New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Bernard Dagnies

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lundi, 31 décembre 2001 16:07

Playgrounds

Pour enregistrer leur troisième album cet ensemble belge a de nouveau reçu le concours de Bob Weston, le bassiste de Shellac, à la production. Un disque de lo fi atmosphérique, sombre, ténébreuse, dominée par une instrumentation basique minimaliste, torturée, ébréchée, aride, voilée par une légère brume de claviers et écorchée par une voix terne, déclamatoire. Sur les onze titres que composent ce " Playground ", seul " White middle class " élève quelque peu le tempo, mais pour épouser une forme plus convulsive, plus sinistre. Coldcore !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Weightless

Jackpot nous vient de Californie. De Placerville, près de Sacramento. Un trio influencé fondamentalement par la musique américaine. La country tout d'abord. Celle de bob Dylan et de Willie Neslon, en particulier. L'opus nous réserve ainsi l'une ou l'autre chanson traditionnelle et minimaliste. Le country rock, également. Le groupe marche alors sur les traces de Son Volt et de Wilco. Mais c'est en adoptant un profil résolument Pailsey Underground qu'il devient le plus intéressant. Celui du Dream Syndicate, d'abord. A l'instar du superbe " In a trance ", ciselé dans les guitares jumelées et contaminé par un sens mélodique aussi contagieux que celui de House Of Love. Du Green On Red, également. Comme sur le remarquable " Queen Bewildered ". Un blues intense, flegmatique, qui clôture cet elpee. Si Jackpot a opté pour une production lo fi, c'est pour rendre le son plus sale, plus poussiéreux ; la voix trempée dans le whisky, mais tellement chaleureuse de Rusty Miller, accentuant cette impression. L'opus nous réserve cependant des surprises. Notamment " Radio robots ". Un fragment lacéré de riffs de guitare accrocheurs, viscéraux, métalliques dans le bon sens du terme, plus que probablement hérités en ligne droite du Blue Cheer. Et puis " Waterfall ", dont le groove funkysant, pulsant, nous rappelle Beck et surtout Cake. Pas étonnant lorsqu'on sait que Miller avait collaboré à l'enregistrement du deuxième opus de la bande à Mc Crea, et notamment dispensé ses riffs de guitares sur le célèbre " I'll be there ". Excellent !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Goddess in the doorway

Nonobstant ses cinquante-huit balais, Mick Jagger n'en est qu'à son quatrième album solo. Sa première infidélité aux Stones remonte à 1985 (" She's the boss "). Un forfait qu'il reconduira l'année suivante (" Primitive cool ") et en 1993 (" Wandering spirit "). Pour enregistrer " Goddess in the doorway ", Mick s'est entouré d'une belle brochette d'invités. Et en particulier Bono, Lenny Kravitz, Pete Townshend, Rob Thomas, Marti Frederiksen (Aerosmith), ainsi que deux de ses filles. Vous avez certainement déjà eu le loisir d'entendre ou d'écouter le single, " God gave you everything ", sur l'une ou l'autre station radiophonique. Et bien la plupart des titres de l'elpee sont de la même veine. Bien sûr, Mick s'est réservé l'une ou l'autre ballade langoureuse (NDR : qui a dit sentimentaliste ?). Mais à contrario de ce qu'une certaine presse propage, il est de bonne facture. Pas exceptionnel, mais plus qu'honnête. Il y consomme, la plupart du temps, un rock élégant découpé dans des riffs de guitare excitants et incisifs ; un rock teinté tantôt de soul, de hip hop, de gospel, de reggae et même de techno, qu'il souligne de sa voix si caractéristique. Maintenant, n'estimez-vous pas que Mick cultive de plus en plus l'ambiguïté spirituelle, voire mystique. Après avoir clamé " Sympathy for the devil ", " I can't get no satisfaction ", "Cocksucker blues", "Just wanna see his face" ou encore "Honky tonk women", il concède un "God give you everything". Un paradoxe de plus à mettre au compte des Stones; pardon de Mick Jagger…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Nuits intimes

