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Nous sommes en 2006. John Williamson s’est établi sur la côte Ouest. Il monte une nouvelle équipe au sein de laquelle on retrouve le chanteur/harmoniciste louisianais Dumar Dupree ; mais également des musiciens locaux, dont le jeune guitariste Mike Recendes (NDR : il n’est âgé que de 24 ans !). Figurent également au sein de cette équipe le saxophoniste Jay Stolmack et une section rythmique constituée du drummer Rick Torres et du bassiste Sergio Osollo.

L'album s’ouvre par le titre maître. Une superbe plage sculptée dans le plus pur style West Coast. Le swing est omniprésent. Depuis la voix de Dupree à la guitare, en passant par le sax ; mais c’est cependant l'harmonica du même Demar Dupree qui signe le premier envol en solitaire. Direction Chicago Southside des fifties, pour un boogie instrumental à la Elmore James intitulé "Hawaiian boogie". Le morceau déménage bien. Métallique, la slide se détache bien de l’ensemble pendant que le Dr Jay Stolmack se déhanche sur son sax comme un Eddie Shaw au sommet de sa forme. Slow blues classique, "Tin Pan alley" traîne paresseusement… Les Superstitions revisitent ainsi avec bonheur plus de trente années de blues urbain ayant suivi la grande guerre, abordant au passage des styles différents relevant de Chicago, bien sûr, mais aussi de la Louisiane, du Texas et de la Californie. Malgré son jeune âge, Mike Recendez est un guitariste brillant. Il étale tout son potentiel sur "Gamblin' for my bread", retraçant l'axe musical entre Chicago et L.A, sur le rythme exotique du mambo. Le même Mike remet aussitôt le couvert sur "Cleo's moody". Hypnotique, la rythmique laisse décoller les cordes, le sax de Dr Jay Stolmack et l'harmo de Demar. Le R&B aux accents jazzy est aussi abordé sur "300 lbs of Joy". Le bon vieux John Williamson est de bonne humeur. Sa voix graveleuse peut rappeler Howlin' Wolf. Rich Torres martèle ses peaux. L’équipe prend la direction de la Nouvelle Orléans, pour y dispenser un "Party Gras" au caractère festif. Rich soutient Recendez dans son ascension vers les sommets, tandis que Dr Jay souffle généreusement dans son sax, comme Big Jay McNeely ou encore Joe Houston. La palette de sonorités est particulièrement ample. Elle peut aussi lorgner du côté de Memphis. Et du soul R&B. En particulier sur "That's all I need", une ballade qu'Elvis n'aurait pas reniée dans sa période Sun. "No minors allowed" marque le retour au blues basique. Un instrumental. Le tempo est très lent. Dr Jay manifeste beaucoup de finesse pour souffler dans son sax ténor. L'homme possède à la fois du talent, de la sagesse et de la sensibilité. Il cède le relais à Mike, apparemment inspiré par ce qu'il vient d'entendre et étend ce blues à fleur de peau! Rocker léger et pétillant, "Jo Ann" s’attarde au pays des bayous. Autre blues lent, "Let me explain" s’enfonce au cœur des swamps. La voix fatiguée de Williamson est convaincante. "Nighthawk" constitue sans doute le meilleur blues lent. Empreinte d’authenticité et de mélancolie, l’atmosphère est tout à fait remarquable. La slide est lumineuse. L'harmonica omniprésent. Le swing contamine les cordes sur "Rock a while". Du pur rock'n'roll dont les riffs défilent comme chez Chuck Berry. De toute bonne facture, cet elpee s’achève par "Voodoo workin'". Toutes en reverb, les guitares donnent le ton, pendant que le sax ténor s’éclate sur le devant de scène… 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Superstitions
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Conjure Root
  • Date: 2008-08-05
  • Rating: 3
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