Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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The Wolf Banes - De Casin...
Epica - 18/01/2026
Nicolas Alsteen

Nicolas Alsteen

mardi, 28 novembre 2006 02:00

We used to vacation EP

Aperçus en première partie des concerts européens de Two Gallants, les Américains de Cold War Kids tentent, cette fois, une percée sur le Vieux Continent par l’entremise de « We used to vacation », premier EP publié sur nos terres. Soit quatre titres pour découvrir l’univers de ce quatuor californien. Une énergie empruntée au meilleur de la scène post-punk et un lyrisme proche des complaintes de Jeff Buckley charpentent les bases sonores de ce nouveau projet fomenté du côté de Long Beach. Le nouvel album de Cold War Kids est attendu pour le début de l’année 2007. D’ici là, on se remémore avec bonheur la folle exubérance dégagée lors de leur concert. Bien plus puissant encore que les titres ici proposés par le groupe. Sur scène, Cold War Kids laisse entendre un groove chaotique, des envolées de riffs nerveux et de puissantes lignes de basse. Voilà, peut-être, comment sonnerait la musique de Starsailor si la formation anglaise n’avait pas oublié de brancher ses guitares...

 

mardi, 25 avril 2006 03:00

Love Travels At Illegal Speeds

« Reviens Graham ! Reviens ! » Se mettre dans la peau de Damon Albarn n’est point difficile. Il suffit d’essayer : ‘Allez, arrêtes tes conneries ! Reviens !’ Depuis qu’il a claqué la porte de Blur, Graham Coxon reste sur ses positions. Obstiné, il continue à déchirer sa Telecaster sur les ruines des Buzzcocks et des Jam. Après le réussi « Happiness In Magazines », le binoclard revient, brandissant son sixième album et une nouvelle illustration. Encore un et le guitariste égalera la discographie de ses anciens compagnons de route. Peut-être s’agit-il là de son seul objectif ? En effet, on peut retourner le problème sous toutes ses coutures, la donne demeure inchangée. Depuis 1998. Coxon persévère : il fait du Coxon. L’homme qui agitait les cordes de Blur n’a pas changé. Et on ne s’étonne guère des appels incessants lancés par Damon Albarn à l’adresse de son copain. En 2006, Graham Coxon est attendu comme le messie par ses potes de Blur. Une attente partagée par le public qui, au fil du temps, s’épuise des sympathiques récréations du bonhomme. Ainsi « Love Travels At Illegal Speeds » confirme ses antécédents discographiques : une voix limitée, portée par une aisance mélodique à pleurer. Graham Coxon est capable de signer des tubes en or massif. Mais sans la voix d’Albarn, la manœuvre semble bien compliquée. Au rang des brûlots, « You & I » rafle la mise. Les autres chansons punk-rock relèvent du conformisme ‘coxien’ (des reprises de Pavement par Weezer). Les plus belles réussites de ce disque sont à mettre à l’actif des ballades « See A Better Day » et « Don’t Believe Anything I Say ». D’accord Graham, on veut bien. Mais s’il te plaît, reviens !

lundi, 13 février 2006 02:00

Why Should the Fire Die?

Le lieu de naissance d’un individu demeure le meilleur prétexte de sa vision de la vie, de son interprétation du monde. Dieu, la guerre, la culture. Tout, en définitive, semble déterminé par un point géographique arbitraire, choix d’une mère nature énigmatique. Aux Etats-Unis, par exemple, la morale et la religion s’unissent contre l’axe du mal, la musique et la country se fondent dans une même industrie, formatée pour rythmer la conception américaine d’un univers américain. En Californie, sous le soleil de San Diego, Nickel Creek n’a pas échappé à la règle. Le quatuor perpétue ainsi les traditions ancestrales de ses ancêtres musiciens. La voix douce, aimable et plaintive de Sara Watkins cherche le réconfort sous l’égide protectrice du timbre chaud du mâle, Chris Thile. En filigrane de cette attendrissante relation, bluegrass et country alimentent le spectre des stéréotypes. Nickel Creek coïncide avec la conception européenne du folklore yankee. A l’écoute des couches contemporaines de banjo, mandoline, guitare, et violon, l’Européen retrouve toutes ses représentations collectives attachées à la vie des cow-boys. C’est rassurant. C’est idiot aussi. Le nouvel album de Nickel Creek séduira d’abord les amateurs de mythes conventionnels. Pour les autres, les quatorze mélodies du groupe sont là. A prendre ou à laisser. A écouter ou à interpréter.

