La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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dimanche, 16 septembre 2012 12:06

Geike prône la beauté de la confusion…

Ex-vocaliste de Hooverphonic, Geike Arnaert a publié son premier album solo ce 17 octobre 2011. Elle présentera cet opus en live au Centre culturel de Woluwe-Saint-Pierre, ce samedi 13 octobre 2012 à partir de 20h30. Elle avait également gravé un elpee éponyme pour Dorleac, l’an dernier et en 2007, chez Chromea, intitulé « Radea ». Son nouvel essai s’intitule « For the beauty of the confusion ».

'Le feu sous la glace, de quoi faire jaillir un geyser'.

Pour plus d’infos : http://www.geike.be

 

mercredi, 05 septembre 2012 13:48

Graceland – 25th Anniversary Edition (Cd + Dvd)

En 1986, c’était encore l’apartheid en Afrique du Sud. Paul Simon avait eu l’idée saugrenue d’aller s’y produire, en compagnie de musiciens locaux. Ce qui lui avait valu une volée de bois vert de la part des organisations qui militaient pour les droits de l’homme… En rentrant aux States, l’ex-partenaire d’Art Garfunkel décide d’immortaliser cet événement sur disque. Ce sera « Graceland », une œuvre aujourd’hui devenue culte…

Pour célébrer le 25ème anniversaire de cette parution, Legacy a eu la bonne idée de ressortir cet elpee sous une forme remasterisée. Et de l’enrichir d’un Dvd. Un documentaire au cours duquel Paul et son équipe racontent les péripéties qui ont émaillé l’organisation et le déroulement de ce périple. Le box recèle également les inévitables bonus (trois clips et une émission télé) et des interviews. Notamment de McCartney ainsi que de Peter Gabriel.

Le tout est bien sûr complété par un superbe booklet incluant les lyrics, des photos de cet événement, etc.

Mais revenons-en au cd audio. Non seulement il s’est vendu à plus de 14 millions d’exemplaires, mais surtout il popularisé la world music. Tout en permettant au monde de découvrir des artistes issus d’Afrique du Sud, comme Hugh Masekela ou feu Miriam Makeba, rompant l’embargo dont les artistes indigènes étaient finalement devenus également les victimes. 

Paradoxalement, et malgré le contexte, ce concert libère une joie de vivre que seule la musique du monde est capable de communiquer. Et il recèle une pluie de tubes, dont le titre maître, « Under Afrikan skies » ou encore « The Boy in the bubble ». Pour la circonstance, Paul avait également reçu le concours de musiciens ou de chanteurs occidentaux, comme Linda Ronstadt, Los Lobos, les Everly Brothers, Adrian Belew et le Sénégalais Youssou N'Dour. Les prises originales avaient bien sûr été retravaillées en studio, à New York. Ce qui explique que certains artistes figurent dans la liste des invités, alors qu’ils n’étaient pas présents à Johannesburg.

Et finalement, c’est en provoquant cette rencontre entre le groove des rythmes africains et le sens mélodique de la pop que Paul est parvenu à faire la différence. Il venait aussi d’ouvrir la voie à la world music…

 

mercredi, 05 septembre 2012 13:46

Childhood’s end

Parmi les 16 artistes ou groupes (voir le tracklisting ci-dessous) sélectionnés pour alimenter cette compile, la moitié sont d’illustres inconnus. Mais le mérite en revient à Kristoffer Rygg, alias Garm, le chanteur d’Ulver, qui a eu la bonne idée exhumer ces titres issus de la scène psyché/garage des sixties. Et d’avoir proposé au combo norvégien d’en réaliser ses propres versions. Qui se sont déroulées en deux temps et en compagnie de deux drummers différents. La première en 2008 et la suivante en 2011. Des adaptations pour la plupart très réussies, même si elles n’atteignent pas toujours la quintessence des originales. De quoi vous inciter peut-être à aller creuser dans cet univers si riche et si méconnu de l’histoire de la musique rock et au sein duquel de nombreux artistes ou formations puisent leurs sources encore aujourd’hui.

A cet égard, si le psychédélisme vous branche, je vous invite à vous procurer d’urgence (NDR : à moins que ce ne soit déjà fait) les fantastiques compiles « Nuggets » ou encore « Pebbles ». 

