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What lies behind

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Dirty Sound Magnet nous vient de Fribourg, en Suisse. Le guitariste Stavros Dzodzosz est le leader et fondateur. Il est épaulé par le drummer Maxime Cosandey et le bassiste Marco Mottolini. Et le band a enfin déniché son vocaliste. Il s’agit de Didier Coenegracht, un grand admirateur de Robert Plant. Leur musique s’inspire d’ailleurs de celle du début des années 70, lorsque le blues boom a viré en rock et même en hard rock, engendrant un mythe et une référence ultime dans le style, Led Zeppelin.

Dès les premières notes de "Blind memory", on entre dans ce blues/rock puissant réminiscent des seventies. La voix lorgne vers Robert Plant voire Peter French. Peter a milité chez Atomic Rooster, Cactus et plus tôt Leaf Hound, comme vocaliste. Ce groupe a publié un long playing particulièrement recherché. Intitulé "Growers of mushroom", il baigne dans un univers sonore fort proche du dirigeable.

Un bottleneck acoustique et une slide bien amplifiée introduisent "Heavy hours". La voix de Didier est excellente. Fruit d’un savant dosage entre acoustique et électricité, la construction sonore est impeccable. Les changements de tempo modulent l'amplitude du chant. "Mike's awakening" est toujours marqué par le hard rock originel, malgré une empreinte stoner rock plus contemporaine. Lente, particulièrement atmosphérique, "Mr Robert est une plage tourmentée par l’esprit du légendaire Robert Johnson. Quant au chant, il est hanté par l’autre Bob, Plant… Des accords torrentueux amorcent "What lies behind". Les voix des musicos rejoignent celle de Didier. La section rythmique fédère l’ensemble. "Dead end street" recherche constamment l’équilibre entre instrumentation et vocaux, acoustique et amplification. Le son est hard, mais ne sombre jamais dans le métal. Les accords de gratte fluctuent, épousant au passage la voix aérienne. Sur "Hotel Goomba", Stavroz démontre qu'il a fort bien assimilé le jeu de Jimmy Page. Il crée constamment de petites combinaisons techniques et mélodiques qui flattent les oreilles. Des cordes acoustiques ou délicatement amplifiées bercent le tendre "Our animal". Didier peut vocaliser, avant que les glissements d'une slide ne conduisent à l’explosion. Une plage qui évoque, une nouvelle fois, Leaf Hound. La dernière piste est la plus longue. Photographie de leur bonne vieille cité de Fribourg, "Free castle town" est une plage mélodieuse, empreinte de douceur, à la construction lente, soucieuse d’un parfait dosage entre les différents instruments. On suivra attentivement la suite des aventures de cette formation helvète, et notamment leur évolution qu’on espère efficace dans la personnalisation des références…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Dirty Sound Magnet
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Phenix
  • Date: 2012-09-24
  • Rating: 3
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