Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Biohazard 8/8/26
Bernard Dagnies

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mardi, 22 janvier 2019 16:41

Hellelujah

The Experimental Tropic Blues Band vient enfin de sortir son tout premier album. Mais il aura quand même fallu près d'un an avant qu'il n'atterrisse dans les bacs des disquaires. Fondé fin 2000, la formation n'avait jusqu'à présent commis que deux mini elpees, « Bastards » et « Dynamite Boogie ». Pour enregistrer cet opus, le trio a reçu le concours de quelques invités de marque, et en particulier d'Arno. Pour deux titres. Et pas pour chanter, mais pour souffler dans un harmonica. A la manière de John Mayall. Tout d'abord sur le déjanté « Twice blues », plage qui bénéficie également du concours de Stinky Lou à la basse, et puis sur le blues lent « Dry whiskey », réminiscent de Howlin' Wolf. Parmi les autres invités figurent Lio (Electric Ladies Blues et Le Prince Harry), un des musiciens d'Adrian Bouldt, sans oublier l'ingénieur du son John Roo, dont la participation a été très active, tout au long des sessions d'enregistrement. Musicalement, cet « Hellelujah » oscille entre psycho boogie hérité en ligne droite des Cramps, dont ils reprennent même ici le célèbre « Garbage man », rock'n roll, et blues. Psycho boogie (NDR : certains préfèrent le terme psychobilly) frénétique chez « Jealous rock » (titre qui figurait sur le précédent Ep) ou à couper le souffle sur « Mexico dream blues », mais aussi hypnotique pour « Rising from the dead »). Rock'n roll âpre, sauvage et dévastateur (« Snake vs Wolf ») et allègre, presque hymnique du titre maître (NDR : particulièrement virils, les refrains sont même repris en choeur). Blues inspiré par John Lee Hooker (« The gambler »), Bod Diddley (NDR : féroce, imprimé sur un tempo infernal, « Voodoo rise » me rappelle quelque part son « Who do you love »), mais aussi soumis à l'exercice du blues lent (voir ci-dessus). L'elpee s'achève par un titre plus roots, presque acoustique, « Evil can't be done ». Beaucoup de groove donc tout au long de ce disque, mais aussi de subtiles interventions produites à l'aide du bottleneck ; sans oublier le timbre vocal caverneux de Dirty Wolf qui hante régulièrement les mélodies. Un superbe album ! Et si vous souhaitez en connaître davantage, je vous invite à prendre connaissance de la longue interview que Dirty Wolf et Boogie Snake ont accordée à Musiczine.

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