La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Bernard Dagnies

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Le sous-titre de cette compile est suffisamment significatif. Pas besoin d'en rajouter, donc, pour ce recueil qui réunit 21 fragments. Parmi lesquels, il y a à boire et à manger. Mais dont la valeur est surtout et inévitablement importante pour les aficionados. Qui ne doivent quand même pas courir les rues ! Pourtant, ce duo new-yorkais est célèbre pour être parvenu à réaliser les mélanges de styles les plus improbables. Héritiers du dadaïsme, à l'instar des Residents, T.M.B.G. opérait un subtil mariage entre esprit et harmonie. Entre humour et mélodie, si vous préférez, tirant parti de tout ce qui lui tombe sous la main. Conventionnel et non conventionnel. Basique et technologique. Avec pour résultat une discographie dont l'éclectisme est le maître-mot. En 1994, John Flansburgh et John Linnell en sont revenus à une formule moins insolite, en engageant des musiciens extérieurs, parmi lesquels John Maby (Joe Jackson Band), les ex membres de Pere Ubu, Tony Maimone et Brian Doherty, seront les plus sollicités. Depuis 1996, le tandem s'est cependant montré très discret. John Linnell a bien signé un elpee solo et T.M.B.G. fait l'objet d'un 'live'; mais toujours pas question de nouveau disque studio. "They got lost" est sans doute destiné à nous faire patienter. Mais 8 ans, ça fait un peu long à attendre…

Eponyme, le premier opus de The Narcotic Daffodils sera en magasin dès le 24 mai (voir chronique de l’album ici ).

En concert le samedi 28 mai au Jazz Marathon (Churchills 24 Rue de l’Écuyer Bruxelles), le vendredi 10 Juin au Magasin 4 (51 Av du Port Bruxelles) ainsi que le 21 juillet et le 13 août au Brussels Summer Festival. Après s’être produite en Angleterre, la formation jouera également en Italie et aux Pays-Bas.

http://www.youtube.com/watch?v=wp9OS8SucnI

 

vendredi, 23 septembre 2005 02:00

Une musique noire jouée par des blancs…

Fondé en 1993, ce groupe rouennais rencontre un succès phénoménal au Japon. Par contre, en France, il est considéré comme marginal. Peut-être parce que les chansons sont interprétées dans la langue de Shakespeare. Ou que leur musique n’accroche pas le public hexagonal. Pourtant, le combo ne manque pas de talent. Et puis, au fil des albums, il n’hésite pas à se remettre en question. Avant de se produire en concert à la Maison de la Culture de Tournai, Xavier Boyer, parfois rejoint par ses acolytes, nous a accordé cette longue interview…

Tahiti 80 pratiquerait de la pop moderne traditionnelle. C’est ce que mentionnait un article, paru dans un magazine de presse musicale spécialisée. Partagez-vous ce point de vue ?

(Cacophonie ambiante) Ce n’est certainement pas ce qu’on a pu déclarer. En outre, ca ne veut rien dire du tout. Donc…

Oui, il me semble !

On a toujours beaucoup écouté les artistes issus des sixties. C’est la source d’inspiration basique de notre son. Des sixties, mais aussi des seventies. Parce qu’il existait une approche dans l’écriture des morceaux qui a peut-être un peu disparu aujourd’hui. Mais on a toujours suivi l’évolution musicale. Tant à travers la musique électronique que noire : la soul, le hip-hop, le dub ou le reggae. Notre objectif était ainsi de mêler tradition et modernisme. Pas de rester bloqué dans le passé ; car si c’est pour refaire ce qui a déjà été fait, ce n’est pas très intéressant. Mais lorsqu’on parvient à combiner des éléments hétérogène, le résultat est  généralement original et assez personnel.

Vous appréciez la musique des sixties, et en particulier les Beatles, les Zombies et les Beach Boys. Que vous ont apporté ces groupes sur le plan musical ?

