La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Dernier concert - festival

Kreator - 25/03/2026
dEUS - 19/03/2026
Nicolas Alsteen

Nicolas Alsteen

Les chansons passent, les souvenirs demeurent. En écoutant « Lovers », le premier album du dictatorial multi instrumentiste Luke Steele, on était tombé en pâmoison. Les hits lumineux de The Sleepy Jackson nous avaient frappé de plein fouet. C’était bon, intense, disproportionné. Comme Luke Steele, on voulait se laisser pousser la moustache. On soutenait que ce type existait au monde pour nous délivrer de la perte de Georges Harrison. On menaçait d’un flingue quiconque émettait l’hypothèse d’empêcher « Lovers » de tourner sur la platine. Depuis, le temps s’est écoulé. Les choses ont changé. Et ce nouvel album n’a pas la même saveur que son prédécesseur. On aimait tant ce côté ampoulé, ces mélodies grandiloquentes et ces ballades épiques. Luke Steele s’est rasé la moustache. Quelques poils en moins, l’homme perd de sa superbe. Mais plusieurs pépites de pop orchestrale viennent pourtant légitimer son propos. Le sautillant « Good Knows » se rappelle au bon souvenir de Georges Harrison. Les instrumentaux de « I Understand What You Want But Just Don’t Agree » (ce titre !) ouvrent une voie royale à un refrain succulent. Et « Dream On » (aucun rapport avec Aerosmith) esquisse les mélodies d’une ode à la rêverie. Pour le reste, la magie n’est pas au rendez-vous. Elle s’est envolée. Comme la moustache.

mardi, 25 avril 2006 03:00

Dancing For Decadence

‘Quand on est dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter’, explique The Sainte Catherines sur la pochette de son nouvel album. Paraphrasant ainsi le bien nommé S. Beckett, nos tatoués ne croyaient pas si bien dire. La formation punk hardcore basée à Montréal doit en effet se trouver dans une merde pas possible. Car, force est de constater qu’au chant Hugo Mudie ne dispose pas d’une voix en or. Eraillée, grincheuse, elle se démarque néanmoins par une bonne dose d’engagement. Sur « Dancing For Decadence », The Sainte Catherines fait preuve d’un acharnement à toute épreuve, un activisme exacerbé : à faire chialer une colonie de militants Greenpeace. Tout de noirs vêtu, nos petits amis ne sont pourtant pas si méchants. De gentils gauchistes, révolutionnaire convaincus, tout au plus. Côté musique, les oreilles s’échauffent sur une improbable rencontre entre Hot Water Music et Against Me ! « Un petit verre ne ferait donc pas de tort », annonce un sample pertinent au terme de l’initial « Burn Guelph Burn ». Plus loin, « Us Against The Music » milite au rang des meilleurs titres de cet album qui se contentera d’un rôle de second plan sur les bancs de l’opposition.

lundi, 27 mars 2006 03:00

Every Night

Pour situer nos nouveaux amis, il convient de les ‘contextualiser’, de les replacer dans leur milieu naturel : sur scène. Celle des bars austères de la Motor City. Saturday Looks Good To Me (ce nom !) est le compagnon de route d’autres formations régionales, toutes prêtes à faire péter la banque mondiale des hits : The Avatars, The Greenhornes, Blanche, Ko & the Knockouts, The Sights, The Dollfaces, Terror At The Opera, etc. A l’analyse, ils sont nombreux à croupir dans l’ombre de la cape dorée de Jack White. Enregistré fin 2004 sur les rives du lac Michigan, ce troisième album de Saturday Looks Good To Me parvient enfin aux portes de notre continent par la magie de l’import. Ainsi disponible dans toutes les bonnes confiseries, « Every Night » est « le » disque à brandir à la face des lourdauds qui viennent de découvrir les White Stripes. Un disque pour frimer ! Et sans déguisement, s’il vous plaît. Au vestiaire les chemises rouges, à la poubelle les grimpants blancs et sur la tombe de Johnny les sapes noires ! Aujourd’hui, c’est samedi, l’air est léger, tout est merveilleux. Ces douze titres sont en harmonie avec l’essence du rock’n’roll. Une dose maximale de reverb, des chansons nuancées de blues, de soul. Un collectif (ils sont plus d’une quinzaine à avoir participé à la confection de cet album) familial dopé aux stations oldies crachouillées par le transistor. Car, « Every Night » s’inscrit indéniablement dans une mouvance passéiste. Un album enregistré à l’ancienne, à la maison, entre la carrosserie et le moteur. Tout grésille, tout pétille autour de ce scintillement de cordes abrasives. La pop recouvre ses lettres de noblesses le temps d’un disque rétroactif, à glisser précieusement entre The Detroit Cobras et Holly Golithly. A la gouverne de Saturday Looks Good To Me, Fred Thomas se montre courtois, invitant Betty Marie Barnes à dérober le micro pour quelques moments mémorables, enveloppés d’une douce nostalgie. A l’évidence, nos samedis ne seront plus jamais les mêmes.

