L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Ora Cogan
L7

Rémingway

Tic Tac etc...

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« Tic Tac etc… ». C’est qu’il file, parfois, le temps. Et vite. Cet album de Rémingway retrace des instants passés, des morceaux de vie. Tantôt drôles, tantôt nostalgiques, les paroles visent souvent juste: « toujours toute seule au premier rang, avec appareil dentaire, évidemment » (« Bristole »). Les membres du groupe citent comme influence les Beatles, M, Noir Désir, Souchon ou encore les Innocents. Il y a effectivement un peu de ça sur nombre des titres de l’album… Mais d’où sort « Sa majesté » ? Car si les autres chansons de l’album ne révolutionnent pas le style pop-rock, le titre « Sa majesté » étonne. Simple mais accrocheuse, la mélodie attire dès les premières notes. Quant à l’histoire, truffée d’anecdotes, elle raconte celle d’un garçon d’étage et d’une maîtresse de maison: ‘Quand ses vingt ans sur son visage, au miroir se refont une beauté, moi dans le noir je fais un stage d’œil à rincer’ ou ‘J’aurais juste été de passage, puis garçon d’honneur ou de café. Mais la belle un soir demanda un massage et fut, dit-elle, enchantée’. Si « Sa majesté » est incontestablement le titre phare de « Tic Tac etc… », les autres chansons n’en demeurent pas moins de bonne qualité. La forte présence des cuivres (trompette, trombone, …) ajoute beaucoup au dynamisme de l’album.

Lullaby

Ep

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Lullaby est un trio originaire de Dijon (France). Le groupe s'est formé à la fin de l'été 2005. En avril 2006, le trio autoproduit l'enregistrement de son premier maxi de 7 titres. Leur volonté est, désormais, de défendre leurs morceaux sur scène. Difficile d’imaginer, à l'écoute de ce maxi, que son enregistrement a été opéré alors que le groupe comptait moins d'un an d'expérience. L'influence de Muse est palpable, mais sans se laisser aller à la facilité de l'imitation ; car Lullaby crée une ambiance personnelle. L'atmosphère sombre émanant de ce premier opus en fait toute l'originalité. De plus, la voix du chanteur (Brice) se pose parfaitement sur les morceaux. On sent, toutefois, que son timbre se cherche encore ; notamment lorsqu’il monte dans les aigus. A l’instar de titres comme « Lost » et « Maybe Alive ». Le plus surprenant chez ce trio reste la maturité de leur ligne musicale. Les intros et les instants instrumentaux sont parfois plus intéressants que les morceaux chantés. Et je pense tout particulièrement à « My Testimony ». La musique du groupe oscille entre psyché, indie-rock, pop et métal. Le passage de l'un à l'autre est très fluide et ne nuit pas à l'écoute. Au contraire, ces variations rendent la solution sonore plus intéressante. Au final, même s'il est difficile de définir le genre du groupe, il paraît clair que leur univers n'a pas dévoilé toutes ses facettes et mérite de s’y intéresser de plus près.



Blue Velvet

Blue Velvet

Un duo liégeois aux influences ‘lynchiennes’, qui joue du pop-rock à tendance acoustique. Si la voix de Mirco rappelle celle de Redboy (My Little Cheap Dictaphone, Hollywood Porn Stars) et l’instrumentation le meilleur de cette scène Jaune Orange, il y a ce petit côté ‘waitsien’ qui fait la différence. Un peu comme à Anvers, il y a dix ans, et ce n’est pas un hasard : Rudy Trouvé, l’homme à tout faire du rock à la flamande (de dEUS à Prima Donkey), a joué les ‘artistic director’ lors de l’enregistrement de ces trois titres. Qui augurent d’un beau parcours, du moins c’est ce qu’on leur souhaite… Ils viennent d’être sélectionnés pour le Concours Circuit 2006 et seront à l'affiche des showcases du Conseil de la Musique. On en reparlera.

G Minds

Wish Of Never EP

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« G » pour « Genuine » peut, à priori, paraître ambitieux, voire prétentieux. Le fait est que les G Minds peuvent, sans aucun souci, se le permettre. Agréablement surprenant et mature, le premier essai studio du quartet allie à merveille un duo de voix symbiotiques à des mélodies lénifiantes. G Minds est, assurément, un groupe à suivre à la loupe.