Je pense que les années 60 étaient une époque au cours de laquelle les compositeurs étaient encore capables d’écrire des chansons. Elles recelaient de véritables progressions harmoniques et on pouvait compter jusqu’à 50 accords par morceaux. La totale quoi. Que ce soit au niveau du songwriting, de la performance ou du son, à la fois très intéressant et caractéristique. On osait expérimenter des trucs que personne n’oserait tenter aujourd’hui. Hormis Radiohead, peut-être. Mais c’était plein de charme. Ces artistes étaient alors très, très jeunes et ne prenaient pas trop de recul. C’est absolument la période clé de la musique moderne. Mais également, ils plaçaient chaque fois la barre très haute. Ainsi quand l’un sortait un 45trs, l’autre devait absolument faire mieux. Et puis ils n’hésitaient pas à nous gratifier de singles élaborés qui atteignaient les 6 minutes. C’est la raison pour laquelle on est très branché sur cette époque. On y découvre encore et toujours des idées…

Vous avez déclaré que l’élément le plus important dans votre musique était la voix car elle crée la mélodie des morceaux. N’avez-vous jamais pensé chanter ‘a capella’ ?

Euh… On devrait ! Je pense que c’est une des particularités et un des avantages de l’anglais. La voix occupe une position centrale, tout en s’associant complètement aux autres instruments. Elle devient même instrument tout en véhiculant des idées à travers les paroles. Lorsqu’elles sont exprimées en langue française c’est différent. Le texte prime et surtout on est confronté à certaines contraintes dans le rythme. C’est la raison pour laquelle on a fait ce choix. Cet équilibre nous semblait intéressant et nous permettait de concrétiser nos idées. Maintenant, j’ignore si on va se lancer dans l’a capella. Nous allons encore patienter quelques années, pour laisser passer ce qui est encore une mode. On va attendre un petit peu et lorsque ce sera démodé, on tentera l’exercice de style…

En 1976 paraissait un film de Michel Lang qui s’intitulait ‘A nous les petites anglaises’. Vu votre succès au Japon, n’êtes-vous pas occupés de réaliser une version musicale de ‘A nous les petites Nippones’ ?

Non, non, nous n’avons jamais adopté cet état d’esprit. Nous sommes sérieux. Nous privilégions davantage l’aspect musical que l’attitude rock’n’roll. Nous ne saccageons pas les back-stages. Nous n’avons pas encore cassé de guitare sur scène ; et les groupies, nous les saluons, c’est tout. Nos fans féminines sont très gentilles et nous offrent de petits cadeaux.

Oui mais entrer en concurrence avec Bon Jovi là-bas, est-ce flatteur ou agaçant ?  

Nous sommes très contents lorsqu’on parvient à contrecarrer le pouvoir de domination exercé par Bon Jovi. D’autant que ce groupe est absolument affreux. C’est à la fois un rêve et en même temps un objectif pour chaque formation pop, quand tu débutes, de jouer une musique qui te plaît mais en même temps susceptible de plaire au plus grand nombre. C’est le principe même de la musique pop. Les Beatles, par exemple, en constituent l’exemple le plus parfait. En préservant leur intégrité artistique, ils recueillaient un succès commercial énorme. Si à notre échelle on parvient à marcher sur leurs traces dans un pays comme le Japon, c’est plutôt flatteur. Et si on réussit à piquer des fans à Bon Jovi et consorts, c’est encore mieux !

Votre nouvel album est plus black, plus funky, la rythmique davantage mise en avant, la musique me semble plus sensuelle, dansante, parfois même proche d’un certain disco. J’y détecte même un peu l’âme de Prince. Une réaction ?

C’est absolument l’esprit au sein duquel baigne l’album. Entre la sortie du 2ème et 3ème cd, par exemple, le marché nippon nous a sollicités pour réaliser une compilation. On a donc dû sélectionner les morceaux en piochant quelque peu dans le catalogue de notre maison de disques. Mais on a remarqué qu’elle possédait la collection de tous les Stax et Motown. Or nous avons toujours été des mordus de ces labels. Et tout en nous gavant de musique, surtout dansante, à cette époque, on se tapait aussi des DJ sets. Je pense que ces influences ont toujours été présentes dans notre musique. Par exemple, le premier morceau qui nous a lancé, c’est « Heartbeat ». On y retrouvait déjà ce mélange entre rythmique noire et mélodie blanche. Donc pour ce nouvel album, on décidé de se livrer à fond dans ce style, en enlevant un peu de guitare pour disposer tous les éléments rythmiques quasiment au même niveau que les voix. On a voulu enregistrer un album qui corresponde au feeling de l’instant. Pas qui se focalise sur un genre déterminé. Au final, je pense que notre manière d’écrire colle bien à cette orientation rythmique. Et le résultat est différent de tout ce qu’a pu proposer n’importe quel autre groupe jusqu’à ce jour. Et dans le futur, pourquoi pas, nous pourrions intégrer des éléments traditionnels empruntés à la musique brésilienne ou autre…

Vous aimez également Sly Stone et Marvin Gaye, mais également Curtis Mayfield. Etes-vous collectionneurs de vieux vinyles de ces artistes ?

