L'ambiance dans la salle est à son comble depuis qu'un type au look d'indien s'est emparé du micro et gueule comme John Lydon. C'est le nouvel an, la fête, et le concert surprise se transforme vite en happening punk funk du feu de dieu, comme si les Liars et Pulp copulaient en pleine lumière, sous le regard ébahi de jeunes branchés urbains venus nombreux pour se saouler la gueule. Au bar, seuls quelques égarés continuent à boire leur bière, comme si de rien n'était. Pour eux, c'est la défaite : ils pensaient, vu le nom, voir un groupe électro, ils se coltinent un enragé qui piétine sur une rythmique post-punk d'enfer. 23h59… 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, 0 : bonne année 2004 ! Certains font le vœu d'un revival NWBHM (The Darkness ?), d'autres parient sur le come-back de Gary Glitter et de Klaus Schulze. Sur scène, le type à l'iroquoise se démène toujours, balançant ses bombes funky à la tête des gens venus en dilettante. " Ce truc, c'est de la dynamite ! ", me dit mon voisin passablement bourré, suant comme un bœuf dans sa veste en cuir piquée de badges rock'n'roll. Soupirs : nous voilà en 2004, et c'est toujours la même rengaine : des guitares qui fusent et tourbillonnent, un mec qui singe Rotten, une grosse basse qui swingue. " Ouaip, c'est pas nouveau, c'te machin… Faisaient pareil en 80… ", lui dit son voisin de droite, tout maigre dans son T-Shirt de Television. Il est déjà 00h20 et le public fatigue : c'est l'heure du slow (" Scream "). Des couples s'enlacent, obligeant les célibataires à raser les murs en espérant s'attirer le regard d'une quelconque fille facile. Mais le type aux cheveux rasés genre Apache recommence à s'ébrouer en gesticulant comme un poulet : " Let's Talk Turkey ", qu'il dit. " C'est trop fort comme ça arrache ! ", insiste le type qui pue. C'est vrai, c'est sympa. Du bon gros son qui tape, de chouettes mélodies. Dehors il fait -10, et tandis qu'on danse, s'envolent nos vaines résolutions de l'an neuf (1/ Ne plus tomber dans le panneau du garage-punk funk revival. 2/ Ne plus porter de badges des Datsuns et de Radio 4 sur sa veste. 3/ Ne plus dire que les Strokes sont des vendus)… Sur scène le type éclate sa guitare et disparaît backstage. Les lumières se rallument : il est temps de rentrer et de se refaire une santé. D'autres groupes comme celui-ci nous attendent, tous plus cool les uns que les autres. L'année ne fait que commencer.
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