Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kim Deal - De Roma
The Young Gods
Didier Deroissart

Didier Deroissart

mardi, 11 novembre 2025 17:37

Certains jours, Marie-Laure Béraud

Après plusieurs années de silence, Marie-Laure Béraud signe son grand retour. Elle a ainsi gravé un nouvel elpee intitulé « Certains Jours », un album lumineux et sans compromis. Elle s’y livre avec une sincérité brute, entre fantasmes et récits intimes, oscillant entre rêveries et brusques éclats de réalité.

Pour donner vie à ces chansons, elle s’est entourée de collaborateurs : Clément Nourry (guitares) imprime sa marque, à la fois désinvolte et ardente, évoquant Ry Cooder ou Mac DeMarco. Yannick Dupont insuffle une énergie singulière à la batterie, Ted Clark ancre l’ensemble par une basse élégante et inventive, tandis que Nicolas Michaux ajoute ses guitares, claviers et sa production subtile, à la fois précise et organique.

Entre tango poétique (« Et voilà »), confidences nocturnes aux accents d’Air et de Dani (« La nuit retient »), ou virage punk rock inattendu avec la relecture de son tube de 1986, « C’est pas le Pérou », Marie-Laure déjoue les attentes et multiplie les registres. On la retrouve aussi dans une version envoûtante de « Viens Simon », qui tangue entre la BO d’ « Arizona Dream » et les audaces de Grace Jones. Et lorsqu’elle se prélasse avec espièglerie sur « Encore le temps », c’est une artiste libre et joueuse qui apparaît, capable de toucher sans détour.

Marie-Laure Béraud livre un disque riche, traversé d’élans contrastés, qui rappelle que son art reste singulier, vibrant et profondément humain.

Le single « Les femmes de l'ombre » est en écoute 

 

 

Jeudi 05 mars 2026 – Audrey Hobert – La Madeleine, Bruxelles

Lundi 30 mars 2026 – Poppy – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 18 avril 2026 – Interpol – Forest National, Bruxelles

Mercredi 18 avril 2026 – Blok Party – Forest National, Bruxelles

Lundi 19 avril 2026 – Miguel – La Madeleine, Bruxelles

Dimanche 03 mai 2026 – Rüfüs Du Sol – ING Aréna, Bruxelles

Lundi 07 septembre 2026 - Mac DeMarco – OLT Rivierenhof, Anvers

Mardi 08 septembre 2026 - Mac DeMarco – OLT Rivierenhof, Anvers

http://www.livenation.be/

 

 

 

Vendredi 06 mars 2026 – Antoon – Trix, Anvers

Mardi 07 avril 2026 – 5 Seconds Of Summer – AFAS Dome (Sportpaleis), Anvers

Vendredi 10 avril 2026 – Tucker Wetmore – La Madeleine, Bruxelles

Lundi 13 avril 2026 – The Vaccines – Cirque Royal, Bruxelles

Samedi 18 avril 2026 – Anastacia - Cirque Royal, Bruxelles

Mercredi 13 mai 2026 – Arsenal – Lotto Aréna, Anvers

Vendredi 16 mai 2026 – Conan Gray – AFAS Dome (Sportpaleis), Anvers

Vendredi 19 juin 2026 – Tin Licker – Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 27 juin 2026 – Katy Perry - Whechter Boutique, Wherchter

Samedi 27 juin 2026 – Pitbull - Whechter Boutique, Wherchter

Samedi 04 juillet 2026 – Gorillaz – Rock Werchter, Wherchter

http://www.livenation.be/

 

 

 

À 83 balais, Graham Nash continue d’incarner la légende vivante du folk-rock. Ce vendredi 24 octobre, au Cirque Royal de Bruxelles, il a réussi à transformer un simple concert en une véritable expérience musicale, entouré de musiciens virtuoses et d’un public conquis. Retour sur une soirée où chansons et anecdotes se sont mêlées pour célébrer sept décennies de création. La salle n’affiche pas complet, mais le public, constitué de passionnés de tous âges, va se montrer attentif et enthousiaste.

Pas de première partie : Graham Nash grimpe sur le podium, accompagné de Todd Caldwell (claviers et voix), Adam Minkoff (multi-instrumentiste et voix) et Zach Djanikian (guitares, mandoline, batterie et voix).

