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Viagra Boys
L7

Freddy Red & The HotRails

If my first song don't hitcha (demo)

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Alias Rolf Lott, Freddy Red est de nationalité allemande. Leader du New Chump Change, ce chanteur/guitariste s’est établi dans le sud de l'Hexagone, voici déjà quelques années. Freddy Red & Hotails constitue son nouveau projet. Une nouvelle aventure musicale opérée sous la forme d’un trio. Eric ‘Dutch Stonewall’ Litaudon s’y réserve la basse, alors que les drums sont assurés circonstanciellement par Jeff Gauthier ou Stéphane Mekki. Lors de l’enregistrement de cette démo, immortalisée en octobre 2006 et mixée en septembre dernier, Jeff s’est chargé des percussions. Le booklet ne mentionne pas l’identité Rolf/Freddy. Pourtant c'est bien lui qui signe sept des douze plages.

La plage maîtresse ouvre l’opus. Le message de Freddy est clair : ‘Si ma première chanson ne vous plait pas, je me barre’. Pas de souci, c'est une bonne composition, très laidback, légère. Fred chante posément. Empreinte d’une sonorité feutrée, sa guitare ne demande qu'à s'évader. Une excellente mise en bouche ! La musique du trio est assez minimaliste. Pas de fioriture. Volontairement discrète, la section rythmique porte Red, le leader incontesté et incontestable du band. Il tisse de bien jolis sons de sa guitare… de couleur rouge. Son style créatif sert parfaitement une voix assurée et bien expressive. "Three times nothing" maintient l’attention. Mais on passe aux choses sérieuses, lors de la reprise du "I just got to know" de Jimmy McCracklin. L’univers sonore lorgne du côté du quartier westside de Chicago plutôt que vers la banlieue de L.A. Il est vrai que Rolf est un adepte inconditionnel de Magic Sam Maghett ; et cela s'entend. Il y injecte toute sa sensibilité. Il se libère. Pas de filet ! Parfois il est au bord de la rupture, mais jamais il ne perd le contrôle de son instrument. Les Hotrails ont trouvé leur style ; un blues dont l'épicentre de l'inspiration est bien implanté à Chicago. Dépouillé, sans artifice, nonchalant, ce style leur va à ravir et permet au leader d’ouvrir son âme. Son chant désespéré balise le classique "Further on up the road", une cover de Bobby Bland. Au cœur de cette ambiance intimiste, on entend presque le mouvement des doigts de Red qui caresse ses cordes. Ce feeling et cette perfection rappellent le Peter Green des années 60. Des aptitudes également perceptibles sur une autre composition maison : "I give you all I can give". On sent bien l’émotion qui hante Freddy. Aussi bien dans la confection de son solo que lors de ses silences. Des silences qui ont autant d'importance que les notes ; et, croyez-moi, il tient aisément la distance! Il adapte enfin Magic Sam. En l’occurrence "That's all I need". Une ballade soul blues illuminée par la voix chevrotante. Son timbre transpire le vécu. Red vit bien un blues très personnel. Instrumental nerveux, "I need some more" rend hommage au style de BB King. Cet elpee reflète le talent naturel de Freddy. Pas une seule faute de goût n’est à relever. Et tout au long de cette œuvre, il partage bien d’excellents moments en compagnie de l'auditeur. Rolf Lott vit dans le Sud de la France ; et comme tout bon bluesman qui se respecte, il aime regarder les jolies filles locales. Certaines le font même frissonner. Il l’avoue sur "Southern french woman blues", un excellent slow blues au cours duquel il laisse libre cours à ses fantasmes pendant plus de 8'. Musicalement, il respecte un schéma classique, plus proche du quartier sud de Chicago. L'ami Pascal Martin est venu souffler dans son harmonica. Tantôt voluptueusement, tantôt pudiquement. La démo s’achève par une nouvelle version du "Cut you loose" de Mel London, une compo reprise en son temps par Buddy Guy et Junior Wells, ainsi que Luther Allison. Du tout bon blues!    

