Owen Pye nous vient de l’Illinois. Son premier elpee, « If That’s Cool With You », est paru en 2006. Il est suivi, trois ans plus tard, par « Owen Pye & The Sunday School Band ». Un titre pas difficile à comprendre, puisque pour la circonstance, il est soutenu par un backing group. Ses influences, il les puise chez Sufjan Stevens, Wilco et Death Cab for Cutie ; mais malheureusement, il n’affiche pas le sens mélodique à la fois subtil et riche de ses maîtres. En fait, il s’inscrit plutôt dans la lignée des songwriters américains légèrement contaminés par la scène indie (Butch Walker ?), qui trahissent certaines affinités avec le style roots voire americana’ (Ben Sollee ?) ou se destinent à alimenter la bande la FM (Joshua Radin ?)
« Keep On Sinning » ouvre l’elpee. Un titre basique, sympathique, mais pas vraiment transcendant. Faut dire qu’Owen Pye ne dispose pas d’un organe vocal extraordinaire. Il parvient quand même à tirer son épingle du jeu sur les morceaux les plus acoustiques. A l’instar de « Barriers » ou « I Must Exist ». Ou alors sur « Pharisee of the State ». Certainement la meilleure plage de l’opus. D’abord les lyrics sont empreints de spiritualité. Puis balisé par un duo piano/batterie, le tempo conjugue élégance et précision. Par contre sa reprise du « If I Give My Soul » de Johnny Cash est un peu trop conventionnelle, à mon goût.
L’« American Pye » n’est donc pas d’une saveur exceptionnelle. Et je me demande quand même pourquoi un tel album est parvenu à traverser l’Atlantique. Pas qu’il soit foncièrement de mauvaise facture, mais parce que dans son style, il aurait dû se noyer (le disque !) avant de rejoindre le Vieux Continent.

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