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dEUS - 19/03/2026
Hooverphonic

Take them on, on your own

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Lors de la sortie de leur premier album éponyme, j'en avais conclu que si vous aimez ou avez aimé Jesus & Mary Chain, le Velvet Underground, My Bloody Valentine et Joy Division, vous adorerez la musique de BRMC ! A cause de leur rock'n roll sauvage, ténébreux et bruitiste, dont les ballades lancinantes, fiévreuses et soniques s'impriment sur un tempo implacable. " Take them on, on your own " ne se contente cependant plus de reproduire le même schéma. Il va plus loin. Oh oui ! Bien sûr ! L'électricité est toujours aussi subversive, venimeuse, féroce, croustillante, menaçante, implacable, et j'en passe. Rappelant inévitablement, sur plusieurs fragments, J&MC. Les vocaux nonchalants, visionnaires, qui véhiculent des lyrics tantôt philosophiques, tantôt psychotiques, tantôt rebelles, continuent de macérer dans un climat ténébreux, en projetant des images en noir et blanc peuplées de personnages aussi controversés que Lester Bangs, Marlon Brando, Jim et William Reid, Iggy Pop ou encore Noël Gallagher. Et même de Bush et de toute sa clique. A travers une chanson dont le titre est sans équivoque : " U.S. governement ". Mais le champ des influences s'est considérablement élargi. A un tel point, qu'au plus je l'écoute, au plus j'en découvre. Depuis le magnétisme malsain exercé par " Gimme shelter " des Stones sur " We're all in love " à la frénésie stoogienne dispensée tout au long de " Going under ", en passant par la noisy de type 'shoegazing' (Ride ?), concédée tout au long de " Shade of blue ", la ligne claire instituée par Sad Lovers & Giants (NDR : à force d'en parler, vous finirez bien par vous pencher sur ce mythe mésestimé) qui illumine le très beau " Suddenly " et la britpop hymnique, électrique et vivifiante puisée dans l'Oasis de " Defenitely Mabe ", chez l'implacable " Stop " et le vibrant " In like the rose ". Sans oublier le très beau et soft " And I'm aching", un fragment purement est simplement sculpté dans les cordes de la guitare acoustique. En finale, les sept minutes de " Heart + soul " replongent dans l'univers glauque de J&MC, en libérant une adrénaline à la fois malsaine et redoutable. Un must !

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