N’empêche, ce « Childhood’s end » constitue un bel hommage à ce mouvement, et devrait ravir tous les mélomanes du style,

Tracklisting

Bracelets of Fingers (The Pretty Things)
Everybody’s Been Burned (Byrds)
The Trap (Bonniwell’s Music Machine)
In the Past (Chocolate Watchband)
Today (Jefferson Airplane)
Can You Travel in the Dark Alone (Gandalf)
I Had Too Much to Dream Last Night (Electric Prunes)
Street Song (13th Floor Elevators)
66-5-4-3-2-1 (Troggs)
Dark is the Bark (Left Banke)
Magic Hollow (Beau Brummels)
Soon There Will Be Thunder (Common People)
Velvet Sunsets (Music Emporium)
Lament of the Astral Cowboy (Curt Boettcher)
I Can See the Light (Les Fleur De Lys)
Where is Yesterday (United States Of America)

 

mercredi, 05 septembre 2012 13:41

Reservoirs

ME, c’est le projet solo de Minco Eggersman, un drummer/producteur mieux connu pour son implication chez At The Close Of Every Day et The Spirit That Guides Us. Ce Néerlandais est également un compositeur talentueux, peu connu en Francophonie. Et également un excellent chanteur. « Reservoirs » constitue donc son nouvel opus solo. Un disque dont les lyrics traitent d’illusions, de mystère, de cauchemars et de souvenirs. Minco apprécie tout particulièrement David Lynch. Ce qui explique sans doute pourquoi l’approche de sa musique est parfois cinématographique. Mais dans l’ensemble, cet elpee baigne dans un climat fort 80’s. D’abord à cause de cette basse mélodieuse. Réminiscente de Mick Karn. Parfois, lorsqu’elle glisse vers l’ambient, l’expression sonore rappelle même Japan ou plus exactement l’œuvre en solitaire de David Sylvian voire de Jansen & Barbieri. La voix de Minco campe elle, un hybride entre celle de Dean Wareham (Luna) et Mark Kozelek (Red House Painters, Sun Kil Moon), une voix tourmentée, fragile, que vient régulièrement consoler celle de Mariecke Borger, tour à tour angélique ou atmosphérique. Cette œuvre nous plonge régulièrement dans une ambiance ouatée, parfois même propice au farniente, à l’instar de « The shimmering », une plage (?!?!) au cours de laquelle on a l’impression d’être allongé(e) sur le sable, à moitié endormi(e), bercé(e) par la cymbalisation des cigales. Mais par bonheur, ce disque nous réserve quelques titres plus intenses. Souvent mid tempo. Alimentés par des synthés (parfois des accords de piano caverneux), des cordes de guitare cristallines, tintinnabulantes (« Center at beauty ») et secouées par des interventions de drums arides, tour à tour syncopées, percutantes ou sporadiques (« Southwold »). S’il n’y avait ces interludes ‘ambient’, filmiques, ce disque aurait décroché le titre de ‘must’ !

 

mercredi, 05 septembre 2012 13:35

Call The Tops – Live in New York 1990

Quoique mythique, The Happy Mondays est une formation qui a brûlé la vie par les deux bouts. L’abus de drogues a carrément détruit le groupe qui s’est séparé en 1992. L’aventure de Black Grape ayant tourné court, Les Mondays vont se reformer circonstanciellement, pour accorder quelques concerts, et même enregistrer un nouvel album en 2007, « Uncle Dysfunktional », un disque qui n’a cependant guère convaincu. Ils sont depuis repartis en tournée…

Mais revenons à la période dorée vécue par le band. Que l’on situe entre la fin des 80’s et le début des 90’s. Une époque à laquelle, il va faire les beaux jours du club l’Haçienda en dispensant un mélange détonnant entre rock, house et funk. Mais aussi publier quelques superbes opus, comme « Squirrel And G-Man Twenty Four Hour Party People Plastic Face Carnt Smile (White Out) », « Bummed » et surtout « Pills 'N Thrills And Bellyaches », ce dernier en 1990. C’est de cette année que datent les prises « Live in New York ».

Précurseur du mouvement Madchester, né évidemment à Manchester, The Happy Mondays va ouvrir la voie au ‘raves’ et aux collaborations entre groupes et Djs. Ce qui explique sans doute la présence de producteurs aussi notoires que Martin Hannett, Paul Oakenfold ou Howie B pour mettre en forme leurs disques (NDR : on n’oubliera cependant pas que c’est John Cale qui s’est chargé de produire leur premier essai).

