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Ludovic Vandenweghe

Ludovic Vandenweghe

dimanche, 19 avril 2015 01:00

Epileptiques s’abstenir…

En guise de clôture de leur tournée française destinée à promotionner leur sixième opus, « The Day is My Enemy », paru le 27 mars dernier, Prodigy se produisait ce dimanche 19 avril au Zénith Arena de Lille.
Petit rappels pour les novices, Liam Hewlett (compositeur, claviériste, et producteur), Keith Flint (chanteur et danseur) ainsi que Maxim Reality (chanteur) ont émergé de la scène électro londonienne en 1992. Un trio qui va littéralement exploser sur les dance floors, dès 1994, lors de la sortie de « Music for the Jitted Génération », sur lequel figurait le fameux Voodoo People. Au fil des succès, le combo va atteindre le top des charts, grâce à l’album « The Fat of the Land », gravé en 1997, sur lequel figure les ‘cultissimes’ « Smack My Bitch Up » et « Firestarter ».
 

En débarquant au Zénith, afin de décrocher mon précieux sésame, je constate qu’un nombre important de spectateurs se bouscule aux portillons, afin de pouvoir encore se procurer des places aux guichets.

19H35, Cosmo Sheldrake monte sur l’estrade. Il assure la première partie. Un jeune artiste londonien qui pratique un électro/folk particulièrement old school. L’ambiance est particulière ; et pour cause, le light show privilégie la couleur rouge. Malheureusement, le set se révèle un peu trop éclectique à mon goût. L’homme-orchestre ne manque pourtant pas de talent ; mais pas facile de convaincre un auditoire qui s’est exclusivement déplacé pour assister au show de Prodigy. D’ailleurs, tout au long de la prestation, la foule va exécuter un va-et-vient constant entre l’espace fumeur et la fosse. 

Et au fil du spectacle, elle va commencer à manifester son impatience, par des sifflets, voire des cris hostiles…

Un parfum de substances illicites commence à envahir la salle. Résultat, le personnel chargé de la sécurité est de plus en plus ‘à cran’.

Il est 21h40 quand le trio insulaire grimpe sur le podium pour un concert que tout le monde espère enflammer. Pas vu de flammes, mais plutôt beaucoup de fumée. On se croirait au sein du smog londonien. De quoi presque rendre jaloux William Turner. Les jeux de lumières sont saturés d’effets stroboscopiques. Epileptiques s’abstenir ! Impossible de distinguer quoi que ce soit. Il y a quand même un concert, car je reconnais le tube « Breathe ». Les clubbers s’en donnent à cœur joie. Et même les métalleux (aux cheveux longs) ainsi que les punks (le crâne rasé) se mettent à pogoter.  

Les singles du dernier opus s’enchaînent : « Nasty », « Omen »… dans la fosse c’est la guerre, tout le monde est en transe.

La fumée est toujours aussi dense et les stroboscopes redoublent d’oscillations. Et le fameux « Firestarter », autre classique du combo, vient tout faire péter. Derrière les manettes, Liam Howlett balance tube sur tube. A contrario, ses deux complices, Keith et Maxim, semblent ne plus rien contrôler, même si ce dernier cherche à mettre un peu plus d’ambiance, en balançant ses ‘Yeah! Yeah !’ ou encore ‘People from Lille’, à la manière d’un rappeur…

« Voodoo People » est toujours une véritable tuerie ; une compo terriblement puissante qui donne cette impression de vivre une énorme rave party. Et « Smack My Bitch Up » propulse définitivement les nightclubbers, dans une autre dimension.

En guise de rappel, Prodigy vient encore exécuter deux morceaux dont « Take Me To The Hospital », en guise d’assaut final. Un titre judicieux, au vu du champ de bataille laissé derrière lui, après de show…

Setlist :

1. Breathe
2. Nasty
3. Omen
4. Wild Frontier
5. Firestarter
6. Roadblox
7. Rok-Weiler
8. The Day Is My Enemy
9. Beyond the Deathray
10. Voodoo People
11. Get Your Fight On
12. Run With the Wolves
13. Wall of Death
14. Invaders Must Die
15. Medicine
16. Smack My Bitch Up

Rappel :

Their Law
Take Me to the Hospital

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : A GAuche de La Lune)

 

 

 

vendredi, 22 novembre 2013 02:00

Un secouriste de premier choix…

L’Aéronef est relativement bien garni, ce vendredi 22 novembre, pour accueillir le kid de Nottingham. De son véritable nom Jake Edwin Kennedy, Jake Bugg vient de sortir son second opus. Intitulé « Shangri-La », il fait suite à un éponyme, publié l’an dernier. Un disque pour lequel il a notamment reçu le concours du drummer de Red Hot Chili Peppers, Chad Smith, mais également de Rick Rubin à la mise en forme. C’est d’ailleurs au sein des studios du célèbre producteur que Jake a enregistré cet elpee. Son titre se réfère d’ailleurs au nom de son studio, sis à Malibu, en Californie.

Mais place tout d’abord à HoneyHoney. Le duo monte discrètement sur l’estrade. Ben Jaffe se charge de la batterie et de la guitare, tandis que Suzanne Santo se réserve les vocaux, alternant banjo, violon ou gratte sur les titres les plus perspicaces et engagés. Malgré sa silhouette de rêve, Suzanne n’a pas une voix exceptionnelle. Elle est même plutôt insipide. Et si le couple nous a proposé un cocktail de Jazz, Country, Soul, Pop, Rock et Prog, je dois avouer ne pas y avoir trouvé mon compte…

Vers 21h30, les lumières s’éteignent et Mister Bugg entre en scène. « There’s A Beast And We All Feed It » ouvre le bal. Pas de doute, la température de la salle va rapidement s’élever. Et pour cause, les applaudissements sont à peine terminés que « Trouble Town » embraie dans le même registre.

