Le cœur brisé de Peter Kernel

Le groupe Peter Kernel vient de partager le single « Heartbreak ». Accompagné d’une vidéo, il raconte le chagrin d'amour non comme un événement soudain, mais comme une présence familière et récurrente, une habitude difficile à abandonner, faite de désir, de…

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Bernard Dagnies

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mercredi, 01 mai 2019 11:25

Back to the roots pour The Black Keys…

Le nouvel elpee des Black Keys paraîtra ce 28 juin 2019. Cinq ans après avoir publié son dernier album, Dan Auerbach et Patrick Carney ont décidé d’en revenir aux racines du rock, style adopté à leurs débuts. Dan Auerbach explique : ‘Quand nous sommes ensemble, nous sommes les Black Keys, c’est là que réside la véritable magie, et ce depuis nos seize ans.’ Après « Lo/Hi » (en écoute ici), le groupe dévoile aujourd’hui un nouvel extrait de l’album : le titre « Eagle Birds » (en écoute là).

« Let’s Rock » a été écrit, enregistré en live et produit par Dan Auerbach et Patrick Carney aux studios Easy Eye Sound à Nashville. On y retrouve Leisa Hans et Ashley Wilcoxson aux chœurs. ‘Le disque est comme un hommage à la guitare électrique’, déclare, à son tour, Carney, ajoutant ‘Nous avons adopté une approche simple et avons éliminé tout le superflu, comme nous le faisions auparavant’.

Tracklisting

1. Shine A Little Light
2. Eagle Birds
3. Lo/Hi
4. Walk Across The Water
5. Tell Me Lies
6. Every Little Thing
7. Get Yourself Together
8. Sit Around And Miss You
9. Go
10. Breaking Down
11. Under The Gun
12. Fire Walk With Me

 

 

Le prochain album de Violent Femmes paraîtra ce 26 juillet. Intitulé “Hotel last resort”, ce sera son dixième. La bande à Gordon Gano a reçu, lors des sessions, quelques collaborations, dont celle de Stefan Janoski, skateur professionnel, qui prête sa voix à une nouvelle version du classique du groupe, « I’m Nothing », un titre qui figurait sur l’album « New Times », paru en 1994. Et cette chanson va servir de B.O. pour un clip promotionnel, tourné dans le cadre d’un partenariat avec Nike et bien sûr le célèbre skateur.

Mais le concours le plus marquant est sans doute celui de Tom Verlaine, qui vient donner un coup de guitare sur le titre maître, un morceau doublé d’un clip à découvrir ici

 

 

Le septième opus de Lamb, « The secret of Letting go », paraîtra ce 26 avril 2019. Une œuvre aux compos tour à tour contemplatives ou ensoleillées, censées refléter des moments d’abandon extatiques, et traversées par la voix lunaire de Lou Rhode qui prend alors son envol pour combler les moments de silence…

Le clip de « Moonshine”, featuring eat Cian Finn est disponible ici

Tracklisting

1. Phosphorous
2. Moonshine
3. Armageddon Waits
4. Bulletproof
5. The Secret of Letting Go
6. Imperial Measures
7. The Other Shore
8. Deep Delirium
9. Illumina
10. The Silence In Between
11. One Hand Clapping

Lamb se produira à Louvain, ce 1er août 2019 dans le cadre du festival M-IDZOMER.

 

Le troisième album de Juju paraîtra ce 29 mai 2019. Intitulé « Maps and Territory », il a bénéficié du concours de Jonathan Donahue (Mercury Rev) et Goatman (Goat) à la mise en forme.

Fruit d’un mix entre néo-psychédélisme, folk méditerranéen, new wave et polyrythmes africains, le son de Juju est maintenant déconstruit, rassemblé et élargi, allant même jusqu'à pénétrer au sein du territoire du jazz, grâce à la contribution du compositeur avant-gardiste Amy Denio.

Le premier single, « I’m in trance », doublé d’un clip, est disponible ici

 

 

 

mardi, 30 avril 2019 17:19

Love Bites (reissue)

Gravé en 1978, “Love bites” constitue donc le deuxième long playing des Buzzcocks. A l’époque, Pete Shelley (NDR : pour rappel, il est décédé le 6 décembre 2018) est vidé et déprimé par le rythme infernal causé par l’accumulation des tournées, les sessions d’enregistrement et l’écriture de nouveaux morceaux. Probablement aussi par la consommation de LSD. Les sessions sont laborieuses. Et pourtant, le résultat est épatant. Martin Rushent est à nouveau à la mise en forme, mais il a totalement cerné le potentiel du groupe.

L’elpee recèle deux instrumentaux, « Walking distance » et « Late for the train », ce dernier s’inspirant manifestement du krautrock de Can ; mais surtout des titres vivifiants, fiévreux, sculptés dans les riffs de grattes jumelés et soignés, ceux de Diggle, minimaux, tranchants et hachés deviendront même une référence, imprimés sur un drumming plus ample, le tout illuminé par la voix de Pete. Steve Diggle se réserve le chant sur « Love is lies » et se débrouille plutôt bien derrière le micro. Enfin, la rythmique de certains titres prélude « Unknown pleasures » de la bande à feu Ian Curtis. L’album recèle plusieurs singles devenus intemporels comme le fameux « Ever fallen in love », mais aussi « Operator manual » et « Sixteen again ». Les lyrics abordent des sujets mélancoliques qui tournent souvent autour de l’amour, mais désabusé, blasé, de la romance qui a tourné au vinaigre, si vous préférez. Et puis le sens mélodique est davantage aiguisé, carrément pop même.

