New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Pretend you´re alive

Fondé en 2002, Lovedrug nous vient de l’Ohio. Une formation drivée par Michael Shepard et Adam Ladd, responsable d’une sorte d’émocore teinté de britpop (Muse, JJ72, Coldplay) et de grunge (Soundgarden). Si la voix de Michael est ainsi aussi gémissante et théâtrale que celle de Matt Bellamy, son falsetto est beaucoup plus tendre et moins éthéré. « Pretend you’re alive » constitue leur premier opus. De facture inégale, ce disque est partagé entre power pop, compos mid tempo et ballades hymniques. Et de manière générale, les morceaux les plus intéressants se signalent par la présence du piano, varient régulièrement de rythme et/ou consomment une électricité frénétique, vivifiante (« In red », « It won’ last »). Côté lyrics, Lovedrug aborde essentiellement les thèmes de la vérité, de l’amour et de la mort, ainsi que de tout ce qui réunit ces sujets.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Lost in Luna Park

Deuxième maxi cinq titres pour cette formation angevine fondée en janvier 2003. Leur credo ? La noisy pop. Et en écoutant ce disque, il est manifeste que le groupe voue un culte à Sonic Youth et à Ride. Ce qui n’est pas pour me déplaire, lorsqu’on retrouve dans ce rite sonore, toute la magie électrique des deux mythes. Et d’électricité, il en est question tout au long de ce morceau de plastique enregistré au Conservatoire National de Paris. Ce qui n’est pas classique ( ?!?!?!). Tour à tour atmosphérique, bringuebalante, féroce, chatoyante, torturée ou bruitiste, elle sert des mélodies contagieuses, entêtantes et terriblement efficaces, parfaitement soutenues par une basse cotonneuse. Dommage que le chant soit un peu trop terne. Si au début, il accentue l’aspect ténébreux des compositions, au fil du temps, il finit par lasser…
mardi, 31 mars 2009 03:00

Havilah

Cinquième album pour cette formation australienne fondée à Perth en 1998. En un peu plus d’une décennie, le line up a connu toute une série de changements ; le dernier en date remontant à 2006, lorsque Dan Luscombe a remplacé Rui Pereira à la seconde guitare. Parce de l’électricité, The Drones n’en est pas avare. Ce qui explique aussi certainement son patronyme. Gareth Liddiard est l’autre gratteur. Mais aussi le leader et le lyriciste. Et en général ses textes sont plutôt trempés dans l’acide, traitant aussi bien de Dieu, de la mort, du divorce, de l’interracialité (un thème récurrent), de la pornographie sur internet que de la politique. Des lyrics qu’il chante d’une voix nasillarde, abrasive, parfois déclamatoire, empruntant parfois des inflexions à Mick Jagger. L’intensité sonore de The Drones est, en général, très impressionnante. Tantôt on pense au Crazy Horse de Neil Young, aux Scientists, à Birthday Party, Sonic Youth, Green on Red, Leather Nun ou encore Died Pretty. Mais ce sont les compos les plus hymniques qui sont aussi les plus irrésistibles. A l’instar de « The minotaur », « I am the supercargo » et « Careful as you go », trois plages absolument remarquables et terriblement contagieuses. Et le reste de cet “Havilah” ne manque pas d’allure. Il y a bien un zeste d’acoustique, un chouia de festif (le final « Your aching’s like the end of the world »), histoire de reprendre son souffle ; mais le bain d’électricité est garanti. D’ailleurs si vous aimez la conjugaison vivifiante, venimeuse, épique, cinglante, sauvage, torturée des guitares, vous ne pouvez passer à côté de cet album…

 

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

KVLR

Avant d’opter pour le patronyme KVLR, cette formation suédoise s’appelait Kevlar. Un changement opéré en 2002. Par nécessité. Suite à la plainte déposée par une entreprise dont la succursale répondait au même nom. Du line up initial de ce groupe fondé en 1996, il ne reste plus le chanteur Johan Sellman et le drummer Manus Öberg. C'est-à-dire les membres fondateurs. Si on ne tient pas compte de la compile « On planted streets », cet elpe éponyme constituerait le troisième album studio de KVLR. Une information à prendre au conditionnel, puisque les infos sont plutôt rares à leur sujet. Cocktail particulièrement réussi de no wave (Sonic Youth), de harcore juvénile (Hüsker Dü) et de cold wave lyrique, atmosphérique (Chameleons), la musique de KVLR est fondamentalement mélodique et contagieuse. A l’instar d’un Trail Of Dead. Même lorsqu’elle emprunte un tempo féroce, échevelé (« Spit ») ou s’aventure dans les méandres du psychédélisme (« Road closure »). Ce qui n’empêche pas la basse pneumatique de Magnus Öberg de libérer un groove viscéral et à la voix laconique de Johan de s’abandonner dans la mélancolie crépusculaire…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Band red