Sam VerleN

La mise à monde

Écrit par

Sam VerleN est breton et sa musique lui ressemble. A des sonorités modernes (cuivres, guitare, batterie) viennent s’intégrer des instruments traditionnels (accordéons, bohdran). Sur ses musiques tantôt festives, tantôt touchantes, il vient poser des mots, des mots de têtes comme des mots doux. De fable folle fine et fantasque (« La fée ») en confession amoureuse (« Ma maîtresse »), Sam VerleN trace son petit bonhomme de chemin, quelque part entre La Rue Kétanou et Vincent Delerm. ‘Ceux qui louvoient, ceux qui gravitent, seulement là où ça leur profite, j’évite. La sérénité, le bon temps, les jours heureux depuis longtemps, j’attends.’ (« Je »). Sam VerleN élude et encaisse, pleure et écrit, part et chante. Et sa musique est mise à monde.



No Polyester

Demo

Écrit par

Où auriez-vous déjà entendu ce morceau? Dans Dawson ou autre série pour teenagers du genre? Non, mais il est vrai que la musique de No Polyester (un quintet batave) serait parfaite pour ce style télévisuel : une pop rythmée, propre, sympathique et efficace mais sans originalité particulière. Malgré ce bémol, le format plutôt commercial des titres réunis sur ce disque pourrait facilement alimenter… la bande FM.



Carnaud

Le bal des éclopés

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Fondé en 2005, Carnaud est le fruit de la rencontre entre Pascale Del-Arco, auteur/interprète fortement inspirée par Renaud, et Eric Antigny, compositeur ayant milité au sein de diverses formations musicales. Un an après la naissance du groupe, il nous propose son premier opus. Quoique de tendance pop-rock, la musique lorgne nettement du côté de la variété française. Et si les textes sont intéressants, abordant divers problèmes de société, les compos manquent manifestement d´originalité. En outre, le timbre vocal du chanteur est plutôt disgracieux. Néanmoins, il faut rappeler que « Le bal des éclopés » n´est que le premier essai de ce jeune groupe. Laissons donc lui encore un peu de temps pour faire ses preuves…



Vendredi Simple

Cahokia

Écrit par

Lauréat ‘Paris Jeunes Talents 2003’, Vendredi Simple pratique une musique puissante, romantique et espiègle (NDR : c’est la bio qui le dit !) à la croisée des chemins du rock, de la chanson française, de la dance et du punk. Des influences ? Pixies, Renaud, Clash, Lio, Happy Mondays, The Beatles, Arno, Blur, Pavement, Depeche Mode et surtout Noir Désir. La voix éraillée du chanteur accentuant cette impression tout au long des sept morceaux remuants de « Cahokia », leur premier opus autoproduit. Pas mal…



Steve N Rocca

Les chaînes invisibles

Écrit par

Ce jeune chanteur français nous propose un album métissé. Métissage musical tout d’abord, parce qu’il s’inspire de la world, du R’n´b et du reggae. Métissage de la langue également, car il interprète ses chansons tantôt en français ou en anglais. Malheureusement, ce métissage n’a pas atteint le résultat escompté. Un peu trop brouillon à mon goût, l’opus manque de cohérence et aligne des morceaux tirés en longueur. Il y a bien un superbe solo de piano ; et puis le chanteur marque les compos de son empreinte vocale. Il le sait. Ce n’est pas pour rien qu’il a rejoint une chorale dès l’âge de 10 ans. Une expérience qui lui a permis d’effectuer des tournées à travers toute l’Europe, mais aussi en Thaïlande. Cependant, il use et abuse parfois trop de son organe. Les incursions répétées dans les aigus finissent même rapidement par devenir lassantes, voire irritantes. Certains titres en souffrent, manifestement. Paradoxalement, son timbre passe mieux la rampe lorsqu’il s’exprime dans la langue de Shakespeare, évoquant même parfois celui du Lionel Richie de « All night long ».

Félicitons quand même cet artiste pour ce mélange de couleurs et laissons-lui encore un peu de temps pour se perfectionner.

Fleen

Journey in the moods

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Fleen est un groupe issu du nord de la France. Ses quatre membres comptent déjà à leur actif deux albums et deux eps quatre titres. La formation nous propose aujourd´hui un nouvel opus : « Journey in the moods ». Consommant de l´électro aux accents lounge ou rock, ce disque nous rappelle les meilleurs moments de la new-wave issue des années 80. La musique de Fleen évoque également des groupes tels qu´Archive ou Portishead, que Fleen compte d´ailleurs parmi ses influences. L´ambiance de « Journey in the moods » est relaxante et mystique à la fois. Le cd s’ouvre par un morceau instrumental avant d’embrayer par neuf titres chantés tantôt en anglais, tantôt en français par Sandrine Bultez, dont le timbre est proche de celui de Mylène Farmer. Si l´ensemble est généralement plaisant et novateur, on regrettera parfois le caractère peu mélodieux de la voix lorsqu´elle monte dans les aigus. Mention spéciale à « Eternel », chanson la plus réussie de l´album, qui clôture à merveille celui-ci.