Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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DI 29.03.2026 Stacey Kent présente son nouvel opus « A TIME FOR LOVE »
De Bijloke, Gand
Les billets sont en vente à partir du 31 mai à 11 heures

https://www.greenhousetalent.com/befr

 

Triple affiche, ce mercredi 30 avril, à l’Aéronef de Lille, puisque vont se succéder Catherine Graindorge, entourée d’invités, dont le chanteur d’And Also The Trees, Simon Huw Jones, puis le projet de l’ex-drummer de Cure, Lol Tolhurst, et enfin le Miki Berenyi Trio, soit le dernier groupe de l’ancienne chanteuse de Lush et de Piroshka.

Réunissant des quinquas, des sexas, mais également des spectateurs de moins de 20 ans, le club est bien garni.

Violoniste et chanteuse, Catherine Graindorge poursuit donc son périple, entamé en 2023, dans le cadre de sa création, ‘Songs From The Dead’.

Ce soir, elle est épaulée par un préposé à l’harmonium à soufflet, au piano et aux synthés, un contrebassiste/violoncelliste/bassiste, un drummer, sa fille aux chœurs (en début et en fin de set) ainsi que de Simon Huw Jones au micro.

Et l’entrée en matière est magnifiée par les superbes harmonies vocales. Catherine se crée régulièrement des boucles à l’aide de sa voix ou de son instrument, dont elle pince les cordes, alors que Simon vient tour à tour déclamer ou chanter des textes poétiques empreints de romantisme. Pourtant, en milieu de parcours, elle loupe (NDR : oui, le jeu de mots est facile…) une boucle. Ce qui déclenche l’hilarité chez les musicos.

Les compos sont raffinées, souvent cinématographiques, mais complexes. Elles varient au gré des fluctuations chatoyantes ou stridulantes de l’archet. L’expression sonore navigue même parfois aux confins de la musique contemporaine, dans le sens le plus pur du terme.

Mais l’apothéose viendra du final, au cours duquel, tramé sur des accords de piano, et avec le retour de la fille de Catherine, les trois voix vont se conjuguer en une harmonie presque céleste…

Après le concert, votre serviteur a eu l’opportunité d’échanger quelques mots avec Simon (Justin son frère était également présent dans la salle). On a ainsi appris qu’un nouvel album d’And Also The Trees était en préparation et qu’il devrait sortir début 2026. (Photos Ludovic Vandenweghe ici)

Place ensuite au projet de Lol Tolhurst. Un trio qui implique un bassiste et son fils Gray (NDR : il milite aussi chez Topographies) au chant et à la guitare.

La setlist enchaîne huit reprises dont une du Miki Berenyi Trio, à laquelle participe la chanteuse et le sixcordiste (NDR : pour être précis, il collabore à deux morceaux de la setlist), et sept de The Cure. Ce qui provoque un bel enthousiasme chez les nostalgiques, qui se lancent même, en fin de parcours, dans un pogo. 

Gray (NDR : on dirait un frère à Sean ou Julian Lennon) ne se débrouille pas trop mal à la gratte. Ses envolées atmosphériques voire filandreuses sont susceptibles de rappeler celles de Robert Smith, mais pas sa voix, trop mielleuse.

Aux drums, Lol ajoute des fioritures à la boîte à rythmes, qui surchargent inutilement la musique…

On est loin du projet expérimental Tolhurst - Budgie - Jacknife Lee qui a accouché du remarquable opus, « Los Angeles », en novembre 2023… (Photos Ludovic Vandenweghe , page 'Artistes' ici)

Setlist :

The Holy Hour (The Cure song), A Forest (The Cure song), Siamese Twins (The Cure song), A Strange Day (The Cure song) (with Miki Berenyi), Stranger (Miki Berenyi Trio cover), The Hanging Garden (The Cure song), All Cats Are Grey (The Cure song), 10:15 Saturday Night (The Cure song)

La soirée s’achève par le Miki Berenyi Trio. Qui se produit, sans batteur. Cause à effet ? On n’en sait rien, mais faut se rappeler que même s’il s’est brièvement reformé en 2015, c’est le décès du drummer, Chris Acland, en 1996, qui a provoqué la fin de Lush.

