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Hooverphonic
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Bernard Dagnies

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jeudi, 21 juillet 2016 18:46

Un SubRosa belliqueux…

SubRosa publiera son nouvel album, “For This We Fought the Battle of Ages”, ce 26 août. En attendant, un extrait, intitulé “Wound of the Warden”, est en écoute ici. Et dans le style, c’est absolument superbe ! 

L’œuvre s’inspire d’un roman de science-fiction signé Yevgeny Zamayatin et paru en 1920. C’est le drummer Andy Patterson qui a assuré la mise en forme de l’elpee. Il fait suite à “More Constant Than The Gods”, gravé en 2013. Musicalement, les medias décrivent la musique comme du sludge doom teinté de néo-classique, de gothisme et de roots appalache. Tout un programme !

Tracklist

1.  Despair Is A Siren
2.  Wound of the Warden
3.  Black Majesty
4.  Il Cappio
5.  Killing Rapture
6.  Troubled Cells 

https://subrosausa.bandcamp.com/

 

 

dimanche, 17 juillet 2016 23:03

Décès d’Alan Vega, à l’âge de 78 ans.

Né le 23 juin 2038 à Brooklyn (New York), Alan Vega, de son véritable nom Boruch Alan Bermowitz, est décédé ce 16 juillet. Il venait de fêter ses 78 ans. 

Alan Vega avait fondé Suicide en compagnie de Martin Rev, en 1970. En fait de Suicide, on peut affirmer que le projet s’est surtout soldé par un suicide commercial. Et pourtant, tout en reconnaissant pour influences majeures, le Velvet Underground, Elvis Presley, Frank Sinatra et les Stooges, la formation va devenir une référence dans l’univers du punk. Mais aussi pour des formations de synthé pop, comme Depeche Mode, Soft Cell ou encore Human League. En pratiquant une musique électronique minimaliste, bruitiste et futuriste. Le plus souvent au cœur d’un climat presque insurrectionnel. Ce qui va lui valoir d’être banni par la plupart des organisateurs de concerts. Et malgré cette attitude autodestructrice, le combo va devenir culte auprès d’une multitude d’artistes et de groupes ; notamment dans l’univers de la dance, de l’indus, de la no wave ainsi que de l’indie. On ne compte plus le nombre d’entre eux qui citent Suicide comme source d’inspiration. Et pas des moindres. Outre ceux de synthé pop susvisés, figurent Radiohead, Steve Albini, Spacemen 3, Swans, Sonic Youth, Jesus & Mary Chain, Henry Rollins, Dead Kennedys, REM, Devo, Massive Attack, Air, Bruce Springsteen, Sisters of Mercy, Nine Inch Nails, Front 242, Joy Division et la liste est loin d’être exhaustive. C’est le producteur et l’ex-leader des Cars, Ric Ocasek, qui va parvenir à immortaliser les rares enregistrements studio du band. Parfois en les compilant. Et ils se comptent sur les doigts d’une main. Vega a publié davantage d’albums solos. Et a même décroché un hit mondial en gravant le single « Juke-box baby ». Une discographie considérée comme mineure, par rapport à son aventure vécue en compagnie de Rev. Et ses collaborations n’ont suscité davantage d’intérêt. Dernièrement, il avait même participé aux sessions d’un opus pour Christophe. C’est dire…

Il est décédé dans son sommeil. Selon les infos recueillies, il ne s'agirait donc pas d'un suicide. Qu’il repose en paix, en sachant qu’il figurera longtemps en bonne place au sein de l’encyclopédie du rock.

