Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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lundi, 24 janvier 2022 17:09

Tony Iommi mis au parfum…

Tony Iommi a enregistré un titre inédit pour la marque de parfum Xerjoff, « Scent Of Dark »

Guitariste fondateur de Black Sabbath, le groupe qui a forgé le heavy metal des années 1970, Tony Iommi ne sent désormais plus le soufre mais l’essence… tout du moins celle créée pour lui par l’Italien Sergio Momo avec ce titre inédit et instrumental « Scent Of Dark ». Une parenthèse très intéressante pour une rock’star confirmée.

Le clip c’est ici 

https://twitter.com/tonyiommi?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor

https://www.iommi.com/

https://www.facebook.com/tonyiomm

https://www.instagram.com/iommi099/?hl=fr


 
vendredi, 14 janvier 2022 16:57

Le parachute doré d’Amy Morrey…

Amy Morrey, brabançonne, n’est pas une inconnue. Celle-ci met un premier pied dans l'industrie musicale en 2015 en tant que compositrice, auteure et interprète sur « Sweet Afterglow » d'Alex Germys. Elle se fera ensuite un nom parmi les professionnels du milieu pour avoir co-écrit la majorité des titres de Loïc Nottet, dont le single « Million Eyes », mais aussi « Heartbreaker », « Mud Blood » et « Strangers ». Elle multiplie également les collaborations avec de nombreux artistes comme Alex Lucas, Kid Noize, Funkyfool ou encore Laura Tesoro.

Il aura fallu quelques années à Amy pour se convaincre de lancer son projet personnel avec « Parachute », un titre pop new wave, qui mêle un texte puissant et une production originale dans une ambiance nostalgique. Ce titre pose les bases d'un Ep plus pop qui comprendra notamment des featurings avec Alex Lucas et Ben'do.

Une chorégraphie élégante, un artwork soigné et un hit en puissance. A suivre de près.

Pour la vidéo, c’est par ici 

https://www.instagram.com/amy_morrey/?hl=fr

https://www.facebook.com/amymorreyofficial

 


 
mercredi, 15 décembre 2021 18:46

Juicy ne doit pas savoir…

Quelques semaines après avoir sorti « Love When It’s Getting Bad » - MOBILE PART I, Juicy dévoile aujourd’hui, « You Don’t Have To Know » - MOBILE PART II, extrait de son premier album, « Mobile », qui paraîtra ce 4 février 2022.

Ce nouveau titre est conduit par la voix d’une mère s’adressant à son enfant avec des mots distanciés et teintés d’angoisse dans une tentative de ne pas lui révéler la réalité du monde qui l’attend.

Imbriqué dans un album aux thématiques sombres, « You Don't Have to Know » pose la question d’enfanter dans une société où tous nos piliers de construction s’effondrent ainsi que celle de l'avenir des générations à venir.

Dans ce titre, les voix texturées sont contrastées par une orchestration magistrale signée Jean-Marie Rens, le papa de Julie. Les envolées lyriques de l’orchestre à cordes et flûtes soulignent une chanson tourmentée et mélancolique. Comme pour « Love When it’s Getting Bad », un court-métrage réalisé par le collectif belge Gogolplex accompagne le single. Cet objet vidéo original fait partie d’un ensemble d’une série de 4 épisodes qui couvre la totalité du futur elpee. « You Don’t Have To Know » est la chanson-phare de ce deuxième épisode.

Pour la vidéo, c’est ici

https://www.instagram.com/juicyrnbitch/?hl=fr

https://www.facebook.com/juicyrnb/

 


 

Gabriel Rios a publié son cinquième elpee, « Flore », en février dernier. Une œuvre qui recèle de véritables hymnes à la musique d’Amérique latine et des Caraïbes. Des morceaux qui remontent à l’enfance de son père et de son grand-père. Des chansons qu’ils auraient adoré l’entendre chanter. Une concoction enivrante à la fois nostalgique et iconoclaste qui redécouvre une culture musicale qu’il a laissé derrière lui depuis plus de vingt ans, lorsqu’il a quitté Puerto Rico pour l’Europe. Cet album n’est pourtant pas seulement un hommage aux classiques latinos, c’est également une réalisation qui reste fidèle aux arrangements et à l’instrumentation de la Salsa Nuyorican des années 60 ainsi qu’aux anciennes ballades populaires mexicaines et cubaines. Mais également un vibrant hommage à son père musicien, atteint de la maladie d’Alzheimer. C’est cet opus qu’il va défendre, ce soir, sur les planches de l’Ancienne Belgique, en mode AB Flex, c’est-à-dire, configurée en places assises. Et le concert est sold out. 