Shaun Ryder, Gary Whelan, Rowetta Satchell et consorts, sans oublier le danseur insolite Mark ‘Bez’ Berry étaient apparemment en forme lors du (des) set(s) accordés à New York, en 1990. Ils étaient sans doute moins pétés que d’habitude. Ce qui a ainsi permis d’immortaliser ce ‘live’ ; un concert plutôt réussi (NDR : pas parfait, mais chouette) au cours duquel ils ont balancé quelques uns de leurs hits les plus notoires, tels que « Kinky Afro », « Hallelujah » ou « Wrote for luck ». Et à ce titre, c’est un document…

 

dimanche, 26 août 2012 03:00

La musique est un langage universel…

Une drôle d’aventure a précédé la réalisation de cet entretien. Low annoncé dans le cadre du festival Cactus, je signale mon intention au label qui distribue la formation de réaliser une interview en compagnie du groupe. Trois semaines avant leur passage à Bruges, l’attaché de presse introduit la requête officielle auprès du label. Aucune réponse. Il tente même un dernier essai via la cellule organisatrice de l’événement. Silence radio. Bref, c’est sans issue. D’autant plus que ce 7 juillet, vers quatre heures du mat’, un SMS me confirme la fin de non recevoir. Pourtant, au cours de la matinée, une petite voix me souffle qu’il reste un petit espoir. Donc je passe deux bonnes heures à griffonner des questions, en me disant qu’elles pourront peut-être servir ultérieurement… Après le set du trio, je retourne au stand presse. Soudain, j’aperçois Alan Sparhawk en conversation avec quelques VIP. J’attends patiemment qu’il termine ce conciliabule pour l’approcher et l’interpeler. Je lui explique les péripéties qui ont émaillé la demande d’interview. Et il me demande si je suis prêt à tenter le coup. OK, mais ce sera sans filet…

On se retrouve donc dans la loge du groupe. Le bassiste est couché sur une banquette et semble se défouler sur un gameboy. Mimi Parker (l’épouse d’Alan) et le tour manager sont face à leurs portables, sans doute absorbés par leurs ‘chats’ échangés sur internet. Le temps de préparer le matos et on entre immédiatement dans le vif du sujet…

Pour enregistrer son dernier opus, la formation a reçu le concours de quelques invités. Dont Matt Bekcley (Katy Perry, Avril Lavigne, Vanessa Hudgen), à la coproduction, aux arrangements de cordes et au mixing. Il participe également aux harmonies vocales. Puis, la violoniste Caitlin Moe et surtout le guitariste de Wilco, Nels Cline, que nous avions eu l’occasion d’interviewer, dans le cadre du festival de Dour, en 2007. Un Cline dont la liste des collaborations est impressionnante. Alan précise « On se connaît depuis longtemps. Même avant qu’il ne rejoigne Wilco. Lors des sessions d’enregistrement, c’est lui qui s’est chargé des soli. On s’est croisé il y na une quinzaine de jours. En fait, Wilco se produisait au même endroit que nous. Et on a passé un moment ensemble ».