 

 

dimanche, 10 juillet 2016 03:00

Cactus 2016 : dimanche 10 juillet

C’est déjà le troisième jour du festival Cactus et l’ambiance est toujours aussi excellente. Sur la route, après avoir garé mon véhicule, un papa et son fiston –en vélo– s’arrêtent pour me demander pourquoi je prenais des notes. Quelques explications plus tard, ils reprennent leur chemin en direction du site. Et tout au long du Cactus, des festivaliers viennent tailler une bavette, sollicitant ou demandant notre avis sur les prestations des artistes. En français ou en anglais. Certains médias l’ont déjà souligné, ce festival a conservé une taille humaine, ce qui explique ce esprit convivial qui y règne en permanence… 

Goat est une formation suédoise qui pratique une forme de fusion expérimentale entre (hard) rock, psychédélisme, afrobeat, worldbeat et world (Niger et Mali). Notamment. Sur les planches, ils sont masqués et ont revêtu des parures ésotériques. Dont deux filles, chanteuses et danseuses ; mais les leurs sont particulièrement colorées. Le reste du line up implique deux gratteurs, un bassiste, un drummer et un percussionniste. Préposé au djembé, c’est lui qui balise les rythmes. Le plus souvent tribaux. Parfois, la musique semble évoluer quelque part entre Hawkwind et Tamikrest. Les deux nanas sont absolument déchaînées et si l’une se sert d’un tambourin et l’autre de maracas, il faut reconnaître qu’elles font le show. Et hormis un morceau un peu trop rapide, le set se révèle terriblement excitant. Le public remue et applaudit chaleureusement un spectacle qui devrait faire un malheur dans le cadre de Couleur Café ou de l’Esperanzah.

Place ensuite à Kurt Vile et ses Violators. Et on ne peut pas dire que le départ soit donné en fanfare. On s’ennuie ferme. Kurt essaie –enfin– de communiquer avec le public en balançant quelques onomatopées, du style ‘Hey’. Mais au bout d’une vingtaine de minutes, il aborde un titre acoustique en solo que plus personne n’écoute. Et au moment où on craint que le concert ne tourne au fiasco, les musicos se réveillent et lancent enfin la machine. A partir de cet instant, le set entre dans une toute autre dimension. Les riffs de guitare giclent. Le climat devient carrément hypnotique et on se rend alors compte que le quatuor (de temps à autre enrichi d’un 5ème musico) a un potentiel incroyable… qu’il doit encore explorer. Et lorsque le saxophone entre en piste, pour un long titre, le band est alors au sommet de son art. Manifestement, Kurt essaie d’aller de plus en plus à la rencontre de son public. Il lui reste à trouver les mots justes, et puis pourquoi ne pas utiliser l’arme de l’humour ? Pourtant, après le concert, en backstage, il est venu à la rencontre de fans, posant sur des selfies ou bavardant spontanément en leur compagnie et surtout cassant cette image de personnage introverti. C’est un fameux pas dans la bonne direction…

SX est une formation courtraisienne drivée par la chanteuse/claviériste Stefanie Callebaut. Ce soir, outre le drummer Jeroen Termote, elle est soutenue par deux membres d’Amartorski. Aux synthés. Expérimentale, l’électro du combo n’est pas facile à digérer. D’autant plus que le volume sonore est bien trop puissant. Stefanie a une superbe voix. Elle est vêtue d’une veste en (simili ?) cuir et une robe flamboyante (NDR : elle est mannequin dans l’univers de la mode vestimentaire). Un logo ‘SX’ ténébreux tourne régulièrement en fond de scène. Le public est aux anges. Votre serviteur un peu moins, même s’il reconnaît une belle cohésion dans l’ensemble. Et c’est paradoxalement lors des titres les plus accessibles, au cours desquels Stefanie se concentre sur les claviers, que la mayonnaise prend le mieux. Mais honnêtement, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé…

Neuf ans déjà que The Cinematic Orchestra n’a plus publié d’album. Mais un nouvel essai est prêt à sortir. Bref, la bande à Jason Swinscoe est très attendue. Ils sont 13 artistes sur les planches, dont une section de cordes, réunissant un violoniste, un altiste, un violoncelliste et un contrebassiste. Enfin, de ce qu’on peut deviner, car ces musicos sont cachés derrière un claviériste au matos conséquent. Circonstanciellement, deux choristes féminines –de couleur noire– viennent se joindre à l’ensemble, pour ajouter une touche soul à l’expression sonore. Le drummer est protégé par des parois transparentes. Et on est parti pour un concert dont les compos allient acid jazz, musique de chambre et electronica ; le tout imprimé sur un downtempo. Les solos sont impressionnants, surtout ceux du saxophoniste. Mais les compos baignent le plus souvent au sein d’un climat fusion complexe rappelant même l’époque glorieuse du jazz/rock des seventies (NDR : pensez à Weather Report ou à Chic Corea). Peut-être en plus climatique. Filmique aussi. Ben, vu le patronyme. Et le tout sous la houlette de Jason Swinscoe, le maître à penser de ce collectif londonien. C’est excellent, mais un peu trop intello pour être programmé lors d’un festival…