Miki se charge du chant et joue sur une guitare à 12 cordes. Le line up est complété par Oliver Cherer à la basse et le mari de Miki, KJ. McKillop, qui a sévi chez Moose, dans les nineties, à la guitare. C’est lui qui déclenche les échantillons et les pièces de la boîte à rythmes.

Shoegaze aux guitares aux sonorités chargées de reverb et aux harmonies vocales éthérées soignées, la musique repose sur une solide structure, mais trop uniforme, elle finit par lasser. Rien à faire, l’apport d’un préposé aux fûts serait salutaire et donnerait aux compos davantage de relief. Et les reprises de Lush ainsi que celle de Piroshka en sont les plus belles démonstrations. En outre, le volume sonore dépasse régulièrement le 100 db. Pas des conditions idéales pour apprécier un concert. Si bien qu’aux trois-quarts du set, on a préféré tirer notre révérence… (Photos Ludovic Vandenweghe ici et page Artistes )

Setlist :

Hurricane, For Love (Lush cover), Vertigo, A Different Girl, Undertow (Lush cover), Gango, Kinch, Manu, 8th Deadly Sin, Ubique, Leaves Me Cold (Lush cover), Scratching at the Lid, (Piroshka cover), Big I Am, Baby Talk (Lush cover), Ladykillers (Lush cover)

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

Le 30 mai prochain, The Memory of Snow publiera son troisième album, « Obsidian Dust ». Il s’agit du projet du Lillois Albin Wagener.

Sa musique oscille entre coldwave, dreampop et postpunk, qu’il teinte d’un soupçon de l'univers de David Lynch. Ce nouvel opus sortira sur le label indie nord-américain Transmission Nova.

Trois morceaux ont déjà été partagés en singles/clips vidéo, « So Many Buildings Close To The Sea », « Dakota Skye » et « Ghost City ».

Et pour en connaître davantage sur l’artiste, rendez-vous sur sa page ‘Artistes’  en cliquant sur son nom en rouge, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

 

Le poète et auteur-compositeur queer Caleb Nichols publie aujourd'hui la vidéo de « Dark Age », nouveau single extrait de son prochain album, « Stone Age Is Back », qui sortira sur Royal Oakie Records le 3 octobre 2025.

Comme une thèse de doctorat sur le rock indépendant et le folk alternatif contemporain, le troisième elpee solo de Caleb Nichols est un ajout fascinant à son catalogue croissant de musique et de poésie.

L’opus est une méditation sur le deuil, mais pas de la manière à laquelle on pourrait s'attendre. À travers 13 joyaux indie dynamiques et amoureusement produits, Nichols interroge la douleur, la culpabilité, la complicité, la joie, la colère, la peur et les sentiments dissociatifs qui accompagnent l'expérience d'un événement d'extinction de masse. Il ne s’agit pas d'une œuvre politique, ni explicitement consacrée à la crise climatique, mais plutôt qui explore ce que signifie vivre et mourir aujourd’hui.

Produit par Nichols (Kill Rock Stars, Port O'Brien) et mixé par Jay Pellicci (The Dodos, Deerhoof), « Stone Age Is Back » est immaculé sur le plan sonore, tandis que les performances elles-mêmes dégagent une immédiateté qui pourrait rappeler les débuts de Modest Mouse ou plus contemporains, les punks britanniques The Tubs. Enregistré à Oakland, le groupe s'en est tenu à la règle ‘première prise - meilleure prise’ et a travaillé rapidement, enregistrant l'ensemble de l'album en cinq jours.

« Dark Age » est une chanson sur le deuil, la perte d'un être cher, d'une relation ou la perte de certitude dans un monde en mutation, en proie à l'extinction massive et au fascisme rampant. La production du titre fait écho aux précédents singles de Nichols. Le mixage, réalisé par l'ingénieur Jay Pellicci, rappelle le meilleur de la production du regretté Richard Swift, incarné par les excellents disques de Damien Jurado produits par Swift, avec peut-être un côté plus irrégulier. Le riff principal de la guitare, une gamme modale qui enracine la chanson, pourrait sonner comme celui des premiers Unknown Mortal Orchestra, et les grooves de la basse et de la batterie rappellent l'interlocuteur fréquent de Nichols, Elliott Smith, dans sa période « Either/Or ». Un joyau indie shoegaze de qualité, « Dark Age » est une chanson à l'atmosphère déchirante.

