Et la lumière fut. Puis elle vacilla.
On pourrait résumer ainsi le 1er album d’Alex Banks, « Illuminate ».
Entre ombres et lumières, mais toujours guidé par cette lueur sensuelle qui pénètre dans l’oreille, on suit le nouveau prodige londonien dans un dédale de pièces musicales sublimes.
Signé sur le label de Modeselektor, MonkeyTown, il en garde le goût pour les rythmiques concassées. Mais il y ajoute sa patte mélancolique qui ressort de structures précises, où de la maîtrise naît l’émotion.
N’hésitant à parsemer ses compos de moments acoustiques, il crée un des albums majeurs de cette année Electro.
Jeune ado metalleux, comme beaucoup de ses potes, sa vie a changé au contact des raves et de la Jungle.
Produisant des jingles pour films d’entreprise afin de vivre de sa propre musique il va finir par remixer les cadors de chez ‘Ninja Tune’ (Bonobo, Andreya Triana).
L’album est particulièrement original, ne puisant dans divers courants musicaux (Glitch, Dubstep, booty) que le strict nécessaire à sa réussite.
Mention particulière à « Solar », miniature hachée qui en plein milieu de parcours, se transforme en épopée house.
Sur « Initiate », le Dubstep se durcit et contraste avec la voix d’Elizabeth Bernholz pour créer un équilibre presque parfait. Caractérisé par ses rythmiques tribales, « Sheya » constitue l’autre sommet d’un opus qui n’en manque pas.

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