Il revenait au duo français Air, de clôturer l’édition 2016 du Cactus. La paire fêtait ses 20 années d’existence l’an dernier. Nicolas Godin et Jean-Benoit Dunckel n'ont pas la réputation de briller sur les planches. Et pourtant, ce soir, ils vont démentir l’adage. Les musicos sont vêtus de blanc. Et le light show colle parfaitement à leur look rétro futuriste. Ils conjuguent leurs voix falsetto. Comme sur disque. Ils sont soutenus par un drummer/percussionniste, planté en retrait, sur la droite. Les singles se succèdent : « Venus », « Cherry Blossom girl », titre à la fin duquel le vocodeur émet un ‘Merci beaucoup’ totalement hilarant, le nostalgique « Playground love » ou encore « Alpha Beta Gaga », un morceau pimenté par des accords de banjo. Caractérisée par une voix computarisée, mais tellement séduisante, les aventures érotiques de Stephen Hawking sont décrites tout au long de « How does it make you feel ». « Kelly watch the stars » nous propulse du côté de la voie lactée. Après l’incontournable « Sexy boy », « La Femme d’argent » clôt le spectacle, une compo tramée sur une ligne de basse chaude et profonde. De quoi terminer en beauté cette 34ème édition du festival Cactus. A l’année prochaine ! (*)

(Organisation : Cactus)

Merci à Nick Nijfels (*)
 
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samedi, 09 juillet 2016 03:00

Cactus 2016 : samedi 9 juillet

Deuxième jour du Cactus, et les travaux sont suspendus sur l’autoroute. Ce qui rend le parcours plus facile. Aussi, comme le temps est toujours de la partie, que demande le peuple ? Bien sûr, la fatigue se fait inévitablement sentir, lorsqu’on rentre à 2h30 du matin. Votre serviteur débarque donc au milieu de l’après midi. Puis quittera le site un peu avant 20 heures, afin de se ménager pour le lendemain. Nick(*), correspondant pour la partie néerlandophone de Musiczine, relatera donc la fin de la journée.

En débarquant, on constate la présence de nombreux enfants –qui pour la plupart ont un casque de protection sur les oreilles– accompagnés de leurs parents, des petites têtes blondes partis à la chasse aux gobelets en plastique pour décrocher un t-shirt. Sympa et écologique en même temps.

Daniel Norgren a quitté sa Suède pluvieuse pour débarquer au cœur d’un Bruges ensoleillé. Le singer/songwriter a entamé son set par des compos trempées dans un americana rafraîchissant. Il s’accompagne tour à tour à la gratte, à l’accordéon ou au piano à queue. Un set agréable à l’écoute mais pas vraiment bouleversant (*).

Black Mountain a une bonne dizaine de minutes de retard sur l’horaire. Le band est victime de petits problèmes techniques, apparemment. Ce qui semble se reproduite régulièrement. Comme lors de son dernier concert accordé au Botanique. Faudra peut-être penser à faire réviser le matos. Heureusement, il y a de la marge entre chaque prestation. Le quintet monte enfin sur les planches. Un claviériste, un guitariste, un batteur, un drummer, un bassiste et une chanteuse. Les 20 premières minutes sont particulièrement toniques. Les claviers sont tour à tour atmosphériques ou rognés. Et les interventions gémissantes du leader, Stephen McBeam, à la guitare, rappellent celles d’Erick Braunn (NDR : pensez à celles dispensées sur le légendaire « In-A-Gadda-Da-Vida » d’Iron Butterfly). Quant au timbre vocal –superbe– d’Amber Webber, il campe un hybride entre celui de Siouxsie Sioux et de Grace Slick. Un compliment, quand même. Malheureusement, côté présence de scène, la chanteuse parvient rarement à trouver sa place. Tant qu’elle est derrière son micro, elle joue parfaitement son rôle, mais lors des longs passages instrumentaux –pour la plupart vaporeux– elle reste plantée comme un poireau. Sculptées dans un blues/psyché/rock, parfois subtilement teinté d’électro (NDR : mais dans l’esprit d’un Kraftwerk), la plupart des compos ne manquent pas d’allure. Mais souffrent encore trop d’inconstance dans l’intensité. Black Mountain a du potentiel, mais il est encore trop court en ‘live’ pour faire la différence…