« Stone Age Is Back » est disponible en précommande ici et le clip consacré à « Dark age » est à voir et écouter

 

 

mardi, 31 décembre 2024 01:36

Dislocated

« Dislocated » constitue le premier elpee de l’artiste sud-africain Charles East. Pour l’enregistrer, il a reçu le concours de du multi-instrumentiste Jo Ellis (guitare, basse, batterie) et de plusieurs invité(e)s dont la violoncelliste Lliezel Ellick et la vocaliste Eva O (Christian Death, Shadow Project, Eva O Halo Experience, Super Heroines) sur « Resting in my Blood ». 

Quelque part entre post punk, goth rock et doom metal, sa musique est à la fois viscérale et funèbre, oscillant de la tendresse au désespoir en passant par la fureur.

Toutes les plages sont tramées sur des accords de piano puissants et malaisants, sur lesquels il vient poser sa voix chevrotante, très susceptible de rappeler celle de Matthew Bellamy (Muse).

L’opus s’ouvre par l’excellent et lyrique, « It holds my viscera subtitulada » (le clip est disponible ici). Malheureusement, au fil du temps, le climat devient de plus en plus oppressant, avant de provoquer une forme d’exaspération…

Podcast # 66 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

vendredi, 31 janvier 2025 16:14

Everyone Says Hi

L'ex-compositeur/batteur de Kaiser Chiefs a donc monté un nouveau groupe en compagnie d’ex-membres de The Kooks, Howling Bells, et The Dead 60s. Et il a choisi pour patronyme, Everyone Says Hi, le titre d’une chanson de Bowie. Il a donc abandonné ses baguettes pour se reconvertir en chanteur/guitariste. Ce qu’il était déjà au départ, outre son rôle de compositeur. 

Le premier opus de la formation est éponyme, une œuvre lyrique et inspirée, puisant ses influences dans la pop orchestrale des seventies, l’indie rock, la dream pop et la synth-pop tout en y apportant des touches électroniques. Des titres comme "Somebody Somewhere" et "Only One" montrent la capacité de Hodgson à écrire des mélodies contagieuses, alors que "Lucky Stars" lorgne vers la country.

Enfin, si le single "On The Same Side" se révèle davantage introspectif, "Walking In The Air" » est une refonte de "The Snowman", une chanson écrite par Howard Blake pour le film d’animation datant de 1982, ‘The Snowman’. Elle s’inspire du livre pour enfants de Raymond Briggs publié en 1978, du même nom.

Un sentiment de nostalgie émane de ce long playing. Les compos ressemblent d’ailleurs à des lettres d'amour adressées aux différentes phases de la vie et de la carrière musicale de Hodgson.

Podcast # 65 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

mercredi, 09 avril 2025 11:18

Ça roule pour The Wants…

« 87 Gas » est le premier single extrait du nouvel album du trio post-punk électronique The Wants. Intitulé « Bastard », il sortira le 13 juin 2025 via STTT. Évoluant bien au-delà de son premier elpee, « Container », paru en 2020, le trio new-yorkais crée un son qui défie toute catégorisation facile, une techno punk ‘No Wave / No Pop’ qui semble à la fois familière et étonnamment nouvelle.

Après une série de concerts à guichets fermés au Royaume-Uni et en Europe pour défendre « Container », Madison Velding-VanDam et Jason Gates ont accueilli la synthétiseuse/bassiste Yasmeen Night (de NightNight) en 2021. Ensemble, le trio a transformé l'architecture sonore du groupe en quelque chose de plus dangereux et sublime, où les rythmes industriels entrent en collision avec des mélodies fantomatiques et où l'énergie punk brute se dissout dans des vagues de distorsion numérique.

« Bastard » a été profondément influencé par une tragédie personnelle. Peu après Noël 2019, Velding-VanDam a appris que son père avait été retrouvé mort dans sa caravane du Michigan, décédé depuis huit jours. Les suites de cette découverte - celle d'effets personnels empilés, de bouteilles d'alcool vides, d'oxycodone et de photos d'enfance couvertes de crasse - sont devenues la toile de fond émotionnelle de la création du disque.

Aujourd'hui, la formation partage « 87 Gas », le premier single extrait du long playing.

