:07

Petits fours

Francis Black et son épouse, Violet Clark, ont donc décidé de monter un projet en commun : Gand Duchy. Hormis un petit coup de guitare apporté par Charles Normal et quelques accès de basse concédés par Silver Sorenson, le couple se réserve l’intégralité de l’instrumentation, des vocaux et de l’écriture des compos.

Violet semble avoir été marquée par les eighties. La new wave, surtout. Et cette sensibilité musicale se retrouve dans la plupart des compos de ce « Petit fours ». Elle y rencontre l’intensité électrique ‘pixiesque’ chère à Frank. Pour un résultat souvent surprenant. New wave ou cold wave (NDR : selon) qui se manifeste à travers le tempo caractéristique, la basse ténébreuse, élastique, et puis par des claviers atmosphériques, très souvent réminiscents de Sad Lovers & Giants. A moins qu’ils ne rappellent Ultravox voire Tubeway Army. A l’instar du ténébreux « Black suit », une plage au cours de laquelle certains riffs de guitare s’inspirent manifestement des Chameleons. Le timbre vocal de Violet est aussi plus tendre, contrastant avec les inflexions viriles, furieuses de Black, même si sur « Fort Wayne », il embrasse un falsetto proche de Jason Lytle. Un Black qui, dès qu’il en a l’occasion, déverse son électricité vivifiante. Et il ne s’en prive pas tout au long du ‘groovy’ « Come over to my house », la compo qui ouvre l’elpee. Parce qu’en d’autres temps, il doit composer. Ou partager, si vous préférez. Un « Lovesick », par exemple, emprunte certains accents au « Gimme Shelter » des Stones, alors que la mélodie lorgne vers le bubblepop d’Elastica. Et tramée sur une très jolie mélodie, « Seeing stars » est nappé de claviers, à la manière des Llama Farmers. Petit coup de cœur à « Volcano », la plage qui achève l’opus ; probablement celle qui a le mieux digéré les influences du couple. Le reste souffre malheureusement de l’insuffisance vocale de Violet. « The long song », tout d’abord, titre au cours duquel, elle lutte pour maintenir l’énergie de la chanson. Et puis le très dispensable « Ermesinde », coupable d’un abus de vocodeur. Néanmoins, pour un premier album, le projet tient la route…

 

mercredi, 11 mars 2009 00:05

Goodnight Oslo

“Goodnight Oslo” constitue le second album enregistré par Robyn et la formation Venus 3. Et le quinzième elpee réalisé en studio. Son backing group est composé de potes, dont Peter Buck, le drummer de tournée de REM, Bill Rieflin, ainsi que le bassiste de Minus 5 et des Young Fresh Fellows, Scott McCaughey. Bref, des musiciens impliqués à des degrés divers dans la bande à Michael Stipe. Et pour cet opus, il a également reçu la collaboration de Colin Meloy (Decemberists), Morris Windsor (Egyptians/Soft Boys), Harry Danger, le trompettiste Terry Edwards ainsi que la choriste Lianne Francis (NDR : une Galloise !) Le décor est planté. Enfin presque, puisque si vous l’ignoriez encore, Hitchcock n’est pas un néophyte. Considéré comme un des fils spirituels de Syd Barett, ce grand excentrique anglais fait partie des artistes-culte aux States. Ses aventures vécues aussi bien chez les Soft Boys qu’en compagnie des Egyptians, lui ont valu de devenir, notamment, une source d’inspiration majeure pour REM et les Replacements.

Mais venons-en à cet opus. Découpé en 10 titres, il ne concède aucune faiblesse. Depuis « What you is », dont le groove rappelle le « Suzie Q » de Creedence Clearwater Revival à l’intense et impressionnant titre maître, déchiré par ces accès de violon, en passant par le ténébreux « You head her », le glam rock (TRex ?) « Saturday groovers », le tendre « I’m falling », le languissant et crépusculaire, « Hurry for the sky », imprimé sur un rythme de chemin de fer, l’introspectif « Sixteen years », caractérisé par cette guitare jouée en picking, le luxuriant, presque flower power « Up to our nex », l’enjoué « Intricate thing » et la valse lente « TLC ». Le tout souligné par la voix languissante, nasillarde de Robyn, dont le timbre campe un hybride entre Guy Chadwick (House Of Love) et Dylan. Un bien bel album !

