La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Stereolab
The Wolf Banes - De Casin...

Low down where the snakes crawl

Écrit par - -

Cristina ‘Cee Cee’ James nous vient de Portland, dans l’Oregon (NDR : c’est dans le Nord-est américain). Mais sa famille émigre ensuite en Californie, à San Diego, très exactement. C’est là qu’elle accomplit ses premier pas musicaux, au sein de Stone Blue. Nous sommes alors au cours des années 90. Son premier elpee solo, paraît en 1999 : "Spiritually wet". Il émarge au pop/funk. Une vie sentimentale perturbée l’incite à retourner dans l'Oregon, dès 2005. Mais fin 2007, elle reprend son bâton de pèlerin et se dirige plus au Nord. Dans l'Etat de Washington, très exactement. Où elle s’est établie. Et a immortalisé les sessions studio de ce nouvel elpee. Miss James et son mari, Rob ‘Slideboy’ Andrews (NDR : c’est également son guitariste), sont responsables de l’écriture de la quasi-intégralité du répertoire.

L'ouverture est, ma foi, renversante. La guitare s’aventure en solo, un peu à la manière de Jimi Hendrix, lorsqu’il amorçait certaines ballades. Peu à peu, les musiciens se joignent aux cordes, avant que la voix de Cee Cee n’entre en scène. Tout d'abord en mode mineur. Et progressivement son timbre monte en puissance, avec une facilité déconcertante ; mais aussi une sauvagerie inouïe. Et cette manière de chanter rappelle instantanément feu Janis Joplin, disparue au tout début des seventies. Pendant ce temps, Rob Andrews ou l'autre gratteur, Tim Enders, font le max pour se fondre dans cet univers sonore tragique. Ce long blues dure plus de 8 minutes ; et pourtant, on ne voit (NDR : n’entend ?) pas le temps passer, tant la voix de cette tigresse est envoûtante. Cette plage donne le titre à l’album et elle vaut, à elle seule, son achat. Autre blues lent, "Black raven" est plus classique. Dépouillé à l'extrême, il aligne des accords découpés au rasoir. Un peu comme chez John Lee Hooker. Quoique discret, l’harmonica est bien présent. Quant aux percus, elles affichent toute leur fragilité. Toute en relief, la voix de Cee Cee, la féline, force le passage, lors d’un dialogue, sur un riff qu'aurait apprécié Mr Muddy Waters en personne. Digne de Howlin' Wolf, le tempo prend des couleurs pour attaquer "Love makes change" ; et pourtant, c’est la six cordes qui tire son épingle du jeu. Car si CC chante fort bien, elle n'abuse jamais de sa technique vocale. "Desert blues" lorgne du côté du Diddley beat, changements de rythme à la clé. "Roll me over" prend une nouvelle direction. Plus atmosphérique dans son développement, elle propose un voyage légèrement parfumé d’Orient. Une nouvelle accélération secoue "Make it to the other side". La voix s’aventure une nouvelle fois sans ses élans joplinesques et, parfaitement soutenu par l’orgue, nous plonge dans un véritable climat propice à la transe. Certaines compos épousent une structure proche des Doors. Et je pense tout particulièrement à "White picket fence" et "Watermelon Lucy", au cours desquels Andrews est passé à la slide. Même les crescendos adoptés par la voix s’y réfèrent ; bien sûr en faisant abstraction du baryton profond de Morrison. Cependant, la formule passe bien la rampe. En fin de parcours, "Done love wrong" nous ramène à la case départ. Apaisée, la voix dialogue avec la guitare avant de nous transporter dans son univers surréaliste. De toute bonne facture, cet opus s’achève par "Spirit of the shaman", un blues teinté de rock, au cours duquel les cordes sont bien mises en évidence. Et Cee Cee semble insatiable, puisqu’elle vient de publier un nouveau long playing, mais enregistré en public : "Seriously raw" – Live in Burbank". Une tournée est annoncée pour février 2011. Un périple qui devrait traverser la France et l’Allemagne. James de Chorus à Sedan ne semble pas y être étranger…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Cee Cee James
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Autoproduction
  • Date: 2010-02-16
  • Rating: 4
Lu 1347 fois
Plus dans cette catégorie : « You know you love it No Problem »