Il s’agit d'une réflexion ludique sur l'ambition et la rébellion de la jeunesse qui se heurtent à l'aliénation et à la monotonie. Le mantra et l'instrumentation de la chanson retracent la répétition de la vie quotidienne. Alors que l'imaginaire et la réalité s'éloignent de plus en plus, la tension entre les deux peut conduire à la folie.

« Bastard » est disponible en précommande ici

Le clip de « 87 gas » est à voir et écouter

Pour en savoir davantage su The Wants rendez-vous sur a page ‘Artistes’, en cliquant sur le nom du groupe, en rouge, dans le cadre ‘Informations complémentaires’ ci-dessous.

 

vendredi, 28 février 2025 16:02

Echolalia

L’écholalie (NDR : en anglais Echolalia) est une tendance spontanée à répéter systématiquement tout ou une partie des phrases, habituellement de l'interlocuteur, en guise de réponse verbale.

Echolalia, c’est aussi un quatuor texan, originaire de Nashville, qui a enregistré son album éponyme dans une ancienne abbaye datant de 1160, située sur l'île de Wight. Cette abbaye restaurée, est aujourd'hui transformée en studio d'enregistrement.

L'album d'Echolalia est une œuvre unique, à la fois pastorale, psychédélique, confortable, progressive, familière et inattendue.

Hormis les ballades, les morceaux de l'album tirent un peu dans toutes les directions. Caractérisé par sa mélodie doucement douloureuse et sa steel guitare gémissante, "Dreams Of You" ouvre l'elpee. Paru en single, "Odd Energy" se distingue par sa rythmique lyrique et propulsive avant de s’enfoncer dans le psychédélisme. Les lignes mélodiques de "Little Bird" sont hantées par Paul McCartney. Romantique, "Blood Moon" est tramé sur des accords de piano martelés. Si "Rainbow Road" rappelle le style vaudeville des Tiger Lillies (les sticks de drums à balais jazzyfiants), "The fox and the grapes" lorgne vers une forme de folk prog qui invite paradoxalement un moog.

L'album s’achève par "In The Pub", une plage qui sort vraiment de l’ordinaire. Dans l’esprit de Beck et sur un ton hip hop, elle recrée l’atmosphère particulière qui règne dans un pub.

Podcast # 74 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

mercredi, 02 avril 2025 19:52

Purrses doublement interrogatif…

Le groupe Purrses, basé à Bruxelles, est un groupe de glam wave / art rock dirigé par Laura Ruggiero. Le groupe offre un large éventail d'influences. Un mélange étrange entre la musique rock des années 70/80, l'énergie punk et une touche moderne. Les rythmiques rebondies glam rock rencontrent des mélodies wavy pop, vaisseaux pour des textes tanto chantés tanto parlés voire rapés.

Après avoir gravé un premier Ep auto-produit et un deuxième intitulé « Wrong Tide », entièrement enregistré de manière analogique, son très attendu premier album baptisé « Reality Fantasy », paraîtra le 16 mai 2025 en vinyle et digital sur les labels JauneOrange, Rockerill Records et Cheap Satanism.

« ?? » (feat. Naomie Klaus & Aurélie Poppins) constitue le second single extrait de l'elpee. Le clip qui lui est consacré a été réalisé et édité par Hugo Boutry, photographe, qui travaille beaucoup sur des thématiques d'imageries contemporaines tout en utilisant l'esthétique du glitch comme moyen d'expression nourrissant le réel.

Ce titre de Purrses en featuring rassemble des invitées de prestige : Aurélie Poppins (ex Cocain Piss, punk queen) et Naomie Klaus (enfant terrible mi-grunge mi-ambiant de Teenage Menaupose) ; il a été filmé à Anderlecht en plein hiver. Il incarne la froideur et la crasse de la ville de Bruxelles. C'est une ode à l'errance et aux mauvaises influences. Un périple chaotique à travers la ville, où chaque protagoniste a son moment de gloire. Et l'image volontairement dénaturée rappelle l'univers des clips de rap. Morceau sur fond de grosses guitares qui nous emmène dans un monde, pour la circonstance, plus urbain, une image sale et tordue pour un titre hybride et maudit.

Le clip est à voir et écouter

 

 

 

Le trio Lambrini Girls se produisait ce mardi 25 février 2025. Le concert est sold out et la tête d’affiche est programmée à 22h15.

