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Didier Deroissart

Didier Deroissart

jeudi, 09 septembre 2021 18:07

Les Nuits Botanique 2021 : jeudi 9 septembre

Un an plus tôt, Pomme était programmée dans le cadre des Nuits Botanique, à la Rotonde. Suite à la Covid, le spectacle avait été annulé. Et aujourd’hui, elle est tête d’affiche sous le chapiteau. Bonne nouvelle, pour accéder aux concerts, le masque et la distanciation sociale ne sont pas imposés, mais un Covid Save Ticket doit être fourni à l’entrée. Baptisée ‘Les Failles Tour’, sa tournée visite la Belgique, depuis un bon mois (Festival de Ronquières, Théâtre de Mons, Nuits Solidaires à Namur) et ce soir elle se produira devant 1 200 personnes.  

Aurélio Mattern assure le supporting act. Il a milité chez Lucy Lucy, Paon et Sonnfjord. Multi-instrumentiste, il a décidé de se lancer en solitaire, en empruntant, pour patronyme, Aurel. D’Aurel à Aurélien, en passant par Aurélio et l’empereur romain Marc Aurèle, les racines sont identiques. Aurélio a gravé un premier Ep. Baptisé « Ah Ouais », il est paru en juin dernier.

Il est seul sur les planches avec pour équipement sa gratte électrique, son synthétiseur, ses machines et son iPAD ; et il jongle parfaitement entre les différents instruments. L’artiste semble bien plus détendu qu’au festival de Ronquières, en enchaînant facilement morceaux cool, nerveux, électro ou/et hyper dansants.

Aurélio adore la musique des années 80. Interprétées dans la langue de Voltaire, ses chansons sont autobiographiques. Celles d’un trentenaire pépère, perdu, et en même temps décidé à aller au bout de sa démarche. Il parle de tour-bus qu’il n’aura jamais. Il chante les couples qui se lassent. Il traite parfois du deuil et souvent de l’insomnie. Et s’autorise même d’un petit trip du côté de Coxyde, pour prendre un bain de soleil en amoureux (« Hier la plage »).

« Désert », « Vingt vingt » et « Saison Mandarine » sont de nouvelles compos écrites pendant le confinement. Aurélio voulait les partager et n’imaginait pas les jouer devant un vrai public. Bonne mise en bouche avant de croquer la Pomme…

Setlist : « Hier La Plage », « Esquisse », « Désert », « Vingt vingt », « Krang », « Ah Ouais », « Oxygène pour 2 », « Saison Mandarine ».

Claire Pommet a choisi comme patronyme et nom de scène, Pomme. C’est à l’école que ses camarades de classe lui avaient attribué ce surnom.

Pomme monte sur le podium et salue la foule, puis empoigne sa gratte semi-acoustique. Elle a coupé ses cheveux au bol comme Mireille Mathieu et n’arbore plus sa fameuse sa mèche blanche centrale si caractéristique. Elle est vêtue d’un pantalon noir et d’une chemise blanche à froufrou. Pomme est soutenue par le même backing group qu’au festival de Ronquières : une bassiste, également préposée aux synthés, juchée sur une petite estrade, et une drummeuse.

Elle entame son set par « Anxiété », un extrait de son second LP, « Les Failles », qui a forgé son succès. A cet instant, on aurait pu imaginer qu’elle allait dérouler le tracklisting de cet elpee. Finalement, elle n’en interprétera que 4 extraits.

Lors de ses chansons les plus acoustiques, donc intimistes, on dirait une petite sœur qui se confie en chuchotant à votre oreille.  

Particulièrement interactive, elle affiche un sourire permanent. Elle confirme tourner en Belgique depuis un petit temps et avoue apprécier le pays et sa gastronomie. Elle raconte qu’à Namur, elle avait demandé quelle était la spécialité culinaire. On lui avait appris qu’il s’agissait de la bière et du péquet. Mais elle avait répondu le vert à la pomme (NDR : c’est la couleur de cette eau-de-vie). Ce qui a déclenché l’hilarité dans l’auditoire.

Sa version du « Désenchantée » de Mylène Farmer booste l’ambiance. La foule connaît les paroles et chante en chœur. Notamment les aficionados agglutinés devant le podium. Et lorsqu’elle interprète « Les Séquoias », « Je Sais Pas Danser » et « Les Oiseaux », le public met littéralement le feu.  

Elle se sert de différents instruments : de la gratte semi-acoustique à l’électrique, en passant par le piano, un mini-synthé (qu’elle pose sur les genoux) et une autoharpe, un instrument à cordes pincées utilisée dans la région des Appalaches pour accompagner la musique folk, americana ou bluegrass. Et manifestement ces sonorités apportent une coloration originale à l’expression sonore.

Au bout de 50 minutes, le set proprement dit est terminé. Elle signale, qu’en général, elle passe un contrat verbal avec le public. S’il applaudit, elle reviendra pour 4 chansons. Finalement, on aura droit à 70 minutes de prestation.

En rappel, Claire revient coiffée d’un chapeau en forme d’énorme champignon. Elle déclare l’avoir reçu d’un certain ‘Pilou’ lors d’un concert à Tours. Depuis il est devenu son couvre-chef fétiche qu’elle porte à chaque concert. Projetés depuis l’arrière-scène, les faisceaux lumineux se focalisent sur Pomme ; surtout quand elle est seule sur scène. Tantôt de couleur verte ou rouge, ils passent au bleu et aveuglent littéralement les spectateurs, pendant « Soleil, Soleil ».

A l’issue du concert, un constat s’impose : Pomme est à l’aube d’une grande carrière…

Setlist : « Anxiété », « Je Sais Pas Danser », « Les Cours D’Eau », « Pourquoi La Mort Te Fais Peur », « Désenchantée » (Mylène Farmer), « Les Oiseaux », « Saphir », « De Quoi Te Plaire », « Les Séquoias », « La Lumière », « Ceux Qui Rêvent ».

Rappel : « Grandiose », « Soleil Soleil », « Une Minute », « On Brûlera ».