Jake Bugg affiche beaucoup de maturité malgré son jeune âge et on ressent très rapidement qu’il est adepte de la perfection. Il maîtrise complètement son sujet et captive très rapidement son auditoire, enchaînant pour troisième morceau, « Seen It All », instant choisi par les aficionados pour dégainer les smartphones. C’est aussi à ce moment que les jeunes filles, venues en nombre ce soir, entrent en hystérie (NDR : bonjour les oreilles !)

La selist du Kid est bien rôdée et équilibrée. Il alterne judicieusement passages acoustiques et solos électriques.

«  Slum Sunrise » est un titre qui me fait penser à Arctic Monkeys. A cause des riffs très recherchés et tellement efficaces ; mais on se rend compte que la voix de Bugg ne colle pas vraiment aux compos trop enlevées.

Heureusement «  Ballad Of Mr Jones » va réconcilier tout le monde. Son timbre si particulier colle bien mieux aux ballades folk, très old school.

Jake va cependant devoir stopper l’interprétation d’une de ses merveilleuses ballades, au beau milieu d’une d’entre elles, suite au malaise vécu par un spectateur. L’artiste est soucieux de son public. Il signale alors instantanément aux services de secours, l’endroit exact de l’incident. Avant de reprendre le cours de sa ballade, dès que la situation est à nouveau sous contrôle.

« What Doesn’t Kill You » achève le concert au cours duquel le Britannique a puisé dans ses deux long playings.

Il va encore nous réserver trois titres lors de son rappel. Tout d’abord « Broken », puis une cover du « Hey Hey, My My (Into the Black) » de Neil Young, avant de définitivement tirer sa révérence sur le très Cash « Lightning Bolt » !

Setlist :

There’s a Beast and We All Feed It, Trouble Town, Seen It All, Simple as This, Storm Passes Away, Two Fingers, Messed Up Kids, Ballad of Mr Jones, Country Song, Pine Trees, Song About Love, Slide, Green Man, Kingpin, Taste It, Slumville Sunrise, What Doesn’t Kill You

Encore : Broken, Hey Hey, My My ( Into the black ) ( Neil Young cover ), Lightning Bolt

(Voir la section photos ici)

 

 

samedi, 25 mai 2013 03:00

No photo !

C'est le sac léger, que votre serviteur débarque ce samedi 25 mai à l'Aéronef, légèreté toute légitime car l'équipement du rédacteur est assurément bien plus confortable que celui du photographe. Sans bousculade et parmi une majorité de quadras, c'est dans sa version intime que je découvre la salle qui ce soir accueille Dominique Ané.

Il est 20h15 quand débute la session de Thomas Suel, un ch’ti gars du Nord qui nous invite à découvrir son univers poético-social, flanqué de Christian Pruvost à la trompette et Jérémie Ternoy au Fender Rhodes.

Très rapidement je suis distrait par les odeurs suaves du resto-bar. Aussi, malgré le slam endiablé de Thomas, je décroche quelques secondes plus tard. Cette technique vocale ne retenant définitivement pas mon attention.

A peine ai-je terminé de composer mon menu imaginaire et très olfactif, que débute le set du meilleur interprète français de l'année 2013, élu récemment aux Victoires de la Musique.

Tout de noir vêtu, Dominique A, en maître de cérémonie, monte sur l’estrade. Il est accompagné de Thomas Poli, guitariste aux pédales multiples et préposé au synthétiseur analogique, du bassiste Jeff Hallam, équipé d'une contrebasse imposante, sans doute tout droit sortie du conservatoire le plus proche, du batteur Sébastien Buffet et du claviériste David Euverte, ces deux derniers s’installant un peu plus en retrait.

Dominique A ouvre le menu par " Pleine des Sables", extrait de l'album "Vers les Lueurs". Il est armé de sa Fender Telecaster et ne la quittera pas de la soirée.

La gestuelle et la démarche digne d'une diva de notre ‘MC’ en impose immédiatement. Le set va puiser dans toutes les périodes de sa discographie.

Aucun temps mort entre les morceaux et, malgré les demandes incessantes du public afin d’interpréter "Le sens" ou le "Twenty-two bar", l'artiste ne cède pas aux sollicitations et impose son répertoire de manière très élégante et subtile. Un certain respect professoral s'instaure entre le public et l'artiste, et les revendications sont vite oubliées, laissant place aux applaudissements.

En élève attentif, même si une certaine lassitude débarque après la première heure, je me concentre sur la prestation. Que ce soit les morceaux les plus puissants ou le plus tendres, voire les nombreux premiers titres revisités pour cette soirée. C'est Thomas Poli aux fourneaux de l'electro qui efface toutes sonorités désuètes, à l’instar du célèbre "Courage des Oiseaux", définitivement plus rock et contemporain sans les synthétiseurs. L'attitude scénique de Thomas me fait, par ailleurs, souvent penser à Jonny Greenwood de Radiohead.

Dominique A va dispenser un concert irréprochable tant d'un point de vue technique vocale que guitaristique, au détriment somme toute d'une certaine émotion, que je déplore ne pas avoir assez ressentie. 

Heureusement, Jeff Hallam, en sous-chef averti, épiçait soigneusement le tout, pour démontrer que l'émotion était bien présente lors de ce ‘live’, mais que le professionnalisme et le perfectionnisme prenaient le dessus avant tout.

Intimiste et agréable, ce festin de roi cuisiné aux petits oignons par un top chef et son équipe, m’a donné l'envie de replonger dans les premiers albums de cet artiste incontournable…

Photographiquement vôtre…

 

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