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Roadmasters (Split cd)

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Les deux formations s’estiment. Et parfois se permettent des apparitions dans les studios de leurs amis. Ce split Cd n'est donc qu'une demi-surprise. Trio teuton, Smokestack Lightnin' réunit le chanteur/bassiste Bernd Batker, le guitariste Frieder Graef et le drummer Michael Kargel. La discographie du combo est conséquente, tant en singles qu’en albums. Et lors de la confection de cette plaque, les Allemands de Smokestack Lightnin' étaient manifestement aussi motivés que les Belges de Seatsniffers.

L’expression sonore de Smokestack Lightnin' est plus propre, moins primaire. A la limite, elle me fait penser au rock'n'roll accessible de Dave Edmunds voire de Chris Isaak. Encore que, balayé par la pedal steel de l'invité Oliver Stangl, "Carter Cain" nous plonge dans l’univers de Johnny Cash. Plus rock, "Home in my hand" est soutenu par une rythmique tenace et répétitive, pendant que Peter Hoppe tapisse discrètement la trame sonore de son orgue. Graef est passé à la mandoline pour le folk blues rythmé "Leaving Louisiana in the broad daylight". Lugubre, "Lonely moon" constitue le meilleur moment consacré à Smokestack Lightnin'. Blafarde, la lune se reflète dans les marais louisianais. Issu des profondeurs de ces swamps, l’écho réverbère le chant de Trinah… Les percus sont dignes de la formation hollandaise T99 ; et elles excellent lors de la finale "The thunder rolls". Cet ensemble particulièrement original est sur le point de sortir un nouvel opus sur le label Hazelwood. Il s’intitule(ra) "Heads of agreement".

Les Seatsniffers ont toujours la pêche. La machine est parfaitement huilée. Dès l'ouverture, le "Treat her right" de Roy Head sert un subtil cocktail de R&B et de rockabilly, secoué par le sax hurleur de Roel Jacobs et la guitare déjà bien en verve de Walter Broes. Le traitement de la cover du "I'm a long gone daddy" de Hank Williams vaut un bon vieux rock'n'roll à la Chuck Berry. On imagine même Walter exécuter les pas de canard, sur les planches ! Quatorze années que les Seatsniffers suent sur les routes du rock'n'roll. Ce qui facilite les rouages. La formation anversoise a le bon goût de nous faire revivre l’époque des vieux juke-boxes. Ceux des fifties. En épinglant une version du "Envy" de John Loudermilk, une adaptation de "Weekend on Mars", en hommage à Lux Interior (NDR : le chanteur des Cramps, décédé en février dernier) et une cover insolente du "Belle amie" d'Art Neville, profilé à la manière du "Somethin' else" d'Eddie Cochran. Un peu de douceur quand même lors d’un "She's a yum yum" tapissé par la section rythmique à la fois solide et métronomique des frères De Houwer. "Black Jack David" clôt l’elpee. Un morceau traditionnel qui célèbre la rencontre entre le R&B convulsif et le country alternatif. Dommage que les albums des Seatsniffers soient toujours aussi courts !

 

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