Pomme + Aurel

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Le Botanique)  


 

Couleur Café est de retour à travers le Gate Festival. II avait été programmé du jeudi au dimanche, du 26 au 29 août et du 2 au 5 septembre. C’est donc à l’avant-dernière journée que votre serviteur participe. Après 8 jours de pur bonheur sous un soleil radieux, au cours desquels se sont déroulés plus de 40 concerts et DJ sets, le public a vécu du fun sans fin grâce aux ‘Anger Games’ ou s’est émerveillé devant les skate shows et d'innombrables autres surprises ; on peut dès lors honnêtement parler de succès. Les 10 000 festivaliers ont été comblés. Lieu magique, le ‘Studio CityGate’ a brillé de mille feux. Et ce festival s’est déroulé sans distanciation, sans masque mais avec le Covid Save Ticket.

Deux scènes ont été prévues : une petite dénommée ‘Brikabrak’ et une Main Stage, à droite, juste à côté. Comme à Couleur Café il y a des foodtrucks, des artistes de rue et des bars à profusion. On peut s’assoir et faire la fête. Les gens sont heureux de revivre et ont la banane. La vie normale reprend son cours…    

Scène Brikabrak : Diane

Il n’est pas évident d’ouvrir un festival. C’est la DJ bruxelloise et ingénieure du son Diane qui s’y colle. Un DJ set comme on les aime. Elle nous y réserve de la house (notamment afro), de la dance, du dubstep, du jazz, du funk, du disco, de la future bass, de la lo-fi et des soulful vibes, sous une forme percutante.

Bref, la musique est assez éclectique qui incite à remuer le popotin. Certainement à l’affiche du Couleur Café 2022…

Main Stage : Juicy

Juicy, c’est un duo réunissant Sasha Vovk (chant, claviers, guitare) et Julie Rens (chant, clavier, batterie électronique). Il est responsable d’une musique qui puise ses influences dans la pop, la soul, le jazz et le r&b, mais également le hip hop, notamment lors des covers de Diam’s…

Sasha et Julie sont en pleine forme et impatientes de retrouver un vrai ‘live’ face à un public démasqué, après ce long confinement. Une période au cours de laquelle elles ont décidé d’élargir leur palette sonore, s’affranchissant du RnB, pour embrasser le jazz, la musique contemporaine et classique, tout en se servant d’une instrumentation aussi bien électronique qu’acoustique…

La setlist prévoit 9 morceaux issus du futur elpee, dont la sortie est prévue pour 2022, ainsi qu’une nouvelle mouture de « Count Our Fingers Twice ».

Les filles sont vêtues de robes noires à froufrous et chaussées de claquettes, quand elles grimpent sur le podium. D’habitude, dès le début d’un set, Sasha est survoltée. Aujourd’hui elle est plutôt paisible. Julie lui fait face, derrière son piano. On aura ainsi droit à une prestation plutôt cool en mode piano/voix. Hormis tout au long de « Truth » et « Treffles », titres au cours desquelles elles sont vocodées, les voix sont parfaitement dosées et se conjuguent pour former différentes nappes, alors que les ivoires accentuent le climat atmosphérique des compos. Dans le passé, il se produisait plus que régulièrement un incident technique, lors de leurs concerts. Ce ne sera pas le cas en cette fin d’après-midi. Le son est nickel. Normal, puisque c’est Benoît (ingé-son de Puggy) qui est derrière les manettes. Enfin, on épinglera au sein du nouveau répertoire, « La gigue de la quequette », un morceau qui adresse un clin d’œil au célèbre Cantor de Leipzig, Jean-Sebastien Bach… Peut-être une indication pour le concert que Juicy accordera dans le cadre des Nuits Botanique, ce 10 septembre, flanquée de 23 musiciens…

Setlist : « You Don’t Have To Know », « Count Our Fingers Twice », « Truth », « Youth », « Haunter », « Remain », « Treffles », « La gigue de la quequette », « Call Me »

Main Stage : Kabola

Kabola est un collectif qui regroupe une nouvelle génération de jeunes musiciens congolais qui vivent à Bruxelles et pratiquent, bien évidemment, de la rumba congolaise. Le line up de base implique un drummer, un percussionniste, trois guitaristes, un bassiste, un chanteur, une chanteuse et un claviériste. Et au cours du set, des invités, chanteurs et/ou musicos, viennent rejoindre la troupe, pour atteindre, à un certain moment, la bagatelle de onze personnes.

Il ne faut pas très longtemps, avant que l’ambiance n’atteigne son paroxysme. Et pourtant dehors, la foule, massée aux premiers rangs, est accablée par un soleil de plomb. Qu’importe, les spectateurs sautent et dansent sans se ménager. Impossible de rester sur place.

Les chansons sont interprétées en français et en lingala. L’association drums, percus et basse remue littéralement les tripes. Les guitares libèrent chacune des sonorités différentes, dont la rythmique aux tonalités tour à tour afro ou caribéennes, lorsque la musique vire au reggae…

Main Stage : L’or Du Commun (ODC)  

Affichant au compteur plus de 10 ans d’existence, L’or du Commun est donc loin d'être un crew inconnu sur la scène hip hop, et notamment à Bruxelles où il multiplie les collaborations. Son line up réunit Swing, Loxley et Primero. Son style ? Du rap accrocheur, des flows old school, des lyrics pointus et des beats de qualité… Le projet a mûri, grandi et pris de l’assurance tout en restant très proche de son public. De la bande rigolarde, bourrée d’énergie boom bap décalée à la Saïan Supa Crew, la formation a conservé la spontanéité, la simplicité, mais en rendant le propos plus personnel. La famille est bien présente et en nombre, c’est ainsi qu’ODC interpelle ses fans.

Très concentré, Dj Junior Goodfellaz est planté derrière les platines. Il remue surtout les bras. Les 3 Mc’s bougent, sautent dans tous les sens, incitent le public à les imiter et à former des round circles. Dès le premier skud, « Négatif », la foule réagit au quart de tour. Le son est excellent. La setlist se limite à des titres issus du dernier opus, « Avant la nuit ». Mais en milieu de parcours, une panne de courant force les artistes à se retirer pendant 20 bonnes minutes. Le temps de chercher la cause du problème. Heureusement, le set ne sera pas écourté, mais simplement prolongé au-delà du temps normalement imparti.

Retour sur les planches pour le crew qui reprend donc du service…

Parfois le flow ralentit. Sans doute pour mieux comprendre les textes engagés, parfois quand même davantage teintés de mélancolie, comme sur le dernier long playing qui parle du passé, de leur carrière, des doutes et des nuits sans sommeil...  

