Il y a déjà 13 ans que Galaxie 500 a splitté. Et que Damon et Naomi ont décidé de poursuivre l’aventure en duo. « The earth is blue » constitue leur sixième album. Un disque pour lequel ils ont notamment reçu le concours du guitariste de Ghost, Michio Kurihara (NDR : il leur renvoie en quelque sorte l’ascenseur…) Et sa contribution aux six cordes électriques conjuguée à celles, mais acoustiques, de Damon est un véritable régal pour les oreilles. Le trompettiste Greg Kelley ainsi que le saxophoniste Bhob Rainey ont également apporté leur pierre à l’édifice. Deux musiciens qui injectent une sensibilité plus jazzyfiante aux compos. Parfois aussi prog. Dans l’esprit de « Lizard » et de « Islands ». A l’instar du ténébreux « Malibran » ainsi que du titre maître qui achève l’opus. Un titre absolument superbe, austère, luxuriant, envoûtant, de près de sept minutes, transpercé par la guitare douloureuse, gémissante de Michio. Le reste de l’opus baigne au sein d’une brume atmosphérique, semi psychédélique, un peu comme un Cowboy Junkies en moins country. Et sans la voix narcotique de Margo Timmins, remplacée par le(s) timbre(s) diaphane(s) de Damon et/ou Naomi. Le disque recèle ainsi une reprise ralentie mais très belle et mélancolique du « While my guitar gently weeps » de George Harrison. Une mélancolie qui envahit la plupart des plages de l’opus, que tapisse épisodiquement un clavier fluide (« House of glass », « Araça Azul ») ou un piano sonore (« Sometimes »). Un bien bel album !