Oui… (rires) Nous disposons tous d’une belle collection de disques du style. On les a dénichés aux Etats-Unis et au Japon. Aux States, parce qu’il y existe le plus grand éventail à des prix concurrentiels et au Japon, car on y dégote les trucs les plus pointus. C’est un peu cher mais en bon état et on a donc pas mal chiné là-bas. On a chiné au Japon (rires).

Par quel hasard avez-vous bénéficié du concours de Neal Pogue et Serban Ghenea ?

Ce sont des choix du cœur que nous avons un peu provoqué, comme la plupart des collaborations décrochées, jusqu’à présent. Deux albums nous ont toujours marqués chez Serban et Neal. Le premier album de N.E.R.D. et celui d’Outkast, notamment la partie d’André 3000. Ce sont des disques qui nous bottent particulièrement, à cause du son, des rythmiques et de cette pulsation très en avant. Mais pas comme du R’n’B trafiqué par des producteurs pour mettre la chanson en retrait. Bref, on est un peu allés au culot et on a foncé tête baissée. C’était nos deux premiers choix. Et lorsqu’on les a contactés on s’est dit que peut-être l’un des deux accepterait de mixer un compo. Mais finalement, ils étaient tous les deux hyper emballés. A un tel point que nous avons dû les départager pour attribuer les morceaux. Par la suite, notre collaboration a été plus étroite avec Neal. Nous avons ainsi parachevé le disque ensemble, au studio. Quelque part c’est aussi assez flatteur de pouvoir bénéficier du concours de telles pointures qui bossent pour des artistes célèbres. Et il est aussi gratifiant de voir de tels personnages être réceptifs à notre musique ; puis qui acceptent de travailler à des prix inférieurs à ceux exigés pour les stars renommées. Mais tout s’est déroulé de manière naturelle…

Et Linda Lewis ?

Pour Linda Lewis, le choix était plutôt marrant, car on avait décrété que si nous devions échanger un duo avec une chanteuse, nous opterions d’abord pour Minnie Riperton et puis Linda. Mais en même temps nous ne savions pas trop nous y prendre pour la contacter. Et puis, c’était un peu con-con de dire ‘on aimerait bien écrire des chansons pour toi ou alors que tu viennes chanter sur notre disque’. En fait, je l’ai rencontrée lors d’une émission de radio en Angleterre, à laquelle elle participait. Donc, j’arrive à l’entrée et je vois son nom sur le registre. Je demande donc à la standardiste si c’est bien la chanteuse Linda Lewis. Mais elle ne la connaissait pas du tout. Quand je suis entré dans le studio, j’ai vu une femme habillée en noir et coiffée d’une coupe afro. C’était bien elle. Lors de l’émission, je suis parvenu à l’impressionner, car je connaissais toute sa carrière. Après cet épisode, on a gardé le contact et on l’a appelé le moment venu. Et ça c’est génial aussi de pouvoir travailler en compagnie d’artistes dont tu apprécies la musique, dont tu es fan.

La mise en forme de votre nouvel album est hyper raffinée, une sensation accentuée par le falsetto des vocaux, un raffinement qui évoque, pour ma part, Todd Rundgren voire Scritti Politti. Qu’en penses-tu ?

Todd Rundgren forcément ; mais Scritti Politti, je connais très, très peu. Quand on a sorti notre premier album, beaucoup de gens nous parlaient de Prefab Sprout, Style Council ou d’autres groupes du style qu’on connaissait vaguement ; mais qui, au final, n’étaient pas du tout des influences pour nous. Mais je pense que par la suite on s’est inscrit dans une lignée de musiciens blancs jouant de la musique noire. Mon objectif n’est pas de parvenir à chanter comme Marvin Gaye, mais de communiquer une émotion. Par exemple, Todd Rundgren c’est vraiment quelqu’un dont on admire la démarche artistique, même s’il s’est parfois planté. Mais au moins, il a été jusqu’au bout de ses idées ! En ce qui concerne le son, tu le trouves très léché. Etonnant, parce que c’est l’album le plus brut qu’on ait enregistré. Il regorge de premières prises. De trouvailles que l’on a conservées. Mais effectivement, on est d’un naturel soigneux. Peut-être que pour le prochain, on effectuera des prises encore plus brutes. 

