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La fuite d’Ellside

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Scorpio Rising

Le dard tournoyant au milieu d'une tempête de riffs et de beats féroces, ce " Scorpio Rising " terrasse l'auditeur dès les premières notes, avec un diptyque sans repentir : " Leather " et " Girls ", cène SM avec Jésus en perfecto et les 12 Apôtres en Chevaliers de l'Apocalypse. A la suite, une complainte electroklash qui étouffe nos tympans et tourmente nos béquilles, " Hands Around My Throat ", chanté d'une gorge profonde et glacée par une Nicola Kuperus (du groupe Adult) en pilotage érotico-automatique. Tapi dans l'ombre du rock le plus tourmenté et de l'électro la plus crade, Death In Vegas sonne une fois pour toutes le glas du big beat festif et de la pop inoffensive, joue avec nos nerfs et nos zones érogènes. D'autres renforts, Liam Gallagher et Paul Weller, rock-stars échappées du business circus, se la jouent sans fards et sans pétards, l'arrogance en berne et la voix enfin révélée. " Scorpio Rising " érigée meilleure chanson d'Oasis, et " So You Say You Lost Your Baby " meilleure reprise mod d'un standard de Gene Clark (The Byrds), c'est l'Union Jack qui claque avec panache dans le ciel maussade du rock anglais. Reste Hope Sandoval pour calmer les ardeurs de ces " Easy Riders " à califourchon sur les BPMs, avec deux slows à la gloire de Ravi Shankar, " Killing Smile " (banjo et violons sur fond Bollywood) et " Help Yourself " (ou " Private Psychedelic Reel " corrigé à l'encens hindou et aux effluves stoogiennes). Avec " Scorpio Rising ", Tim Holmes et Richard Fearless planent au-dessus de la mêlée. Et de leur position en apesanteur, c'est le futur du rock qu'on aperçoit à l'horizon.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The Magnificent

Bien connu chez les aficionados des soaps operas (le copain un peu naze de Will Smith dans " Le Prince de Bel Air ", c'était lui) et d'MTV (" Boom ! Shake The Room ", toujours avec Will Smith, c'était encore lui), Jazzy Jeff n'en est pas pour autant un rigolo qui passe ses journées à faire le pitre derrière ses platines, bien au contraire. Le B-boy sait aussi mettre la pédale douce sur les rires préenregistrés et les méga hits rap de seconde zone en sachant mettre en valeur, quand il le faut, ses talents de producteur (d'Eminem à De La Soul). La nouvelle plaque de la série de compilations BBE, dévolues aux rappeurs qui veulent prouver leur savoir-faire en-dehors des sentiers battus des ondes FM et du showbiz, montre ainsi un Jeffrey Townes impérial, qui, sans renier ses racines old skool (" Scram ", avec le légendaire Freddie Foxxx, " Shake It Off "), ose se lâcher dans des directions surprenantes : le philly sound à la D'Angelo (" Love Saviour ", " We Live In Philly ", featuring Jill Scott, en spoken word toujours aussi convaincant), le new jack sirupeux (" How I Do ", avec Shawn Stockman des… Boys II Men), le rap écervelé (deux bombes avec J-Live) et même la house downtempo (" In Time ", détonnant) ! En 17 titres, Jazzy Jeff prouve qu'il sait bien s'entourer (malgré quelques fautes de goût), et que, contrairement à son ami Will Smith, il n'a pas (encore) attrapé la grosse tête. Shake It !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

& Yet & Yet

Logés à la même enseigne que Godspeed You Black Emperor ! (le post-/no-rock aux confins du free jazz et de l'électro en sourdine), les Canadiens de Do Make Say Think n'en ratent pas une quand il s'agit de composer des morceaux à rallonge. Sortes de tetris rhizomatiques aux méandres dangereux pour tous les fragiles du tympan, les plages sonores de Do Make Say Think montent et descendent comme les marées, laissant l'auditeur à la dérive - même que parfois c'est la tasse. Car la musique de DMST n'est pas faite pour les piètres nageurs : naviguer en ses eaux troubles demande patience, entraînement et dextérité - il faut la mériter. Attention quand même aux tourbillons (le bien-nommé " End Of Music ") : le calme, c'est bien connu, vient toujours avant la tempête (demandez à leurs copains de bord du label Constellation, voire à Mogwai). Certes, ce genre de musique instrumentale donne le mal de mer à beaucoup de gens, parce qu'elle tangue sans cesse, entre moments d'accalmie et secousses furieuses (" Reitschule "), mais elle n'en constitue pas moins une magnifique croisière. Avis aux amateurs (le gilet de sauvetage est en option).