Le supporting act est assuré par la pétillante Emmy D’Arc. Issue de Hasselt, dans le Limbourg, c’est la première fois qu’elle foule les planches de l’AB.

De son véritable nom Ine Tiolants, elle est aujourd’hui âgée de 24 printemps, et avait remporté le ‘MNM Rising Star’, en 2018. Depuis, elle a décidé d’opter pour un pseudonyme. Elle adore interpréter des reprises de ses artistes préférés, et tout particulièrement des chansons signées Bruce Springsteen, Eddie Vedder et Johnny Cash ou encore Sinéad O'Connor et Dixie Chicks.

Il y a déjà pas mal de monde dans la salle, quand Emmy grimpe sur l’estrade. Elle ouvre le set par le nerveux « My Silver Lining » et embraie par son premier single « The Odds » que le public semble vraiment apprécier. « I’m Alright » est davantage propice à la sérénité. Sa voix y est haut-perchée ; une voix tour à tour perçante, sucrée ou salée qui rappelle celle de Selah Sue. Elle a trois guitares à sa disposition. Deux semi-acoustiques et une électrique dont elle ne se servira qu’à une seule reprise. Derrière son sourire ravageur, se cache manifestement une perfectionniste qui ne manque pas d'ambition. A l’instar des icônes qu'elle admire, elle s'inspire de sa propre vie, des pensées qui flottent et rebondissent dans sa tête. Sculptée dans l’americana, « One Of The Weak » est une autre compo paisible, empreinte de délicatesse et de douceur. Dans l’imaginaire, on s’imagine traverser les grandes les plaines de l’Ouest américain. On attend impatiemment son premier Ep. Un grand talent en devenir…  

Pour les photos c’est

Setlist : « My Silver Lining », « The Odds », « I’m Alright », « One Of The Weak », « Reveal », « Walk », « Mercedes Benz », « Troy ».

C’est la neuvième fois que votre serviteur assiste à un concert de Gabriel Rios. Ce soir, il va nous livrer une prestation semi-acoustique. Il est soutenu par son fidèle, Ruben Manama, à la contrebasse et aux chœurs. Ce dernier se plante à proximité d’un piano imposant de couleur noire, d’une gratte et de son instrument de prédilection. Pas de trace de la violoncelliste Amber ; et c’est bien dommage ! Armé de sa six cordes, Gabriel s’installe du côté droit, devant un micro au pied duquel il a posé une percussion électronique. Il est sobrement vêtu d’un jeans et d’un tee-shirt. Cool, il présente chaque morceau ; et le public, qui connaît parfaitement les paroles des chansons, reprend très souvent les refrains en chœur.  

D’habitude, Gabriel entame ses shows par sa version du « Voodoo Chile » de Jimi Hendrix, seul à la gratte. Une forme de rituel… qu’il n’accomplira pas ce soir. Judicieux, le light show met bien en exergue les deux musicos, même si Gabriel est davantage sous le feu des projecteurs, notamment à travers les lumières qui convergent vers la foule. Un étrange contraste d’ombres et de lumières communique une ambiance différente à chaque titre. De temps en temps, Ruben pousse un cri ; et notamment lorsqu’il siège derrière les ivoires.

Mélange détonant de swing, de rock et de funk et parfois de jazz, la musique de Rios ne manque pas de charme, mais aujourd’hui elle baigne inévitablement dans une ambiance latino.

L’intégralité de « Flore » sera passé en revue au cours du set, mais dans le désordre. Et lorsque le duo attaque le titre maître, Ruben se lèvre et empoigne sa contrebasse, il frotte délicatement ses cordes avec un archet, alors que Gabriel dispense de délicates notes de ses cordes. Le voyage vers les Caraïbes et Porto Rico et l’Amérique Latine est impressionnant.