A propos de coopérations, Low n’est pas en reste, puisqu’il développe différents projets parallèles. Musicaux, mais pas seulement. The Retribution Gospel Choir, d’abord. Un combo responsable de deux excellents opus, dont le remarquable ‘2’, paru en 2010. « On essaie de jouer autant que possible. ‘2’ est un excellent album. On en a extrait un single avec 4 chansons. La formation a l’intention d’enregistrer d’autres disques. » The Hospital Choir ensuite. « On a sorti un single qu’on interprète encore. On a accordé de rares concerts, mais jamais accompli de tournée ». Black Eyed Snakes encore. « Ce concept remonte déjà à quelques années. En fait, on s’est investi pour des tas d’amis (NDR : Rivulets, Haley Bonar, etc.), mais toutes ces entreprises nous ont coûté beaucoup d’argent. On a mis la pédale douce, maintenant. On s’est encore embarqué dans l’aventure The Murder of Crows, dont la violoniste s’appelle Gaelynn Lea. Le disque est instrumental et, je pense, s’inscrit dans la lignée de Dirty Three. » Egalement une pièce de danse contemporaine baptisée ‘Heaven’. « On a été très occupé par ce projet pendant deux ans. Il ne se limitait pas à la bande originale. On a aussi participé à la représentation. Qui a exigé énormément de travail. Bien plus que lors d’une tournée d’un groupe de rock’n’roll. Mais c’est énormément de boulot pour très peu de spectacle. Et rien n’a été ni enregistré, ni filmé. C’est étrange et frustrant à la fois… » Humanitaire enfin : la construction d’une école au Kenya. « Ce n’était pas un grand sacrifice. On connaissait un ami qui vivait dans un village masaï et on lui a demandé ce qu’on pouvait faire pour les aider. Donc on a accordé quelques shows à la Noël dont les bénéficies ont été versés à cette cause. On aurait pu en faire davantage. Et puis, c’était une opportunité pour visiter ce coin d’Afrique. Un endroit incroyable ! Mais en fait, c’est plus le responsable de l’opération qui était engagé. Nous on a simplement financé le projet. C’est tout ! »

Daniel Lanois se produisant au cours de la soirée, en vedette, il était intéressant de demander si un album de Low pourrait un jour être produit par le Canadien. Et comme il est à la même affiche, pourquoi ne pas lui proposer, éventuellement, ce soir… Alan réagit : « Il en avait été question, il y a quelques années. C’était une idée qu’il avait en tête, à l’époque où il avait son studio à la Nouvelle-Orléans. On y était même allés, mais il n’y a pas eu de suite. Ce sera peut-être pour une autre fois. La porte reste ouverte… » Mais n’est-ce pas aussi un problème de coût ? Alan admet : « Oui probablement. Et puis, chez Lanois, il a des aspects que j’apprécie et d’autres moins. Son univers est tantôt proche du mien. Notamment dans la manière de jouer de la guitare. Dans la recherche de l’esthétique. Tantôt aux antipodes. C’est plutôt une relation amour/haine… »

Neil Young et Dylan sont deux artistes auxquels Alan voue une grande admiration. Il confirme. « Oui, en fait, ils viennent plus ou moins de ma région (NDR : le Minnesota est un Etat du Mid-Ouest des États-Unis, dont la frontière Nord est formée par les provinces canadiennes du Manitoba et de l'Ontario). C’est un peu une fierté d’appartenir à cette zone d’Amérique où ont grandi Neil Young (NDR : il est né à Toronto) et Dylan (NDR : Le Zim, à Duluth). Il est certain que Neil Young me parle et plus récemment Dylan. A un certain moment, tout artiste doit être confronté à de grands songwriters. Ce qui fait sens. J’ai écouté de manière obsessionnelle les albums de Dylan. Même les bootlegs. C’était il y a deux ou trois ans… »

A propos de Neil Young, en assistant au set accordé juste avant cet entretien, j’ai ressenti chez Alan, dans sa manière de jouer, le feeling du ‘loner’. Et puis, parfois, quand le tempo s’élève, un rythme tribal que l’on retrouve chez les Indiens d’Amérique. « C’est intéressant ce que tu me dis. Au départ, notre style est minimaliste. Mais le minimum de musiciens doit être capable d’en faire le maximum. C’est un peu comme si j’avais recours à d’autres collaborateurs. Au fil du temps, on est parvenu à créer de l’intensité sans avoir recours aux rythmes normaux du rock’n’roll, sans ses trucs et ficelles. Par rapport au set, je suis d’accord avec toi. Tout d’abord je joue d’une Les Paul, comme lui. Mais ma manière de jouer est plus relâchée. Moins précise. Perso, c’est très expressif. C’est dans l’instant présent, dans le feu de l’action. Et à un certain moment, je m’autorise ce genre d’extra. C’est un peu comme si j’utilisais les mêmes outils que Young. Mais ce n’est pas intentionnel, c’est plutôt comme une mutation, une dérive dans mon jeu. Après une vingtaine d’années de pratique de la guitare, j’essaie d’en jouer le plus spontanément possible… »