mardi, 26 septembre 2006 03:00

Ta-Dah

Ils aiment tout le monde, tout le monde les aime. En deux ans, les paillettes sonores des Scissor Sisters ont fait mouiller les strings du monde entier. En salle ou en festival, l’énergie exubérante de ces uranistes convaincus allait frapper un grand coup. Mais après « Take Your Mama », « Tits On The Radio », « Laura » ou l’impayable reprise du « Confortably Numb » du Floyd que pouvait-on espérer des Scissor Sisters ? Une avalanche de tubes disco-rock, maniérés et foutrement percutants. Rien de plus. Et « Ta-Dah » ! Le nouveau bébé des Sœurs Ciseaux tient la cadence infernale rythmant son premier album. Jake Shears chante toujours comme un Bee Gees imberbe chopé à l’EPO. De sa voix de diva délurée, Ana Matronic se tient à ses côtés, prête à lui remettre la queue entre les jambes au moindre faux pas.

« Ta-Dah » s’ouvre par « I Don’t Feel Like Dancin’ », tube interplanétaire pour réconcilier martiens et humains le temps d’une fièvre du samedi soir bien arrosée. On sautille sur « She’s My Man », chanson influencée par l’ouragan Katrina et ses milliers de morts. Sous le strass, les Scissor Sisters chantent le stress d’une vie atrocement banale. Et sous ses grands airs, on découvre un groupe plutôt terre-à-terre. On danse. Encore et encore. « I Can’t Decide » nous met le feu au cul. Impossible de tenir en place. « Ta-Dah » ! Tels des toupies, nos corps virevoltent au rythme d’un hymne hallucinant à « Paul McCartney ». Quand on vous disait qu’ils aimaient tout le monde... Au fait, savez-vous que Jake Shears est un fan transi de Ministry ?

mardi, 18 juillet 2006 03:00

From The Roots To The Shoots

La patience est une vertu essentielle. Deux années plus tôt, « Happy », tube disco funk à pulsion électro rythmique, voyait le jour. Concocté par Max Sedgley, ce programme atypique devait se trouver au menu d’un album attendu par les adeptes du dance floor. Mais de fièvres du samedi soir en défonces du dimanche matin, le projet s’est peu à peu liquéfié. Aujourd’hui, la fête bat (enfin) son plein. « From The Roots To The Shoots » est disponible. Les tubes de Max Sedgley s’alignent : « Happy (Make You Happy) », « Devil Inside », « I’ve Been Waiting ». Ces titres, aussi chics que du Funkadelic numérique, s’insinuent dans nos oreilles pour une échappée fréquentielle fort cordiale. Le premier album de Max Sedgley affiche une classe certaine car, il a le mérite de ne pas enfermer son auteur dans l’objet même de ses bidouillages. Sedgley ouvre des portes dans sa musique, (re)visitant ainsi les genres. Sur « Devil Inside », la voix de Z-Star concurrence franchement celle d’une Lisa Kekaula dans les pitreries de Basement Jaxx. Plus loin, sur « Slowly », on touche même au meilleur de Morcheeba. En fin de parcours, « Déjà Vu » invite l’auditeur à lever le bras sur un flow typiquement britannique, pas très éloigné des méthodes prônées par Mike Skinner (The Streets). « From The Roots To The Shoots » valait donc bien ce (long) détour dans la salle d’attente...