Dès les premiers accords, Nash prouve qu’il conserve une voix de ténor claire et précise, fidèle à ses enregistrements originaux. Les harmonies vocales, portées par ses musiciens, subliment les classiques comme « Marrakesh Express », « Teach Your Children » et « Our House », ainsi que des titres ‘solo’ tels que « Military Madness » et « Chicago/We Can Change the World ». Son dernier album, « Now » (mai 2023), témoigne de sa créativité toujours intacte.

La soirée est ponctuée d’anecdotes savoureuses sur ses débuts chez The Hollies et ses rencontres marquantes, notamment en compagnie de David Crosby et Stephen Stills, qui donneront naissance à Crosby, Stills & Nash, puis un peu plus tard, à Crosby, Stills, Nash & Young. Graham partage l’histoire derrière « Bus Stop » et « Immigration Man », illustrant chaque récit par des extraits ou des interprétations complètes.

Nash relate donc ainsi, comment, après un concert avec Crosby, Stills, Nash & Young au Canada, il n’a pas été autorisé à traverser la frontière pour rentrer aux États-Unis. Crosby et Stills, eux s’en sortent sans problème, pas même le Canadien Neil Young, mais l’Anglo-Américain — qui n’était encore que britannique à l’époque — n’avait pas été autorisé à entrer. C’est cet épisode qui a donné naissance à cette chanson. Cette fois, c’est Adal Minkoff qui accompagne la chanson d’un puissant solo de guitare.

Cependant, Nash ne raconte plus ni n’interprète ses histoires ni ses chansons debout, comme il l’avait fait deux ans plus tôt à la Roma d’Anvers. Mais, depuis son siège. Et son backing group se produit également en position assise.

Les musiciens brillent chacun à leur tour : solos de mandoline, de basse, de guitare et de saxophone rythment le concert. L’émotion culmine lors de « Simple Man », hommage à Joni Mitchell, et « Better Days », dédiée à Rita Coolidge. Nash invite régulièrement le public à chanter, notamment sur « Our House » et « Teach Your Children », créant une atmosphère chaleureuse et participative.

L’harmonica de Nash résonne sur « Southbound Train », où il glisse un clin d’œil à « The Star-Spangled Banner ». Les harmonies atteignent leur apogée sur « Cathedral », tandis que la simplicité et la beauté de « Our House » enveloppent la salle d’une douce nostalgie.

Le concert s’achève sans rappel traditionnel : Nash enchaîne « Find the Cost of Freedom », « Woodstock » et l’épique « Suite : Judy Blue Eyes », salués par plusieurs ovations debout. Une prestation magistrale, à la hauteur de la légende.

Setlist : « Wasted On The Way » (Crosby, Stills & Nash song), « Marrakesh Express » (Crosby, Stills & Nash song), « Military Madness », « I Used To Be A King », « Right Between The Eyes » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Bus Stop » (Graham Gouldman cover), «  Immigration Man » (Crosby & Nash song), « Better Days », « Love the One You're With » (Stephen Stills cover), « Simple Man », « Southbound Train », « Cathedral » (Crosby, Stills & Nash song), « Just A Song Before I Go «  (Crosby, Stills & Nash song), « Our House » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Teach Your Children » (Crosby, Stills, Nash & Young song) (with Douwe Bob), «  Find The Cost Of Freedom » (Crosby, Stills, Nash & Young song), « Woodstock » (Joni Mitchell cover), « Suite: Judy Blue Eyes » (Crosby, Stills & Nash song)

(Photo: Ralf Louis)

(Organisation : Greenhouse talent)

Vendredi 06 février 2026 – DAVE – ING Aréna, Bruxelles

Lundi 23 février 2026 – Stéphan Eicher – Cirque Royal, Bruxelles

Mardi 24 février 2026 – Stéphan Eicher – Cirque Royal, Bruxelles

Mardi 24 février 2026 – Eefje De Visser – De Vooruit, Gand

Dimanche 3 mai 2026 – The Hauted Youth – Cirque Royal, Bruxelles (rectification de date)