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

International Affairs v1.0

Un drôle de coco, ce Vikter Duplaix. Enfant de la soul (il est né à Philadelphie), soucieux de ses racines (l'Afrique n'est pas loin), producteur et DJ à ses heures (pour Erykah Badu, Musiq,…), Vikter pourrait s'appeler Prince qu'on n'y trouverait (presque) rien à redire. Il suffit d'écouter les trois premiers morceaux de son premier album, un mélange explosif de rythmes africains, de synthés, de soul et de house, pour rapidement comprendre la filiation : en quelques minutes, Vikter a réussi le mix parfait dont rêve sans doute Prince depuis une bonne décennie… Heureusement, Vikter Duplaix n'est pas un Prince n°2, même s'il aime aussi les romances sucrées et les histoires salées (ô sexe, ô désespoir). Plus en phase avec son époque (le Philly Sound après le bug de l'an 2000, bref de la soul pleine de BPMs, à cheval entre tradition black seventies et modernisme électronique), Vikter Duplaix ose tout, sans rougir : que ce soit le sirupeux " Looking For Love " (toujours mieux que l'essentiel de la production r'n'b actuelle) ou le world " Tropical Girl ", il enjambe les latitudes de la soul, de la pop, du rap et de la house avec des bottes de sept lieues. Conclusion : s'il est parfois difficile de le suivre dans ses pérégrinations à travers la musique noire, le voyage en vaut assurément la peine.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Bridge Burner

Daan n'a jamais caché son admiration pour les synthés pop eighties de Human League ainsi que les mélodies guimauves de Culture Club et de Duran Duran, groupes de garçons coiffeurs pour midinettes du Top 50 ; mais qui ouvrirent pourtant les portes du succès à l'électro balbutiante. Voilà donc le message de ce " Bridge Burner " : flirter avec les beats les moins avouables (" Sons Of Grey ", hommage à Visage ?, " Sunchild " et ses nappes FM en ouverture), rendre hommage aux grands faiseurs de tubes des années 80, sans pour autant tomber dans la parodie ou le mauvais goût. Car c'est là la force de cet album : réussir l'alliage parfait entre influences électro-pop d'il y a 20 ans et rock ancré dans le présent… Et du rock belge, pour couronner le tout. Daan, chanteur-guitariste chez Dead Man Ray et fan de Duran Duran, cela donne donc " Bridge Burner " en solo, un sacré disque : " Love " sonne comme du Prince passé à la moulinette anversoise, " Angels " présente un Daan reconverti en rappeur du samedi soir, " Swedish Designer Drugs " fait péter le disco dans le salon (tube de l'année), et " Appetite ", comptine rock décalée, met fin en beauté à tout ce beau bordel…. Qu'on déroule (enfin) le tapis rouge pour Daan, car ce " Bridge Burner " mérite tous les honneurs.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Organic

Daisybox fait partie de ces groupes qui se doivent de supporter les comparaisons, tant leur musique copie celle de certains de leurs aînés : ici, Placebo, Smashing Pumpkins et Indochine. " Canary Bay " aurait d'ailleurs été repris par ce groupe de campus il y a quelques années (quand ils s'appelaient encore Daisy), de quoi facilement alimenter les choux gras des mauvaises langues (" On n'a pas besoin d'un Indochine bis " / " C'est déjà le topo avec Sirkis ", etc.). Pourtant, en écoutant bien ces mélodies faciles mais accrocheuses, ces paroles niaises mais touchantes, on se prend rapidement d'affection pour ce groupe parisien d'ados attardés qui auraient trop écouté " 1979 " (" Pause ", " Ultra Non "), " Without You I'm Nothing " (" Etanche ", " 45 Minutes "), Pixies (" Pile Ou Face ") et, donc, Indochine (" La Lune ", hommage maladroit à un certain hit récent du groupe à Sirkis ?). A deux (voire trois) voix, les Daisybox ont pour eux des chansons fraîches et légères, des bonnes bouilles de rockers juvéniles, un parrain à la réputation redorée ces derniers mois (Sirkis, donc), un son de toute bonne tenue (Daniel Presley à la production), bref un album qui devrait contenter tous les amateurs de pop-rock français gentil et lisse comme un bon vieux " Bob Morane ". C'est déjà ça.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Je communique