En publiant, « Love bites », Buzzcocks vient créer un pont entre le punk et la future new wave, mais surtout, sans le savoir, va exercer une influence majeure sur le rock indé des eighties et des nineties, et notamment sur des groupes comme Joy Division, les Smiths, Supergrass, Hüsker Dü, les Pixies et même Radiohead. Incontournable !

L’opus vient donc d’être réédité par le label Domino, et a bénéficié, bien sûr, de la remasterisation…

Paru en 1977, “Another music in a different kitchen” constitue le premier album des Buzzcocks, si on ne tient pas compte du bootleg, “Time’s up », publié l’année précédente, un disque qui sera cependant réédité, officiellement, en 2001.

Avant d’enregistrer « Another music in a different kitchen”, Howard Devoto tire sa révérence. Il formera quelque temps plus tard Magazine. Raison pour laquelle deux plages de cet elpee sont cosignées par ce dernier. Pete Shelley (NDR : il est décédé l’an dernier, le jour de la Saint-Nicolas), reprend alors le micro. Sa voix est plus aigüe et dénote dans le style punk de l’époque qui privilégie alors les inflexions rageuses (NDR : pensez à Johnny Rotten ou à Joe Strummer). Quant à la musique, elle libère une énergie dévastatrice, tout en véhiculant des textes qui parlent davantage de tourments causés par les amours adolescentes que de l’outrance, la rébellion adolescente, le nihilisme ou encore la radicalité politique prônée par le Clash ou les Pistols. En outre, on y détecte un sens mélodique plutôt pop. La basse est très présente, le drumming binaire et les riffs de guitares sont accrocheurs. Et d’une durée de 5’40, « Moving away from the pulsebeat » se révèle bien plus élaboré que les autres pistes de l’opus, tout en autorisant un solo de batterie au beau milieu du morceau. Bref, un album inégal, sans doute, mais devenu depuis incontournable…

L’opus vient donc d’être réédité par le label Domino, et a bénéficié, bien sûr, de la remasterisation…

La 'Wave' est une musique sombre inspirée par des styles musicaux typiques des années '80, tels que la new-wave, la synthpop, l'EBM ou le post-punk mais modernisée et hybridée avec des genres plus récents comme la techno, l'électro ou la tech-house. Depuis 2008-2010, ce mouvement est en progression constante et a même gagné sa place dans les clubs (NDR : pensez à Dave Clarke ou encore la Belge Amélie Lens) mais aussi dans les charts (NDR : Whispering Sons, par exemple).

Aujourd'hui, une compilation produite à Bruxelles fait le point sur le sujet et propose 12 titres exclusifs réalisés par des groupes ou artistes internationaux. La compilation s’intitule « My Precious ! Vol. 2 » et est produite par l'émission de radio WAVES*, diffusée sur Radio Vibration, en collaboration avec le label Red Maze Records.

Les curateurs, Fernando Wax et notre collaborateur Phil Blackmarquis, ont sélectionné des titres de trois formations établies en Belgique : Luminance, Jupiter Calls et Radikal Kuss. Autres pays européens représentés : la France (Prinzessin), l'Allemagne (Rue Oberkampf, A Transition), l'Autriche (mitra mitra), la Pologne (Marta Raya) et l'Irlande du Nord (Crystalline Stricture). On note également la participation de musiciens basés aux USA (Fornicata), en Colombie (The Postmodernism Forms) et même un groupe issu de Crimée (Nova Guardia).

L'album est disponible sur Bandcamp ici en format numérique mais également sous la forme de vinyles gravés en édition limitée (600 copies numérotées à la main et imprimées en en sérigraphie).

Tracklist:

A1 Rue Oberkampf – Es Versucht (Marburg version)
A2 Luminance – The Game
A3 Crystalline Stricture – Sweet Despair
A4 A Transition – Background Radiation
A5 Nova Guardia – Пустота
A6 Radikal Kuss feat. HIV+ - Ca Suffit (short edit)
B1 Fornicata – Synchronize Swim
B2 The Postmodernism Forms – Natural Moments
B3 Prinzessin – Disconnection
B4 Mitra Mitra – Soxygen
B5 Marta Raya – The Paradox of Life
B6 Jupiter Calls - Ordinary

Pour écouter des extraits des morceaux c’est là 

*WAVES est une émission de radio diffusée sur Radio Vibration à Bruxelles et à Mons (Belgique) tous les dimanches à 20h. Elle se consacre aux musiques new-wave, minimal synth, electro-wave, EBM, synth-pop, etc. Elle est présentée par Fernando Wax, Phil Blackmarquis et Pierre Sensurround.