 

mercredi, 11 mars 2009 00:04

Easy listening for the underachiever

L’an dernier, le label Area Pirata décidait de rééditer le tout premier elpee des Morlocks, « Emerge », un disque paru en 1985. Une initiative dictée par la reformation du groupe californien (NDR : issu de San Diego, très exactement), même si du line up initial, il ne demeure plus que le chanteur Leighton Koizumi. Le combo a donc décidé d’enregistrer un tout nouvel opus. Dont la musique trempe, bien évidemment, toujours dans le garage. Empruntant un style aujourd’hui plus proche des Hives, que celui de 13th Floor Elevators ou des Troggs, chez qui l’ensemble puisait ses références à ses débuts. Bref, si vous êtes un inconditionnel du revivalisme sixties, il serait fort étonnant que vous ne succombiez pas à cet « Easy listening for the underachiever ». Vous souhaitez en savoir davantage sur les Morlocks ? A l’issue du tracklisting de ce cd, vous avez droit à une interview accordée par le groupe…

mardi, 10 mars 2009 23:59

Working on a dream

Seizième album en 36 ans de carrière pour le boss. Un disque pour lequel il a de nouveau bénéficié de la collaboration de Brenda O’Brien, à la production. Ce qui ne semble plus être une très bonne idée. Car les arrangements sont devenus un peu trop envahissants. D’ailleurs les meilleures compos de cet opus, sont aussi, le plus souvent, les moins sophistiquées. Et je pense tout particulièrement au blues rural « Good eye » et au ‘dylanesque’ « The wrestler », une compo qui a servi de B.O. au film du même nom, réalisé par Darren Aronovky », mettant notamment en scène Mickey Rourke. Bien sûr l’ensemble tient la route, et des plages comme l’‘enniomorriconesque’ « Outlaw Pete », l’hymnique « Queen of the supermarket », caractérisé par ses superbes harmonies vocales et ses cordes de guitares ‘byrdsiennes’ ou encore le ténébreux « Life itself » ne manquent pas d’allure. On épinglera également l’hommage rendu à Danny Federici, l’organiste du E Street Band, décédé des suites d’un cancer l’an dernier, sur « The last carnival ». Mais, ce lyrisme des orchestrations me fout les boules. Alors, imaginez, lorsque Bruce se prend pour un crooner à la Randy Newman (« This life » et « Kingdom of days »), on se demande s’il n’a pas pris un coup de vieux. En outre, on ne peut pas dire que son duo échangé en compagnie de son épouse, Patti Scialfa, sur le morceau country folk « Tomorrow never knows », soit une réussite. Hormis le titre maître pro-Barak Obama, peu de militantisme sur cet elpee pour ce natif du New Jersey qui fêtera ses 60 balais le 23 septembre prochain. Et pour qui on craint quand même des signes d’essoufflement. Enfin, seul l’avenir nous le dira. Si vous parvenez à vous procurer une version collector, sachez qu’elle est enrichie d’un Dvd consacré aux sessions d’enregistrement. 