http://www.livenation.be/

dimanche, 05 octobre 2025 18:23

L’idole au sang neuf…

Ce 5 octobre 2024, Forest National accueille Yungblud pour un concert événement à Bruxelles, dans le cadre de sa tournée mondiale baptisée ‘Idols EU Tour’. Le jeune Britannique, figure montante du rock contemporain, vient présenter son cinquième album, « Idols », un double opus dont la première partie est sortie en juin 2025. Accompagné en première partie par Palaye Royale et Weathers, Yungblud promet une soirée explosive à ses fans belges. La salle affiche complet, témoignant de l’engouement autour de l’artiste, reconnu pour son authenticité, son énergie brute et sa capacité à créer un lien unique avec son public. Après avoir déjà enflammé Forest National en 2022 et la Main Stage de Rock Werchter en 2023 et 2025, Yungblud revient avec un show intense, porté par une créativité sans limite et une volonté de repousser les codes du genre. Un rendez-vous immanquable pour tous les amateurs de rock moderne.

A l’entrée, le personnel de la sécurité semble débordé, et invite la foule à transiter à travers des couloirs balisés par des barrières Nadar, de manière quelque peu chaotique. C’est la première fois que votre serviteur assiste à une telle situation.

Le son, à Forest, c’est tout ou rien. Pour les deux premières parties, il sera exécrable, les infrabasses remontant du sol jusqu’aux sièges. Intenable ! Pour Yungblud, il sera, comme par hasard, parfait.

Premier groupe à ouvrir la soirée, Weathers est un quatuor originaire de Los Angeles, récemment invité à rejoindre Yungblud pour sa tournée européenne. La formation se compose du chanteur Cameron Boyer, du guitariste Cameron Olsen, du bassiste Brennen Bates et du batteur Christian Champion. Sa musique se distingue par des hymnes entraînants et rythmés, portés par des paroles introspectives abordant le passage à l’âge adulte et la santé mentale. On retrouve dans leurs influences des groupes comme The Kooks, Green Day ou Blink-182. Sur les planches, les Américains affichent une étonnante assurance, malgré leur relative inexpérience de ce type d’événement. Ils surprennent en reprenant « Famous Last Words » de My Chemical Romance, en adress      ant un clin d’œil à leur inspiration. S’ils n’atteignent pas encore ce niveau, ils s’en sortent néanmoins très bien pour un combo peu habitué à de telles scènes. En fin de concert, pendant « C’est La Vie », ils prennent le pari de faire chanter le public, un risque largement récompensé. Ils présentent de larges extraits de leur troisième album, « Are We Having Fun ? », sorti en 2023. Avec un meilleur son, ce quatuor mérite d’être revu, tant son énergie en ‘live’ est communicative (page Artistes ). 

Setlist : « Happy Pills », « I'm Not Ok », « Lonely Vampire », « Famous Last Words » (My Chemical Romance cover), « Ugly », « Where Do I Sign ? », « All Caps », « C'est La Vie »

Surprise ! On a droit à une deuxième mise en bouche : le trio Palaye Royale. Et il compte bien faire monter l’ambiance d’un cran. Dès le premier morceau, Remington Leith invite la fosse à se baisser puis à bondir ; et elle s’exécute avec enthousiasme. Véritable tornade, le leader de Palaye Royale entraîne le public dans son sillage, soutenu par ses complices qui jouent avec charisme et énergie, distillant des mélodies accrocheuses et incitant la foule à chanter, notamment sur « Mr. Doctor Man ». Le band canado-américain, toujours en tournée, ne connaît pas le repos et adapte chaque soir son set à l’énergie de l’auditoire ; ce qui rend chaque performance unique et vivante. Malgré un son perfectible, l’émotion brute passe sans filtre. Le public, conquis, accueille les Américains comme de véritables têtes d’affiche. Remington, vêtu d’un kilt, escalade la barrière du gradin pour galvaniser la foule, puis descend dans les pogos et s’immerge dans les premiers rangs. La communion est totale : on vit l’instant présent à fond, et ça fait du bien. Après une demi-heure d’énergie pure, Palaye Royale quitte le podium, laissant un auditoire conquis et prêt à accueillir la star de la soirée (page ‘Artistes’ ici

Setlist : « Mister Devil », « Death Or Glory », « No Love In L.A. », « Addicted To the Wicked & Twisted », « Dying In A Hot Tub », « Fucking With My Head », « You'll Be Fine », « Mr. Doctor Man », « For You ».