 

D Hiver Rock 2002 : vendredi 20 décembre

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Dyonisos ayant déclaré forfait, la Maison de la Culture de Tournai avait donc décidé de monter un mini festival regroupant 6 groupes en trois jours. C'est à dire Major Deluxe et Morning Star le jeudi 20 décembre, Raspoutistsa, Mud Flow et Yel le vendredi, et enfin Au Coin de La Rue le samedi. Et il faut reconnaître qu'hormis le samedi, le public a répondu présent.

Major Deluxe et Morning Star à la même affiche se comprenait aisément, puisque les deux formations tournent, depuis quelque temps, ensemble. Et que la plupart des musiciens de Major Deluxe servent de backing group à Morning Star. Enfin pour la tournée. Drivé par le chanteur/compositeur/guitariste tournaisien Sébastien Carbonelle, Major Deluxe aligne la bagatelle de 8 musiciens. Sur scène. Dont un trompettiste et une violoniste. Un line up renforcé épisodiquement par une fanfare de quatre cuivres. Le concept est original. Ce n'est pas tout à fait de l'easy listening. Ni tout à fait de la prog pompée dans la Canterbury School (NDR : pensez à Caravan). Et pas davantage du néo prop pop à la sauce Beta Band. Peut-être un peu des trois ! Le seul hic, c'est que l'osmose entre les différents musiciens ne se produit que trop rarement. Bref, la mayonnaise sonore ne prend pas. Elle reste à l'état d'ébauche. Manque de répétition ? Probable ! C'est une certitude dans le chef de la fanfare, qui n'a jamais si bien porté son nom. Et puis, je pense que pour optimaliser ce concept, il aurait fallu un ingénieur du son balaise. Ou alors deux ou trois complémentaires. 29 curseurs ouverts, faut pas non plus demander l'impossible ! Par contre, je suis convaincu qu'en studio, le groupe aura davantage le temps et la patience de tout bien mettre en place. C'est tout le mal que je leur souhaite…

Auteur d'un premier elpee plutôt bien ficelé (« In place in the dust »), Morning Star peut compter en la personne de Jesse D Vernon, sur un chanteur/compositeur particulièrement talentueux. Un gars de Bristol qui a des planches (NDR : au propre comme au figuré !). Avant de fonder Morning Star, il avait sévi au sein des Moonflowers. Pour la circonstance, son orchestre réunit la plupart des musiciens de Major Deluxe, dont Sébastien à la seconde guitare, une clarinettiste, la bassiste de Mellon Gallia… et parfois aussi la mini fanfare ( ?!?!?!). Objectif : frotter, mixer, confronter les genres, les styles, tisser minutieusement des lignes mélodiques, avant de les laisser s'effilocher au gré de l'inspiration, en prenant bien soin d'en capturer les moments les plus intenses… Malheureusement, si Jesse tire facilement son épingle de jeu, les moments d'intensité sont beaucoup trop rares pour véritablement envoûter. Encore une fois, le manque de communion entre les musiciens y est pour quelque chose…

 

D Hiver Rock 2002 : samedi 21 décembre

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450 personnes le vendredi pour les concerts de Raspoutitsa de Mud Flow et de Yel. On peut affirmer qu'il s'agissait d'un succès. Raspoutitsa ? C'est le groupe né des cendres de Larsen Lupin. Une formation tournaisienne qui a troqué le grunge contre du prog rock. Et je dois avouer que nonobstant le côté un peu revivaliste de leur musique, elle est plutôt bien jouée. Les musiciens sont irréprochables, excellents même, et se complètent comme des vieux briscards. Les ombres d'un Ange et de l'Archange (NDR : Gabriel ?) se mettent même à planer. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes s'il n'y avait la voix de Mathieu. Elle ne colle décidément pas à la musique. Et pourtant, elle est capable de changer d'octave. Ah oui, et les textes. A ses débuts le King Crimson avait eu recours à un parolier. Ne rigolez pas, dans le style, si le groupe parvient à progresser, il va devenir le chouchou de Marc Isaye. Et à l'issue de leur prestation, je n'étais pas le seul à partager ce point de vue…

