‘Sometimes, I Hate The Things That You Do’. Ce sont par ces mots que débute « Sometimes ». Et voilà que l’on se surprend à acquiescer, un air sombre sur le visage. Langhorne Slim nous attriste. Tout avait pourtant bien commencé. « Spinning Compass », plage d’ouverture de ce recueil éponyme, laissait effectivement présager quelque chose d’énorme. La promesse d’une belle aventure, qui s’évanouit rapidement. L’interprète nous plante en pleine escalade. Retour sur la terre ferme. Au bas de la montagne, on s’accorde une seconde tentative; cette fois, guidés par l’envie de distinguer le moment exact où tout a basculé. A peine arrivés à mi-hauteur, c’est la révélation. L’œuvre éponyme de Langhorne Slim est tout simplement fallacieuse et inconsistante.
L’homme tente ponctuellement de singer ses idoles et surcharge ses compositions d’une aura ‘dylanesque’, tandis que des extraits tels que « Hello Sunshine » ou « Spinning Compass » évoquent un Arcade Fire sorti de nulle part. D’aucuns auront beau tenter de s’accrocher de toutes forces au Mont Slim, cette deuxième épreuve s’avère irrémédiablement décevante…

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