Le set de 75 minutes se terminera par une version épurée de « A caballo vamos pal' monte » du Buena Vista Social Club. Et c’est encore par une cover de la célèbre troupe cubaine, « El Carretero », que Rios entame le rappel, un collectif que votre serviteur avait eu l’opportunité de voir en ‘live’. Quel merveilleux souvenir, d’ailleurs ! Enfin, cerise sur le gâteau, le concert s’achève par le bouleversant « Gold ».

Musicien talentueux, chic et sexy, Gabriel séduit toujours autant sur disque que sur scène. Alliant tendresse, technique qualité et simplicité, son spectacle, ce soir, est passé trop vite…

Pour les photos, c’est ici

(Organisation : Ancienne Belgique et Live Nation)


 
samedi, 30 octobre 2021 12:09

Un concert bien vintage…

Red Beans & Pepper Sauce a été fondé à Béziers, en 2010. Ses références oscillent du ‘new blues (Gary Clark Jr., Tedeschi Trucks Band) au ‘néo vintage’ (Blue Pills, Wolfmother, Saverio Maccne & Double As, The Excitements) en passant par le ‘classic rock’ des seventies (Led Zeppelin, Deep Purple), contemporain (Rival Sons, The Black Keys) et le funk. En dix ans d’existence, ce quintet hexagonal a gravé cinq albums, dont le dernier, « Mechanic Marmalade », est paru en 2019. Il vient, en outre, de publier un Ep 4 titres. Et il s’intitule « Song For The Past ». Enfin, le combo est considéré, comme un des groupes de rock les plus intéressants, sur la scène française.

Le supporting act est assuré par Bob Doug, une formation bruxelloise qui a choisi le nom de son leader comme patronyme. Bob se charge de la guitare et du chant. Il est soutenu par Arnaud Picqué aux synthés, Alessandro Damico à la basse et Louis Jassogne aux drums. Son style oscille entre blues, funk et (heavy) rock. Fondé en 2013, il s’apprête à sortir son troisième elpee, « Mirages ». Mais la spécialité du band, ce sont les jam sessions…

Le set s’ouvre par « Road 98 », un extrait du futur opus. Lorgnant vers le hard rock, ce morceau raconte l’histoire d’une voiture qui traverse le désert, afin de s’évader quelque peu du brouhaha qui règne dans le trafic, à Bruxelles. Le quartet embraie par le nerveux rock/blues « Here We Go (Now ?) », un morceau au cours duquel Bob se démène derrière sa six cordes. C’est une bête de scène et il monopolise l’attention d’une maigre assistance, pourtant attentive et interactive. Hormis « Sitting Of The Desert », extrait du premier elpee, la majorité des morceaux est issue du prochain long playing. Après un blues instrumental abordé à la manière de Stevie Ray Vaughan, « Sippin’ In Vain » ressuscite le mythe de Jimi Hendrix. Doug imite même les gestes du légendaire gratteur, en plaçant sa guitare dans son cou. Et, ma foi, il ne se débrouille pas trop mal. C’est aussi à ce moment-là qu’on se rend compte que les musiciens sont habitués aux ‘jam sessions’.

En rappel, le quatuor nous réserve « Driven By Sex », une compo sculptée dans une forme de garage-glam-rock qui collerait bien au répertoire de Romano Nervoso.

Setlist : « Road 98 », « Here We Go (Now ?) », «4 Am Room Service », « Black Coat », « Flip The Switch », « Sitting Of The Desert », « Going Back Home », « Friends », « Sippin’ In Vain », « Hard Jam ».

Rappel : « Driven By Sex »

Les musicos de Red Beans And Pepper Sauce grimpent sur l’estrade. Laurent Galichon, le leader (c’est également le compositeur), se charge de la guitare. Jessyka Aké se plante au centre, devant son micro. La chanteuse est coiffée d’un chapeau de couleur noire. Chevelu, Serge Auzier s’installe derrière ses claviers et Niko Sarran, ses fûts. Enfin, Denis Bourdié se consacre à la basse. 