Issue de Birmingham, en Angleterre, Laura Mvula est une chanteuse de soul dont la carrière solo n’a débuté qu’en 2013. Auparavant, elle avait milité au sein d’un groupe a cappella et puis fondé son propre groupe, Judyshouse, en 2008. Elle est diplômée du Conservatoire, et a publié son deuxième elpee, « The Dreaming Room », en juin dernier. Elle reconnaît pour influences majeures Nina Simone, Jill Scott, Erykah Badu et Lauryn Hill. Elle a bossé en compagnie de Nile Rodgers et puis avait accompli le supporting act d’une des dernières tournées de feu Prince, qui était tombé sous le charme de sa musique.

Sur les planches, elle se sert d’un keytar (sorte de guitare/clavier) qui semble aussi grand qu’elle. Ses boucles d’oreilles sont impressionnantes. Elle est soutenue par un trio de choristes habillées de noir, un claviériste, une guitariste (c’est sa sœur), un drummer (Troy Miller, le directeur musical de Laura, qui avait notamment bossé pour Amy Winehouse), un bassiste et un contrebassiste (NDR : c’est son frère et il se sert d’une contrebasse électrique, de plus petite taille que la conventionnelle). Sophistiquées, les compos mêlent pop, rock, world, électro et néo-soul. La voix de Laura est à la fois puissante et profonde. Elle n’hésite pas à plaisanter entre les morceaux. Elle invite le public à réagir qui régulièrement, frappe des mains en cadence. Car manifestement, il apprécie le spectacle…

Flanqué de ses Extraordinaires, Charles Bradley transpire la soul par tous les pores. Mais, ce soir il a divisé son set en deux actes. On aurait pu qualifier sa première partie de presque religieuse. Il demande d’ailleurs à l’auditoire si elle accepte de se rendre à l’église, en sa compagnie. En interlude, pendant que les musicos nous réservent deux titres instrumentaux, Charles change de costard. De retour, il se lance dans un show bien plus funky. Sensuel également. A la limite, obscène. Un peu dans l’esprit de James Brown. Encore que lors des morceaux les plus tendres, c’est à Marvin Gaye qu’on se met à penser. Un chouette concert pour tous les amateurs de r&b (*).

Le tempo a ensuite baissé d’un cran, en compagnie de Gregory Porter. Un musicien dont la voix de crooner (NDR : pensez à Frank Sinatra) est parfaitement soulignée par les ivoires. Sa musique baigne dans un mélange de soul, de blues, de gospel et de jazz. Il reprend le « What’s going on » de Marvin Gaye ainsi que le « Papa was a rolling stone » des Temptations, deux version particulièrement réussies. Bref, un concert qui a certainement séduit un large public, mais qui n’a guère été transcendant (*).

Il revenait à Damien Rice de clore la journée. L’Irlandais est seul sur le podium. Il se sert d’une sèche, d’un bandonéon et de pédales électroniques dont un looper. Le concert tient la route, mais il manque de punch. D’autant plus que l’artiste n’a pas le charisme d’un Luka Bloom. On retiendra surtout « 9 crimes » au cours duquel il déforme sa voix pour la rendre féminine et « It takes a lot to know a man » dont la structure monte en crescendo, son accompagnement virtuel reproduisant voix, clarinette, cloches, guitare électrique et acoustique. Manifestement le meilleur morceau du concert. Dommage qu’il n’ait pu bénéficier du concours d’un autre musicien pour l’épauler ; le résultat aurait sans aucun doute été bien plus convainquant… (*)