La prestation monte progressivement en puissance. Anecdote, l’un des MC’s balance, en rigolant, qu’ils sont devenus des stars car ils ne circulent plus en tram et en bus…

Ils ont aidé Roméo Elvis à décoller et il leur rend bien. Il est ainsi sur place pour ce concert et les rejoint sur le podium pour attaquer les 4 dernières chansons. Coiffé d’une casquette et vêtu d’un short pantacourt, il prend même le temps de se rouler… ce qui ressemble à une cigarette…

La combinaison des trois voix est magnifique. Et lors du dernier morceau, le quatuor reprend, pour la seconde fois de la soirée, « Négatif ». Ils se produiront en concert à l’Ancienne Belgique le 15 avril 2022…

Setlist : « Intro », « Négatif », « C’est Dingue », « Ciel Rouge », « Nuit d’Hôtel », « Pansement », « Descente », « Cassé », « Ac », « Apollo », « Pollen », « Négatif »

Philou Louzolo + L’or du Commun + Juicy + Kabola + O’Simmie + DJ Insécure + Diane

(Organisation :  Couleur Café)


 
lundi, 06 septembre 2021 10:12

Aux rythmes endiablés des cariocas…

C’est la rentrée post-covid à l’AB et ce lundi 6 septembre, l’affiche est double, puisqu’elle accueille Flavia Coelho et Chicos Y Mendez. Une affiche ensoleillée, festive, dansante et colorée pour un spectacle auquel pourra assister un public de plus de 250 personnes, sans masque ni distanciation sociale, mais sur présentation du Covid Save Ticket. La salle est en mode Box (600 personnes) et elle est sold out.

Le périple proposé ce soir va traverser la cordillère des Andes, depuis le Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Équateur, le Pérou, la Bolivie et l'Argentine, mais également nous entraîner jusqu’aux Caraïbes, et tout particulièrement en Jamaïque.

Chicos Y Mendez a été choisi pour entamer les hostilités, mais il aurait pu, tout aussi bien, clôturer la soirée. De son véritable nom David Méndez Yépez, le Bruxello-péruvien partage sa joie de vivre sur scène et ce n’est pas pour nous déplaire. Sur les planches, il est soutenu par un backing group de quatre musicos : un préposé à la guitare électrique, un autre aux cuivres (chauve et barbu il souffle tantôt dans une trompette piccolo ou en ‘Ut’ à valves rotatives), un bassiste et un drummer. Ce dernier a été installé en retrait sur une estrade. Juste à côté d’une autre sur laquelle campe des bongos destinés au batteur et des synthés au sixcordiste.

Chicos Y Mendez pratique de l’alterlatino. En quelques sorte, une musique latino-américaine alternative qui cherche à se réinventer sans la dénaturer, se connecter à ses racines tout en créant son propre chemin, mais également en véhiculant des textes engagés, traitant des problèmes rencontrés par la société contemporaine lorsqu’ils n’évoquent pas son pays natal ; des chansons interprétées tantôt en français ou en espagnol.

Les hauts parleurs crachent une musique préenregistrée, avant que le combo ne grimpe sur le podium, sous un light show de couleur rouge. Le set s’ouvre par « Llévate ». L’intervention du trompettiste est immédiatement suivie par celle du drummer. Place ensuite à « Respira » (NDR : dont le clip –à découvrir ici– a été tourné en République Dominicaine, à Los Cacaos), une compo qui invite les gens à prendre du recul, saisir l’importance, la sincérité et la profondeur des moments simples et anecdotiques de notre existence. « Porque » incite la foule à esquisser quelques pas de danse. L’ambiance monte d’un cran. « Proliferanos » adopte un profil plus rock. « Parte De Mi » draine de plus en plus de monde sur le dancefloor, mais en groupe. L’enthousiasme de David commence à contaminer l’auditoire. Une choriste débarque sur le podium et participe à la seule chanson interprétée dans la langue de Voltaire, « Ils dansent ». Elle est même slammée. « Mi Ciudad » nous entraîne sous le soleil de Kingston. Lorsque Flavia Coelho rejoint le quintet, la foule s’enflamme. Elle et David échangent un duo pour « Reggaeton Feminista », sous un climat toujours aussi jamaïcain. Mais dans l’esprit de Mano Negra voire de Manu Chao. Et « Nostalgia Mia » clôt le concert. Avant un rappel sous la forme de « Sendito ». L’exploration intégrale de l’album est terminée. Un bon moment à revivre sur ABTV ici

La fête ne fait que commencer !

Setlist : « Llévate », « Respira », « Porque », « Proliferamos », « Dilo Mas », « Parte De Mi », « Ils dansent », « Mi Ciudad », « Reggaeton Feminista », « De Pie », « Nostalgia Mia »

Rappel : « Sendito »

Brésilienne, Flavia Coelho est née le 26 juillet 1980, à Rio de Janeiro. En 2002, elle se produit en Europe au sein d'une troupe de carnaval. Installée depuis 2006 à Paris, elle chante dans le métro et dans un bar de Saint-Ouen, où elle fait la connaissance du musicien camerounais Pierre Bika Bika. La véritable aventure musicale débute.

Son dernier opus, « DNA » est paru en 2019, une œuvre dont les compos abordent les thèmes de la corruption, de l’homophobie et du racisme, mais qui fait également écho à la situation politique du Brésil.

Trois estrades sont installées sur le podium. A gauche, celle du drummer/percussionniste. Il a le rythme dans le sang et une sorte de pot de fleurs retourné sur la tête, mais sans les fleurs. A droite, celle du claviériste, coiffé d’un chapeau de cow-boy. Plus petite, celle plantée au centre est destinée à Flavia pour exécuter ses pas de danse.

Elle est vêtue d’une tenue moulante au couleurs des cariocas.  

La setlist réunit principalement des extraits des deux derniers albums ainsi que l’inévitable hit « Paraiso ».

Sa voix sensuelle et son flow énergique se baladent au rythme des influences brésiliennes et afro-latines mêlant joyeusement samba, baile funk, reggae, afrobeat, boléro, hip-hop, et forró.

Sur le podium, l’ambiance est digne du carnaval de Rio, une ambiance qui se propage dans la fosse. Faut dire qu’elle a le don pour chauffer le public.

Elle chante tour à tour dans la langue de Luís de Camões ou de Voltaire.

