Lorsque Travis sort son premier album en 1997, on ne peut que tomber sous le charme de leur musique à la fois énergique, électrique et mélodique. Même Oasis se proclame fan du groupe. Ce qui explique sans doute pourquoi la presse britannique va comparer leur « Good Feeling » au « Definitely Maybe » de la bande aux frères Gallagher. Et puis, on ne sait pas trop pourquoi, la formation écossaise va s’évertuer à rechercher la pop song parfaite. En oubliant ce qui avait fait sa marque de fabrique. Bien sûr, des hits comme "Why Does It Always Rain On Me?" ou encore “Sing” vont faire un malheur dans les charts. Et des groupes comme Keane, Coldplay ou encore Starsailor vont reprendre leur concept originel à leur compte. Et Travis alors ? Ben, il continuera bien à sortir des disques ; mais il sera incapable de se remettre en question et deviendra un autre groupe de
« Ode to J. Smith » constitue donc son sixième opus. Un elpee au cours duquel le combo écossais s’est enfin réconcilié avec la fée électricité. Enfin, sur la moitié de l’opus. A l’instar de « Chinese blues » contaminé par un son sale et hanté un piano omniprésent. Du titre maître déchiré entre angélisme et agitation. Du vivifiant « Something anything », une plage très rock, caractérisée par ses rythmes contrastés. De « Broken mirror », réminiscent de Radiohead circa « The bends ». Malheureusement, sur la seconde partie de l’album, l’intensité faiblit. Il y a bien encore ça et là quelques nappes de brouillard d’électricité. Mais aussi et surtout des ballades (« Quite free » aurait même pu figurer au répertoire de Coldplay !), des berceuses mélancoliques ou allègres. Un clin d’œil adressé aux Thrills (« Last words »). Mais plus rien de vraiment transcendant.

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