Pourquoi avoir intitulé l’album « Fosbury » ? Etes-vous devenus accros au saut en hauteur ? Ou alors avez-vous voulu vous servir d’une métaphore pour traduire le grand bond que vous tentez de réaliser dans l’évolution de votre musique ?

Nous aimons beaucoup le sport. Et on y a décelé cette portée métaphorique. En fait, nous avons choisi ce titre aussi à cause de son rôle d’outsider, qu’il incarnait à l’époque. Sa technique était unique. Tout le monde le montrait du doigt. Craignant même qu’il mette sa vie en danger. Qu’il se brise la nuque. Mais dans cette histoire, le plus intéressant, c’est qu’au départ, il n’était pas pris au sérieux, mais qu’au final, il a décroché la médaille d’or et récolté les acclamations. Ensuite, il s’est retiré de la compétition et s’est impliqué dans des mouvements pacifiques. En analysant un peu son parcours, on a voulu, en quelque sorte, défendre une ambition musicale. Essayer de convaincre les gens. Ne pas enregistrer le même disque que son voisin. Mélanger des genres qui ne sont pas, à premier abord, compatibles…  

Jeanne d’Arc a été brûlée à Rouen ; mais vous chantez quand même dans la langue de Shakespeare. N’avez-vous jamais entendu des voix s’élever pour que vous vous exprimiez dans celle de Molière ?

Un jour, nous participions à une émission sur France Inter. Nous nous produisions en showcase et une vieille dame réagit à l’issue de celui-ci en nous demandant pourquoi on ne chantait pas en français. Guy Carlier lui répond alors que les Zombies n’ont jamais chanté en français. Quand on se rend à l’étranger, il est courant de s’entendre dire que nous pratiquons une musique aux influences américaines et anglaises mais adaptée à la sauce française. Après, je pense que c’est le style qui dicte un peu la langue.

Votre reprise de « So You Want to Be a Rock 'n' Roll Star » des Byrds, vous la jouez encore en live ?

Non, plus aujourd’hui. Mais elle était plus Rock’n’Roll que Star… (rires) On y avait inclus un solo et un intermède psychédélique au beau milieu. Elle ne figure plus à notre répertoire depuis que nous disposons de suffisamment de morceaux personnels. C’est vrai qu’à une certaine époque on interprétait pas mal de reprises. Récemment on s’est quand même attaqué à l’une ou l’autre reprise et notamment une d’Epic Soundtracks.

Votre premier mini-album « Twenty Minutes » est sorti à 536 exemplaires ? Je suppose que vous en avez conservé quelques-uns dans un coffre fort…

J’en ai 3 chez moi. Non je ne dirais pas mon adresse je n’habite pas au ‘bip’. Et en plus on récupéré quelques exemplaires, parce qu’on en avait filé 10, à un copain, qui bossait à la Fnac de Nantes. Il n’en avait vendu que 6 du paquet. Je n’ai par contre pas récupéré l’argent, mais bien les 4 autres Eps en circulation.

Apparemment, vous n’aimez pas les groupes à guitares… Une raison ?

Non, non, j’aime bien les groupes à guitares. Mais c’est comme pour le saxo, je n’aime pas les solos. Ils ont salopé beaucoup de morceaux au cours des dernières années. Par contre, on a toujours détesté la noisy pop. Et un groupe comme My Bloody Valentine. Enfin, pas tout à fait celui-là, car au départ l’idée était intéressante, mais l’armée de suiveurs qui ont pris le train en marche n’a strictement rien apporté. Aujourd’hui, un autre courant refait surface, la ‘New Wave’… On nous a souvent taxés de revivalistes parce qu’on a composé un morceau qui rendait hommage à Ray Davies ; alors que cette démarche nous tenait à cœur. Lorsque certains artistes se mettent à piller les années 80, donc la ‘New Wave’, on n’entend pas beaucoup de voix s’élevant pour clamer que ce n’est pas nouveau ce qu’ils proposent. The Raptures, c’est quand même un bon groupe. Pourtant 20 ans auparavant des formations new-yorkaises pratiquaient déjà cette forme de ‘funk blanc’, mais ils y ont ajouté une voix qui chante comme ça ‘Hwuuuuuuu uuuuuuuh’. Finalement, c’est un peu la même technique que celle utilisée pour le cinéma. On reprend un concept intéressant, mais on le remet au goût du jour.