Flavia interagit entre chaque chanson avec le public. Elle incite la foule à lever les bras ou à danser. Une silhouette lumineuse se dandine dans le fond juste derrière l’estrade qui lui est destinée. Flavia fait tourner son chignon haut, comme une hélice, chevelure qu’elle dénoue à mi-parcours. Moment choisi pour jouer des percus devant le kit du batteur.

Flavia nous parle du Brésil qui célèbre le sourire, la dance et surtout l’amour. Pour elle, l’amour est essentiel et elle invite son public à rencontrer sa voisine ou son voisin sauf si l’on est accompagné…

Une toute belle fête à la musique et aux rythmes endiablés des cariocas… également à revivre

(Organisation : Ubu concerts + Ancienne Belgique)


 

Au Zik-Zak, c’est le denier concert de la saison soumis aux règles sanitaires qui exigent distanciation sociale, jauge réduite à 200 spectateurs et masque lors des déplacements. Le tout prochain libèrera le public de ces contraintes. En espérant que la page soit définitivement tournée.

Ce soir, Tars est à l’affiche. La formation wallonne a publié son premier elpee, « 90% of Honesty », en 2019. Il s’agit du projet satellite du multiinstrumentiste, producteur et ingénieur du son, Damien Polfliet. Le band pratique une forme de métal instrumental et ténébreux qui ne concède guère de parties vocales ou alors à partir d’une machine. Du stoner qui frôle parfois l’univers de la prog…

Peu de lumières pour éclairer les musicos. Un drummer (Geoffrey ‘Cho’ Jamar qui remplace Cyril Wilfart). Trois guitaristes (Damien, Roland Orban, Christophe Davenne) et un bassiste (Amaury Chavepeyer). Un claviériste devrait enrichir le line up, dans un futur plus ou moins proche.

Les trois gratteurs entrent constamment en duel. Ils possèdent, cependant, une excellente technique. Et en parfaite synchro, la section rythmique fédère, en quelque sorte les compos. Parfois l’expression sonore semble hantée par Metallica ou alors un combo viking. Néanmoins, elle n’est pas de nature à glacer le sang. Elle libère même une certaine fièvre, notamment lorsque l’électricité s’aventure dans le psychédélisme réminiscent des 70’s. Mais tout en conservant un fil mélodique. Le combo est bien en place, mais peut-être un peu trop…

Comme prévu, pas de chant, mais une voix ‘off’ lors de l’intro et sur « Endurance », le morceau qui ouvre réellement le set. Le volume sonore a littéralement soufflé les premiers rangs, mais près de la table de mIxage, là où votre serviteur à l’habitude de se planter, il était excellent. Enfin, on regrettera la brièveté du concert. 45 minutes ! Juste le temps d’accrocher, et c’était terminé…

Dans le cadre du Concours Circuit, Tars se produira au Botanique le samedi 4 décembre 2021.

Setlist : « Intro », « Endurance », « Murphy », « Gargantua », « Cooper », « Panger1- I’M Not Afraid », « Miller’S Planet », « Ranger 2- Hello Case », De Mann », « Tessecact », « Outro » 


 
samedi, 04 septembre 2021 12:41

Deux inédits pour Eddy De Pretto et Yseult

Eddy de Pretto et Yseult se sont réunis pour enregistrer non pas un, mais deux morceau inédits. Le binôme sort ce 1er septembre les titres « Kiss » et « Pause » : deux balades empreintes de délicatesse. Ils sont parus ce 1er septembre 2021.

Eddy de Pretto est aujourd’hui l’un des chanteurs les plus emblématiques de sa génération. Il a sorti, en mars dernier, son second album, « Une ode aux gens d’à côté́, aux bizarres, aux freaks, aux étranges ». L’artiste a décidé́ de faire du terme 'bâtard' (généralement connoté négativement) une réappropriation » et même comme il le déclare sur ses réseaux sociaux.

Le concert prévu à Forest National le 14 octobre 2021 a été reporté au 4 février 2022.

Le lien pour les 2 vidéos, c’est

https://www.facebook.com/eddydepretto/

https://www.instagram.com/eddydepretto/

https://www.youtube.com/channel/UCHjpg_4qMIjG9UDipf55D5A

https://eddydepretto.com/


 

Site éphémère, l’Arena 5 est planté sur le Plateau du Heysel, juste devant le Palais 5. Bel espace en plein air (pas sous chapiteau, malheureusement), mais un peu vide quand votre serviteur débarque à 18h30 pour s’installer près de la table de mixage, sur une chaise numérotée. Pas de panique, l’endroit va se remplir progressivement, malgré la pluie qui retarde l’arrivée des spectateurs…

Etablie à Bruxelles, Valkø est une artiste aux multiples facettes. Tour à tour actrice, chanteuse, musicienne, violoncelliste, cette auteure/compositrice à la crinière rousse s’inscrit dans la lignée des grandes dames de la pop que sont Kate Bush, Beth Gibbons ou encore Alison Goldfrapp. C’est son deuxième Ep, « This Kind of Game », mixé à Londres par Max Prior, assistant de Craig Silvey (Arcade Fire, Portishead, Goldfrapp, The PeeChees, Anna Calvi, Florence & The Machine), qui va permettre à Valkø d’imprimer sa griffe, à travers un son ‘british’ bien particulier.

Sur les planches, elle est soutenue par un trio réunissant le (contre)bassiste Nicholas Yates, le guitariste Pieter Peirsman et le drummer Patrick Dorcéan. Comme il pleut à verse, les claviers placés devant la vocaliste sont protégés par une bâche de couleur noire.

Le set s’ouvre par « Silence in The Dark ». Non, ce n’est pas une cover de Curses, mais une compo originale. Le (contre)bassiste tire parfaitement son épingle du jeu. Séverine semble ravie d’être sur scène ; et pourtant, pour l’instant, il n’y a pas grand monde dans l’auditoire. 

