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Si Clapton est fondamentalement un guitariste de blues, il a acquis son succès commercial à travers ses albums de pop/blues/rock. Au cours de sa carrière, il s’est ainsi illustré en alternant productions blues et commerciales. En 94, "From the craddle" trempait dans le blues. Pop, "Pilgrim" en revenait dès 1998 à la pop. Blues, "Riding with the King" réunissait Eric et BB King, en 2000. L’année suivante, "Reptile" retournait à la pop… Et en 2004, il rendait hommage au mythique Robert Johnson en commettant "Me and Mr Johnson". Un opus suivi quelques mois plus tard par les "Sessions for Mr J", réunissant un CD et un DVD. Clapton semble vouloir protéger son statut de bluesman, sans pour autant en oublier le tiroir-caisse!
 
Son nouvel elpee s’ouvre par "So tired", une ballade country pop assez dynamique pour pouvoir susciter l'intérêt de pousser le laser plus loin. Les instruments sont bien en place. Constituée de Steve Gadd aux drums et de Nathan East à la basse, la section rythmique imprime un tempo solide et précis. La Stratocaster d'Eric évolue bien à l'avant du décor face aux pleurs d'un enfant. En 1974, Eric interprétait avec bonheur "I shot the sheriff" de Bob Marley ; une compo qui deviendra un énorme hit. Depuis, il lui arrive encore régulièrement de se consacrer au reggae. A l’instar de "Say what you will", qui figure donc sur cet elpee. Sculpté dans un R&B délicatement funky, la reprise du "I'm going left" de Stevie Wonder est envahie de choeurs féminins et investie par la présence massive des Kick Horns. "Love don't love nobody" symbolise la ballade lente ‘claptonienne’ par excellence. Il en aura déjà bien commises des ballades destinées à arracher les larmes des jolis cœurs. Pour la circonstance, il pousse même sa voix pour tenter d’entraîner, sur la piste de danse, les couples en mal de vibrations. "Revolution" est un autre périple bercé par les rythmes exotiques de la Jamaïque. Une plage parue en single et que vous avez certainement déjà dû entendre sur l’une ou l’autre station radiophonique. Clapton reprend "Love comes to everyone", un morceau issu de la plume de son ami et ancien rival sentimental, le regretté George Harrisson. Une adaptation qui n'a rien d'inoubliable, avouons-le. Au sein de son backing band, milite Andy Fairweather-Low. Le Gallois accompagne Eric depuis de nombreuses années. Un excellent musicien qui transita naguère par le Rockpile de Dave Edmunds. Pour concocter ce « Back home », Clapton a reçu le concours d’un autre gratteur : le Texan Doyle Bramhall II. Ce dernier signe deux compositions. Une excellente initiative, car les bonnes vibrations du blues font enfin leur entrée. Son "Lost and found" ne boxe pas dans les poids légers ; mais il était temps de donner un peu de tension sanguine à cet album. Or, Doyle affiche une puissance de feu certaine! Mais dommage que son "Piece of my heart" ne soit qu'une gentille ballade de plus. "One day" revient dans le monde de la pop. Le dieu des cordes nous réserve ici toutefois une sortie instrumentale plus musclée. A ce stade, vous avez certainement compris que Clapton a signé un album laidback de plus. Un disque inoffensif et soft, qui ne devrait même pas surprendre les profanes. Et la suite de la plaque corrobore ce point de vue : "One track mind" qu’il caresse finement de son bottleneck, mais la plage est derechef étouffée par ces voix féminines envahissantes ; "Run home to me", une ballade blues/pop séduisante rehaussée par la présence très efficace de Billy Preston à l’orgue hammond, mais qui finit par se noyer dans des cordes maladroitement programmées ! L’opus s’achève par une dernière ballade : le titre maître. Malheureusement, elle ne reflète pas le Clapton de Robert Johnson, mais celui de "Reptiles", celui qui vend beaucoup d'albums…

Informations supplémentaires

  • Band Name: Eric Clapton
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Reprise / Warner Music
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
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