Pour Sparhawk, la musique véhicule une forme de spiritualité. Peut-être comme le gospel… Il s’épanche : « La musique est un langage universel. Elle n’est pas nécessairement spirituelle. Ce n’est pas une religion. C’est une langue que nous parlons. C’est la raison pour laquelle tout le monde l’aime, depuis les temps immémoriaux. Dans ce domaine, l’expérience la plus importante de mon existence est apparue, lorsque je me suis rendu compte que je touchais à la réalité, à la vérité. Et c’est chaque fois arrivé lors d’un moment en relation avec la musique. Une bonne partie de ma foi se décline autour d’elle. Depuis mon enfance. C’est une révélation qui me permet de voir la vérité à travers une chanson spécifique. Comme serviteur de Dieu, c’est la foi pour mon Eglise, un prophète ou même Joseph Smith (NDR : fondateur du mormonisme) qui me pousse à écrire. Ce qui peut sembler stupide ; mais beaucoup de gens comprennent ce que je raconte, car de nombreuses expériences spirituelles sont liées à la musique… »

(Merci à Vincent Devos)

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

The lost episodes

C'est entre 1992 et 1993 que feu Frank Zappa a eu l'idée de concocter cette compile. A l'époque, il était occupé de bosser sur "The yellow shark"; et entre les sessions d'enregistrement, il se consacrait récréativement au dépoussiérage de son back catalogue. Il faut d'ailleurs croire que ses investigations n'étaient pas encore terminées, puisque hormis deux entorses commises en 80 et 92, "The lost episodes" ne relate que des fragments commis entre 58 et 79. Soit depuis ses balbutiements au sein des Blackouts jusqu'à l'aube des eighties. Un recueil où figurent en bonne place les Mothers of Invention et les Hot Rats. Sans pour autant négliger ses implications dans la musique symphonique contemporaine, la confection de bandes sonores cinématographiques et les inévitables inédits. Vingt-huit fragments sur un total de trente morceaux qui respectent l'historique du parcours musical de l'artiste. Des compositions qui avaient cependant été sélectionnées par Zappa en fonction, non pas de leur impact créatif, mais de leur valeur sentimentale. Une forme de gratitude à l'égard des musiciens qu'il estimait le plus. Et en particulier Don Van Vliet (alias Captain Beefheart), Ponty, George Duke, les frères Underwood, Sugar Cane Harris et quelques autres. Pour le design de la pochette, il s'était à nouveau adressé à Csupo, ami de longue date et créateur des célèbres bandes dessinées consacrées aux Simpsons. "The lost episodes" constitue cependant déjà la deuxième compile gravée en quelques mois. Et il faudra s'attendre dans le futur à une multiplication d'anthologies en tous genres. L'important, c'est qu'elles puissent respecter le label de qualité auquel Frank était si attaché...

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Rhythmeen

Après avoir célébré Lightnin' T-Bone, Juke Boy Bonner, Freddy King et consorts, sur un album exclusivement consacré au blues, le trio texan a décidé de revenir au boogie ; une bonne vieille formule, préparée à base de rock'n’roll, de 'tex-mex', de jazz hillbilly et même de country & western. Une formule qui lui a permis, jusqu'à présent, de cumuler les albums d'or et de platine. Pas de piège donc pour les aficionados de ZZ Top. Mais une bonne surprise, puisque l'édition limitée de ce " Rhythmeen " bénéficie de quatre titres supplémentaires présentés sous la forme d'un deuxième CD. Suffit donc de ne pas trop traîner!

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Keys to ascension

Suffisait pas de savoir que Yes était reformé, mais surtout sous quel line up il allait poursuivre l'aventure. D'autant plus que sur son dernier disque, la quasi-totalité des musiciens ayant transité par le groupe, avaient participé à son enregistrement. Les choses semblent plus claires aujourd'hui, puisque Jon Anderson, Chris Squire, Steve Howe, Rick Wakeman et Alan White sont partis en tournée. Et c'est de ce périple qu'est née la confection de ce double CD. Enfin, de concerts accordés quelque part en Californie. On y retrouve les classiques " Roundabout ", " Starship trooper ", " Awaken ", " Siberian Kathru ", leur cheval de bataille, " America ", mais aussi deux inédits enregistrés en studio, " That, that is " et " Be the one ". Une œuvre qui prélude la sortie d'un nouvel album du groupe prévu pour le printemps 97, et au sein duquel on y retrouvera de toutes nouvelles compositions signées Jon Anderson...