Tout au long de « Monster », une nouvelle compo, la voix est bien mise en exergue. Une voix dont l’amplitude est impressionnante. Elle peut se faire douce ou lancinante, et même évoquer tantôt Björk voire Thom Yorke. On aurait bien aimé danser sur la cover du « Can’t Get you Out Of My Head » de Kylie Minogue, mais vu la pluie qui refroidit fatalement les ardeurs et les mesures sanitaires en vigueur, c’est mission impossible…

Enfin, dommage qu’elle n’ait pas prévu « Strange Weather » (NDR : un titre qu’elle interprète sur disque, en compagnie de Nicola Testa) dans sa setlist, mais aussi qu’elle n’ait pas sorti son violoncelle. Elle craignait peut-être qu’il prenne l’eau…

Sans quoi, Valkø a surtout privilégié son nouveau répertoire, compos qui figureront plus que probablement sur son futur elpee. Elle se produira, en outre, le 23 octobre dans le cadre des Nuits Botanique, à Bruxelles. 

 

Setlist : « Silence in The Dark », « Heaven’s Door », « Monsters », « Get Lost », « Back Through The Maze », « The Mirror », « This Kind Of Game », « Can’t Get you Out Of My Head » (cover Kylie Minogue), « All I Ever Dreamed Of »

A l’approche de la quarantaine et après 10 ans de tournées non-stop, Asaf Avidan a décidé de prendre une pause pour réfléchir à son avenir. Cette prise de recul lui a été totalement bénéfique. Il en a d’ailleurs profité pour jeter les bases et écrire les chansons de son septième LP studio, « Anagnorisis », paru en janvier 2020, un opus enregistré entre Tel Aviv et l’Italie, et tout particulièrement dans une vieille ferme transformée en studio d’enregistrement. Pour vivre et écrire autrement, il a donc choisi la solitude. S’il puise toujours son inspiration majeure chez des artistes comme Léonard Cohen, Bob Dylan, Neil Young, Tom Waits et David Bowie, pour ce nouvel essai, il s’est frotté –et d’une manière inattendue– au hip hop des années 90, la pop moderne et le gospel…

Vêtu, comme d’habitude, d’un costume couleur moutarde, il monte sur le podium, suivi de son nouveau band. Un quatuor impliquant la claviériste/choriste Shelly Levy (NDR : une jolie claviériste aux cheveux blonds platine, qui s’installe sur une estrade), le drummer Yoav Arbel et le bassiste Adam Sheflan, également préposé aux synthés.

Le set s’ouvre par le groovy « Lost Horse », au cours duquel Avidan se sert d’‘une gratte électrique. Il opte ensuite pour une semi-acoustique tout au long de « 9000 Days ». Puis ôte sa veste, salue la foule et la remercie. Il semble heureux d’être sur les planches et le fait savoir. Le concert s’enfonce ensuite tantôt dans le blues ou le r&b. Ou alors le néo folk ou encore le gospel, lors des ballades véritablement déchirantes. Même que parfois, le spectre de feu Janis Joplin se met à planer. Six titres du nouvel elpee seront interprétés, le reste est majoritairement issu de l’album « Gold Shadow ».

Simple, attachant et sensible, Asaf fascine par son charisme, mais surtout pour sa voix. Il possède un grain totalement androgyne, capable de passer du falsetto particulièrement aigu au baryton le plus profond. Mais il est également capable d’emprunter un timbre enfantin ou alors carrément écorché. Une voix qui évoque même parfois celle d’Aretha Franklin, de BJ Scott ou de Tina Turner. Et puis, Avidan peut aussi compter sur la claviériste pour l’épauler. Elle excelle aux backing vocaux, un peu dans un registre gospel.

Tout au long d’« Anagnorisis », les claviers se chargent d’intensité… pourtant, et c’est étonnant, en fin de parcours, on entend des samples d’accordéon. Pourquoi pas… 

Circonstanciellement, des roadies apportent un piano sur le podium, trimballé sur une estrade à roulettes. Il est destiné à Asaf. Il arrive également au natif de Jérusalem de passer aux percus électroniques. Et il s’y révèle brillant.

Asaf revient seul lors du rappel, armé de sa gratte semi-acoustique, pour nous réserver « God Shadow ». Avant que sa formation revienne pour les deux derniers morceaux. Saignants et bien plus rock. « Earth Odyssey » rappelle que l’artiste voue un grand respect à son maître, David Bowie, même si ce morceau est bien moins morbide que le déprimant « Lazarus » … Et le concert de s’achever sur « I see her, don’t be afraid », suivi d’un long silence…

Bref, un chouette concert, mais face à un public pas assez réactif au goût de votre serviteur ; maintenant il faut reconnaître que ce temps pluvieux et venteux n’était pas de nature à déchaîner les passions…

Asaf Avidan reviendra en concert en Belgique, le 17 mars 2022 à l’AB.

Setlist : « Lost Horse », « 900 Days », « Different Pulses », « Green & Blues », « The Study On Falling », « Over My Head », « The Jail That Sets You Free », « My Tunnels Are Long And Dark These Days », « Bang Bang », « Anagnorisis », « The Labyrinth Song », « Reckoning Song », « Love It Or Leave It ».

Rappel : « Gold Shadow », « Earth Odyssey », « I See Her, Don't Be Afraid ». 

(Organisation : Greenhouse Talent)

mercredi, 25 août 2021 16:52

Nicola Testa en quête d’amour…

« Cœur KO », c’est le nouveau single de Nicola Testa, qui précède la sortie d'un Ep. Enregistré entre Bruxelles et Paris, il a bénéficié du concours de Remy Lebbos (Atome, RIVE, David Nuwmami) à la co-écriture et à la réalisation, ainsi que Clément Roussel (L’Impératrice, Voyou) au mixage.

Caractérisé par sa mélodie pop et épurée « Cœur KO » signe son grand retour. Il évoque la quête d’un amour nouveau. Pour accompagner ce titre, Nicola Testa a coréalisé un clip en compagnie de Martin Landmeters. Il y est question de noyer ses idéaux, de corps à corps, de perte de repères et aussi d’une lueur qui surgit à travers l’orage. Filmé en pellicule, le clip offre une esthétique naturelle et brute, à l'image du stylisme de Giuseppe Virgone.

Pour la première fois, Nicola interprète un titre en français. « Cœur Chaos » exprime la recherche de soi et de l’autre. Perdu et sans repère, au milieu du chaos, on avance dans la pénombre en espérant entrevoir une lueur, rencontrer l’amour…

Nicola Testa se produira en concert aux Nuits Botanique le 15 septembre 2021. Il y proposera ces nouvelles compos pour une première en ‘live’. 

