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Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Nicolas Alsteen

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lundi, 03 avril 2006 03:00

Never Trust a Hippy

Depuis « Pump Up the Valuum » et leur éviction de l’écurie Epitaph en 2000, les vénérables NOFX sont revenus chez Fat Wreck pour livrer un « War on Errorism » foncièrement remonté contre Bush et les errances de son gouvernement. Fat Mike et son équipée sont donc de retour ! Pour un EP, religieusement intitulé « Never Trust a Hippy ». Soit 6 titres, balancés dans l’urgence traditionnelle, entre une rampe et trois bris de skate. De quoi remuer seul dans son salon, le point levé, le cerveau débranché. Et d’attendre, la suite imminente des événements : « Wolves in Wolves’Clothing », un nouvel album pressenti pour l’été. Petits punks d’un jour, punks toujours. NOFX ne revient pas sur ses propos. Le groupe perpétue une coutume, établie sous le soleil de Berkeley, et use ses Airwalks sur la pédale de distorsion. On ne soulignera jamais assez l’influence prépondérante de NOFX sur une scène californienne montée sur roulettes. Des Vandals, à Offspring en passant par Blink 182, ils sont nombreux à s’être inspirés à la source de ce bon vieux Fat Mike. Sur cette nouvelle livraison, NOFX alimente des sujets fondamentaux, des thématiques typiques d’une jeunesse sans soucis : la picole, l’engouement pour le podcast, les manifestations contre le G8, les coffee shops, les politiciens oisifs, les Ramones, Jesus Christ, etc. Autant de questions qui impliquent de ne jamais coucher avec un Hippy.

 

 

mardi, 17 octobre 2006 03:00

Bring Me The Workhorse

Shara Worden se cache derrière My Brigtest Diamond. Le diamant véhicule ses nombreuses représentations : brillance, intensité, richesse et consistance. De tous temps, ces attributs ont fait rêver les femmes et débourser les hommes. Certes. Mais qu’en est-il de la pierre précieuse proposée par Shara Worden ? Sur « Bring Me The Workhorse », son premier album, la jeune femme se pose à la croisée du rock et de la musique classique. Sa section rythmique, très rock, la pousse à hausser le ton. Puissante, parfois criarde, sa voix évoque l’emphase de Jeff Buckley, la théâtralité d’Amanda Palmer (The Dresden Dolls). Au final, son goût immodéré pour le dramatisme d’opérette la rapproche davantage d’Anthony And The Johnsons que de CocoRosie. Accompagnée d’un véritable orchestre (violon, violoncelle, contrebasse, flûte, guitare, batterie, etc.) Shara met en lumière une impressionnante palette d’émotions, trop souvent poussée à l’extrême. Certaines chansons véhiculent ainsi une mélancolie colérique captivante (« Golden Star »). D’autres, au contraire, ressemblent à des comptines chantées pour un Walt Disney halluciné (« Disappear »). Bref, même si les diamants sont éternels, My Brightest Diamond ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

lundi, 03 avril 2006 03:00

Wolves

L’homme engendre l’humanité. Et My Latest Novel écrit les pages d’une œuvre terriblement humaine, faite de contradictions et de magie. « Wolves » est le premier album de ce quintette de Glasgow. Entre bonheur et désespérances, dépouillements et ornements harmoniques, My Latest Novel signe un disque mature, reposant en équilibre sur une corde tendue. D’un côté la mort, de l’autre la vie. Le collectif écossais livre un album mirifique, point d’ancrage d’émotions antinomiques. Tout le charme de cet enregistrement repose sur ces liens subtils, unissant des sentiments habituellement heurtés par tant d’adversité. Le groupe s’attache à tisser d’inusables nappes mélodiques. Des échos enchanteurs, obnubilés par des décors plantés par Neutral Milk Hotel, Arab Strap et, plus récemment, Animal Collective ou Arcade Fire. Un enchantement désenchanté, une joie déjouée de toute démesure laissent éclore des perles rares, moments intenses comme « Pretty in a Panic » ou « The Reputation of Ross Francis ». A l’image de ses terres originelles, l’album est également traversé de véritables montagnes, sommets de pop moderne : « Learning Lego », « Sister Sneaker Sister Soul ». Des fjords incantatoires transpercent alors une vallée baignée d’un brouillard d’amertume. Les dix chapitres couchés sur « Wolves » livrent donc un extraordinaire recueil de talents où, assurément, les premiers seront les derniers.

mardi, 12 septembre 2006 03:00

Post-War

Le nom de Matt Ward tourne dans notre tête comme un vieux 33 tours. « Transistor Radio », sa dernière sortie discographique, grésillait chaudement, allégrement. Plaque digitale en forme d’hommage microsillon, cet album nous conviait à vivre une époque révolue, une réalité surannée. Le passé se conjuguait au présent. « Post-War », le nouvel album de M Ward révèle une autre facette du personnage : celle d’un homme moderne, épris d’un folk progressif. En phase avec son temps. Le cinquième album de Matt Ward résulte d’après-midi méditatifs sous le soleil de Portland, d’intenses sessions acoustiques en compagnie de talentueux acolytes : Neko Case, Adam Selzer (Little Wings) ou Jim James (My Morning Jacket).

