« Lost Channels », le quatrième recueil de Great Lake Swimmers, nous parvient un peu moins de deux ans après « Ongiara », l’œuvre qui aura définitivement permis aux Canadiens d’entrer dans la cour des grands. Sans efforts, le combo originaire de Toronto, et mené d’une main de maître par Tony Dekker, parvient une nouvelle fois à pondre une série de onze petites perles. « Lost Channels » s’ouvre sur un « Palmistry » plongeant instantanément l’auditeur dans une torpeur exquise dont il s’extirpera uniquement pour fredonner les engageants « The Chorus In The Underground », « Pulling On A Line » ou « She Comes To Me In Dreams ».
Dekker se livre ici dans un exercice encore plus personnel qu’auparavant, dévoilant un large pan d’une personnalité à fleur de peau. Une sensibilité avenante immergée en plein cœur de morceaux mémorables tels que « Still » et « Everything Is Moving So Fast », un titre parcouru de chœurs féminins et sublimement orchestré. Un nouveau carton plein pour Great Lake Swimmers.

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