Mud Flow ? Je ne connaissais que leur premier album. Très pop. Très clean. Très mélodique. Très radio. Quelle n'a pas été ma surprise d'assister à un set ravageur et sauvage, sans pour autant que le groupe ne néglige l'aspect mélodique des compositions. Le quatuor bruxellois nous en a mis plein la vue. Pas étonnant qu'il multiplie les clins d'œil à Placebo à Hüsker Dü, dEus, House of Love et aux Scabs. Et les oreilles, bien évidemment. Son chanteur possède le charisme d'un véritable showman. Le band possède le format international, c'est une évidence.  Et franchement, s'il passe près de chez vous, ne le manquez sous aucun prétexte…

Yel est une valeur sûre du rock belge et francophone, en particulier. Normal, puisque les chansons sont interprétées dans la langue de Molière. Partout où le combo se produit il fait l'unanimité. Il ne lui manque pas grand-chose pour monter d'une division. Sur scène, son style se révèle quand même moins britpop. Enfin, c'est ce que la presse avait décrétée à l'issue de l'écoute de son premier opus (NDR : désolé je suis dans l'incapacité d'apporter mon grain de sel, puisque la promo n'est pas arrivée jusque Musiczine…). Moins britpop et plus passionnel. Dans l'esprit de Noir Désir et d'Aston Villa. Les deux ensemble. Le groupe permet aussi à Claudia, la chanteuse de Starving, de partager l'interprétation d'une compo. Avec beaucoup de bonheur, il faut le reconnaître. En final, Yel montre qu'il est aussi capable de tâter du psychédélisme. Et puis en rappel, il a le bon goût de se libérer sous une forme de punk branché sur un numéro de Téléphone piqué chez lez Pixies.

 

D Hiver Rock 2002 : dimanche 22 décembre

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50 personnes pour assister au set d'Au Coin de La Rue, c'était quand même un peu vide. Les absents ont eu tort. Le trio franco-belge (deux Français et un Belge) expérimente une formule de rock/théâtre très au point, mais qui laisse paradoxalement une large place à l'improvisation. Beaucoup d'humour. De métier, aussi. Pas pour rien qu'il parvient à déplacer la plupart des spectateurs de leur siège vers le devant la scène. Pour s'y asseoir sur le plancher des vaches. Trois excellents vocalistes très complémentaires. Dont les harmonies vocales évoquent tantôt les Frères Jacques, tantôt les Négresses Vertes. Trois instrumentistes (un contrebassiste, un guitariste et un clarinettiste/accordéoniste) qui ne craignent pas de tutoyer tous les styles musicaux. C'est vrai qu'il y a un petit côté hybride dans la musique du combo. Une rencontre entre toutes les cultures qui peuplent l'Hexagone. Avec un sens de la fête, de la répartie, et du spectacle auquel le public est invité à participer (NDR : et participe). Franchement, les absents ont eu tort. Car leur spectacle m'a permis de passer un bon moment. Ce n'est pas non plus à négliger !

 

Festival du Hibou : Girls in Hawaii + Sharko

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Première édition de ce festival organisé par les scouts de Kraainem dans un de leurs locaux patronaux. Un certain nombre de groupes étaient à l'affiche, mais je n'ai pu assister qu'aux deux derniers concerts (NDR : eh oui, j'appartiens à  cette catégorie de gens qui travaillent le week-end). Et j'ai malheureusement manqué le set de Skaira dont on m'a dit le plus grand bien. Je me dois d'abord de vous décrire l'ambiance que je résumerai par les paroles d'une chanson de Nietzsche: 'Les adolescents, je hais les adolescents'. Une grosse partie du public avait beaucoup trop forcé sur les substances illicites et il faut avouer que c'était vraiment le bazar dans la salle.

Venons en au concert. Girls in Hawaii pour commencer. J'avoue : ils pourraient chanter « Tata yoyo » en version trash métal que je serais subjuguée. Pourquoi? Ils ont un talent fou. J'ai assisté à quatre de leurs sets, au cours des derniers mois. Et aucun concert n'était semblable. Que ce soit face à 50 personnes dans une salle perdue au fin fond des Flandres (Hoogstraeten) ou devant 1500 personnes à l'AB. Ils se renouvellent, explorent, détonnent. Et explosent. Un vrai bol d'air frais. Ce soir, ils nous ont gratifié, d'entrée de jeu, d'une nouvelle chanson. Qui s'inscrit dans la  lignée de ce qu'ils ont fait jusqu'à ce jour. Et leur bassiste s'est jeté dans la foule (NDR : l'influence d'Enhancer??) lors du morceau instrumental qui l'envoie généralement dans les coulisses. Sublime !