lundi, 09 janvier 2006 02:00

Wildflower

Pour Sheryl, il s’en est passé des choses depuis la sortie de son premier « Tuesday Night Music Club », en 1993. Après s’être accoquinée à Eric Clapton, avoir repris « Sweet Child o’Mine » des Guns N’ Roses et vendu plus de 25 millions d’albums à travers le monde, la belle s’est un peu fait oublier. Mais c’était pour mieux revenir dans la course, diriger le peloton et s’échapper en compagnie de son Texan préféré, Lance Armstrong. Plus célèbre en Europe pour ses poses fluocariles au pied du podium de son maillot jaune de mari, Sheryl Crow demeure pourtant une des figures emblématiques de la bande FM. Et « Wildflower » ne fait que confirmer sa position de favorite pour le tour 2006 des chanteuses portant la bannière étoilée en étendard sur le bois usé de la guitare folk. Oubliées les Alanis Morissette, Bonnie Raitt, Joan Osborne et autres Melissa Etherridge. Sheryl peut s’afficher fièrement sur la pochette de son nouvel album : elle a passé le sommet des nineties, seule en tête. Le nouvel opus de la jolie blonde développe le même braquet que ses prédécesseurs : intimité, mélancolie, fun et complaintes amoureuses. La stratégie est connue et les singles annoncés que sont « Good is Good », « I Know Why » et « Where Has All The Love Gone » vont encore lever les bras sur la ligne d’arrivée américaine. Mais devraient se contenter de remonter les bidons européens.

mardi, 14 novembre 2006 02:00

Calamity

Etendu sur le sable de Californie, les pieds en éventail, Chris Cohen observe le ciel, songeant à The Curtains, son projet personnel. Rêveur, il se souvient de ses beaux jours en compagnie des autres musiciens de Deerhoof. Il s’interroge, se demande si, oui ou non, le choix de quitter sa formation après la publication de l’excellent « The Runners Four » était judicieux. Probablement pas... Pour concevoir « Calamity », quatrième album de The Curtains, Chris Cohen a préféré s’isoler, quitter définitivement Deerhoof et se recentrer sur ses tentations musicales les plus fortes. La pop fleur bleue, le jazz, le rock classique, le punk et le rock garage se mélangent ainsi dans le cerveau de cet artiste obnubilé par les harmonies défendues par un Brian Wilson légèrement fendu.

Treize compositions, une trentaine de minutes et une solide sensation de longueur plus tard, on peine à comprendre le but ultime de cette entreprise. Comment expliquer cette volonté contemporaine de réunir les Who et Miles Davis sur une planche de surf usée par les Beach Boys ? En équilibre instable, le timbre vocal enfantin de Cohen paraît bien vulnérable. « Calamity » glisse sur des vagues écumées depuis des années. Et de fait, c’est moins fun que prévu...

 

mardi, 18 juillet 2006 03:00

Ruin´s Domino

Lorsqu’un groupe décide d’enclencher son album par une chanson intitulée « Yak Yak Yak You’re Fired !», on sait que ce n’est pas pour déguster un thé à la menthe sous un platane. Et lorsque Bullet Union engage son disque sur cette chanson, nos pressentiments se confirment. Les copains de Bullet Union sont des mort-(Test Icicles)vivants (Blood Brothers, Help ! She Can’t Swim, etc.), des électrocutés du cerveau. Mais « Ruin’s Domino » ne se cantonne pas à une simple décharge électrique. Les neuf morceaux de l’album courent derrière la mélodie sans jamais l’attraper. Démarche volontaire d’un groupe contestataire. Aussi, les quatre musiciens sont-ils capables de signer de belles enjambées mélodiques au milieu de leurs sprints massifs. Mais, au final, Bullet Union laisse les concessions de côté. Préférant hurler sa joie viscérale, urgente et éphémère de participer à cette mission suicide, le groupe se ligote aux amplis Marshall, pousse le volume dans ses ultimes retranchements et menace de tout faire péter. La guerre est déclarée, les distorsions renforcées.

mardi, 16 mai 2006 03:00

BabX

Nouveau venu de la chanson française, BabX revêt d’emblée les traits du vilain petit canard. Ses cheveux ‘noir corbeau’ et son regard crâneur se logent sous l’égide d’un genre encore peu exploré dans l’Hexagone : le cabaret jazz néo-réaliste. A 24 ans, ce jeune et bel homme semble prêt à tout pour réussir. Même à coucher… ses chansons dans un registre pompeux, faussement sensuel et négligé. BabX. Rien que ce nom nous refile des boutons. Comme préfabriqué dans une multinationale américaine sise au cœur du cinquième arrondissement, BabX est un patronyme idéal. Idéal pour faire du gringue à toutes ces blondes siliconées, convaincues que Nicolas Sarkozy est un poète à la mode. Mais il n’est qu’un politicien à la noix. Et BabX, un charmeur de tristes aventures : un Higelin abandonné de ses convictions, un Fersen déchu de ses grandes mélodies. Comme il le chante, BabX se voit icône, symbole d’une génération en carton, picolant du champagne au petit dej’, s’enlaçant sous X. De ‘baby’ traînants, pêchés dans les Feux de l’Amour, en grimaces textuelles, maquillées de poésie, ce premier album de BabX tire son lot de banalités. L’homme se veut subversif. Mais ses « Silicone Baby » et autres « Crack maniac » sont autant de hochets de frivolité. La démesure musicale de BabX est à la mesure des grandiloquences littéraires d’Alexandre Jardin. So, BabX, c’est vraiment too much…