mardi, 23 mai 2006 03:00

Palo Santo

On se réjouit de retrouver Jonathan Meiburg (Okkervill River) et Will Sheff (Kingfisher, Okkervill River), les deux maîtres d’œuvre du projet Shearwater. L’année dernière, l’E.P. « Thieves » était venu calmer les ardeurs d’une cohorte d’aficionados en manque de douceur. Quatrième album dans la discographie du groupe, « Palo Santo » dévoile une énergie nouvelle dans l’approche flegmatique du duo. La mise en bouche s’intitule « La Dame Et La Licorne ». Cette fable moderne se chante en anglais et captive d’emblée son auditoire. Personne ne s’en plaindra : le piano et la pédale steel s’entendent toujours aussi bien. Postée aux avants postes, « Red Sea, Black Sea » sème une véritable tempête sur ces territoires peu coutumiers des tourments sonores. La décharge de cette mer rouge et noire tient autant aux atmosphères chéries par Peter Gabriel qu’aux éclats vocaux d’un Patrick Wolf. La puissance dégagée par cette chanson trouve également un écho distordu dans « White Waves ». Plus loin, sur « Seventy-Four, Seventy-Five », les notes de piano chavirent dans un brouillard de guitares. Nos deux compères n’ont pourtant pas délaissé leur passion commue pour l’ornithologie. Une fois encore, ils chantent leur amour des oiseaux sur « Sing, Little Birdie ». L’orgue, le banjo, le vibraphone, le glockenspiel et tous les autres instruments s’unissent alors pour déposer les derniers morceaux de « Palo Alto » dans un havre de paix, antre d’un repos bien mérité en ces jours agités.

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Yes ! Tinnitus !

Depuis qu’il a quitté nos héros regrettés de Mclusky, le bassiste fou Jon Chapple semble encore plus perturbé. Vraiment à la ramasse, loin dans la forêt. Reste que, côté musique, l’homme a conservé un savoir-faire électrique à l’épreuve du feu et des critiques. Certes, ce premier véritable premier album de Shooting At Unarmed Men ne nous rendra pas la puissance viscérale de Mclusky. Mais à travers des titres à l’énergie débridée comme « Pathos Ate Pathos », « Girls Music » ou « I Cry For No Man », Jon et ces deux nouveaux trublions (Simon Jarvis et Steve Morgan) font preuve d’une rage incendiaire et communicatrice. L’envie de balancer toutes formes solides dans l’espace se fait alors sentir. Putain, merde, pas la chaîne hi-fi ! Trop tard...

mardi, 01 août 2006 03:00

Drink Ring Jesus

Enregistré en 2005, ce premier album de Stephen Simmons arrive aujourd’hui à nos oreilles. Avant toute chose, il convient d’abroger les éventuelles ambiguïtés. Stephen Simmons ne souffre d’aucun trouble de la personnalité. Non, il ne se prend pas pour Kevin Costner ! Pour les cinéphiles aguerris et fans du beau Kevin (contradiction affligeante ?), Stephen Simmons était le protagoniste de « The War » (« A Chacun sa guerre »), énième comédie dramatique sur les horreurs (lesquelles ?) du Vietnam. Pas de lien direct avec Kevin Costner, donc. Par contre, question comédie dramatique, Stephen Simmons (le chanteur), en connaît un bout. C’est triste et drôle à la fois. Comme si Johnny Cash (paix à son âme) avait essayé de chanter le dernier tube mélo de Ryan Adams (?).

« Drink Ring Jesus » s’inscrit dans une logique ecclésiastique. A la droite de Dieu, le Père tout-puissant et, certainement, à la gauche du Saint-Esprit. Cependant, il serait mensonger d’affirmer que la country de Stephen Simmons ait été touchée par la grâce. Nous sommes ici en présence d’une country américaine conventionnelle. Enregistré à Nashville pour faire bien, « Drink Ring Jesus » rejoint les rangs, déjà bien gonflés (mais pas gonflants), d’un genre éculé. Il faudrait aujourd’hui un miracle pour renouveler les codes de cette musique sacralisée par l’homme en noir (cfr. Johnny Cash). Mais on peut faire confiance à Stephen Simmons. Dévot, l’homme attend impatiemment ce prochain miracle...