Après une intro à la gratte, le set s’ouvre par « My and ». Laurent fait littéralement corps avec son instrument. Au fil du set, les claviers s’infiltrent généreusement dans les compos, les sonorités d’orgue réveillant en notre for intérieur le souvenir de feu Jon Lord. Ténébreux, sauvage et sudiste, le rock/blues de RB&PS transpire le bourbon et la sueur. Ça cogne, c'est sexy, sans oublier ce ‘quelque chose’ de lourd qui vibre sous le capot et sonne comme un appel à prendre la route. Charismatique, Jessyka fait onduler ses doigts sensuellement, le long de son micro. Véritable panthère noire, elle ne tient pas en place sur les planches. Sa voix peut devenir très speed. Balaise derrière ses drums, Niko va nous réserver un solo de batterie de plus de 10 minutes. Comme nombre de bands, dans les 70’s. Un exercice de style qu’on pourrait qualifier à la fois de de technique et de tribal. Et Laurent n’est pas en reste, puisqu’il va également s’autoriser le sien, dans l’esprit de Van Halen.

Un concert bien vintage qui a ravi les quelques quinquas (70 ?) présents ce soir. Dommage qu’il n’y ait pas eu davantage de monde !

Setlist : « Intro, My Land », « Glitter City », « No Saint Today », « Give It To Me », « Time To Get Away », « Bright Lights (Gary Clark Jr) », « Thank You Drums Solo, Moby Dick », « I Am The Night », « The Battle », « My Holy Guest », « No Crossroads », « Black Panther », « You Can’t Turn Around », « Half World Changeling ».

Rappel : « Lock You Down, Meddley », « Ace Of Spades (Motörhead) »

(Organisation : Zik-Zak)


 
vendredi, 26 novembre 2021 17:35

Juicy a la bougeotte…

Le premier elpee de Juicy paraîtra ce 4 février 2022. En attendant sa sortie, les filles nous proposent leur premier single, « Love When It’s Getting Bad - PART I. »

Juicy est une entité mutante à deux têtes, née de la rencontre entre Sasha Vovk et Julie Rens. Le duo féminin est fusionnel. La musique délivrée est un concentré de post r’n’b aux influences jazz, soul, hip-hop, le tout passé au blender pour un résultat délicieusement inclassable.

Un son contrasté qui s’avale et coule dans les oreilles pour y dévoiler toute l’amplitude des compositions. Chaudes, froides, les sonorités sont là pour réconforter, faire bouger ou inquiéter, dans un mélange d’orchestrations pour cordes et flûtes et de beats électrisés qui vient soutenir l’ambivalence proposée. Des paroles qui restent en tête, interrogent, questionnent. Des voix qui se chevauchent, se donnent la réplique, chuchotent et interpellent sur des thématiques actuelles. Des chansons dont le spectre intégral se déploie en live et dont toute la complexité éclate dans l’intimité d’une paire d’écouteurs. Des formules scéniques déclinables à l’infini (brass-band, concert double pianos, orchestre, quatuor à cordes, chorale, claviers) qui devraient offrir à « Mobile » toute sa liberté de mouvement, assurant son indépendance et sa pérennité pour des morceaux qui n’auront de cesse de se réinventer. Le tout enveloppé d’une imagerie travaillée mêlant dérives modernes et insurrections technologiques, portée par des clips et visuels délicieusement délirants pour un brouillage de pistes maîtrisé. Un univers musical pluriel, à la fois léger et puissant, sombre et lumineux, qui déconstruit tout autant qu’il libère. Ça s’avale, ça se danse et ça se pense sans concessions.

La vidéo de « Love When It’s Getting Bad » - PART I, est disponible ici

En concert

04.02.2022 - Maroquinerie, Paris Album Release Party

08.02.2022 - Ancienne Belgique, Bruxelles   Album Release Party

https://www.instagram.com/juicyrnbitch/

https://www.facebook.com/juicyrnb

https://www.youtube.com/channel/UC4Td


 

Après deux ans d’absence, les Sunday Charmers sont de retour. Ils viennent de publier le single/clip « Let down » ce vendredi 12/11 ! Épique et bouleversant à la fois, « Let Down » est un miroir empli de cynisme porté à ces instants où l’on perd pied, en envoyant tout balader. Le morceau s’accompagne d’un plan-séquence sous tension réalisé́ par KLUUT (Great Mountain Fire, Saudade, ...), caméra au poing.