Fondée en 2019, à Brighton, la formation britannique a seulement sorti son premier elpee, « Who Let The Dogs Out », ce 10 janvier. Un opus produit par Daniel Fox, du Gilla Band, et dont les textes abordent des problèmes sociétaux actuels combinés à un style lyrique mordant et ironique qui correspond parfaitement à son attitude punk.

Le line up a subi quelques changements depuis sa création. Seule membre originelle, Phoebe Lunny se consacre au chant et à la guitare. Arrivée en 2022, Lilly Macieira-Boşgelmez se réserve la basse et les backing vocaux. Quant au drummer, il est souvent intérimaire et pour la nouvelle tournée, ce serait un certain Micha (un transgenre ?) qui siège derrière les fûts.

Mais entrons dans le vif du sujet. Bien maquillées et sexy, les filles portent des robes courtes. De couleur noire pour Lilly et rouge pour Phoebe. Dès le premier morceau, « Big Dick Energy », cette dernière descend dans la fosse. Une compo, lacérée de brefs breaks, qui critique la masculinité toxique des mecs dont la société célèbre leurs supposées grosses queues, qu'ils exhibent constamment.

Phoebe a demandé au public de s’accroupir autour d’elle, puis à son signal, il se redresse et se lance dans un solide pogo. A cet instant, des gobelets de bière volent dans les airs (NDR : au prix de la chope !)

Tout au long du concert, elle va transiter du podium à la salle et vice-versa avec micro et/ou guitare pour haranguer la foule.

La ligne de basse est charnue, un peu comme chez FACS, et supplée l’absence de sonorités de sixcordes, lorsque Miss Lunny l’abandonne pour se consacrer au micro. D’ailleurs la musique n’est pas vraiment exceptionnelle, mais qu’importe, puisque Lambrini Girls est avant tout un groupe à vivre en ‘live’. Et il va le démontrer.

Lilly la rejoint lors du second titre, « Help Me I'm Gay » ; alors que la leader juchée sur les épaules d’un spectateur, chante dans le microphone que lui tend un autre individu. Mais avant d’entamer ce morceau, Phoebe en profite pour dire tout le mal qu’elle pense de Trump et toute sa bande…

Vocalement, Phoebe déclame sur un ton hip hop, quand elle n’emprunte pas des intonations criardes. Elle lance un circle pit au cours de « Lads », et est hissée au niveau des épaules de et par deux solides gaillards pendant « Mr Lovebomb », avant de partir en crowdsurfing. Evidement il en est aussi question dans la foule, mais les audacieux s’y risquent un(e) à la fois.

Face à cette tornade, l’ambiance est très chaude, dès le début du concert, dans la salle. Et elle ne va jamais baisser d’un cran.

Lilly se fend d’un long discours avant « The boys in the band », expliquant que la communauté LGBTQIA+ est régulièrement victime d’agressions, et que la police se montre passive face à cette situation. C’est aussi la bassiste qui incite le public à frapper dans les mains.

« Love » et « Filthy Rich Nepo Baby » constituent les deux morceaux les plus structurés de cette déferlante sonore.

Et lors du dernier titre, « Cuntology 101 », les deux filles descendent, sans leurs grattes, accompagnées du batteur, uniquement armé d’une cowbell et d’un stick,  afin d’entretenir cette ambiance de feu ; préenregistrée, la musique privilégiant les synthés. Votre serviteur est convaincu, qu’à l’instar des Fleshtones, si l’Aéronef avait une sortie sur la rue, le band y aurait entraîné la foule…

Et lorsqu’il remonte sur l’estrade, c’est pour prendre congé de l’auditoire. Qui a beau reprendre le slogan ‘CUNTOLOGY’, en découpant bien le mot par lettres, même lorsque les lumières se rallument et qu’une musique de fond est diffusée dans les haut-parleurs, rien n’y fait, Lambrini Girls n’accordera pas de rappel…

Photos Ludovic Vandenweghe ici

 Setlist

1) Big Dick Energy

2) Help Me I'm Gay

3) God's Country

4) Company Culture

5) Lads

6) Bad Apple

7) Mr Lovebomb

8) Love

9 Filthy Rich Nepo Baby

10) Boys in the Band

11) Craig David

12) Cuntology 101

(Organisation : Aéronef, Lille)

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