Alors que la plupart des groupes insulaires essaient de s’imposer chez eux avant de se tourner vers les States, Kaito a opté pour le processus inverse. Faut dire que sa musique possède davantage d’affinités avec la musique yankee que britannique. Pour concocter une telle expression sonore, ce quatuor doit impérativement aimer ou avoir aimé les Pixies, Sonic Youth (NDR : les débuts !), Blonde Redhead (NDR : mais pas le dernier album !) et Sleater Kinney. Une formation drivée par une fille : Nikki Colt. Qui possède une voix pas possible ! Elle ne chante pas : elle gémit, murmure, gazouille, bégaie, hoquette, aboie ou grogne, dans un registre aigu qui rappelle Kazu (NDR : la chanteuse de Blonde Redhead, of course !). En dispensant des lyrics incompréhensibles. Incarnant davantage une intention qu’une expression. A connotation sexuelle, vous vous en doutez. Le tout sur un noisy/punk/pop épileptique, torrentueux, frénétique, au sein duquel s’entre-déchirent riffs de guitare énergétiques, pépiants, élastiques, vertigineux et synthés ondulatoires, fiévreux, vulnérables ou miteux. Fragment le plus déjanté, « Nothing new » aurait pu naître d’une rencontre entre les Nymphs et X Ray Spex ; alors que « Driving manual auto» couve un feeling disco sordide. Ce premier opus recèle, en outre, six bonus tracks enregistrés ‘live’ au garage de Londres, ainsi qu’un clip vidéo de Should I ». Pas facile, mais très étonnant !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Hopes and fears

Si vous n’avez jamais entendu “Somewhere only we know” et « Everybody’s changing », c’est que vous n’allumez jamais la radio. A l’écoute du premier titre, vous avez sans doute pensé qu’il s’agissait d’une nouvelle chanson de Coldplay. Et du deuxième, de Travis. Ce qui vous donne une petite idée du style pratiqué par ce trio originaire du Sussex. Seule différence, Keane a troqué la guitare contre un piano et des synthés. Les deux hits susvisés figurent bien sur ce premier elpee de Keane. Ce sont aussi les meilleurs fragments. Tom dispose d’une voix douce et pure ; en outre, le sens mélodique des compos n’est jamais pris en défaut. Mais hormis le subtilement new wave « Your eyes open » et le plus électro « Untitled 1 », deux fragments qui évoluent au sein d’un univers proche d’un A-ha voire d’un Wet Wet Wet, le reste de l’opus ressasse inlassablement les mêmes clichés hymniques. Les espoirs déçus, les craintes se sont donc révélées fondées…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Vultures await

Le leader de Centro-Matic et de South San Gabriel mène parallèlement une carrière en solitaire. Et « Vulture await » constitue déjà son deuxième album solo. Un disque pour lequel il a reçu le concours de Scott Danbon, au violon, sur deux titres (« Just some silence » et « Sleep a while ») ; ainsi que celui de Matt Pence, au mixing, à la mise en forme et épisodiquement à la programmation. Hormis la collaboration de ses deux fidèles comparses, Will se réserve toute l’instrumentation : guitare acoustique et électrique, banjo, piano, basse, orgue, bruitages et la batterie. Sans oublier les parties vocales. De sa voix fatiguée, austère, rongée par la douleur, Johnson épanche ses lyrics intimistes, ténébreux sur une musique qu’on pourrait qualifier de country/folk alternative. Imaginez un Wilco en plus minimaliste, et vous aurez une petite idée du style pratiqué par cet artiste texan. Pas pour rien que le génie littéraire de Will et de Tweedy sont souvent comparés. Ballades dominées par un piano spectral, élégies acoustiques et parfois chansons pop se partagent les 12 fragments de ce « Vultures await ». L’esprit de Tom Waits hante même le lugubre « Catherine Dupree » ; alors que tout en lorgnant du côté des Flaming Lips, « Nothin’ but Godzilla » constitue le seul moment au cours duquel, Will se montre un tantinet plus optimiste…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Antics