« Post-War » porte bien son nom. C’est un album en quête de paix, un enregistrement errant aux abords des Appalaches, voguant au gré des rives du Delta. Mélodies hypnotiques, chant de velours, Matt Ward aime les recettes ancestrales, concoctées au coin d’un feu de bois, faites de blues et de folk, de petites histoires (« Magic Trick ») et de grandes légendes (écouter « To Go Home », reprise dans le légendaire répertoire de Daniel Johnston). Produit par Mike Mogis (Bright Eyes, Cursive), ce nouvel album de M Ward dispose des atouts nécessaires pour séduire de nouvelles recrues, tout en conservant ses plus fidèles adeptes. Allez donc goûter aux joies de « Post-War » et évitez d’arriver après la bataille !

mardi, 19 septembre 2006 03:00

A to Z

Annie a deux héros : son père et John Peel, le mythique animateur de BBC Radio 1. Son papa participa à parfaire son éducation, feu John Peel à lui ouvrir les yeux. Comme son modèle, Annie Mac est aujourd’hui DJette sur BBC Radio 1. A la demande du label Sunday Best, notre souriante boosteuse de disques a accepté de se plier au jeu des compilations « A to Z ». A l’heure où les meilleures compilations sont faites maison, Sunday Best relance l’intérêt de la chose au gré d’un concept original, simple et dansant. Un ou une artiste reçoit une carte blanche, légitimée par une seule et unique contrainte : les 26 morceaux de la compilation respecteront scrupuleusement un ordre d’apparition alphabétique. Que la fête commence !

La Soul Jazzy de Roy Ayers doit sa pôle position à la première lettre du nom de famille de son géniteur. « Everybody Loves The Sunshine », chante-t-il. On ne peut plus vrai. Plus loin dans l’alphabet, la lettre f nous offre une version électronique du « Hounds of Love » des Futurheads. Les mains en l’air, on perd nos repères. G, h, i, j, k, l. Parez à danser ? Goldfrapp, Hot Chip, l’excellent « I Gotta Thang » de Cass & Mangan, Justice vs Simian, The Knife (« Heartbeats ») et Jamie Lidell (« Multiply ») s’enchaînent. Dans des versions originales ou remixées, ces titres nous invitent à bouger, chanter. Danser encore. Après cette débauche d’énergie, on dit M. Comme Metric. Leur « Monster Hospital », passé à la moulinette des bougres de MSTRKRFT, fait l’effet d’une bombe. N, o, p, q, r. Nos semelles sont lacérées. Pieds nus, on continue de fouler le dance-floor : Nu Shooz (faudrait y penser justement !), Orbital (« Belfast »), Phoenix (« Lost & Found »), Q-Tip et Röyksopp (« What Else Is There ? »). L’abécédaire d’Annie Mac s’achève fort logiquement sur le « ZZ » de Cut Copy. Epuisé, on tombe sur le plancher, obnubilé par cet abécédé foutrement bien compilé.

 

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Those the brokes

Un an après la sortie acclamée de son album éponyme, le quatuor dodu et moustachu (salut les filles !) signe un retour séduisant mais moins fracassant. Le folk-rock lumineux de nos quatre hippies urbains s’est mué, recroquevillé sur un folk baladeur, nettement plus branché ‘ruptures sentimentales’ et ‘déceptions morales’ que sur ses guitares. « Those the brokes » n’est pas un mauvais disque. Loin s’en faut. Néanmoins, Romeo Stodart et ses confrères (consoeurs) ont opté pour un tournant attendu, moins truculent, plus prudent.

Inutile de chercher un titre euphorique de la trempe de « Morning Eleven » sur ce disque. Terminé les cheveux au vent et les refrains candides. Cette fois, on chantera dans sa barbe, en cherchant à ralentir le tempo. Le propos reste, quant à lui, identique. Cœur brisé ou retrouvailles inespérées, tous les mots sont bons pour faire jaillir l’émotion. Quelques titres accessoires font également leur entrée dans l’univers des Magic Numbers (« Slow down (the way it goes) » ou le soporifique « Take me or leave me »). Mais Sean, Angela, Michele et Romeo n’ont pas tout perdu de leur superbe. La formation délivre encore de belles trouvailles harmoniques (« This is a song », « You never ha dit », l’impeccable « Take a chance »). Malheureusement, sur la longueur, les morceaux de « Those the brokes » ont une fâcheuse tendance à traîner la patte. Pour le prochain album, il faudra éviter la surcharge pondérale. Sous peine de rester sur place...