La formation bruxelloise quitte les mélodies sucrées pour gagner des compositions plus profondes et élégantes, mêlant le groove moderne et les sonorités romantico-cosmiques de la pop des années '70 et '80.

La vidéo du clip « Let Down », c’est ici 

https://www.facebook.com/sundaycharmers

https://www.instagram.com/sundaycharmers/?hl=fr


 

À travers un voyage surréaliste en train, le clip « Bruxelles je t’aime » nous plonge dans l’imaginaire d’Angèle lors d’un itinéraire Paris - Bruxelles (un trajet qu’elle effectue souvent pour retrouver sa famille). Très enthousiaste à l’idée de rejoindre sa ville natale, Angèle décide de tuer le temps en transformant un trajet pour le moins banal en une aventure onirique beaucoup plus intense, grâce à son imagination débordante. « Bruxelles je t’aime » est un clip régressif, qui est symbole de l’âme d’enfant toujours éveillée chez Angèle, tout en faisant office de déclaration d’amour à sa ville natale.

Le Trans Europe Express a servi d’inspiration pour la base du décor. Plus précisément les wagons de la catégorie Mistral 69, qui circulaient dans les années 80 et étaient les derniers modèles en circulation.

Le réalisateur et Angèle ont voulu parsemer le clip d’indices visuels permettant aux spectateurs de se raccrocher aux paroles du morceau : ‘Nous avons trouvé́ ça fun de jouer avec des clichés parisiens et bruxellois, notamment dès l’ouverture du film avec la petite fille qui joue avec un Atomium et fait basculer Angèle dans son imaginaire ou encore lors du passage des wagons boxes, avec la découverte des pigeons parisiens’. Alors que d’autres passages (le journal évoquant le Palais de justice toujours en rénovation, les enfants qui jouent avec les boules chromées à l’image d’un Atomium déconstruit ou encore le wagon rempli d’Iris, fleur symbole du VIe siècle, lors de la fondation de la ville) sont volontairement amenés de manière subtile.

Le nouvel et second album « Nonante-cinq » sort le 10 décembre 2021

Pour le clip, c’est ici

https://www.facebook.com/angeleouenpoudre

https://www.instagram.com/angele_vl/

En concert

10/12/2021 – Sportpaleis, Anvers

19 + 20 + 21 + 22/12/2021 – Forest National, Bruxelles


 

Etablie à Bruxelles, Valkø est une artiste belge. Elle est actrice, songwritrice, mais surtout chanteuse et violoncelliste. Votre serviteur l’avait découverte en supporting act d’Asaf Avidan, au mois d’août dernier. Ce soir elle se produit à la Rotonde du Botanique réputée pour l’excellence du son. En outre, le spectacle se déroulera devant un auditoire assis.

Slow Pilot, le projet de Pieter Peirsman, assure le supporting act. C’est également le guitariste de Valkø et après le départ de Noémie Wolfs, en 2015, il est devenu la première voix masculine de Hooverphonic. Sans oublier ses collaborations auprès de K's Choice et du pianiste de jazz, Jef Neve. Il a publié son premier elpee, « Gentle intruder », en 2018 et devrait sortir son second opus, l’an prochain. Il est d’ailleurs en préparation.

Sur les planches, il se consacre au chant (of course !) et à la guitare. Il est soutenu par un second gratteur, Sébastien Leye, également préposé aux backing vocals. Dès que Pieter se met à chanter, on reconnaît son timbre de voix puissant, frémissant et mélancolique… mais finalement familier.

Le set s’ouvre par « Black Widow » (NDLR : ne pas confondre avec un groupe sataniste et occulte, né fin des sixties). Les arrangements sont recherchés et les voix bien en place. « Fences » est une nouvelle compo (NDR : Pieter va d’ailleurs nous en proposer une majorité, qui figureront probablement sur son nouvel opus). L’amplitude vocale de Pieter est bien plus remarquable qu’on ne l’imaginait. Pas étonnant que ce soit un fan de Jeff Buckley. « Little Boy » baigne au sein d’une atmosphère réminiscence du « Nothing Really Ends » de dEUS. Et au fil du concert, on assiste à quelques jolies envolées de cordes, mais surtout, progressivement, on se rend compte que la musique de Slow Pilot puise ses références majeures chez les Beatles. Après 30’ de spectacle, Pieter signale que le laps de temps imparti pour son set était trop court pour pouvoir démontrer son potentiel. Une belle découverte quand même !

