L’amour éternel de Lex Walton

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Rush To Relax

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L’univers, l’influence et la morgue de Mark E. Smith (The Fall) ou celle, plus récente, d’Eddie Argos (Art Brut) viennent directement à l’esprit, lorsqu’on écoute les 10 morceaux concoctés par Eddy Current Suppression Rings. Même esprit punk, même humour noir tranchant et même rock primaire joliment sous-produit…

Formé à Melbourne en 2003, le gang aussie nous propose son troisième album. Pour la circonstance, il n’a fallu que 6 heures à Brendan Suppression et consorts afin de composer ce joyeux foutoir qui doit beaucoup aux guitares métalliques des Stooges et à la férocité de leurs compatriotes de X. Totalement débraillées, les compositions d’E.C.S. R. semblent avoir été interprétées en ‘live’, tant le ton est caustique. L’humour est en effet mordant tout au long des titres de « Rush to Relax ». Ainsi lors du morceau rock très basique, « Burn », par exemple, Brendan Suppression console à sa façon, c'est-à-dire férocement, un ami souffrant de dépression : ‘You Make Mistake But You Never Learn, You’re Are Going to Burn…’

Se dépêcher pour se relaxer donc. Un programme appliqué à la lettre car, après un peu plus de 30 minutes de rock direct et sincère, Brendan et ses sbires nous laissent seuls, un peu groggy, pendant une vingtaine de minutes, à l’écoute du bruit des vagues et des oiseaux… ‘You’Re Going to Holiday and You’re Never Coming Back, Slow Down Before You Fall Down…’ sont les dernières paroles du groupe avant l’apaisement. Un petite claque salvatrice et primitive en quelque sorte…

 

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