mardi, 18 juillet 2006 03:00

Dancing With Daggers

Riot Grrrl. Comme un relent du mouvement féminin entonné au début des années 90’s. Lexi Valentine (chant/guitare), Nadia King (batterie), et French (basse) s’agitent au sein de Magneta Lane. Le trio punk-pop laisse entendre ses réminiscences des Pretenders et autres Runaways. Produit par Jesse F. Keeler, bras droit des locomotives Death From Above 1979, « Dancing With Daggers » impressionne surtout par sa vitesse d’exécution (moins de 30 minutes au compteur). Pour le reste, la rage est contenue et le trio de Toronto se contente de délivrer dix chansons faussement rebelles. Comme un film révolutionnaire tourné sous les palmiers d’Hollywood, le premier album de Magneta Lane nous laisse une impression mitigée. « Dancing With Daggers » sonnera peut-être une énième rébellion adolescente en Amérique. L’Europe restera de marbre. La Prude Albion assurant déjà au continent son lot mensuel d’excentricités musicales. Chez Magneta Lane, les robes et les guitares remplissent la penderie. Et, dans le cas présent, l’habit ne fait certainement pas le moine !

lundi, 16 janvier 2006 02:00

The Man Who Ate The Man

A Birmingham, Magnétophone enregistre les discussions sonores du duo Matt Saunders et John Hanson depuis les premières lueurs du siècle nouveau. Des débats éthérés, hypnotiques qui, doucement, gravitent dans l’air, déposant, ici et là, d’innocentes notes de mélancolie. Evoluant dans une sphère dédiée à l’électronica, le nouvel album de Magnétophone fait la part belle aux collaborations. Et c’est cool ! Puisque Kim Deal est au rendez-vous... En compagnie de Kelley, sa frangine au violon, elle se pose derrière les fûts et participe à une expérience étrange, au gré des boucles hallucinogènes de « Kel’s Vintage Thought ». Toujours belles, les instrumentations tracent de fabuleuses sinusoïdes qui, subtilement, se glissent entre une basse, un clavier, toujours accompagnées d’effets électroniques avenants. Sur « The Man Who Ate The Man », le synthétiseur marque son territoire d’un bout à l’autre, rapprochant l’univers de Magnétophone des structures intelligentes d’Autechre. Parmi les collaborations, la touche écossaise de James Yorkston sur « I’ve Been Looking Around Me » nous rappelle qu’après la pluie et la grisaille, vient le beau temps, les jours meilleurs, le psychédélisme en prime. Comme le confirment les relents psychotropes de « In The Hours After » et « Motion G ». Lentes Superpositions Décompressantes en perspective.

mardi, 27 juin 2006 03:00

Vibrasons

Le premier album de Sabrina Malheiros vient juste d’être remixé… C’est la bonne nouvelle du mois pour tous les bars branchés des métropoles mondaines. Accompagnement sonore idéal pour les sorties fringuées en Armani, « Vibrassons » se présente déjà comme le disque le plus cool des clubs hype. Après la sortie d’« Equilibria », coup d’envoi discographique de la jeune Brésilienne, les promoteurs de la demoiselle n’ont rien trouvé de mieux à capitaliser qu’une redite électronique de ses rythmes bossa, salsa et jazzy. Il en ressort un enregistrement d’une platitude extrême, à l’orée de l’easy listening. Chez « Vibrasons », on ne se sent pas chez soi. Les douze remixes sentent le chiqué, le contreplaqué. Comme un mauvais verre de Cachaça industrielle, cet album nous tape sur le système, nous laissant en compagnie d’une gueule de bois de premier ordre. Un mal de crâne difficile à localiser. Sans doute à des milliers de kilomètres de Rio de Janeiro…

mardi, 07 novembre 2006 02:00

One More Drifter in the Snow

En compagnie d’Aimee Mann, les surprises tombent souvent du ciel. Et, quand elle chante, on ne sait jamais ce qui va s’écraser sur nos têtes. La dernière fois, parapluie en main, nous essuyions une terrible pluie de grenouilles au côté de Tom Cruise. C’était dans le fameux "Magnolia" de Paul Thomas Anderson. Cette fois, des milliers de petits flocons se laissent porter par les vents, tapissant l’horizon de son blanc manteau. Aimee Mann chante donc Noël. Le temps de dix chansons, dénichées dans le répertoire des grands standards du genre, elle contribue à cette vieille coutume saisonnière : le disque de Noël.

« One More Drifter in the Snow » ressemble à ces disques des années 50. Il vient ainsi réveiller les souvenirs d’une époque où les cadeaux se déballaient autour d’un feu de bois chaleureux. Mais, pour l’heure, il convient d’écouter religieusement cet honorable album, cliché sonore d’un temps où les flocons tombaient encore. Le réchauffement climatique rapplique, les fêtes de Noël en short se précisent. Que se passera-t-il dans vingt ans à l’écoute de ce « One More Drifter in the Snow » ? Le timbre nostalgique d’Aimee Mann nous rappellera-t-il les bonhommes de neige de notre enfance ? Le 25 décembre sera-t-il synonyme de brochettes de dinde grillées sur quelques terrasses ensoleillées ? Rien n’est (moins) sûr.

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