(Organisation : Cactus)

Merci à Nick Nijfels

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vendredi, 08 juillet 2016 03:00

Cactus 2016 : vendredi 8 juillet

Chouette, le temps est enfin de la partie pour assister à la 34ème édition du festival Cactus. Par contre, pour rejoindre Bruges, ce vendredi soir, c’est la galère. Près de Lichtervelde, on doit se taper une vingtaine de kilomètres de bouchons. Sur l’autoroute, une seule voie est accessible. Motif ? Des travaux. Or, c’est la ruée vers le littoral avant un week-end annoncé beau et chaud. Incompréhensible ! En outre, pour stationner au parking SNCB, il faut se taper un détour de plusieurs kilomètres. Ou alors se contenter de la rue adjacente à la gare, de l’autre côté des voies de chemin de fer. Soit à 20 minutes de marche du site. Conclusion, on débarque juste avant le set de Calexico.

En avril dernier, Calexico s’était produit à l’Aéronef de Lille. Gaby Moreno lui avait servi de tremplin, la chanteuse argentine participant ensuite au spectacle. Retour à un concert plus classique pour le septuor, au cours duquel on se rend compte que Zavala est de plus à plus à l’aise. Les trompettes que se réservent Jacob Valenzuela et Martin Wenk, apportent cette coloration mariachi à l’ensemble. Sergio, derrière ses claviers, inocule des tonalités bien cubaines à l’ensemble. Jon, aux drums, allie rituellement autant sobriété qu’efficacité. Et le timbre de Joey –qui porte une superbe chemise de cow-boy de couleur noire– est toujours aussi limpide. En plein air, les sonorités semblent davantage réverbérées. On a aussi l’impression que la trompette de Wenk est davantage mise en relief que celle de Jacob. Ce qui n’empêche pas l’ambiance de monter en crescendo. Bien sûr, les titres latino, sont les plus prisés. Et vous communiquent une irrésistible envie de remuer et même de danser. Le public devient de plus en plus chaud et puis, il fallait s’y attendre une invitée vient rejoindre Calexico, en fin de parcours, afin de participer à l’adaptation du « Soledad » de Los Galleros. Ce n’est pas Moreno, mais une certaine Sophie Bailey. Zavala fait à nouveau son show en invitant le public à reprendre de la voix les intonations de sa gratte. Le public est moins réactif que d’habitude, et Zavala n’insiste pas trop. Bref, on ne va pas raconter deux fois la même chose au sujet d’un concert, qu’on a tout simplement apprécié. Même s’il est demeuré plus conventionnel. D’ailleurs on est rarement déçu par un show de Calexico…

The Black Box Revelation jouit d’une énorme popularité au Nord du pays. Et l’engouement manifesté par la foule en est certainement la plus belle démonstration. Responsable d’un psyché/rock/blues particulièrement nerveux, directement inspiré par les White Stripes, TBBR est avant tout un duo qui réunit le drummer Dries Van Dijck et le chanteur/guitariste Jan Paternoster. En live, ils sont soutenus, suivant les circonstances, par une ou deux choristes. Qui ont du coffre, il faut le signaler. Et puis, par un claviériste qui siège derrière un Korg. Coiffé d’un chapeau, dans l’ombre, ce personnage semble entretenir le mystère…

Une toile a été tendue en arrière-plan. Y figurent le nom et l’emblème –deux yeux– du band. Tout au long du show, elle sera éclairée de spots aux couleurs différentes, pour mettre en exergue ce regard ténébreux. Peut-être celui de l’organiste…

Dès les premiers accords, la puissance du son souffle tout sur son passage. Jan triture ses pédales, libère des riffs incendiaires, grimpe régulièrement sur l’estrade réservée au batteur, pendant que celui-ci martèle ses fûts comme un malade. Les choristes apportent un feeling soul aux compos. Mais rien à faire, votre serviteur est littéralement assommé. Pourtant, le public est ravi et réserve une gigantesque ovation au combo. Qui va accorder un rappel au cours duquel il va se frotter à une version bien torchée du « Spoonful » de Willie Dixon (NDR : un classique repris notamment par Howlin’ Wolf). Et ma foi, il s’agit certainement du meilleur moment du set. Un peu trop linéaire, cependant, à mon goût.

