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dEUS - 19/03/2026

Live at Blues on Grand

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Guitaristes, Steve Arvey et Jon McDonald ont fondé le West Side Heat en 1982, en compagnie du batteur Marvin Jackson qui jouait alors dans l'Albert Collins Band. Le choix du patronyme s’inspirait de leur addiction au Westside Chicago Sound de Magic Sam, Otis Rush, Eddie C. Campbell et autres Jimmy Dawkins. Le line up sera bien vite complété par Lovie Lee, le dernier pianiste du Muddy Waters Band. Le Westside Heat écumait les clubs de Chicago et de Milwaukee. Leur premier elpee, "Crazy mixed up world", est paru en 1985. A cette époque, les drums étaient assurés par Tony Mangiullo, un personnage qui avait milité au sein du Jimmy Rogers Band et dont la mère avait épousé Homesick James. Capable de chanter et de jouer, avec le même bonheur, de la guitare et de l'harmonica, Mark Hoekstra devait ensuite rejoindre le groupe. Le Westside Heat a splitté en 1991. On peut cependant retrouver le son de cette époque, sur l'album de Steve Arvey, "Best from the Vault". Steve allait alors se consacrer au blues acoustique. En solo ou flanqué de Kraig Kenning.
 
Probablement nostalgique du West Side Heat, Steve a tout récemment reformé le groupe. Et a repris la route. En février 2003, il a ainsi immortalisé son set ‘live’ au "Blues on Grand" de Des Moines, dans l'Iowa. Michael Wagner est à la basse, Pete Kruse aux drums, Steve Arvey se réserve le chant et la guitare, alors que le vétéran Mark Hoekstra se charge de l’harmonica, de la slide et également des vocaux. Dès que la machine se met en route, elle libère une fameuse dose d’énergie. La sonorité n’est guère en phase avec Chicago. Excellent R&B, "Stranded" aurait été apprécié par Mark Wenner et ses Nighthawks. A l’instar de "Fine line", on navigue ici dans un univers bien plus proche des texas shuffles. Mark souffle dans l'harmo chromatique, pendant que les différents acteurs se mettent en valeur, à tour de rôle. Néanmoins, les guitares évoluent dans un registre très différent du style pratiqué par Jimmie Vaughan. Plutôt blues rock, les cordes sont largement électriques. Les arrangements opérés sur "Mississippi" ne brillent pas par leur légèreté. Les deux guitares jouent en puissance. La voix d'Arvey accentue l’âpreté de ce rocker. Une impression intensifiée tout au long de "Oh lucky". La conjugaison des cordes classiques d'Arvey et de la slide de Hoekstra est lourde. Toute en réverbération, la slide gémit, halète. Westside Heat consomme également du blues classique. D’ailleurs, leur version du long et lent "Reconsider baby" de Lowell Fulsom se révèle très conventionnelle. Le spectre des T-Birds de naguère revient régulièrement à la surface. A cause des similitudes qui existent entre les voix d’Arvey et de Kim Wilson. Et je pense tout particulièrement à "How do you spell love". A l’instar de Jimmy Reed et surtout de Kim Wilson, Hoekstra souffle dans les tons aigus. Une sensation qui se confirme sur le tonique "He knows the rules" de Jimmy McCracklin. Afin de permettre à l'harmoniciste de s'égayer librement et à la guitare de multiplier les effets, le Heat traîne un peu en longueur le funky "Chicke heads" de Bobby Rush. Le "Chicago blues" n'est quand même pas totalement absent. D’honnête facture, "You're so fine" rend justement hommage à son créateur, Little Walter. Le concert tire à sa fin. Chicago boogie, "Shake your moneymaker" se révèle explosif. Contagieux, "Rollin' and tumblin' résume ce qu'ils font le mieux : leurs références puisées dans le Delta se mêlent au Chicago blues, pendant que les vibrations rock durcissent le son. Même s’il n’est pas un mauvais vocaliste, Steve Arvey use et abuse d’effets spéciaux pour emprunter le timbre vocal profond et grave de Howlin' Wolf. Aux States, il existe de multiples formations de la trempe de West Side Heat. Ce qui ne veut pas dire qu’elle soit dénuée d’intérêt !

Informations supplémentaires

  • Band Name: West Side Heat
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Bittersweet
  • Date: 2004-12-31
  • Rating: 0
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