A deux, ils font plus de boucan qu’une armée de Goths décidés à en finir. ‘Même pas peur !’, qu’ils gueulent avant de bourrer dans le tas : Vandal X en première ligne, c’est l’hécatombe du rock’n’roll. Le riff est mort, vive le riff ! Et il coupe comme un rasoir qu’on viendrait d’aiguiser : même pas besoin d’appuyer sur la chair tendue de l’ennemi, la lame transperce directement l’épiderme. Au début on ne sent rien, puis la douleur se fait vive : trop tard. Le sang coule, la vue s’embue, les forces foutent le camp. Vandal X a encore une fois gagné la bataille à l’aide de ces 14 titres d’une puissance de feu inaltérable : « Rock’n’roll ! ! ! », gueule le type sur « Radiostation », le morceau d’ouverture, et même qu’après ça continue, dans le rouge (du sang et des V.U.). Sur « Since We Met », on croirait entendre McLusky (R.I.P.) dégueuler son dernier souffle. « Cut Me Deep » ? C’est trop tard, tout le monde est déjà mort… Avec ce disque Vandal X confirme son statut de groupe (un duo !) belge le plus violent de sa génération. Pas des cow-boys : de vrais mercenaires, qui n’ont pas peur de (nous) faire peur.