C’est en 2007 que votre serviteur avait assisté, pour la première fois, à un concert de Wilco. Et il avait déjà été ravi par sa prestation. Une bonne raison pour vérifier le chemin parcouru, depuis, d’autant que son dernier elpee, « Star wars » est tout bonnement excellent.

En intro, les haut-parleurs diffusent « EKG », la plage instrumentale qui ouvre le dernier opus. Avant que le sextet ne monte sur l’estrade. Soit le chanteur/guitariste Jeff Tweedy (NDR : cheveux longs, chaussé de lunettes et coiffé d’un chapeau, il a pris de l’embonpoint mais est particulièrement souriant), le fidèle bassiste John Sirratt (NDR : il accompagne son leader depuis l’aventure Uncle Tupelo), le drummer/percussionniste Glenn Kotché, le claviériste Mikael Jorgensen, le claviériste/guitariste Pat Sansone et le guitariste (lead et pedal steel) Nels Cline.

Derrière le band, le light show est littéralement stellaire. Bref, dès le départ, on en a plein la vue. Le son est nickel. Les harmonies vocales sont impeccables. Et lorsque les trois guitares entrent dans la danse, on a la tête dans les étoiles. On pense tour à tour à T. Rex (« Random name generator »), aux Byrds (« Heavy metal drummer »), aux Beatles (« Hummingbird »), à Bowie circa « Ashes ot ashes » (« Handshake Drugs », « Kamera ») au Floyd (ce tempo réminiscent du célèbre « Echoes » imprimé tout au long de « Cold Slope »), à Santana (« Impossible Germany ») ou encore à REM (« Box full of letters »). Et si « Art of Altmont » est saupoudré d’un zeste d’électro, il ne prend jamais le pas sur l’instrumentation organique. Nels (NDR : considéré par le magazine Rolling Stone, par le 82ème meilleur guitariste de tous les temps, il avait accordé une interview à Musiczine, en 2007 – voir ici) est dans son trip. Ses pédales ne sont pas à ses pieds, mais sur un retour de scène. Il n’hésite pas à les triturer. Mais c’est sur sa six cordes qu’il étale tout son talent sur sa six cordes. Et même sur une gratte à deux manches, en fin de parcours. Il lui arrive même de donner une coloration jazzyfiante ou carrément noisy (Sonic Youth ?) a des morceaux pourtant carrément pop/rock. Mais c’est Jeff –dont la voix est savoureuse– qui trace la ligne de conduite en préservant le sens mélodique des chansons, tantôt en s’accompagnant d’une sèche électrifiée. Ou d’une guitare électrique. John et Pat Sansone soulignant régulièrement les compos de leurs harmonies vocales. Le summum du show sera atteint par « Spiders (Kidsmoke) », un long morceau chargé d’intensité électrique, dans l’esprit d’un Neil Young, au cours duquel le public va battre des mains en cadence. On ne voit pas l’heure passer, et au bout de 18 titres, Cline branche une autre de ses guitares, avant qu’on lui signifie qu’à 1 heure du matin, c’est l’extinction des feux et des lumières. Une finale qui s’achève un peu en queue de poisson (NDR : à l’instar de l’odeur désagréable qui a quelque peu balayé le site tout le week-end, à cause d’un bras de canal apparemment mal entretenu) pour un set tout bonnement époustouflant. Et le combo revient à l’AB ce 28 octobre…

Setlist : “More...”, “Random Name Generator”, “The Joke Explained”, “I Am Trying To Break Your Heart”, “Art of Almost”, “Pickled Ginger”, “Hummingbird”, “Handshake Drugs”, “Kamera”, “Cold Slope”, “Via Chicago”, “Spiders (Kidsmoke)”, “Jesus, etc.”, “Box Full of Letters”, “Heavy Metal Drummer”, “I'm The Man Who Loves You”, “Dawned On Me”, “Impossible Germany”.