Setlist : « Black Widow », « Fences », « Little Boy », « Parasites », « Gentles, « Intruder », « Headstone », « Dance The Night Away »

Valkø se produit, ce soir, au Bota, dans le cadre de la release party de son second Ep « Monsters ». Un peu plus de 150 personnes ont répondu présent pour assister à cet événement. 

Sur les planches, elle est épaulée par un trio réunissant le (contre)bassiste Nicholas Yates, le guitariste Pieter Peirsman et le drummer Jordi Geuens. Valkø a enfilé une salopette et est chaussée de baskets customisées par une amie. Elle fait face à son clavier et son micro. Valkø au violoncelle et Nicolas à la contrebasse ouvrent le « Silence In The Dark ». Tout au long de « Monsters », la voix est bien mise en exergue. Une voix dont l’amplitude est impressionnante. Elle peut se faire douce ou lancinante, et même évoquer Björk. Lorsque ce n’est pas le drummer qui donne la mesure, Valkø l’assure à l’aide de son synthé. Elle plaisante d’ailleurs en avouant qu’elle doit regarder son ‘copion’ (L5, E6, c’est presque comme un jeu de ‘Combat Naval’) pour introduire les sons additionnels sur l’instrument. Elle enchaîne par « Daydream (Get Lost) » ; apparemment une nouvelle compo. Après une intro aux ivoires, elle l’interprète d’une voix douce. Elle attaque ensuite « Between You And Me », un morceau qui figurait au répertorie d’Auryn, son ancien projet, en le dédicaçant à un couple (certainement présent dans la salle) dont la rencontre s’est déroulée lorsqu’elle interprétait cette chanson. Hormis lorsque la musique s’emballe, le light show est plutôt sobre. Valkø excelle au violoncelle et le démontre tout au long de « The Mirror ». Elle n’en oublie pas pour autant la cover de « Can’t Get You Out My Head », traduite en hit par Kylie Minogue. Ce n’est qu’en fin de parcours que quelques dames se lèveront de leur siège pour esquisser quelques pas de danse…

A l’instar de son concert accordé deux mois plus tôt, à l’Arena 5, en supporting act d’Asaf Avidan, elle rappelle qu’il faut applaudir pour mériter un rappel. Elle revient donc exécuter « In The Sil », en solitaire. Avant que Pieter ne la rejoigne pour le dernier morceau, « Neverending » …

Un concert intimiste et vecteur d’émotion…

Setlist : « Silence In The Dark » (intro), « Heaven’s Door », « Monsters », « Daydream (Get Lost) », « Between You And Me », « Back Through The Maze », « The Mirror », « The Grace Of Peace », « Going Mad », « Can’t Get You Out My Head » (Cover Kylie Minogue), « The Kind Of Game », « All I Ever Dreamed Of »

Rappel : « In The Sil », « Neverending »

(Organisation Botanique)


 
samedi, 09 octobre 2021 16:37

La Planète Sauvage revisitée…

Changement de concept ce soir au Zik-Zak. Place à la projection d’un film d’animation. Complices chez SüB et Organic, Joris Oster (YEL, Silver Riot) et Olivier Justin ont profité du confinement pour créer de la musique autrement ; soit en réarrangent et se réappropriant la B.O. du long métrage culte, ‘La Planète Sauvage’, signée Alain Goraguer (NDR : au départ pianiste de jazz, mais surtout notoire comme compositeur et arrangeur, ce natif de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, a notamment bossé pour Serge Reggiani, Boris Vian, Boby Lapointe, Jean Ferrat et Serge Gainsbourg).