Les lumières s’éteignent et la foule se déchaîne en hurlant lorsque Yungblud débarque. Pendant que le morceau d’entrée préenregistré, « War Pigs » de Black Sabbath, accompagne l’arrivée des musiciens sur les planches, l’excitation monte. Vêtu de cuir et de lunettes fumées, il ouvre le bal par le titre épique « Hello Heaven, Hello », issu de son dernier elpee « Idols ». Visiblement, les fans vont se régaler ce soir. De la joie aux larmes, la palette des émotions est vaste, mais toujours authentique. Enlevant sa veste, il se verse de l’eau sur la tête et secoue ses cheveux, les projetant en l’air, avant d’asperger la foule. Les fans adorent. Yungblud reste rarement immobile : il s’avance sur les enceintes, se déplace d’un côté à l’autre et multiplie les sauts. Il sait vraiment divertir et captiver son public. Débordant d’adrénaline et d’enthousiasme, il conquiert la salle dès son arrivée. Son nouvel LP confirme et consolide sa réputation d’idole du rock. Mais cela ne change en rien son engagement : il saute et se balance sur scène tel une pile Duracell fraîchement chargée, inépuisable. Le public, debout sur les gradins, depuis le morceau d’ouverture, est en transe. Harrison n’a jamais été du genre subtil. Des mots comme ‘fuck’ lui échappent des dizaines de fois par concert, et ‘jump, jump, jump’ ou ‘Let Me See Your Hands’ appartiennent au vocabulaire et constituent la marque de fabrique, depuis des années. Même un morceau plus calme, comme « Idols Pt. 1 », sublimé par un quatuor à cordes, dégage une énergie communicative : le public chante à tue-tête. Des cordes vocales vibrantes à la salle tremblante, l’effet de « Lovesick Lullaby » sur la foule fait sursauter tout le monde et crée des tableaux rares pour un concert de rock. Il faut dire que, grâce à sa formation, la compo prend, en live, un côté nerveux qui peut manquer sur disque. Ce qui montre bien ce qu’un ensemble bien rôdé peut apporter. Pendant « Fleabag », Yungblud, fidèle à la tradition, offre à un fan la possibilité de rejoindre brièvement le band sur l’estrade. Cet honneur est revenu hier à Simon, de Bruxelles. Cependant, après le premier refrain, sa guitare s’est éteinte, laissant la place à Adam Warrington, qui a livré un excellent solo et s’est, une fois encore, révélé indispensable au spectacle. L’artiste termine debout au-dessus de la fosse, poing levé, filmant la marée humaine qui s’étend devant lui. Puis, avant d’entamer sa reprise de « Changes » de Black Sabbath, il évoque son amour et son profond respect pour la légende Ozzy Osbourne (disparu en juillet 2025). Cette chanson, qui met particulièrement en valeur sa voix et son talent d’interprète, captive l’assistance, qui chante en chœur. Il la conclut, électrisé, face à une mer de cœurs formés avec les mains. ‘Yungblud Is about love !’ lance-t-il, comme une affirmation. À plusieurs reprises, les jets de confettis, les fumigènes et les effets pyrotechniques viennent dynamiter et électriser le show. Sur presque chaque morceau, Yungblud trouve un moment pour faire chanter, crier ou sauter le public — et aussi pour le remercier.

Décidé à tout donner jusqu’au bout, il entame son rappel par « Ghosts », où il fait virevolter son micro filaire autour de lui avant de s’allonger au sol. L’ultime morceau, « Zombie », vient clore le set sur une note sombre et puissante.

Véritable bête de scène, il sait susciter l’émotion en se donnant entièrement, avec une sincérité palpable, pour un public qu’il chérit profondément. N’hésitant plus à exposer ses fragilités au fil de ses morceaux, l’expérience a gagné en intensité et en profondeur. L’artiste réussit la prouesse de créer à la fois proximité et explosion d’énergie. Ce soir, ce n’était pas un simple concert : c’était une véritable expérience de vie, gravée dans les mémoires de chacun.

Setlist : « War Pigs » (Black Sabbath song) (chanson d’entrée pré-enregistrée), « Hello Heaven, Hello », « The Funeral », « Idols Pt. I », « Lovesick Lullaby », « My Only Angel » (Aerosmith & Yungblud song), « Fleabag » (With a fan à la 6 cordes), « Lowlife », « Changes » (Black Sabbath cover), « Fire », « War », « Tin Pan Boy » (With A Tease To “I Love You, Will You Marry Me”), « Braindead ! », « Loner ».