(Organisation : Cactus)

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dimanche, 10 juillet 2016 11:33

Une nouvelle B.O. pour Scott Walker

Signée Scott Walker, la B.O. de “The Childhood Of A Leader” paraîtra ce 19 août 2016. Partiellement inspiré par la vie Jean-Paul Sartre, le film est un drame psychologique qui se déroule dans le contexte de la conférence de paix de Paris, organisée en 1919, qui a conduit au Traité de Versailles.

Après le remarquable succès récolté par « Pola X » in 1999, Walker a reconduit sa collaboration avec le coproducteur Peter Walsh ainsi que le directeur musical Mark Warman, ce dernier s’appuyant sur un orchestre réunissant 46 musiciens à cordes et 16 cuivres.

Tracklisting

1. Orchestral tuning up
2. Opening
3. Dream sequence
4. Village Walk
5. RUN

6. Down the stairs
7. Up the stairs
8. The letter
9. Versailles
10. Cutting flowers
11. Boy,Mirror,Cars arriving
12. Third tantrum
13. Printing press
14. On the way to the meeting
15. The meeting
16. Post meeting
17. Finale
18. New dawn (synth layout for cut scene)

 

 

dimanche, 10 juillet 2016 11:32

Les insomnies de Moaning Cities

Après avoir gravé un Ep éponyme en 2012 et un premier elpee en 2014 (« Pathways Through The Sail »), Moaning Cities publiera son second opus, « D. Klein », ce 23 septembre 2016. 

En attendant, le groupe a posté son premier clip, intitulé « Insomnia ». Et c’est ici   

www.moaningcities.com

http://moaningcities.bandcamp.com

www.facebook.com/moaningcities

dimanche, 10 juillet 2016 11:31

Ending Satellites, comme en 1969…

« 1969 », c’est le nouveau single d’Ending Satellites, dont le nouvel Ep « The lost tapes | Vol. B. », fera suite au « Vol A », paru ce 30 juin.

Pour voir le clip de « 1969 », c’est ici  

Et pour écouter la musique d’Ending Satellites, c’est

 


 

 

Suite au succès de l’album “Silver Bullets”, Fire Records a décidé de publier un Dvd consacré à Martin Phillips, le leader des Chills. Le film recèlera un set du groupe néo-zélandais, mais également un documentaire réunissant des interviews (NDR : Musiczine en avait réalisée une en 2014, voir ici), des épisodes immortalisés lors de sa dernière tournée et autres reportages, mais il se penchera surtout sur la vie de cet artiste mésestimé.

https://thechillsmusic.bandcamp.com/album/martin-phillipps-live-at-the-moth-club

 

 

vendredi, 08 juillet 2016 18:10

Ólafur Arnalds toujours sur son île…

Le génie islandais Ólafur Arnalds a imaginé un projet particulièrement créatif et ambitieux : « Island Songs ».

A travers 7 villes d’Islande, Ólafur Arnalds a voulu imprégner le mélomane des paysages et de la culture de son pays. À chaque destination, il est accompagné d'un artiste local pour traduire en musique et en émotion l'histoire qui en émane. Derrière la caméra on retrouve le réalisateur islandais Balvin Z (Trapped, Life in a Fish Bowl) qui, outre la réalisation des 7 vidéos live, dévoilera un film musical long format pour capturer l'énergie transcendante dégagée par l'Islande, Ólafur et les artistes locaux conviés.

Arnalds indique que le projet se concentre sur l’étonnante créativité des habitants de l’Islande plutôt que sur ses sublimes paysages : ‘Oui, l’Islande est belle, mais de nombreux films l’ont déjà montré, dit-il. Je pense qu’il est bien plus intéressant de prendre en compte la rudesse des conditions de vie et la manière dont elles nous affectent en tant qu’artistes… J’aimerais étudier cette énergie musicale.’

Pour cette deuxième escale, Ólafur Arnalds et son équipe ont posé leurs valises à Önundarfjörður à l'ouest du pays, dans une petite église pour laquelle sa cousine Dagný Arnalds y joue de l'harmonium. Voir ici 

http://olafurarnalds.com/