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No Silver/No Gold

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Tandis que se distille lentement une atmosphère pesante pendant l'écoute du bien nommé " Ay Distress ", voilà-t-y pas qu'une sonnerie de GSM vient interrompre le morceau, et Chris Flemmons, le chanteur, de péter un câble, sa guitare, et le reste. Hilarant ou flippant, selon l'humeur, mais difficile en tout cas de rester indifférent. Le reste, est à l'avenant : mélodies brinquebalantes enregistrées sur un deux-pistes, voix aigrelette possédée par le démon, guitares vieilles de cent ans résonnant comme l'écho d'une maison abandonnée… Ces chansons font froid dans le dos, comme si le disque avait été enregistré dans la forêt de Blair Witch en compagnie des fantômes de Woody Guthrie et de Ian Curtis. A cet égard, des plages comme " On A Wheel " et " Burning " foutent vraiment la pétoche. Antifolk éthylique, country industriel, rock d'outre-tombe, peu importe : " No Silver/No Gold " s'écoute à la bougie, enroulé dans une couverture avec, à portée de main, un crucifix, du whisky et les livres de Poe ou de Lovecraft. Tétanisant.

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