Rappel : « Ghosts », « Zombie »

(Organisation : Live Nation)

 

Vendredi 23 janvier 2026 – Burna Boy – ING Arena, Bruxelles

Dimanche 03 mars – The Haunted Youth – Cirque Royal, Bruxelles

Lundi 09 mars 2026 – Sigrid – Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 18 avril 2026 – Mosimann – Ancienne Belgique, Bruxelles

Lundi 27 avril 2026 – Tori Amos – Cirque Royal, Bruxelles

Mercredi 29 avril 2026 – The Haunted Youth – Cirque Royal, Bruxelles

Jeudi 30 avril 2026 - The Haunted Youth – Cirque Royal, Bruxelles

Vendredi 01 mai 2026 - The Haunted Youth – Cirque Royal, Bruxelles

Mardi 05 Mai 2026 – Sofia Isella – La Madeleine, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

 

 

04 novembre 2026 – YOUNISS - Cabron, Anvers

09 novembre 2025 - THOMAS AZIER - Crossing Border, Antwerpen

19 décembre 2025 - DE MENS - Het Dépôt, Louvain

21 décembre 2025 - DE MENS - Zebrawoods, Gand

11 novembre 2026 – YOUNISS - Botanique, Bruxelles (supporting UPCHUCK)

14 novembre 2026 – YOUNISS - C-Mine, Gand (supporting Amenra

24 février 2026 - DIE NERVEN - Alter Schlachthof, Eupen

18 mars 2026 – POMRAD - Charlatan, Gand

24 mars 2026 - POMRAD - Ancienne Belgique, Bruxelles

27 mars 2026 – POMRAD - De Roma, Anvers

26 avril 2026 – CALEXICO - Cirque Royal, Bruxelles

https://peterverstraelen.com/

 

Samedi 07 février 2026 – Apasche – ING Arena, Bruxelles

Dimanche 19 avril 2026 – Altin Gün – De Roma, Avers

Dimanche 19 avril 2026 – Louis Tomlinson – Lotta Arena, Anvers

Mardi 21 avril 2026 – Candace Bushnell – Stadschouwburg, Anvers

Mercredi 22 avril 2026 – Evgeny Grinko – De Vooruit, Gand

Lundi 27 avril 2026 – Skillet – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 05 mai 2026 – Sofia Isella – La Madeleine, Bruxelles

Jeudi 14 mai 2026 – Steve Hackett- Cirque Royal, Bruxelles

 Samedi 12 septembre Hainvin – Cirque Royal, Bruxelles

Vendredi 20 novembre 2026 – Mo Gilligan - La Madeleine, Bruxelles 

http://www.livenation.be/

 

 

 

En 2021, l’Italie remporte le Concours Eurovision de la chanson à Rotterdam. Ainsi débute le spectacle international de Måneskin. Extravagante et rock, la formation prend d’assaut les radios, les grandes salles, les festivals et les stades. Il y a quelques années à peine, Damiano Davids, le leader, prend du recul par rapport à son groupe et enregistre ce premier album, « Funny Little Fears », dont l’intégralité nous est présentée ce soir. En tournée, il fait salle comble en Europe et monte sur scène chaque fois plus à l’aise que jamais. Depuis longtemps, ce dernier est une bête de scène et, s’il est facile de manquer l’énergie intense et déchaînée qu’il dégage au sein du combo, son épopée pop sur ce premier elpee solo est tout aussi captivante. Il va électriser un Forest National comble grâce à son charisme déroutant et si attachant. Pas de première partie : le concert débute à 20 h précises et se termine à 21 h 30. Sueur, émerveillement et étoiles dans les yeux. Le son est nickel.

Lumières clignotantes et musicos en costume-cravate forment le décor de l’entrée de Damiano, et la foule est en effervescence. On pointe du doigt, avec empressement, le podium, cherchant à le repérer, mais dès qu’il tourne au coin, il devient indéchiffrable. Il a cette aura que l’on possède naturellement, sortant en pantalon de soie, avec des ceintures nouées façon pirate, secouant la tête et inclinant le pied de micro comme un amoureux.

