Greg Weeks, c’est le leader de la formation Espers. Mais parallèlement à cette aventure, il milite chez The Valerie Project et poursuit différents projets. Dont un en solitaire. Qu’il accomplit depuis 1998. « The Hive » constitue donc déjà son quatrième elpee solo. Un disque qu’il a enregistré dans son home studio, à l’instar du précédent opus d’Espers, « II ». Un studio qu’il a équipé de machines analogiques. Outre celles à la pointe de la technologie, dont il disposait déjà. De manière à communiquer davantage de chaleur à sa musique. Et puis, il a acquis un mellotron d’époque. Un instrument qui l’a toujours fasciné. Ce qui explique sans doute pourquoi, parmi ses influences majeures on retrouve Robert Wyatt. Et manifestement, tout au long de cet album, le spectre du mythe britannique plane. Il y a d’abord le falsetto de Bob. Différent de celui du maître. Plus monocorde. Mais falsetto quand même. Et puis le climat au sein duquel baigne la musique de ce disque. Une musique atmosphérique, languissante, envoûtante, mélodique, mélancolique. Moins jazzyfiante, quand même. Une exception qui confirme la règle, « Donovan ». Un morceau chargé de swing. Et puis, il y a de la guitare sèche, de la flûte, un chouia d’ocarina et des instruments de synthèse. Probablement un peu de guitare électrique aussi. Bref, l’ensemble tient bien la route. Même la cover anachronique du « Borderline » de Madonna se fond dans l’ensemble. Pour que votre info soit complète, sachez que Weeks a personnellement mis en forme cette œuvre. Et il faut avouer, qu’en matière de production, c’est un crack !

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