 

 

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Curses

Le quatrième album de Rye Coalition a failli crever dans les poubelles du label Interscope (distribué par la multinationale Universal). Après avoir frotté la manche du groupe de Ralph Cuseglio pendant des mois, la Major était parvenue à ses fins. A savoir enregistrer ce nouveau brûlot sous la houlette d’un éminent producteur : Dave Grohl (Foo Fighters/Nirvana). L’histoire aurait dû s’arrêter là. Simple, mercantile. Mais pour d’obscures raisons, l’enregistrement est resté dans les caissons. Par la grâce du label indépendant Gern Blandsten, les douze titres de « Curses » décampent aujourd’hui sur nos platines. A coups de riffs sauvages, le quintet remet les pendules à l’heure, se frayant une place au paradis des hommes électriques. Saint AC/DC, grand patron des gimmicks décapants, veille sur ces apôtres. Dave Grohl à la batterie (NDR : youpie !), toujours prêt à gueuler comme un putois à la tête arrachée, vient ainsi prêter main forte à ses activistes de la guitare tranchante. D’emblée, « Pussyfootin’ » ouvre la voie à la machette, bousculant les Datsuns, renvoyant Wolfmother aux études. Rye Coalition a la rage aux dents. Les cheveux au vent, le groupe recherche la vitesse, la turbulence, les décharges soniques. Plusieurs réussites échelonnent ce disque : « Young Yellers », « Secret Heat », « Vietnam Veterinarian ».

En bonus, Rye Coalition nous offre un DVD retraçant la conception du disque et la fouge de ses concerts. En compagnie d’un Dave Grohl hilarant, le groupe s’invite dans notre discothèque pour une heure de rock’n’roll sans concession. Comme le suggère la pochette de l’album, l’auto-stop a du bon : en route pour « Curses » !

 

 

mardi, 16 mai 2006 03:00

Broken Boy Soldiers

Il était une fois quatre vieux amis souhaitant former un nouveau groupe. Jack White, le premier, était un ange rouge et blanc. Touché par la grâce, le jeune homme maîtrisait son sujet préféré : le rock’n’roll. Le second, Brendan Benson, vouait une admiration démesurée aux mélodies ciselées par des formations en ‘b’. Les Beatles, les Beach Boys, les Byrds, tous, il les choyait. Les deux autres, le batteur Patrick Keeler et le bassiste Jack Lawrence, vivaient sur les rivages du lac Michigan au sein d’une tribu électrique baptisée Greenhornes. Contrairement à la légende, Patrick Keeler n’était pas un tueur, mais un honnête percussionniste. Pour sa part, Jack Lauwrence n’avait rien de féminin, mis à part des lunettes à faire pleurer Nana Mouskouri de jalousie. Réunis à Detroit, antre industriel des automobiles, les quatre garçons décidaient de faire démarrer leur projet sur les chapeaux de roue. Plutôt belle et simple, l’histoire des Raconteurs commençait alors. Enregistrant le jour, buvant la nuit, les galopins publient aujourd’hui l’aboutissement de ces délassements : « Broken Boy Soldiers ». Un album génial, débordant de décontraction et de tubes convulsifs. En tête de liste, « Steady As She Goes » passe sans mal les élections. Hit de la semaine, de l’été et plus si infinité, cette chanson et son refrain empochent toutes les voix de préférence. « Hands » demeure la poignée de main attendue et convenue entre White et Benson. L’éponyme « Broken Boy Soldiers » symbolise indéniablement l’hégémonie patentée du Stripes en chef. Capables de sorties pop aux relents soul (« Together », « Blue Veins »), les Raconteurs ne manquent pas d’afficher leur savoir-faire. Quitte à tomber dans des excès pompiers (« Level »), les garçons ne s’en laissent pas conter. L’histoire ne répétera sans doute pas. Profitons donc du moment présent, jouissons de ces chansons sans prétention. Elles sont là pour ça. Sans ambages, elles s’offrent à nous comme la plus jolie des fables. Narrateur d’un jour, Raconteurs toujours.

 

 

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