Avant de lancer son nouveau projet, Olivier Hazemann militait au sein d’un collectif parisien de hip hop, Kalash. Il a donc décidé de changer complètement de cap en se lançant dans une nouvelle aventure, qu’il a baptisée Ladyboy Project. Financé par le système du crowfunding, via la structure Microcultures, il vient donc de publier un album conceptuel, dont le thème principal raconte l’histoire d’un Japonais qui souhaitait devenir une ladyboy, au cours des 50’s.
Pour atteindre son objectif, Hazemann s’est entouré de plusieurs musiciens (S. Martel, M. Gamet, B. Collin,…), afin d’habiller ses textes. Tout au long des treize morceaux de l’opus, l’artiste murmure des mots sur une instrumentation lyrique alimentée selon les morceaux, par un violoncelle, une guitare, un piano et même des cuivres. Parfois, le spectre de Gainsbourg se met à planer… Néanmoins, il faut reconnaître qu’au fil de l’elpee, l’attention commence à s’estomper. Et ce n’est ni la carence rythmique, ni l’absence de soubresauts qui risque de résoudre le problème. D’autant plus que les chuchotements de Hazemann finissent également par agacer.
Ce qui n’empêche pas Ladyboy Project de s’avérer un concept original. On saluera donc l’intention…

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