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Pour enregistrer son premier album solo, Suart A. Staples a bien sûr reçu le concours de musiciens de son groupe ; et en particulier de Neil Fraser, Al Macaulay et David Boulter. Mais également le trompettiste Terry Edwards (un ex Tindersticks) ainsi que les Françias Thomas Behom et Yann Tiersen ou encore Adrian Huge et Adrian Stout des Tiger Lilies. Sans oublier la choriste Gina Foster. Tout un petit monde qui vient tour à tour poser délicatement sa petite touche personnelle (NDR : un piano, un saxophone, de l’orgue, un glockenspiel, des chœurs, quelques lignes de basse, un zeste de guitare, un chouia de percus, quelques maracas ou encore un trombone) dans cet univers sonore minimaliste et bien sûr mélancolique. Pas d’orchestrations fastueuses, luxuriantes, comme sur les disques de Tindersticks. D’ailleurs, Dickon Hinchlife, le préposé aux arrangements de cordes n’a pas été invité. Mais dix compositions (dont deux instrumentaux) qui se consument lentement, impression accentuée par le baryton profond, velouté, caressant, unique et si reconnaissable de Stuart A. Staples. Ce qui n’empêche pas une grande diversité dans les styles. Ainsi, bossa nova (« Friday night »), alt-country (« I’ve come a long way »), jazz (“People fall down”), blues urbain ‘cavesque’ (“Shame on you”), et même britpop abordé dans l’esprit des Smiths (“Say something now”) émaillent un très bel opus empreint d’une grande tristesse. Et pour que votre information soit complète sachez que Ian Caple assure la production de l’elpee !

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