Sharko clôturait l'affiche. J'aime bien sur disque. J'aime bien en concert. J'aime bien David, le chanteur, qui a l'air déprimé au dernier degré, mais reprend toujours confiance en lui sur scène. Mais il nous sert toujours les mêmes trucs, les mêmes 'hehoooo' pendant les mêmes titres. Désolant, car il a un réel talent. Et puis surtout, ses chansons sont vraiment intenses. Surtout celles de son deuxième album. Et je pense tout particulièrement à « I get down ». Dans un futur porche, vous pourrez facilement vérifier ces propos, car Sharko accomplira une tournée des ducasses au cours du printemps.

 

D Hiver Rock 2006 / Cerise sur le gâteau : Zita Swoon - A band in a box...

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Cerise sur le gâteau, la troisième et dernière journée du festival D'hiver Rock accueillait Zita Swoon dans le cadre de sa tournée « A band in a Box ». Un concept dont le principe repose sur le désir de vouloir abolir la distance entre l'artiste et les spectateurs, en se produisant au milieu du public, avec le minimum de matériel possible. Une amplification réduite, quelques moniteurs et un light show limité à sa plus simple expression, au travers duquel la musique est proposée sous sa forme la plus dépouillée.

C'est entouré d'une foule en majorité assise sur le sol (NDR : on se serait cru revenu à l'époque des groupes prog du début des seventies) que Stef Kamil Carlens se présente, armé de sa guitare. Il est alors seul pour interpréter sa première chanson, « Hey you, whatsdoing ». Une ballade feutrée, intimiste, qui donne le ton de ce début de set. Le groupe entre ensuite en scène : Aarich Jespers aux drums, Bjon Erikson à la guitare ou aux claviers, Tomas de Smet à la basse ou à la contrebasse, Tom Pintens (un bonnet sur la tête) à la guitare, aux claviers ou à la clarinette, ainsi qu'un percussionniste disposant d'une panoplie d'instruments insolites. Sans oublier, bien sûr, les trois choristes. Les sœurs Gijsels. De jolies métisses, élégantes et sexy dans leurs longues robes fleuries et dont les voix gospel apportent une coloration savoureusement exotique à la musique de Zita Swoon. Bref, un régal pour les yeux et les oreilles. D'autant plus que le son est absolument parfait… Et toute cette équipe nous entraîne dans une ambiance soul, nightclubienne à travers « Intrigue », un morceau chanté dans la langue de Voltaire. Et c'est encore en français que Stef interprète « De quoi a besoin l'amour », une compo flamboyante au cours de laquelle Tom est passé à l'accordéon. A cet instant, Carlens a déjà abandonné sa six cordes depuis un bon bout de temps. Nonobstant l'alternance des climats, qui oscillent du jazz au rock en passant par le r&b, le swing et la pop, on sent que l'ambiance commence à  monter. Et ce n'est pas la cover acoustique du « By the rivers dark » de Léonard Cohen, plus proche d'un Peter Hammill que du poète canadien ou Stef jouant du mélocica à la manière du joueur de flûte d'Hamelin, qui tempère la montée de fièvre. Une fièvre communiquée par les vahinés qui invitent le public à se lever et à danser. Une invitation à laquelle il se plie de bonne grâce lors de l'inévitable « My bond with you and your planet : disco ». Stef tourne parfois autour du band en se servant d'un tambourin oriental (NDR : assez mal en point, il faut le reconnaître). Et c'est la fièvre lorsque le band s'attaque aux deux morceaux de Moondor Jr, « Jintro » et « The Ricochet », ce dernier s'achevant sur un tempo tribal digne de Santana. Le groupe retrouve alors une certaine quiétude pour attaquer les covers dont « You're a big girl » de Dylan, et en rappel le « Raining pleasure» des Triffids ou encore « The night » de Morphine. Le public est conquis par la prestation en tous points remarquable de Zita Swoon. Et dire que ce n'était pas sold out !...