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

No cities left

Cette formation canadienne est née à Montréal. En 1995. Mais du line up initial, il ne reste plus que le chanteur Murray Lightburn, un vocaliste dont le timbre et les inflexions peuvent faire penser tantôt à Damon Albarn (Blur), à Morrissey (Smiths) ou encore à Jarvis Cocker (Pulp). Et vous vous doutez bien que ces trois formations ont eu et ont encore une influence sur la musique des Dears. Mais à l’écoute de ce « No cities left », les choses sont beaucoup plus complexes qu’on n’aurait pu l’imaginer. En fait l’opus aligne quelques titres ‘britpop’ tour à tour dramatiques ou contagieux (NDR : l’épique « Don’t lose the faith »), avant de prendre une forme beaucoup plus élaborée. Des cordes et des cuivres apportent même une touche symphonique ou jazzyfiante à l’ensemble. Classique, jazz, mais également cabaret et prog ont également leur mot à dire. Un peu comme si Mansun et Divine Comedy avaient décidé d’entrer en osmose. Et les 9 minutes d’« Expect the worst/Cos she’s a tourist », fragment au cours duquel la formation explore ces différents tangentes musicales, en est la plus belle démonstration. Jusqu’en fin de parcours, les Dears rivalisent d’audace, invitant même sur « Postcard to purgatory » Tuxedo Moon et Nick Cave à danser un pseudo tango qui s’achève dans le métal, ou adressant un clin d’œil au « 21st century schizoïd man » de King Crimson sur le bruitiste « Pinned together ». Le funk contamine même le luxuriant « Never destroy us ». Une seule pause : « 22 : the death of all the romance », au cours duquel Lightburn et Natalia Yanchak échangent un duo d’amants superficiels. Bref, un ‘must’ !
vendredi, 31 décembre 2004 16:40

Faded seaside Glamour

Ce qui frappe d’abord chez ce quatuor insulaire (NDR : de Southampton, pour être précis), ce sont les vocaux. Tout d’abord la voix de Greg Gilbert. Un falsetto capable d’atteindre le registre céleste, angélique, solennel d’Elizabeth Fraser (NDR : oui, oui, la chanteuse de Cocteau Twins). Et lorsqu’il se conjugue avec la voix de son frère, Aaron, et celle de Colin Fox, le bassiste, c’est aux harmonies des Byrds, voire des Hollies, qu’on se met à penser. C’est d’ailleurs à cet instant que la guitare de Greg épouse un profil ligne claire (« Wanderlust ») ou bringuebalant (« Hey girl »). La guitare est d’ailleurs très présente, tout au long de cet elpee. Elle est même très souvent chatoyante, pétillante, voire vivifiante. Et je pense tout particulièrement au single « Nearer than heaven » (NDR : Geneva rencontre Church ?). Mais cet opus est avant tout constitué de plages sculptées dans la pop hymnique. Une pop hymnique, mélancolique, ensoleillée, dont les mélodies contagieuses, flottantes, lorgnent allègrement du côté de Fleetwood Mac. Pourtant, derrière cette pop pailletée, les lyrics véhiculent des contes ténébreux d’innocence, de mort prématurée, de désolation ou d’existence dilapidée. Deux plages s’écartent cependant de l’ensemble et semblent hantés par l’esprit mancunien du début des eighties. Tout d’abord « One night away », réminiscent des débuts de Stone Roses ; et puis « On », dont le groove semble avoir été pompé chez Happy Mondays.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Your blues

Destroyer est le projet de Daniel Bejar, membre du collectif canadien The New Pornographers. Un projet sur lequel il travaille depuis la mi-nineties. « Your blues » constitue son sixième essai. Un disque pour lequel il a uniquement reçu le concours de David Carswell, le guitariste des Smugglers et John Collins le bassiste des N. P. ; le duo se chargeant de la production. Hormis quelques percus, la guitare sèche de Dan et sa voix au faux accent cockney, l’expression sonore est entièrement synthétisée. Même les orchestrations symphoniques. Certains médias l’ont même déjà baptisée ‘synthphony’. Dans un style tour à tour fragile, emphatique, baroque, cabaret, décadent, théâtral ou mélancolique, qu’on retrouve à des degrés divers chez Young Marble Giants, Magnetic Fields, Scott Walker, Divine Comedy, Pulp, Prefab Sprout et le Bowie de l’époque « Berlin » voire « Hunky Dory ». Une constante dans cette œuvre audacieuse, presque conceptuelle : l’esthétisme. Mais un esthétisme qui demeure dans les limites de l’univers de la pop mélodique. Une nuance, mais elle est d’importance !