L'an dernier, Indochine avait accompli une tournée ‘unplugged’. Question de remercier leurs fans qui les avaient suivis au cours de leur périple baptisé " Dancetaria ". Pour célébrer ses vingt années d'existence, le groupe a décidé de sortir également un disque acoustique. Un opus qui n'a pas été enregistré lors d'un de leurs concerts, mais en studio, devant une cinquantaine de fans. Des privilégiés qui avaient gagné leur place en participant à un concours organisé sur le site internet de la formation. Trois nuits de suite, le bande à Nicola Sirkis a joué le même concert, puis a sélectionné les meilleures prises pour concocter ce " Nuits intimes ". Les seize fragments de ce disque démontrent qu'Indochine n'est pas seulement une usine à tubes ou un groupe de scène. Et que sous une forme minimaliste, leurs mélodies sont capables d'exhaler un intimisme bouleversant, rafraîchissant. En outre, à la guitare sèche ou au piano un musicien n'a plus la possibilité de tricher. Et au vu du résultat, le groupe mérite le respect !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Ambidextrous

"Ambidextrous" n'est pas un nouvel album de Her Space Holiday (alias Mark Bianchi), mais une collection de remixes. Neuf exercices de style particulièrement réussis qui battent au rythme des pulsations électroniques tout en prenant soin de préserver le sens mélodique des compositions. Huit fragments signés Elastica, Aspera Ad Astra, Bright Eyes, Ruby, Micromars, Logic, Brave Captain, Duster et une de sa plume qui prennent ici une toute autre dimension. Le plus souvent impressionniste. Surtout lorsqu'à l'instar d'un Flaming Lips ou d'un Mercury Rev, elles sont délavées dans les arrangements orchestraux à caractère symphonique et les harmonies vocales lysergiques. Parfois quelques accès de trompette traversent étrangement l'espace sonore. Ou alors quelques bruitages insolites. Mais, sans jamais troubler cette sensation de mélancolie intense qui vous envahit peu à peu, pour ne plus vous abandonner…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Sunny border blue

On ne peut pas dire, qu'à ce jour, la carrière individuelle de Kristin Hersh ait été couronnée de succès. Pourtant, l'ex co-fondatrice du mythique Throwing Muses compte déjà 5 albums à son actif. Son principal atout réside dans sa voix. Une voix aigrelette, grinçante, vulnérable, bouleversante, capable de vous transpercer littéralement l'âme. Une voix qu'elle met au service d'une pop semi-acoustique élégante, mélodieuse, richement texturée et unique en son genre. Depuis qu'elle a quitté les Muses, sa musique est devenue plus accessible, sans pour autant tomber dans la mièvrerie, bien sûr. Suffit d'ailleurs de se pencher sur ses lyrics pour s'en convaincre. Des lyrics très personnels, pour ne pas dire autobiographiques, qui reflètent ses colères, ses douleurs, ses espoirs, sa paranoïa ; des lyrics qui abordent des thèmes qui lui torturent l'esprit : la sexualité, les sentiments conflictuels, le manque de confiance en soi. On a même parfois l'impression qu'elle déchire, à chaque chanson, une page de sa propre existence. Mais il faut croire qu'elle ne sortira jamais de la zone crépusculaire de l'underground ; alors que franchement, elle mériterait un autre statut. " Sunny border blue " est de la même veine. Il est aussi brillant que les précédents opus ; mais il ne séduira qu'un public averti. Kristin y joue de tous les instruments : depuis la guitare (acoustique et électrique) à la batterie, en passant par la basse, les claviers et les drums. Elle produit également ce disque qui recèle une seule cover : " Trouble " de Cat Stevens. Tout au long de cet elpee, Kristin épanche ses émotions, mais des émotions somptueuses, organiques, emballées dans la beauté…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Everynight fire works

Au sein de cet ensemble yankee, on retrouve trois membres du défunt Braid, ainsi que l'ex-guitariste d'Alligator Gun. Pas difficile donc d'imaginer que la musique d'Hey Mercedes fréquente un même univers punkcore. Vous n'avez pas tout à fait tort. Surtout à cause de la ligne de basse souple observée par Todd Bell, du drumming syncopé, fluide de Damon Atkinson, ainsi que des accès de guitare impétueux et du timbre vocal personnel, limpide, de Bob Nanna. Mais vous n'avez pas tout à fait raison, non plus. En fait, le quatrième larron - en l'occurrence Mark Dawursk - apporte une nouvelle coloration à l'expression sonore. A l'aide de sa six cordes. Electrique, bien sûr. Son style gomme même la force négative véhiculée par Braid, pour laisser place à une énergie allègre, rafraîchissante, née d'un subtil mélange entre électricité consommée dans la complexité et la fureur, section rythmique efficace et sens mélodique contagieux. Pensez à une rencontre hypothétique entre Foo Fighters et Sugar ! " Everynight fire works " constitue le premier album de cette formation basée à Milwaukee. Un opus de bonne facture qui a bénéficié d'une production particulièrement raffinée, mais qui souffre quand même d'une certaine linéarité dans le ton…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Thrift