 

Festival Couleur Café - Jour 2 : Samedi 1er juillet 2006

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Le festival Couleur Café rempile pour une deuxième journée aussi chaude que la première. Après avoir goûté aux saveurs internationales de la 'rue du bien manger' et une petite visite des activités extramusicales (l'expo, le village ONG, le marché, etc.), les festivaliers sont fins prêts pour une longue journée de musique aux accents majoritairement hispaniques.

A 17h, le gantois Gabriel Rios prend possession du chapiteau Titan afin de faire vibrer le public de ses compositions alliant subtilement pop et salsa qu'il chante tantôt en anglais, tantôt en espagnol. Le jeune homme semble avoir pris bien de l'assurance sur les planches. En effet, deux ans plus tôt, lors du Couleur Café, ce timide personnage s'était caché derrière sa guitare. Aujourd'hui il s'est transformé en showman n'hésitant pas à occuper tout l'espace qui lui est conféré et balançant des morceaux tels que « Catastrofe », « Unrock » ou encore son tube « Broad Daylight ».

Ensuite, direction chapiteau 'Univers' afin de danser sous les rythmes dub et reggae de Dub Incorporation. Au milieu de la foule tout le monde sautille. Certains connaissent déjà par cœur certaines des compositions des Français qui s'étaient produits à guichets fermés, quelques mois plus tôt, à la Rotonde du Botanique. Sympa sans être impressionnant, le set de la formation multiculturelle est parvenu à entretenir une ambiance bon enfant représentative de l'esprit du festival.

Off The Record, quatuor qui se produisait dans le superbe nouveau décor de l'electro-world, a laissé pantois plus d'un festivalier. S'appuyant uniquement sur leur talent vocal, les membres de cette formation délivrent un impressionnant concert de beatboxes humains, sans s'essouffler une seule seconde.

Surnommée la muse de Manu Chao, Amparanoia devait faire face au plus gros défi du festival : jouer en même temps que le match Brésil/France ! Et au vu du monde rassemblé sous la tente 'Univers', elle a accompli un assez bon boulot. De par son mélange de rock, ska et salsa, la Madrilène est parvenue à capter l'attention tandis que, juste à quelques centimètres de l'Univers et devant l'écran géant s'agglutinait une ahurissante marée humaine. A en croire les couleurs dominantes de ce rassemblement, une large majorité des festivaliers ont dû être bien déçus !

Après un joli feu d'artifice, les supporters brésiliens auront eu le choix de se consoler entre les sons rocksteady de Lee 'Scratch' Perry ou les rythmes salsa (encore !) de Sergent Garcia. Le set du premier cité fut quelque peu mou. Le second, qui refermait cette seconde journée, fut par contre un peu plus intéressant. De quoi bien conclure cette journée, un peu plus calme que la première.

 

Festival Couleur Café - Jour 3: Dimanche 2 juillet 2006

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C'est à guichets fermés et sous un soleil des plus éclatants que se déroule le dernier jour du Festival Couleur Café. 25.000 festivaliers se sont donc donnés rendez-vous ce dimanche afin de profiter d'une affiche exceptionnelle et de l'ambiance unique d'un événement qui l'est tout autant.

Début des festivités à 16H15. Saule et ses pleureurs envahissent un chapiteau Fiesta enthousiaste. Baptiste Lalieu enchaîne tranquillement les tubes de son premier album en réservant une surprise de taille aux festivaliers présents. Alors qu'il entame une reprise plutôt rock'n'roll de « Banana Split », l'interprète originelle débarque sur la scène pour pousser la chansonnette en compagnie du groupe. Lio, acclamée par le public, interprétera également un second titre, « Le baiser ». Terminant son set bien plus tôt que prévu, le groupe reviendra lors d'un petit rappel au cours duquel il interprétera « L'opéra », à la demande générale du public.