Phoenix, ce sont des potes à vous ?

On ne les connaît pas du tout. Et ce n’est pas bien. Mais je pense qu’ils ont la même attitude à notre égard. Mais le plus marrant, c’est que nous sommes souvent comparés. C’est sans doute parce que les deux groupes puisent leurs références aux mêmes sources américaines, tout en conservant cet esprit pop/rock français…

mercredi, 04 mai 2011 17:42

Screamadelica (Edition Deluxe)

Réédition du troisième opus de Primal Scream publié en 1991. Il était double. Il sera double. Simple différence, la seconde plaque est consacrée à l’Ep « Dixie Narco ». Sony Music a donc décidé de célébrer dignement la sortie en le rééditant. Et pour que le son soit irréprochable, il a été remasterisé par le leader de My Bloody Valentine, Kevin Shields.

Le double elpee (restitué sur le cd 1) incluait les quatre (excellents) singles qui avaient précédé sa sortie. Un véritable tour de force exécuté par la bande à Bobby Gillespie, au cours de laquelle elle pillait gospel, rhythm’n blues, jazz, disco, pop et rock pour sublimer la scène de danse contemporaine. Beats amphétaminés, piano bluesy, voix lapidée de Gillespie, syncopée, exquise de Denise Johnson, cuivres alanguis, chœurs gospels, etc. : chaque élément qui s’ajoute amplifie l’impression étrange, opiacée de voyage au sein même de l’émotion, un périple extravagant qui nous entraîne dans une galaxie fluctuante, où les images sonores se fracassent avant de retomber dans le champ mélodique (Strawberry Fields ?) Epoustouflant !

Partagé en quatre morceaux, le second disque est donc consacré à l’Ep « Dixie Narco » et propose une version extended de "Screamadelica" ainsi qu’une cover du "Carry Me Home" de Dennis Wilson.

Avec le recul, on se rend compte que cette œuvre consacre la fusion entre le rock traditionnel et la trance, fruit de la house. « Scremadelica » avait bénéficié de la mise en forme de deux producteurs. Tout d’abord, Jimmy Miller, plus connu pour son travail auprès des Stones (NDR : une influence basique chez Primal Scream) et Andy Weatherall, un dj londonien qui entamer, en parallèle, une carrière individuelle, début des années 90.

Et dans le cadre des Lokerse Feesten, Primal Scream jouera « Screamadelica », en live, ce vendredi 27 juillet.

 

mercredi, 04 mai 2011 17:41

The Ultimate Collection

La dernière compile consacrée à Sade remonte à 1994. Depuis, Helen Folasade Adu a quand même publié deux albums, dont le dernier « Soldier of love », l’an dernier. Un disque de toute bonne facture, même s’il ne recelait pas de tube en puissance. « The Ultimate Collection » épingle donc toutes les chansons qui ont marqué la carrière de la Britannico-nigériane. Dont les inévitables « Your love is king », « Smooth operator », « The sweetest taboo » ou encore « Hang on to your love ».

Le plus intéressant procède de la présence de deux chansons inédites. Soit l’électro-orientaliste « Love is Found » (Natacha Atlas ?) ainsi que le langoureux et minimaliste « I Would Never Have Guessed »). Mais aussi un remix de « Your side » opéré par The Neptunes et un autre de « The Moon And The Sky », pour laquelle elle a reçu le concours du rappeur Jay-Z. Sans oublier la cover romantique du « Still in love with you » de Thin Lizzy (NDR: qui a dit un slow crapuleux?)

