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Eitsoyam

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Fine fleur de l’excellente maison clermontoise Kütü folk (NDR : sur laquelle on retrouve également les tout aussi excellents Hospital Ship, St Augustine et Zak Laughed), The Delano Orchestra publie son nouvel opus en même temps que sort ‘Royal Weekend’, le film consacré au plus célèbre des Delano, le 32ème président des Etats-Unis, Franklin Roosevelt. Fruit du hasard ? Peut-être pas ! Car après avoir écouté « Eitsoyam », on soupçonne fort que ce soit prémédité.

Le folk spectral, mystérieux, de ce sextuor français est également hanté par un esprit indie folk yankee. En outre, leur quatrième opus baigne dans une ambiance cinématographique. Et en particulier celle de ‘La Nuit du Chasseur’ (Charles Laughton, 1953). Un climat mis en forme, et de main de maître, par Peter Deimel. Après l’intro fantomatique « Everything », les pépites se succèdent et oscillent entre douce comptine (« Wollaws »), attaque légèrement noisy (« XxX »), virage subtilement pop, (« Light Games »), harmonies à la Fleet Foxes (« Dreams »), aura mystique et détraquée réminiscente de Sparklehorse (« November ») et électricité foutraque chère à Pavement (le magnifique « Always », caractérisé par l’intervention surprenante d’une trompette). A ce titre, The Delano Orchestra mérite d’être sacré président de la scène indie US ‘made in France’. Premier coup de cœur officiel en 2013 ! Et on n’oubliera pas de signaler une nouvelle fois que la pochette, véritable œuvre d’art, a été cousue main (Kütü folk)…

 

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