Pour écouter l'émission sur Mixcloud en français, c’est ici et en anglais là  

WAVES sur Facebook: http://www.facebook.com/wavesradioshow

 

 

Ride est de retour et publiera un nouvel album ce 16 août. Intitulé «This Is Not A Safe Place », il a bénéficié du concours du vénérable DJ, producteur et remixeur Erol Alkan, qui avait déjà mis en forme « Weather Diaries », en 2017.

Extrait de ce futur opus du quatuor issu d’Oxford, « Future Love » est en écoute ici, un chanson qui mêle harmonieusement shoegaze et psychédélisme…

 

 

lundi, 29 avril 2019 10:52

The seduction of Kansas

Issu de Washington DC, Priests a enregistré deux albums à ce jour. Le premier, « Nothing feels natural », remonte à 2017. Et son deuxième, « The seduction of Kansas » vient de sortir. Un disque qui s’inspire de l’ouvrage de l’historien Thomas Frank, « What’s the matter with Kansas ». Publié en 2014, il explique comment les conservateurs ont gagné les voix des électeurs aux States. Depuis la sortie du premier elpee, la bassiste originelle, Taylor Mulitz a cédé le relais à la multi-instrumentiste Janel Leppin, qui avait déjà participé aux sessions du précédent long playing. Et c’est à nouveau John Cogleton qui s’est chargé de la mise en forme.

Maintenant, place à la grosse surprise de ce premier trimestre de l’année. Découpé en 12 pistes, ce long playing baigne, en général, dans le post punk. En extrapolant, on pourrait imaginer un croisement entre les Slits, Siouxsie & The Banshees et les Throwing Muses originels. La voix de Katie est très susceptible de passer de l’aigrelet au clair, mais aussi d’adopter un ton frénétique. Et elle est régulièrement soutenue par celle de Janel, quand cette dernière ne lui donne pas la répartie. Tour à tour effilées, chatoyantes ou carillonnantes, les cordes de guitare sont hantées par Tristan Garel-Funk (Sad Lovers & Giants), quand elles ne gémissent pas comme celles d’Andy Gill (« YouTube Sartre »), le leader de Gang of Four, sans pour autant adopter un profil funk blanc. L’ombre de SL&G rôde encore tout au long de « Not perceived », une excellente compo caractérisée par cette ligne de basse ascendante et celle de guitare descendante. Et si la basse est bien bavarde tout au long de « I’m clean », « Carol » se révèle paradoxalement à la fois glauque et complexe. Un autre sommet de cet LP. Les textes sont engagés, mais suscitent davantage de questions que de réponses. A l’instar d’« Interlude », un morceau au cours duquel, à travers un spoken word, le rêve américain est carrément dézingué. Car violé et abusé par les partis politiques et les multinationales, sur l’autel de la société d’hyperconsommation…

Un des albums de l’année !

En concert le 17 mai à l’Aéronef de Lille et le 20 au Botanique de Bruxelles.

lundi, 29 avril 2019 10:50

Dogrel

A l’instar de Slaves, Shame ou encore IDLES, Fontaines D.C. appartient à cette nouvelle vague punk qui apporte un vent de fraîcheur à la scène pop/rock contemporaine. La formation n’est cependant pas anglaise, mais irlandaise. Issue de Dublin, très exactement. Et elle affiche ouvertement cette appartenance à travers ses lyrics, des textes qui reflètent une passion pour la littérature et la poésie (The Beats, James Royce, Chevron, Patrick Kavanagh, …), ainsi que les questions liées au Brexit ; des chansons écrites par Grian Chatten, dans les pubs locaux, à la manière de Shane McGowan…

« Dogrel » constitue le premier elpee du quintet, un disque qui inclut cinq titres déjà publiés à ce jour, même s’ils ont été remixés pour la circonstance, dont les singles « Too real », « Chequeless reckless » et « Boys in the better land », ainsi que « Hurricane Laughter » et Liberty belle », qui figuraient déjà sur son Bandcamp. Sur les 11 plages de cet opus, il ne reste donc plus que 6 nouvelles compositions. N’empêche, elles ont toutes de l’allure. Et si vous aviez raté ces premiers pas, profitez-en, c’est le moment d’étancher votre soif à cette source rafraîchissante… 

Les compos sont souvent imprimées sur un tempo enlevé, tribal, voire frénétique, dans un style qui oscille du punk au post punk. Les accords de guitares sont tour à sinistres, pépiants, gémissants, chatoyants, bringuebalants ou carrément déstructurés, alors que la ligne de basse rappelle davantage celle tracée par Simon Gallup (Cure) que Peter Hook (Joy Division). Mais c’est la voix de Chatten qui focalise l’attention, une voix semi-chantée, semi-déclamatoire qui rappelle celle de feu Mark E. Smith, le leader de The Fall. L’opus s’achève par « Dublin city sky », une ballade somptueuse, romantique, digne de Shane McGowan, le parolier des Pogues.

Si vous appréciez ou avez apprécié Arctic Monkeys et les Srokes à leurs débuts, mais aussi les Libertines et Joy Division, vous ne pouvez passer à côté de ce « Dogrel »…