mercredi, 04 mai 2011 17:20

Metallic Spheres

La rencontre entre le guitariste du Floyd, David Gilmour et The Orb, institution dans l’univers de l’ambient house a donc accouché de cet opus. Un disque découpé en deux volets, comme sur un 33tours. Le premier s’intitule ‘Metallic’ et le second ‘Spheres’. Quarante-huit minutes en tout. Résultat des courses ? Un opus de musique planante, tantôt imprimée sur un tempo répétitif ou abordée dans l’esprit de Tangerine Dream voire d’Ash Ra Temple, sur lequel Gilmour vient poser ses gémissements électrifiés de gratte. Les accords de sèche sont dispensés par un autre invité. Il y a même un sample d’une chanson de Graham Nash sur “Hymns To The Sun” (NDR : ah oui, j’allais oublier chaque face est quand même sous-titrée distinctement !?!?!?!) Idéal pour diffuser dans un bistrot (neo)babacool, mille pétards…

Des compiles consacrées à Roy Orbison, il doit certainement en être sortis plus d’une vingtaine. Celle qui nous concerne se focalise sur les 20 plus gros hits commis par le célèbre chanteur/compositeur/guitariste texan entre 1960 et 1964, et publiés sur le label Monument. Les versions ont été conservées sous leur forme mono, même si apparemment, elles ont été remasterisées. Vous y retrouverez les inévitables « Only the lonely », « It’s over », « Blue bayou » et surtout le célèbre « Oh, pretty woman » tube qui avait servi de bande sonore au célèbre film « Pretty Woman », mettant en scène Richard Gere and Julia Roberts.

Elvis Presley considérait cet artiste comme son unique rival vocal. Et finalement, en écoutant ce recueil, il n’avait pas tout à fait tort.

Superbe coffret incluant le deuxième et le troisième album de Pearl Jam (« vs » et « Vitalogy », tous deux produits par Brendan O’Brien) ainsi qu’un elpee immortalisé en public, à Boston, le 12 avril 1994, « Live at the Orpheum Theater ». Le tout enrichi de photos et de ses inévitables bonus tracks.

« vs » est le deuxième premier elpee de la bande à Eddie Vedder. Il fait suite à « Ten ». Trois plages supplémentaires sont incluses : une adaptation acoustique de "Hold on", "Cready stomp" et la cover du "Crazy Mary" de Victoria Williams. Première constatation, les influences ne sont plus exclusivement ‘grunge’, mais tout en conservant son intensité sauvage et métallique, elles embrassent un format davantage rock. Ce qui n’empêche pas le groupe de concéder l’un ou l’autre morceau plus paisible…

« Vitalogy » remonte à 1994. Une véritable claque. Ce qui était loin d'être prévisible. Parce que l'ensemble était encore, quelques mois plus tôt, au bord de la rupture. Entre-temps, Kurt Cobain s'était donné la mort. Un choc terrible pour Eddie Vedder, qui au fil du temps, s'était lié d'amitié avec le leader de Nirvana. Cette tragédie avait donc quelque peu remis Pearl Jam sur les rails. Pourtant, l’enregistrement de "Vitalogy" ne s’était pas déroulé dans une bonne ambiance. Parce que le spectre de Kurt continuait à planer tout au long de ces sessions. D’ailleurs on ressent très fort cette impression sur les quatorze chansons de cette œuvre, partagée entre compos percutantes et ballades émouvantes. Un opus pas toujours très abordable cependant, il est vrai. Mais chargé d'un feeling incroyable. Eddi Vedder y vomit sa colère et sa douleur avec une rage et une férocité désolée, sinistre et traumatisante. Les guitares se chargeant d'entretenir l'intensité malveillante, profanatrice, sanglante et vitale au rock de Pearl Jam !

Trois morceaux complémentaires également : une version alternative de "Better man", une autre de "Corduroy" et la démo de "Nothingman".

Venons-en à l’elpee live. Chargé d’intensité électrique, il reflète toute la fureur et le potentiel dont est capable de dispenser Pearl Jam, en live. Que ce soit les musicos ou Eddie Vedder, à travers sa performance vocale ou ses lyrics engagés. En outre, il épingle une superbe cover du "Sonic reducer" des Dead Boys, au cours de laquelle Mark Arm de Mudhoney vient les rejoindre sur les planches. Mais bien sûr, une sélection idéale puisée au sein du tracklisting des trois premiers opus.

