Entre 2003 et 2006, la discographie de Ryan Adams n’a cessé de gonfler. De l’affreux « Rock’n’Roll » au splendide « 29 », le compositeur en aura fait voir de toutes les couleurs à ses fans, révélant plusieurs facettes de sa drôle de personnalité. Après une petite année sans actualité, Adams publiait discrètement « Easy Tiger », à la rentrée 2007. Passée quasiment inaperçue, l’œuvre, pourtant d’assez bonne facture, annonçait un petit passage à vide que l’homme avait mis à profit pour se débarrasser de son amour pour la bouteille. Une désintox plus tard, il revient sur le devant de la scène accompagné pour la troisième fois par ses Cardinals, orchestre composé de Chris Feinstein, Jon Graboff, Brad Pemberton et, surtout, Neal Casal.
« Cardinology » fait donc suite au moyen « Cold Roses » et au bien supérieur « Jacksonville City Nights ». L’œuvre s’ouvre sous les meilleurs auspices. « Born Into A Light » dévoile un Ryan Adams posé et des Cardinals maîtrisant leur Americana à merveille. Trop beau pour être vrai. Suivi par les insipides « Go Easy » et « Fix It », le morceau d’ouverture n’est qu’un faux espoir. Le Californien s’enfonce dans une structure bien trop uniforme. Et les vocalises, calquées sur un certain Bono, confirment le râteau. Il réitère donc ce que les critiques lui reprochaient lors de la publication de « Rock’n’Roll ». Ici, l’obstination ne fonctionne pas et « Cardinology » perd rapidement tout son intérêt. Le résultat ? Une anecdote de plus dans la discographie du jeune homme.

Nederlands
Français 