La vidéo  de « Cœur Ko » est

https://www.facebook.com/nicolatestamusic

https://www.instagram.com/nicolatesta/

mardi, 24 août 2021 17:03

Terminé, Bonsoir

L’année 2021 marque le grand retour de Marka, père d’Angèle et de Roméo Elvis. Il y a plus de 40 ans que ce dernier roule sa bosse. Sa carrière n’a pas la fulgurance de ses rejetons. Il a toujours gardé son humour dévastateur et sa sincérité première. L’artiste est passionné et talentueux. Il nous propose son nouvel opus qu’il a baptisé « Terminé, Bonsoir ». Plus Bruxellois que lui, tu meurs. Ces racines sont bien ancrées et cela se ressent dans sa musique.

Début des eighties, il milite chez Allez Allez, comme bassiste ; un groupe belge qui va connaître une ascension aussi fulgurante qu’éphémère. Début des eighties, le combo va même figurer à l’affiche de Torhout/Werchter et se produire à Forest National. Malheureusement, l’aventure tourne court ; et après avoir sévi chez Les cactus, Serge Van Laeken se lance en solitaire. En 1995, quand son titre « Accouplés » commence à percer en France, l’attentat du métro parisien scelle prématurément son sort : jugé trop ‘arabo-andalou’ dans ses sonorités, le single est prié de rentrer se coucher à Bruxelles, dans la pochette de son CD. En juin 2002, il publie un single chez Inca Music… label qui déclare faillite deux mois plus tard, emportant son album visiter les limbes de la non-distribution. Et ainsi de suite… Depuis, comme il en rigole lui-même, il a préféré rester confiné en Belgique... Ce qui ne l’a pas empêché d’emmener sa guitare aux quatre coins du monde pour des concerts toujours très festifs ; mais, il faut avouer que Marka n’a pas eu en musique la baraka que sa descendance connaît aujourd’hui… Serge Van Laeken n’a rien à se reprocher ; sa carrière est bien remplie. L’an dernier votre serviteur avait pu assister au concert qu’il avait accordé au Zik-Zak, à Ittre. Et son humour est toujours aussi dévastateur.

Entre pop/folk (« Avant D’Etre Moi »), ballades (« Avant, Après » en duo avec Blankass) et funky/disco (« Poulette », « Tu es Formidable », un compliment adressé à sa muse, son épouse et la mère de ses enfants, Laurence, tout en réveillant un tempo réminiscent d’Allez Allez), Marka papillonne au gré de ses humeurs, mettant le cap vers les plages de Kingston sur « Si demain, je Reviens », auquel participe une Mamy Pilou plus rockeuse que jamais (NDR : c’est la maman de Serge). Et question rockers, « Le Daron » réveille l’âme punk qui sommeille encore en lui, un morceau qui évoque sa progéniture, celle qui s’est accaparée quasi toute la lumière de la famille ; une piste qui bifurque cependant vers la musique de film, dans l’esprit des B.O. de westerns signées Ennio Morricone, trompette mariachi et sifflotements compris en forme de clin d’œil adressé au long métrage ‘Le bon, la bête et le truand’…

Direction Cuba ensuite, pour « Havana Calling », en imaginant la présence d’Ibrahim Ferrer, de Compay Secundo et de la toujours pétillante Omara Portuando, son idole qui hante ses nuits en chansons.

Enfin, et ce n’est pas une surprise, tout au long de ce long playing, Marka joue avec les mots, un humour qu’il partage avec un de ses meilleurs potes, Claude M'Barali, alias MC Solaar…

Voilà, c’est terminé, bonsoir et à la prochaine, Serge !!!!!

L’affiche est un peu moins alléchante que celle du premier jour ; mais elle tient la route. Et puis des artistes intéressants ont été programmés, comme Coline Et Toitoine, Vidéoclub ou 47TER. Et si votre serviteur tient le coup, il ira revoir Woodkid, toujours impressionnant en ‘live’.

Scène Tribord : Coline et Toitoine (12h50-13h40)

C’est la cinquième fois que votre serviteur assiste à une prestation de Coline et Toitoine, et il débarque pile poil avant qu’elle ne commence.

Coline Debry et Antoine Jorissen ont choisi pour patronyme Coline et Toitoine. Fondée en 2018, la paire a participé à différents concours, avant d’enregistrer, sous cette appellation, le single « Write a song ». C’est le véritable départ de leur aventure. Malgré l’absence de concerts, due à la pandémie, les artistes ont bossé sur de nouvelles compos. Agés aujourd’hui de 20 printemps, ils ont un potentiel indéniable qui ne demande qu’à s’exprimer. Ce sera sur les planches du festival de Ronquières.

Ils ont enfilé des salopettes. De couleur rouge pour Coline et bleu clair pour Toitoine. Elle se réserve le chant, le ukulélé, la guitare et les ivoires. Et il se consacre aux synthés et aux machines dont celles responsables de loops et samples. La plaine est déjà bien remplie. Rayonnante et souriante, Coline déclare être contente d’enfin participer à un vrai festival et de voir du public. Omniprésente sur les planches, elle chante d’une voix claire mais paradoxalement portante, tantôt en anglais ou en français. Caractérisée par ses mélodies entêtantes, la musique oscille entre électro/pop et indie folk et suscite tout à tour, chez le mélomane, des sentiments de délassement, de mélancolie et même de défoulement, lors des titres les plus entraînants. Etonnant, mais des ‘round circles’ se déclenchent dans la foule, lorsque Claire sautille sur place à l’avant du podium. Et tout particulièrement sur « OAEOA ».   

La setlist balaye largement les plages du premier elpee, « Soma », publié en mai dernier, mais n’en oublie pas, pour autant, les premiers singles. Le set réserve, cependant, quelques moments de sérénité. Et tout particulièrement lorsque les artistes s’asseyent côte à côte, devant le clavier, pour une interprétation à 4 mains. Du hip hop s’invite même sur un morceau (NDR : un rappeur aurait été invité, mais apparemment, il a posé un lapin). Et c’est tout au long d’« Opéra » qu’on se rend compte des capacités vocales de Coline. Finalement, dans ce registre, elle pourrait rejoindre les artistes lyriques du Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles. Coline semble montée sur ressorts tout au long d’« Alicia ». Et en même temps, elle communique une belle énergie à la foule. A l’affiche des Nuits Botaniques, bientôt.

