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A new day yesterday live

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Chaque génération apporte son lot de jeunes gratteurs. Des musiciens séduits par le blues qu’ils adaptent à un style plus rock, plus dur. Et Joe est devenu le jeune bluesrocker à la mode. Il avait commis son premier elpee, "A new day yesterday", en 2000. Un disque suivi par trois autres concoctés en studio : "So, it's like that" en 2002, "Blues Deluxe" en 2003 et "Had to cry today" en 2004. Live, cette plaque était déjà sortie en 2002. Vu le succès récolté par le jeune chanteur guitariste new-yorkais en Europe, Provogue a décidé de le rééditer ! Un concert immortalisé en décembre 2001. A Fort Wayne, dans l'Indiana. Un set accordé après la sortie de son premier essai, et dont il reprend la grande majorité des titres. Joe Bonamassa est soutenu par Kenny Kramme à la batterie et Eric Czar à la basse. La formule du trio électrique par excellence !
 
La prestation nous arrose immédiatement de ses décibels. Après une courte intro banalement intitulée "Jim intro", nous entrons de plein pied dans le "Cradle rock", un fragment écrit par Rory Gallagher. Très en verve, Joe est armé d'une slide. Il mène parfaitement sa barque, mais le climat général est âpre et métallique. Cette plage se fond directement dans une reprise de l'instrumental "Steppin' out". Une compo que le jeune Clapton jouait en 1966 sur l'album "Bluesbreakers" de John Mayall. Et on l'appelait "God" à cette époque ! Elève doué, Joe l’interprète sans la moindre difficulté avant de virer et surtout d’accélérer vers un "Rice pudding". Il a une fameuse santé, le gamin! Une véritable orgie de guitare, démonstration de son savoir-faire assez nombriliste, introduit le traitement d’un classique de Jethro Tull : "A new day yesterday". Il lui injecte un maximum d'intensité dramatique. Mais si cette reprise n’est pas trop mal fichue, elle a tendance un peu trop facilement à s’égarer sur des chemins de traverses. Tout est prétexte pour s’écarter du cadre de la compo. Pourvu que la Fender Stratocaster puisse égrener une multitude de notes. Lors de la chronique de son précédent opus, j’avais déjà émis la même critique. En fait, je préfère Joe lorsqu’il s’attaque au southern rock, à la manière de Lynyrd Skynyrd. Et "Miss you, hate you" en est la plus belle démonstration. A cet instant, il est tout à fait convaincant, car c’est un rocker dans l'âme. Sa version du "Walk in my shadows" de Free figurait sur le tout premier album du groupe anglais, en1969. Joe nous en propose une version très accélérée, très différente de l'original et qui s’achève en shuffle frénétique. "I know where I belong" reste dans le même ton. Il chante d'une voix proche de celle de Paul Rodgers (NDR : comme par hasard, c’était le chanteur de Free). Joe ne se sent plus. Il sort toute la gamme des effets empruntés à Jeff Beck. Faut dire que "Truth" est son album de chevet. Un elpee du célèbre Londonien sur lequel figure le fabuleux "Blues Deluxe" que Joe a d’ailleurs repris. Titre lent, de nouveau assez southern, "Colour & shape" est un des meilleurs moments de l’opus. ‘Je vais maintenant vous jouer un blues’, nous annonce fièrement Joe. Mais il s’embarque à très vive allure dans son "Trouble waiting", une compo au cours de laquelle ses doigts parcourent à la vitesse du son le manche de sa Fender. Par contre, "If heartaches were nickels" est bien un blues. Un slow blues sudiste, écrit par Warren Haynes de l’Allman Brothers Band. En finale, "Don't burn down that bridge" est un surtout un prétexte pour permettre à Eric Czar de réserver son moment de gloire. Un opus de Rockin' blues que je conseillerai essentiellement aux amateurs de guitares furieuses…

Informations supplémentaires

  • Band Name: Joe Bonamassa
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Mascot / Provogue
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
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