« Born With A Broken Heart » ouvre le concert, et la salle s’emballe. Puis « The First Time » retentit, et le son monte encore plus fort. « The First Time » est naturellement entraînant, une compo au cours de laquelle les paroles s’enchaînent à l’infini. On n’entend même pas les premières phrases, couvertes par les cris enthousiastes du public. Damiano David suit cet élan : pendant les premières chansons, il reste immobile, débitant ses mots à toute vitesse, ce qui empêche des morceaux énergiques comme « The First Time » et « Voices » de trouver leur place.

Caractérisées par des ponts et des paroles ouvertes, « Next Summer », « The Bruise » et « Sick Of Myself » sont plus lents. Sa voix est addictive : elle se brise aux bons endroits, son timbre crépite comme du miel. Et il se montre particulièrement vulnérable sur « Perfect Life ».

Avant de chanter, il change de tenue sur scène, enfilant des vêtements tout en expliquant ce que ceux-ci représentent pour lui — c’est très frappant, sincère. Il nous confie que le concert, jusqu’alors, a retracé les dix dernières années de sa vie, quand tout filait à toute vitesse et qu’il vivait des choses incroyables, comme la tournée des stades. ‘Quelque chose a craqué’, admet-il. Cette honnêteté est rafraîchissante.

On ne veut pas comparer inutilement la musique solo de Damiano à celle de Måneskin, car, comme ‘artiste l’a déclaré pendant le spectacle, c’est une étape qu’il souhaite franchir et une décision qu’il était libre de prendre. Il est fier du travail de la formation, mais a besoin d’un nouveau chapitre. Pourtant, on sent dans sa présence scénique qu’il ne perd rien de sa nonchalance rock. Un véritable loup déguisé en mouton. Globalement, la musique est soignée et rendue plus lourde ; ce qui améliore la performance live et la rapproche de l’indolence de Damiano. « Cinnamon » a même une touche légèrement rock. Le tableau colle, et on s’imagine brièvement le Damiano d’antan.

Il révèle adorer les reprises et en interprète deux. Celle de « Sex On Fire » de Kings Of Leon constitue la partie la plus lourde du set, cette fois sans t-shirt, tandis que celle de « Nothing Breaks Like A Heart » de Mike Ronson, que chante Miley Cyrus, est plus douce et plus fragile. Ce qui met également en valeur sa voix.

Damiano se lance alors dans la paisible « Perfect Life » ; mais au bout de quelques morceaux plus calmes, le set menace de s’essouffler, mais non. Heureusement, l’énergie sensuelle de « Tangerine » relance l’ambiance. Cependant, c’est la ligne de synthé entraînante de « Zombie Lady » qui captive véritablement l’attention. Et Damiano lance son sprint final. Sur « Tango », l’Italien assume enfin pleinement son rôle d’interprète, s’adaptant à l’énergie de la musique. Après le significatif « Mars », il quitte la scène.

Pour le rappel, c’est dans des cris et des hurlements à tue-tête que les fans accueillent le chanteur et le groupe sur les planches. À la grande joie de tous, Damiano enchaîne ensuite « The First Time ». Cette fois, c’est encore mieux qu’au début. Le double titre « Naked, Solitude » sonne le glas du spectacle. Un final explosif : le chanteur clôture le spectacle et passe du calme à la vitesse supérieure. Alors que le band donne encore tout son possible, Damiano quitte brièvement l’estrade pour rejoindre l’auditoire, dans les bras de ses fans dévoués. Mille baisers, remerciements sincères et poignées de main viennent clore le show.

Une superbe soirée se termine. À la prochaine, Damiano ; en espérant que ce soit au sein de Måneskin !

Setlist : « Born With A Broken Heart », « The First Time », « Mysterious Girl », « Voices », « Cinnamon », « Sex on Fire » (Kings of Leon cover), « Talk To Me », « Nothing Breaks Like a Heart (Mark Ronson cover), « Perfect Life », « Next Summer », « Sick Of Myself », « The Bruise », « Tangerine », « Zombie Lady », « Tango », « Angel », « Over », « Mars ».

Rappel : « The First Time » (Reprise), « Naked, Solitude (No One Understands Me) ».

(Photos Vincent Dufrane ici

 

(Organisation : Gracia Live)

Page 5 sur 125