Scène Bâbord : Aurel (13h50-14h30)

Aurélio Mattern a milité chez Lucy Lucy, Paon et Sonnfjord. Multi-instrumentiste, il a décidé de se lancer en solitaire, en empruntant, pour patronyme, Aurel. D’Aurel à Aurélien, en passant par Aurélio et l’empereur romain Marc Aurèle, les racines sont identiques. Aurélio a gravé un premier Ep. Baptisé « Ah Ouais », il est paru en juin dernier.

Il se plante sur une estrade, au milieu du podium, derrière son synthé, ses machines et sa boîte à rythmes. Il n’en bougera que pour tirer sa révérence. Même pour jouer de la guitare, il reste posté derrière ses instruments. A la croisée des chemins parcourus par Odezenne, Flavien Berger, Nicolas Michaux et Voyou, sa musique est mélancolique (NDR : Aurélio est un amoureux de la pop des années 80) et légère, mais un peu trop monocorde pour votre serviteur, qui décroche après trois chansons… Aurélien se produira dans le cadre des Nuits Botanique, en supporting act de Pomme…

Scène Tribord : Videoclub aka Adèle Castillon (14h50-15h40)

En mars dernier Adèle Castillon et Matthieu Reynaud annonçait que Videoclub se séparait, via un clip intitulé « SMS » (NDR : une méthode également utilisée par Daft Punk, mais en plus explosif !). Le parcours du couple nantais aura duré 3 ans. Un seul elpee à son actif, « Euphories », paru en janvier dernier.

Ce couple, alors à la vie comme à la scène, a eu beau ne pas avoir connu la décennie des années 80, il nous a bel et bien replongé dedans, au rythme de morceaux électro pop dansants et aux mélodies à la fois tendres et authentiques. Sous le regard bienveillant de Matthieu, Adèle a décidé de continuer l’aventure seule. Le duo s’est cependant séparé en bons termes…

Pantacourt blanc et soutien noir, Adèle grimpe sur l’estrade suivie d’un drummer et d’un claviériste/guitariste, également vêtus de blanc.

Du haut de ses 20 printemps, Adèle est une digne représentante de la génération Z. Parfaitement à l’aise dans son époque, elle livre ses questionnements et dispense ses conseils avec autant d’ironie que de spontanéité. Elle communique immédiatement son énergie aux premiers rangs. Elle s’agite comme une sauterelle impossible à capturer et sympathise rapidement avec un public assez jeune et en général (NDR : très souvent accompagné ses grands-parents), qui lui rend bien. Enthousiaste, majoritairement féminin et boutonneux, il met une ambiance de feu. Les artistes sont parfaitement à l’aise sur les planches. Les interventions à la gratte sont précises et lumineuses. Bien qu’efficace, l’électro/pop de Videoclub est toujours autant contaminé par les eighties. A tel point que l’ensemble de l’auditoire, tant les teenagers que moins jeunes, reprend les refrains en chœur. Toutes le pistes d’« Euphories » vont y passer… Enfin, « Amour plastique » et « En nuit » constituent les moments forts d’un concert au cours duquel le Videoclub ‘new look’ a convaincu. Les jeunes, les sceptiques et même le troisième âge…

Scène Bâbord : 47Ter (16h50-17h40)

Le set de 47TER permet aux parents et grands-parents de faire un break. Notamment pour se restaurer. La jeunesse, elle, se précipite pour assister au show de ce crew un peu fêlé. Issu de Bailly, dans les Yvelines, il a choisi pour patronyme le nom de la salle des fêtes locale, lieu de réunion régulier du groupe. Un quatrième larron est venu rejoindre Pierre-Paul, Blaise et Lopes. 47TER pratique une forme de hip hop aux textes très second degré. La set list va puiser généreusement au sein de « Légende », le dernier elpee, paru en avril dernier et retenir quelques morceaux du premier.

La fosse est pleine à craquer. Particulièrement interactifs, les artistes lui demandent de se séparer en deux parties et sollicitent la formation de round circles. Les tubes défilent : « Vivre », « J’essaie », Avec toi », « Comme Avant », « Ella » et « Sommeil Noir ». C’est le souk, dans la foule. Mais il est tellement plaisant à observer… Pas de prise de tête, ni de gangsta rap en vue, mais des pistes qui mènent du rire aux larmes, de la nostalgie à l’espoir… Et en plus, ils sont super sympas !

A voir ou à revoir au Palais 12 le 26 décembre prochain.

Woodkid ce sera pour une autre fois…

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Ronquières Festival)

Bon Entendeur + Woodkid + Deluxe + Aaron + La Femme + L’Impératrice + 47 Ter + Vidéo (Adèle Castillon) + Aurel + Coline & Toitoine + Alex Lucas + Lumoon & Robin

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Suite à la pandémie, la dernière édition du Ronquières a été annulée. Enfin, 2021 permet un festival normal et propose une affiche, finalement alléchante, en programmant notamment Charles, Icons, Dyonisos, Pomme, Roméo Elvis, Video Club, Woodkid et surtout Maleskin, le dernier vainqueur inattendu du concours Eurovision. L’organisation est parfaite. Et une accessibilité exclusive sur présentation d'un Covid Safe Ticket est prévue. Soit la preuve d'une vaccination complète depuis plus de 15 jours avant la date de l'évènement ou la preuve d'un test Covid négatif de moins de 48 heures. Plus de masque, ni de distanciation sociale, les spectateurs peuvent se toucher et faire des câlins, rire, sauter et surtout bouger sans crainte... 

Deux podiums ont été prévus : le ‘Bâbord’ et le ‘Tribord’. Samedi 22 000 festivaliers sont attendus ; c’est donc sold out. Et 17 000 pour le dimanche. Une reprise en force !