Un nouvel album est donc bien en préparation. Et on l’attend impatiemment…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Welcome convalescence

South San Gabriel est le projet de Will Johnson, le leader de Centro Matic. Il y consacre ses chansons les plus calmes, les plus mélancoliques. A sein du line up, on y retrouve, bien sûr, ses fidèles musiciens. C'est à dire Matt Pence, Scott Danbom et Mark Hedman ; mais également quelques invités de marque. Chris Pladival, le percussionniste/bruitiste de Stumptone qui avait participé à l'enregistrement du précédent opus, a cédé le relais au joueur de pedal steel Joe Butcher (Pleasant Groove), à celui de slide Brent Bent (Slobberbone), ainsi qu'au guitariste Bryan Vandivier (Wiring Prank). Première constatation, la technologie moderne y est plus présente. Un peu comme sur le fameux album de Wilco, " Yankee hotel foxtrot ". Et la comparaison n'est pas usurpée ! Des pépiements électroniques parsèment ainsi l'opus. Et en particulier sur l'angélique " New Brookland ". Ensuite, chez " Everglades ", une compo de plus de 8 minutes qui parvient à conjuguer vibraphone et steel. Des pépiements qui me font penser au clapotis de l'eau qui caresse le rivage avant de se transformer en battements de cœur. Epique, subtile, la mélodie de cette chanson me fait, en outre, penser à un Neil Young circa " Heart Of gold ". " Smelling medicinal " et de " The splinter angelic " constituent cependant, et à mon goût, les deux meilleures compositions de l'elpee. La première parce qu'elle est à la fois belle et contagieuse. La seconde parce que, tout en épousant la formule du crescendo, elle parvient à trouver le parfait équilibre entre violon grinçant et guitare acoustique, sur fond de bruitages, palabres et de feedback. Un crescendo qui balise également " Saint Augustin ", une plage hantée par un piano tellement limpide. " Ariza/184 " constitue le titre le plus curieux. Will y chante a cappella sur crachotements sonores. Tout au long de ces chansons spectrales, déchirantes, visionnaires, dont les lyrics parlent de séparation, de désolation, de désespoir et de mort, on a l'impression que Will chante dans son sommeil. Des mélodies aux lyrics sombres, poétiques, qui se consument lentement au cœur de paysages claustrophobiques et poussiéreux. Un bien bel album !

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Six teaspoons of eiran cari

Vous pleurez la disparition de Dead Can Dance ? Séchez vos larmes, Soysoy devrait verser du baume dans votre cœur. Un groupe belge. Issu de Bruxelles. Enregistré en 2001 dans leur propre studio, " Six teaspoons of eiran cari " constitue leur premier album. A l'époque, le line up se limitait encore à un duo : Cécile et Franck. Et à une boîte à rythmes. Depuis, Sylvain est venu prendre la place aux drums. Mais ici c'est déjà une autre histoire qui devrait se prolonger à travers la confection d'un deuxième elpee. En préparation, si vous voulez tout savoir. Découpé en sept fragments, " Six teaspoons of eiran cari est absolument superbe ". Si, si, croyez-moi ! Et je pèse mes mots. Le seul reproche qu'on pourrait adresser au groupe, c'est de ne pas trop être dans l'air du temps. Mais l'opus est tellement bien fait, qu'on en oublie la temporalité. Dead Can Dance, Soysoy leur emprunte d'abord la conjugaison vocale opérée entre Lisa Gerrard et Brendan Perry. La voix éthérée, flottante, fragile, ‘miaulante’ de Cécile et le baryton de Franck, capable de passer en falsetto, n'ont pas grand chose à leur envier. Solennelle, empreinte d'accents mystiques, la musique est inspirée par les musiques traditionnelles ; et en particulier irlandaise, bulgare, mongole, galicienne et orientale. Ils reconnaissent cependant bien d'autres influences. En les sélectionnant, je pointerai le doigt vers collection d'Arnell-Andréa, Bel Canto, les Cranes et plus précisément Cocteau Twins. A cause des guitares cinglantes, bringuebalantes qui sculptent les mélodies intrigantes, tourmentées, tramées comme des mélopées incantatoires. J'ai quand même particulièrement flashé sur " Loonontahi ", un titre beau et hypnotique à la fois. Et si le reste n'a pas l'intensité de ce fragment, il en a la passion. A suivre de très près, c'est une certitude !