Malgré la chaleur étouffante, le chapiteau 'Titan' est pris d'assaut par la foule venue acclamer des Louise Attaque au sommet de leur forme. Les plus courageux, à l'étroit au centre, entonnent en sautillant les « Savoir » et autres « Je t'emmène au vent », servis avec énergie par le combo français, tandis que les Saïan Supa Crew font vibrer le chapiteau 'Univers'.

L'événement de la journée sera sans conteste la présence de Tracy Chapman. Devant un 'Titan' encore plus bondé que lors du set de Louise Attaque, la jeune femme enchaîne pour un public déjà conquis ses plus grands classiques dont « Baby Can I Hold You », « I'm Ready » ou le très attendu « Talkin' Bout A Revolution » ainsi que quelques morceaux de son dernier album en date, « Where You Live ».

Les choix de la journée ont été assez pénibles puisqu'au même moment sous le 'Fiesta' se déroule le concert des Hurlements d'Léo suivi de très près de Vive La Fête. Le terrain du festival se transforme d'ailleurs, à cette occasion, en dancefloor géant. On retiendra essentiellement la prestation d'Els et de ses comparses de Vive La Fête qui, grâce à leur electro-pop addictive, ont réussi à convertir le chapiteau 'Univers' en une véritable discothèque, injectant aux festivaliers dégoulinants de sueur une bonne dose de BPM.

Enfin, le festival refermera ses portes au son des rythmes tribaux de Afrikali et des funky vibes du grand George Clinton et de son P-Funk Allstars qui serviront, comme d'habitude, une (très) longue intro avant de laisser la place sur l'avant-scène au père du tubesque « Give Up The Funk ».

C'est donc une édition exceptionnelle du festival qui se clôture, laissant derrière elle des festivaliers plus que comblés. Vivement l'an prochain, en croisant les doigts pour que le temps radieux soit toujours de la partie!

 

Festival Trans Musicales 2006 : samedi 9 décembre

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Pour leur dernière soirée, les Trans Musicales s'annoncent électro-rap ! Il suffit de jeter un rapide coup d'œil à la programmation pour s'en assurer : Easy Star All-Stars, Aufgang, Justice, Keny Arkana, Nouvel R... Quelques moments rock sont tout de même prévus. Notamment la prestation très attendue de Kaiser Chiefs et les brésiliennes de CSS, entre autres. L'affluence est d'ailleurs à son comble…

Nouvel R lance le bal. Pas moins de sept silhouettes se dessinent très vite sur scène ; les vibrations d'une ligne de basse groovy résonnent et pas moins de quatre MC's balancent leur bagout en manifestant une aisance, un phrasé et une énergie étonnants. Quel plaisir, d'ailleurs, de retrouver l'indomptable talent d'Ezra, le human beatbox virtuose déjà vu sur scène la veille ! Tous s'affairent autour du DJ central et nous imposent avec force leur hip-hop efficace. Démarrage de la soirée en beauté !

Alors que DJ Medhi vient tout juste de terminer son set dans le grand hall, c'est au tour des trois Luxembourgeois d'Aufgang de livrer leur art aux Rennais, venus ce soir en force. Deux interprètes communiquent par pianos à queue interposés, tandis qu'Aymeric Westrich imprime le tempo de ses machines. Une formation plutôt surprenante responsable d'une musique qui n'en est pas moins variée et audacieuse ! Les influences oscillent visiblement de la house au jazz, en passant par la world music ; et force est d'admettre que le tout fonctionne plutôt bien, malgré l'atmosphère on ne peut plus froide émanant de la scène.

Après maintes hésitations, le nez pointé sur la programmation, je me décide et me dirige vers le hall 3 où les très attendues brésiliennes de CSS (sans oublier le seul membre mâle de la troupe, préposé à la batterie) vont débuter leur set quelques minutes plus tard… choix judicieux vu la foule déjà agglutinée dans la fosse ! Sans aucun doute, la curiosité est de mise dans la salle et le public ne sera pas déçu par la prestation scénique de ces demoiselles ! Elles crachent sans vergogne leurs chansons courtes et efficaces, aux paroles qui peuvent parfois laisser à désirer. Les Sud-Américaines ne sont en effet pas là pour se prendre la tête comme l'annonce leur « CSS Suxxx » en ouverture, mais bien plus pour s'amuser et entraîner le public dans leur délire… et ça marche ! Il faut dire que la chanteuse sait s'y prendre : boostée par une énergie incroyable et increvable, elle danse, sautille sur scène et fonce dans le public sans retenue… tout en chantant tube après tube. Plus que pour leur musique, on apprécie CSS pour leur spectacle.

