L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Chroniques

Come

Peel Sessions

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Come est devenu un des groupes-phares de l’underground américain, lorsqu’il a gravé son premier elpee, « 11:11 », en 1992. La formation était drivée par Thalia Zedek (Uzi, Live Skull, solo) et Chris Brokaw (Il a milité au sein d’une quinzaine de formations, parmi lesquelles figurent Codeine, Pullman, The Lemonheads, sans oublier ses multiples collaborations). Les deux musicos partageaient les guitares et les vocaux au sein d’une formation qui pratiquait une forme de noisy-blues-punk à la fois abrasif, tourmenté et intriguant.

Cette ‘Peel sessions’ recèle une cover frénétique des Only Ones, « City of fun », une prise ‘live’ immortalisée dans leur ville natale de Boston (« Clockface ») et puis 7 autres morceaux toujours bien électriques, parfois incendiaires (« Sharon vs. Karen »), mid tempo (la ballade « Bell » et « Wrong side »), réminiscent de Jefferson Airplane (« Dead Molly ») et un titre aux 2/3 instrumental, qui passe à l’offensive en fin de parcours, et dont une des grattes est traitée en slide. Un inédit, quand même, « Mercury falls », qui n’avait jamais bénéficié d’enregistrement studio.

Et c’est sous un line up originel, c’est-à-dire avec Sean O’Brian à la basse et Arthur Johnson aux drums, que le quatuor a décidé de se reformer et de repartir en tournée, cette année.

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Partner Look

By the book

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Etabli à Melbourne, en Australie, Partner Look réunit les sœurs allemandes Ambrin (Cool Sounds) et Anila Hasnain (Studio Magic) ainsi que Dainis Lacey (Cools Sounds) et Lachlan Denton (The Ocean Party). Soit deux filles et deux garçons qui, à tour de rôle, se chargent des parties vocales. « By the book » constitue le premier elpee du quatuor, une œuvre découpée en 12 plages d’une pop indé pétillante et accrocheuse.

L’opus s’ouvre curieusement par une compo qui porte le nom du groupe. Une ligne de basse aventureuse et des chœurs féminins revendicateurs alimentent cette piste fort agréable à l’écoute. De jolies harmonies vocales, des synthés ouatés et des accords de gratte semi-acoustiques élégants servent, le plus souvent, de trame aux compos du band aussie.

La mélodie de « Right here » navigue entre jangle pop et post punk, à l’instar d’un Rolling Blackouts Coastal Fever, mais sans l’intensité électrique, alors que « Speed limit » est imprimé sur un tempo new wave.

Les deux derniers titres nous replongent dans les eighties, tour à tour chez les Wallabies et les Kiwis. Ainsi « Geelong » aurait pu figurer au répertoire des Bats, à cause de ses changements d’accords rapides. Et « Endless plains » semble plutôt hanté par les Go-Betweens…

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Bernard Lavilliers

Sous un soleil énorme

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« Sous un soleil énorme » constitue déjà le 22ème album de Bernard Lavilliers. Agé de 75 balais et suite à des problèmes de santé, l’artiste a dû être opéré du cœur. Et il nous en parle sur le titre qui clôt cet opus, le crépusculaire « L’ailleurs ». Le reste de l’elpee baigne, en général, au sein d’un climat latino. Tango, paso doble, samba, cumbia et même cha-cha-cha rythment ainsi une bonne moitié des compos. Faut dire que le Stéphanois s’est rendu à Buenos Aires, en 2019, pour y chercher l’inspiration.

Son fidèle collaborateur Romain Humeau, le leader d’Eiffel, est toujours au poste, mais Bernard a également reçu le concours du duo Terrenoire sur « Toi et moi », adaptation de « Tive Razão » du Brésilien Seu Jorge. D’Izïa Higelin (NDR : la fille de feu Jacques), Hervé, Gaëtan Roussel et Éric Cantona pour une reprise du « Who killed Davey Moore » (« Qui a tué Davey Moon ») de Dylan, un morceau qui raconte l’authentique histoire d’un boxeur mort sur le ring (NDR : il ne faut pas aussi oublier que Lavilliers a également pratiqué cette discipline sportive).

Des orchestrations symphoniques enrichissent régulièrement les arrangements alors que des cuivres (saxophone ou clarinette) accentuent l’aspect chaleureux des plages les plus ensoleillées.

Sur la ballade « Je tiens d’elle », dans un style chanté/parlé rappelant Léo Ferré (NDR : que Lavilliers a toujours considéré comme son modèle), il déclare son amour pour sa ville, Saint Etienne. Et à l’écoute de l’engagé, voire gauchisant « Corruption », malgré ces synthés pas vraiment judicieux, on ne peut s’empêcher de penser à Jean Ferrat. Autant pour la voix que pour la mélodie. Enfin, le rythme imprimé tout au long de « Les Porteños sont fatigués » réveille le souvenir d’un certain Mano Negra.

Riche de sa culture poétique (Verlaine, Guillaume Apollinaire, Aragon), Bernard Lavilliers continue de raconter ses diverses épopées à travers ses voyages, dont « Sous un soleil énorme » constitue une nouvelle escale…

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Ruben Block

Turn the tide (Ep)

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Quatre titres sur le second Ep du chanteur/guitariste de Triggerfinger. Quatre covers ont une justement du trio, « There isn’t time », qui figure sur l’album « Absence of the sun » (2014). Dépouillée, la version est interprétée une octave plus bas que l’originale, si bien que la voix évoque, sur ce morceau… Dave Gahan. Quant aux cordes de gratte, semi-acoustiques, elles frémissent comme celles de Connan Mockasin, alors que des chœurs masculins accentuent le climat ténébreux de la compo.

La reprise de « Sea song », une composition de Robert Wyatt, est particulièrement indolente. Une performance, quand on connaît la version originale. Elle vire même parfois à l’ambient.

Ruben reprend « Niets is voor altijd » de Madou, dans sa langue maternelle et sous une forme minimaliste.

Enfin, il apporte un nouveau look au morceau de dance « Turn the tide » (un hit qui avait atteint le n°1 en Flandre, au cours des nineties) de Sylver. Electro/pop, cette plage laisse filtrer des éclats de guitare en arrière-plan...

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