"Thrift" est en fait le sigle de ‘Thirteen hi-ranking incredibly fashionable tracks’! Traduisez ‘Treize morceaux de haut niveau incroyablement à la mode’. Nonobstant ce titre, le quatuor batave (NDR : qui doit beaucoup aimer les jeux de mots) n'a pas épargné son énergie pour pratiquer un style musical dominé par le rockabilly, le punkabilly, le countrybilly et le surf. Ce qui ne l'empêche pas d'injecter dans cette expression sonore des doses variables de jazz, de blues et même de cha cha cha. Sur " Witching ways " et " Fever that seems right ", la forme passe même au paso doble, dans un style que n'aurait pas renié Calexico, nonobstant la voix de crooner de Bastiaan. Car des spectres, Hi Dramatic en réverbère une multitude. A la cadence du cheval vapeur. Depuis les Shadows à Dick Dale, en passant par les Cramps, Stray Cats, JPS Experience et Carl Perkins...

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Someday my blues will cover the earth

Apparemment, j'ai dû manquer un épisode. Et cet épisode répond au nom de " Fort lake ", un album de trip hop semi-orchestral paru en 1998. Faut croire qu'à cette époque, la promo était déficiente… Bref, je dois avouer avoir été assez désagréablement surpris par la nouvelle orientation musicale empruntée par HNIA. Une métamorphose qui s'est amorcée lorsque la choriste de gospel Lovetta Pippen a remplacé la vocaliste aux inflexions angéliques, Karin Oliver. En 1996, si mes renseignements sont exacts. Si Karin possédait un timbre éthéré, propice à une musique fondamentalement atmosphérique, particulièrement romantique et à l'architecture gothique ( !?!?!), celui de Lovetta possède une profondeur, une texture et une sensualité qui s'inscrit dans la lignée des grandes chanteuses de jazz, de blues et de r&b. Pas pour rien qu'elle admire Aretha Franklin. Il faut croire que Warn Defever, le leader et fondateur du groupe, a adapté son écriture en conséquence. Et puis surtout opté pour une instrumentation plus technologique : synthés, boîtes à rythmes, samplings, et des arrangements plus sophistiqués, dont les cordes synthétisées ne sont pas les moindres. Créant ainsi une musique hybride où le violon, le violoncelle, la guitare (tantôt électrique ou acoustique) et la contrebasse ont, quand même encore, de temps en temps, leur mot à dire. Les traces de Cocteau Twins ou de Dead Can Dance ont été définitivement gommées dans la musique de HNIA. Ce " Someday my blues will cover the earth " explore même une version plus jazz, soul, voire blues de la trip hop que certains ont déjà qualifiée de r&b post millénaire. Personnellement, ce n'est pas ma tasse de thé ; et je dois avouer que cet opus me reste sur l'estomac…Question de goût sans doute…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The damage suite

Höst n'est pas un groupe, mais un projet monté par Al DeLoner, principal compositeur et guitariste de Midnight Choir, et Chris Eckman, musicien qui remplit les mêmes fonctions chez les Walkabouts, en plus du chant. En fait, cette collaboration a été imaginée par Jarl Holstad, un Norvégien qui était à la recherche d'une bande sonore pour son court métrage " Robert Johnsen ". Mais le plus original dans cette collaboration procède de la méthode utilisée. En fait, Al et Chris ont travaillé chacun de leur côté. Dans leur propre studio. Le premier à Oslo. Le second à Seattle. Et les deux personnages n'ont échangé leurs idées qu'à travers les e-mails ou par téléphone. Travaillant à tour de rôle sur ce projet. Quoique expérimental, le résultat n'est pas trop mal fichu. Un elpee atmosphérique, expérimental, cosmique, qui mêle instrumentation basique (guitare, claviers, piano, drums, harmonica, accordéon, basse) et technologie de pointe. Très peu de vocaux. Parfois computarisés ou alors éthérés, il se fondent parfaitement dans un univers sonore qui emprunte autant à Brian Eno, Robert Fripp, le Floyd, Kraftwerk, Tangerine Dream, Ennio Morricone qu'à Wim Mertens. Etrange…