C'est ensuite au tour des Anglo-saxons de Kaiser Chiefs de devoir faire ses preuves sur scène ! Très attendus dans le hall 3, ils ne déçoivent pas et sont à l'image du public rennais de ce samedi soir : sauvages et énergiques. Si leur musique n'apporte guère d'originalité dans la très convoitée scène rock anglaise du moment, il convient d'admettre que Kaiser Chiefs est un excellent groupe de scène qui se nourrit du public ; et ce dernier le lui rend d'ailleurs bien.

Rassasiée, je quitte le parc expo et laisse les plus courageux vibrer le reste de la nuit aux sons des platines…

Les Nuits Botanique 2006 : mardi 2 mai. Monsters In Live

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Soirée assez spéciale pour le Mons Orchestra, dans le cadre des Nuits Botanique. Entre le calme religieux des compositions de Venus et les accords éclatants de Dionysos, c'est au Cirque Royal, salle à la configuration ignoble, que leur talent allait être mis à rude épreuve. 

Première partie de la soirée, Venus. Lumière tamisée rouge pour la présentation de leur dernier-né, « The Red Room ». Une partie de l'orchestre prend place et débarque ensuite sur scène un Marc Huygens plus vivant que d'habitude. Enchaînant quelques titres du nouvel album, le chanteur s'adresse au public : 'On m'a dit que je ne parlais pas beaucoup' avant de poursuivre sur le bien envoyé 'Un chanteur, c'est pas fait pour parler, non ?'. Et au public d'acclamer ensuite les « Beautiful Day » et autres morceaux du premier album que le groupe n'avait plus joué depuis longtemps. Après un petit rappel, le groupe cède la scène l'esprit tranquille en laissant derrière lui un public conquis. 

Une petite demi-heure plus tard, le Mons Orchestra, au grand complet cette fois, reprend place. La tension monte au fur et à mesure que les membres de Dionysos apparaissent sur scène. Triomphants avant même d'avoir entamé la moindre note, les Français démarrent le set par un « John McEnroe » puissant à souhait. L'assistance s'emballe et du haut du balcon on peut voir un bon 3/4 du parterre sautiller de joie en synchro avec Mathias, véritable pile sur pattes. Après une rapide présentation du Mons Orchestra, rebaptisé naturellement le 'Monstre Orchestra' pour l'occasion, l'intro de « Giant Jack » glisse lentement sur les cuivres avant de laisser exploser les distos aux visages extatiques du public qui n'attendait apparemment que ça. Le groupe parcourra ensuite  la quasi-intégralité de « Monsters In Love », leur dernier essai en date, sans laisser de place aux vieux morceaux. De « L'homme qui pondait des œufs » au bref  final a cappella de « Tokyo Montana », Mathias et sa bande confirmeront leur statut d'entertainers. Et en parlant d'entertainment, on retiendra surtout leur grande innovation, le pogo silencieux, auquel le public s'est adonné avec joie l'espace de quelques secondes. Impossible également d'échapper au stage-diving et à l'inévitable passage acrobatique du chanteur à l'étage du dessus, sorte d'amendement pour avoir qualifié de 'vieux' le public qui se trouvait, souvent malgré lui, dans les affreuses corbeilles du Cirque Royal. Après un poignant « Neige » final, dédié à son père, Mathias reviendra ensuite, suivi de sa troupe, pour un rappel d'anthologie. Une version de près d'une demi-heure de « Song For Jedi », il n'en fallait pas plus pour contenter ceux qui attendaient avec impatience que le groupe joue de vieux titres. 

Quant au Mons(tre) Orchestra, il a su créer tout au long de la soirée une véritable synergie entre les mélodies des deux formations et leurs propres arrangements, faisant de ce concert une expérience inoubliable, tant pour le public que tous ceux qui furent sur scène ce soir-là.