Après quelques vagues (le départ de Thomas Van Cottom et de Patrick Carpentier, la faillite de leur label Sonica Factory), Venus est de retour avec un nouvel album en tous points remarquable. Plus abouti et cohérent que " Welcome to the modern dance hall ", " Vertigone " surprend par son homogénéité et la qualité de ses compositions. De fait, Marc Huyghens et ses trois compères semblent avoir retenu les leçons de leurs errances passées, et nous épargnent ces fautes de goût qui pouvaient jadis les discréditer. Finies les tubes faciles (" She's so disco ") et les relectures bedonnantes (l'expérience live avec orchestre, souvent indigeste, malgré quelques moments de grande beauté), " Vertigone " joue la carte de l'album apaisé, quasi pastoral. Peu de hits (si ce n'est l'évident " Beautiful Days "), peu de sursauts à la " Pop Song ", " Vertigone " se dessine davantage comme un univers merveilleux et rêveur, qu'il faut arpenter d'un coup, sans a priori, l'oreille (essayons) vierge, sous peine d'y perdre le nord. L'écouter pour de vrai, c'est l'étreindre de la première à la dernière note, s'y lover, s'y reposer, sans se soucier du quand dira-t-on. Parce qu'il y aura toujours des gens pour dire que cet album est d'un ennui profond, à des lieues de la spontanéité parfois crasse de " Welcome to the modern dance hall ". Seulement voilà, Venus n'est pas de ceux qui aiment le surplace, la redite. Creuser, toujours, jusqu'à déterrer un trésor. Et de trésors, cet album en regorge (" Wanda Wultz " et son rythme enivrant, " " Daystar " et ses arrangements dépouillés mais touchants, " " Running at full speed " et ses chœurs étonnants, " Vertigone " et son acoustique luxuriante). Reste aux indécis à vaincre leur peur du neuf, du changement (même si l'on reconnaît la touche Venus dès les premières secondes), et à se replonger vite fait dans cet album d'une beauté irradiante. Parce que comme on dit - et cela Venus l'a bien compris : il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas (d'avis).
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