Pour sûr qu'elle communique, cette Sandrine Collard : entre deux beats façon Telex (Dan Lacksman à la production), cette nouvelle muse électro-pop à la française (genre Miss Kittin vs Françoise Hardy) nous parle de tout ce qui lui tient à cœur, des gsm (" Le gsm ") aux grimaces (" Les grimaces ") en passant par ses histoires de cœur (" Les femmes ", " Je doute ", " Fuis-moi "). Sorte de popote électronique pour femme de ménage de l'an 2000, " Je communique " s'écoute comme un journal intime lu à voix haute, sur un ton monocorde et des nappes eighties passe-partout. " Si j'avais pu imaginer qu'un jour mes leçons de solfège me serviraient à proclamer le fond de mes pensées ", clame Collard sur " Les femmes "… Comme quoi, le solfège, ça sert aussi pour sonner branché, entre une reprise de Christophe (" Les marionnettes ") et l'intrumental " Aïe ", rigolo. " Comme à pile ou face, il faut du style pour pouvoir faire un coup sensass " (" Le coup sensass ", irrésistible) : Sandrine Collard, malgré son " bla-bla " qui parfois s'" essouffle " (voir " Mes discussions "), réussit donc plus ou moins son coup, devenant ainsi une prétendante sérieuse au titre de " Vive La Fête d'entre Sambre et Meuse ".

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The End Of Meaning

Depuis plus de dix ans, Consolidated milite en faveur d'un monde meilleur, bombardant notre société conservatrice de ses riffs poisseux et de ses samples guerriers. Finalement davantage connu pour son activisme que pour sa musique, le groupe d'Adam Sherburne finit par n'être plus qu'une tribune politique ; le tocsin de l'anarchie l'emportant sur le son et les mélodies. Capitalisme, égocentrisme, consensualisme, Consolidated part en croisade contre les ‘ismes’ les plus dévastateurs, en reléguant le rock au second plan alors qu'il est l'une des plus fabuleuses machines de combat. Car ici, point de rock salvateur ni de refrains accrocheurs : Sherburne préfère coller bout à bout samples de discours politiques, slogans et interférences radiophoniques, qu'empoigner sa guitare et rentrer dans le lard. La plupart des morceaux sont des copier-coller à la manière du cut up de Burroughs, mais sans le génie de l'écrivain ; et quand la musique se détache, c'est pour flirter du côté du progressif le plus minable. Si les Melvins rappaient sur des discussions de comptoir à Genève ou Seattle, ça donnerait ça : autant réécouter un bon Public Enemy en lisant le " No Logo " de Naomi Klein.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Every Day

Rarement jazz et électro auront fait si bon ménage : " Every Day " en mode ‘repeat’ dans le lecteur, c'est comme assister, béat, aux noces impétueuses entre Miles Davis et Red Snapper, John Barry et le Philly Sound. Et quand le rappeur anglais Roots Manuva pose son flow tranquille sur l'un de ces paysages sonores, cela donne un " All Things To All Men " d'anthologie. Splendide !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

CX

Si notre plat pays peut se targuer d'avoir une identité rock bien à lui, l'électro, elle, n'a pas encore enfanté d'albums maison vraiment convaincants : Agent 5.1, Pink Satellite, Fabrice Lig, voire Hooverphonic, ces quelques perles (rares) ont été jetées aux pourceaux sans tambours ni trompettes. Hormis Telex, Les Liaisons Dangereuses et Front 242, la Belgian Touch n'a donc jamais fait vendre. Cinerex pourrait bien changer cette donne : avec son mélange de beats suaves, de voix câlines et de mélodies chavirées, le groupe à Kelvin Smits n'éprouve aucune difficulté à rivaliser avec les grands du trip-hop et même du r'n'b. " CX " sonne ainsi comme du Ursula Rucker produit par les Neptunes (" Buy This "), du Zero 7 remixé par les Soulquarians (" Busted "). Avec " Shine " et " Twists & Starts ", le collectif (Alissa Kueker au chant, une Américaine) devrait même se tailler une petite place dans nos charts préférés, entre Jill Scott et les productions G-Tone. Finis Praga Khan et sa techno de kermesse : " CX " sur toutes les stéréos du pays, c'est toute l'électro belge qui sortirait de son ghetto (NDR : ou si vous préférez de sa médiocrité). Maintenant, que ce rêve devienne réalité…

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