mardi, 06 juin 2006 03:00

Corinne Bailey Rae

Corinne Bailey Rae est la nouvelle sensation promue outre-Manche. A 26 ans, notre Anglaise s’ouvre les portes d’un large auditoire, déjà bien acclimaté aux vocalises jazzy de Katie Melua et autres Norah Jones. Quelques relents gospel glanés le dimanche matin dans la maison de Dieu la rapprochent également du saint esprit de Macy Gray. Ces références sacrées devraient suffire à conduire la belle sur la première marche des chiffres de vente. Mais pour combien de temps ? La seule interrogation est ici. L’album éponyme de Corinne Bailey Rae demeure irréprochable. Dans le style, l’auditeur retrouve tout ce qu’il aime : la douceur, le romantisme, les hits (« Put your records on », « Like a star »), les parades (« Trouble Sleeping »), une tessiture aimable, l’emmerde profonde inhérente à ce genre de productions (oups !), un dramatisme à fleur de peau, etc. Toutes ces caractéristiques lui ont permis d’être élue « Sound of 2006 » par la BBC. Un titre honorifique fort prétentieux à l’écoute de toutes les bonnes choses qui balayent nos oreilles depuis plus de six mois. Chez Corinne Bailey, tout est beau et sympa (un peu comme « I’d like to », son nouveau tube). Mais si cette chanteuse est ‘le son de 2006’, alors aucun doute : « Da Vinci Code » est le film de l’année !

lundi, 27 mars 2006 03:00

Be Your Own Pet

Ils sont jeunes, beaux et jouent de la musique. Le rock’n’roll, Pet sounds de ce début de millénaire, est le terrain de jeu favori de ces drôles de bêtes. Be Your Own Pet tente ainsi de raviver la flamme punk. Emmené par la superbe blonde platine Jemina Pearl, le quatuor de Nashville nous ressert une jungle binaire à la Yeah Yeah Yeahs. Le single « Adventure » lorgne ainsi du côté des artifices déjantés de Karen O et nous rappelle aux bons souvenirs de « Our Time ». Révélés par « Myspace.com », nouveau puits artistique du tout-Internet, Be Your Own Pet flingue les lapins roses à coups de timbales tribales, de riffs incisifs et d’étendards criards. Engager la cohérence de ce disque ou foncer dans le mur : même combat ! Mieux vaut évoquer le bordel qui agite les quinze titres de cet album. Enregistré en studio comme un live, l’éponyme « Be Your Own Pet » souffre d’un manque de concision, d’un côté épars, qui peine à faire décoller ces histoires de bicyclettes et de chats sauvages. Comme le chante Jemina, c’est « Fuuuuuun » ! Mais est-ce suffisant pour redresser les crêtes punks ? Indulgent avec cette blonde furibonde et ses potes hystériques, on leur accordera le bénéfice d’un premier album transcrit dans la frénésie adolescente. Viscéraux, ces animaux farouches font donc preuve d’une férocité à toute épreuve. Espérons cependant qu’ils échappent à la muselière commerciale...

lundi, 27 mars 2006 03:00

Hey People !

The Beautiful New Born Children débarque d’Allemagne et remet les méthodes “Do it yourself” sur la platine. D’abord, une pochette façon copier-coller, en noir et blanc, illustrant l’arrestation d’un cool par des flics (par définition pas cool). Ensuite, la musique écorchée du quatuor encule férocement les règles. Flash ! Les contrôles de vitesse ne les effraient même pas. En 23 minutes, ces adorables nouveau-nés nous balancent neuf chansons boostées pour un ultime record de piste. Pieds au plancher, les huit premiers projectiles demeurent planqués sous la barre des deux minutes. Et laissent près de sept minutes de distorsion à combustion au morceau final (« Up and Down and Round and Round »). Bienvenue à la maison : Per à la batterie, Lolli à la gratte, Kirsten à la basse et son diable d’époux, Michael, au chant. Point commun de ces quatre cocos : un bébé. Pas très rock’n’roll, certes… Néanmoins, tous sont les heureux parents de gentils bambins. Certainement sourds dès leur plus jeune âge, ces marmots vivent dans un cocon familial énergétique. Dès l’ouverture, entamée tambours battant par « Do the Do », on plonge dans une ambiance électrique : du Velvet branché sur 10 000 Volts. Cet album des Beautiful New Born Children s’adresse à tous les fans frustrés des Strokes période “Take it or Leave It”. Du larsen initial au larsen final, des riffs percutants ne cessent de porter une voix noyée sous une saturation permanente de micro. Cette formation célèbre la rencontre des Libertines et des Strokes, de Jesus & Mary Chain et du MC5. Aimer ces groupes, c’est adopter The Beautiful Newborn Children. Chez eux, les chansons s’affublent de noms sympas, aussi courts à épeler qu’à gueuler : « A Good Dose », « I Do To », « Left, Right, Forward » ou encore « OK, Allright, Fine ». En définitive, le problème réside dans la possibilité de freiner un disque chevauchant à cette allure. Le crash ne peut être évité. Bang ! Du sang plein la face, les oreilles calcinées par ce mur de son, on se relève. Tremblant, on tend le bras, on serre les dents. Cette dose sera peut-être la dernière. Mais tant pis, la dépendance n’a pas de prix.

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