« Turn on the bright lights » était un album avant tout contaminé par les eighties : l’attitude, l’image et surtout la musique. New wave, post punk et bien sûr cold wave. En outre, la couleur sonore était circonscrite au noir. « Antics » embrasse également la palette des gris. A cause de la voix de Paul, tout d’abord. Moins monocorde et plus versatile. Qui épanche des lyrics traitant du conflit entre l’humain et l’inhumain, l’homme et la machine, l’amour et la haine, le sexe et la mort. De la présence d’un clavier, ensuite. Dont la fluidité insuffle une certaine chaleur aux mélodies. A l’instar de « Next exit », qui trahit même un certain penchant pour les sixties. Hormis le final morbide « A time to be so small », l’opus affiche un profil nettement plus pop. Parfois même dansant. Revers de la médaille, on a parfois l’impression que la formation s’essouffle au coeur de l’elpee. Heureusement, sur les 10 fragments de la plaque, plus de la moitié ont vraiment la pêche. « Next exit », bien sûr. Mais aussi le ‘pixiesque’ « Evil », le single potentiel « Narc », caractérisé par une ligne de basse jazzyfiante ; ou encore le funkysant « Length of love », dont le groove métronomique rappelle les Hives. Pour solidifier le tout, Interpol peut heureusement encore compter sur l’efficacité et la créativité des drums de Sam Fogarino. Et dans la musique d’Interpol, cet atout est loin d’être négligeable. Pas pour rien qu’il est surnommé l’as de pique. Bref, un très chouette album auquel il ne manquait pas grand-chose pour mériter un ‘must’.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Immune

En privilégiant les atmosphères éthérées et dénudées, Immune navigue aux confins de l’ambient électronique et la pop organique. La formation a même baptisé sa musique d’électro pop somatique. Pourtant, leur expression sonore s’adresse davantage à l’esprit qu’au corps. Mais un esprit empreint d’une douce mélancolie, d’une indolence ténébreuse, propice aux climats visionnaires et troublants. Et j’imagine facilement ces compositions servir de bande sonore au ‘Grand Meaulnes’ d’Alain Fournier, romantisme juvénile qui semblait pourtant enfoui si profondément dans notre subconscient. En cherchant une éclaircie dans cette brume sonore, le très beau et élaboré « Through tide » ne fait qu’accentuer notre sentiment de solitude, alors qu’en final, « Father’s falling » joue avec nos émotions en s’égarant dans l’univers d’un Also the Trees, filmé au ralenti…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Incoherence

En tenant compte de sa carrière solo, l’instrumental “Sonix”, ses projets ‘live’ et ses aventures vécues au sein des différents Vander Graaf Generator, « Incoherence » constitue le 49ème album de Peter Hammill. Excusez du peu ! Pour enregistrer ce nouvel opus (NDR : son 36ème en solitaire), Peter a uniquement reçu le concours de ses complices Stuart Gordon (NDR : au violon) et de David Jackson (NDR : aux saxophones et flûtes). Pas de drums. Hammill se chargeant des parties de guitare et des claviers en plus des vocaux. Bien que recensant 14 fragments, « Incoherence » n’est en fait qu’un seul titre dont le thème traite des difficultés de communication. On retombe ici dans le domaine du concept album. Comme à l’époque de « Pawn Hearts » du Vander Graaf Generator. On y retrouve même ces lignes instrumentales hypnotiques, en boucle, qui se superposent, s’évanouissent, avant de renaître du néant après une brisure de rythme. Et puis le registre vocal ample, théâtral, expressionniste de Peter. Pas de commentaire supplémentaire, la musique intemporelle de Peter parle d’elle-même. Si vous appréciez son oeuvre, vous ne serez pas déçus. Pour votre info, sachez que le chanteur/compositeur/musicien a été victime d’une attaque cardiaque le 7 décembre dernier. Hospitalisé, il a depuis récupéré. Mais il est vrai qu’à l’âge de 55 ans, il a aussi celui de ses artères. Infatigable bosseur, il va devoir apprendre à se ménager.