Pour mettre en valeur son huitième album, Erasure n'a pas lésiné sur la qualité de l'emballage. Une pochette qui figurera, sans aucun doute, au panthéon des plus belles illustrations graphiques dans l'histoire de la pop et de la rock music. Présentée sous la forme d'un double 30 cm, elle laisse apparaître, lors de son ouverture, la reproduction d'un château hanté digne des plus beaux cartoons de Walt Disney... Il ne suffit heureusement pas de présenter un bel apparat pour être transporté (!) Pourtant, il faut reconnaître que le contenu de ce disque est soigné, raffiné. Et baignant dans les mêmes eaux troubles que Jimmy Sommerville, KD Lang, Pet Shop Boys et Boy George, il recèle quelques hits en puissance. "Man In The Moon", "Run To The Sun" et "Miracle", par exemple. Mais peu réceptifs aux sonorités computarisées, superficielles et inoffensives de ce duo ambigu, ni au vocal falsetto, androgyne d'Andy Bell, nous ne pouvons qu'émettre un avis très subjectif au sujet de ce disque. Et pas la peine de le répéter trois fois!

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