Le ciné-concert va se dérouler devant une cinquantaine de spectateurs. Beaucoup trop peu pour la performance. Joris et Olivier ont eu une énorme envie de travailler sur une nouvelle façon de vivre la musique, un besoin d’unir le cinéma et les concerts ; puis il a fallu passer au choix du film. On a souvent vu ce type d’exercice de style se focaliser sur des films d’avant-guerre ou proposer des adaptations mégalos du ‘Grand Bleu’ ou de ‘Star Wars. SüB cherchait quelque chose d’autre, plus proche de son univers. C’est en visionnant ‘La Planète Sauvage’ sur Arte que les deux artistes ont eu l’idée de réécrire la bande son.

Pour celle-ci, Joris Oster explique la conception du projet : ‘La musique du film est en réalité assez discrète dans la version originale, mais elle reste néanmoins très intéressante. Lors de notre prestation, il y a 32 séquences musicales que nous avons dû mettre en place chirurgicalement de la façon suivante : 10 d’entre-elles reprennent les thèmes originaux mais réadaptées pour qu’elles puissent être rejoués à deux à l’aide de samples qui tournent en background. Huit sont issues de morceaux du premier album de SüB et d’Organic, deux projets au sein desquels nous sommes impliqués. Les 14 autres séquences sont des compositions spécialement créées pour le film’. A ce sujet, il ajoute : ‘Il a fallu quatre années de travail pour réaliser, dans des studios tchèques, ‘La Planète Sauvage’ avec des dessins de Roland Topor. C'est un film de science-fiction qui relate les mésaventures du peuple des Oms, réduits en esclavage par des créatures géantes. Le dessin animé n'est pas spécialement destiné aux enfants, mais atteint un public adulte beaucoup plus large que celui du ‘Théâtre de Monsieur et Mme Kabal’ de Borowczyk. Le trait tient une place aussi importante que le volume et la couleur dans le style graphique de Topor (qui avait déjà dessiné ses ‘Escargots’ pour Laloux). Malgré la collaboration prestigieuse d'animateurs tchèques des studios de Prague (le film était une coproduction franco-tchécoslovaque), il semble que la technique du ‘papier découpé en phases’ adopté par Laloux n'ait pas été perfectionnée au point de donner toute la souplesse nécessaire aux personnages de Topor. ‘La planète sauvage’, film ambitieux et rare, restera une date dans l'histoire de l'animation française avec la musique obsédante d'Alain Goraguer’.

Olivier se plante à l’extrême gauche du podium, sur une estrade derrière son kit de batterie, son synthétiseur et ses cymbales. L’écran est suspendu en arrière-plan, au beau milieu. Joris s’installe à l’opposé, côté droit et tient à sa disposition sa basse, sa gratte semi-acoustique droite et son thérémine (NDR : Il s’agit d’un des plus anciens instruments de musique électronique, inventé en 1920 par le Russe Lev Sergueïevitch Termen ; composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes, l'instrument a la particularité de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste). Il ne sera cependant utilisé qu’à trois reprises.

Le film est difficile à assimiler ; surtout à la première vision. Plusieurs seraient nécessaires pour en cerner toutes les subtilités. Il est cependant émouvant.

En général, la musique de SüB est échafaudée sur deux lignes de basse. C’est ce qui forge la singularité de l’expression sonore. L’une libère des sonorités distinctes, incisives et mécaniques ; et l’autre, caoutchouteuses. Ces dernières sont absentes lors de ce ciné-concert. Saccadé, le tempo finit par envoûter au sein d’un univers grunge bien seattlenesque, abordé dans l’esprit des Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden et autre Alice In Chains.

Celle d’Organic combine post-rock, électro, prog, psyché, stoner, new wave et post punk. Puissants, les accords de basse sont parfois au bord de la rupture (Peter Hook ?). Les drums sont percutants et les sonorités de synthé, spasmodiques.  

Huit morceaux sont manifestement hantés par les SüB et Organic. Pour le reste, les musicos retranscrivent le climat futuriste du film à travers des sonorités électroniques, quand il ne se frottent pas au funk, au jazz (NDR : c’est l’ADN du concepteur de la B.O.) ou au psychédélisme, tout en tenant compte de l’alternance entre climats doux et sombres. Bref, en mêlant création pure ainsi que réinterprétation propre et en ajoutant des compos originales, le tandem a tout simplement remodelé une bande-son digne de son compositeur, Goraguer.

(Organisation : Zik-Zak)


 
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