Scène Bâbord : Calumny (10h30-11h30)

Fondé en 2018, Calumny est un duo de Djs/producteur belges, wallons très exactement, qui s’inscrit dans la vague de jeunes bidouilleurs électro-pop qui souhaite apporter un regard neuf, original et une certaine fraîcheur sur la musique électronique. Le rendu en ‘live’ est impeccable. Une ouverture plutôt sympa, quand on sait qu’il n’est jamais facile d’entamer un festival, alors que le site commence seulement à se remplir. En outre, non seulement la paire est fusionnelle, mais elle parvient à chauffer l’ambiance. Pour votre info, sachez que Bastien et Quentin ont également leurs projets personnes (BAB’s pour le premier et Smako pour Quentin) et sont vivement soutenus dans le monde de la nuit… alors qu’il se produisent, aujourd’hui, en fin de matinée…

Scène Bâbord :  David Numwami (12h00-12h40)

Non seulement, David Numwami est la tête pensante du band Le Motel, mais il apporte régulièrement sa collaboration à Charlotte Gainsbourg et au groupe François and the Atlas Mountain, comme multi-instrumentiste. Il a aussi bossé pour Moodoïd et Nicolas Godin (Air). Il est ainsi devenu une figure incontournable de l’underground bruxellois et parisien. Sans oublier qu’il slamme avec Flavien Berger.

Il reflète ses voyages à travers le monde, dans sa musique. Une musique atmosphérique, intemporelle et fascinante. Il chante d’une voix douce, des textes dans la langue de Molière… Jusqu’au moment où votre serviteur se rend compte qu’il a paumé les clefs de son véhicule. Le temps de retourner auprès de sa voiture, de les retrouver, de revenir sur place, et le set est terminé. Tant pis !

Scène Tribord : Charles (12h50-13h40)

Charles, aka Charlotte Forest, est une étoile montante. Elle a remporté la saison 8 de The Voice Belgique. Depuis, son coach est devenu son manager. En l’occurrence Matthew Irons, le chanteur de Puggy. Elle vient de sortir un Ep 6 titres intitulé « Falling While Rising »

Sur les planches, elle est accompagnée par un drummer, un guitariste et un claviériste. Charlotte se charge des ivoires, et puis, bien sûr des vocaux. Et sa musique oscille entre l’alt pop et l’indie rock, même si parfois, elle emprunte un ton plus gothique.  

Bien rock, « Riddle » traduit toute la rage qu’elle souhaite libérer à travers des riffs de gratte graisseux. Elle nous réserve une superbe reprise du « No Time To Die » de Billie Eilish. Elle met toute sa passion et sa conviction dans la voix, qui peut se révéler tour à tour douce ou puissante…

Instrumental piano/voix, « He Knows » est empreint d’une grande sérénité.  

Et elle attaque son hit « Wasted Time », pour clôturer son set. Un récit, quelque part, autobiographique. Elle met en scène la vie nocturne de la génération Z qui préfère s’ennuyer et feindre l’amusement plutôt que de se lâcher et profiter du moment présent. L’intégralité de l’Ep a été interprété dans le désordre. Elle accordera néanmoins, un rappel de deux titres.

Enfin, Charlotte nous signale que l’on doit être beau pour figurer sur la vidéo tournée pour un des clips, pendant son concert…

Setlist : « Motives », « The Fall », « Gear God », « Far Gones », « He Knows », « Lover Please Stay », « Riddle », « No Time To Die » (cover Billie Eilish), « Without You », « Wasted Time ».

Rappel : « Riddle », « Far Gone ».

Scène Bâbord : Sharko (13h50-14h40)

Ayant assisté à tellement de concerts de Sharko ou de David Bartholomé en solo, votre serviteur préfère en profiter pour se restaurer et se désaltérer. Faut dire que pour une fois, la température est estivale…

Scène Tribord : Dionysos (14h50-15h40)

Votre serviteur n’a plus assisté à un show de la bande à Mathias Malzieu depuis bien longtemps (NDR : la dernière fois c’était à l’Ancienne Belgique, il y a quelques années). Dionysos est un groupe de rock français, originaire de Valence, dans la Drôme. Formé en 1993, le groupe doit notamment son succès à ses prestations scéniques particulièrement théâtrales et à l'univers surréaliste dans lequel il évolue. Les compos sont interprétées autant en anglais qu’en français.

Hormis la claviériste/violoniste, vêtue d’une robe blanche à dentelles, tous les autres musicos sont tirés à quatre épingles, soit en costard/gilet/cravate. Mathias n’a guère changé. Une véritable bête de scène. Casquette brune enfoncée sur le crâne, il se sert cependant d’un téléphone rouge en guise de micro.

Le show s’ouvre par « I love you », morceau au cours duquel le bassiste frotte ses cordes à l’aide d’un archet, comme sur un violoncelle. Mathias a déjà la bougeotte, et il bondit régulièrement sur l’estrade. La troupe va nous proposer de larges extraits de son dernier elpee, « Time Machine Experience », paru fin juillet dernier. Un disque, au cours duquel elle réinterprète certains anciens titres dans l’esprit du blues du Mississippi ou du jazz de la Nouvelle-Orléans. Comme si elle avait décidé de remonter le temps. Pour s’arrêter aux années 40. En coupant même carrément l’électricité. Mais en ‘live’, question machine, elle est bien huilée. On assiste ainsi à un concert très rock à la limite du métal. Et puis il y a Mathias, un spectacle à lui seul. Il empoigne de temps à autre une gratte sèche ou électrique. Toujours aussi fêlé, il bondit sur les planches comme un kangourou, lorsqu’il ne surfe pas sur la foule. Bref, question ambiance de rock’n’roll, Dionysos connait son taf…

Setlist : « I Love You », « Mc Enroe's Poetry », « Coccinelle », « Giant Jack », « Miss Acacia », « Song For Jedi », « La métamorphose de Mister Chat », « Une sirène à Paris », « Flower Burger », « Paris Brûle-t-Il ? », « Neige ».

Scène Bâbord : Ico (5h50-16h40)

Ico est devenu progressivement une valeur sûre de la scène hip hop. Ce soir, il est soutenu par un second MC, qui se mue parfois en guitariste, d’un préposé aux machines et d’un drummer. Si le crew met une sacrée ambiance, le hip hop pratiqué est une peu trop classique au goût de votre serviteur. Ico sépare la fosse en deux parties, y descend et la traverse pour serrer des mains. Drainant un public jeune, le set provoque de fréquents pogos et round circles. Pour les textes, qui volent souvent, en-dessous de la ceinture, faudra quand même repasser…

Scène Tribord : Pomme (16h50-17h40)

Pomme, c’est le nom de scène que la jeune chanteuse a choisi, parce que sur les bancs du collège, c’est le pseudo qu’on lui avait réservé. On évacuera donc les jeux de mots douteux ou les métaphores hasardeuses, car son véritable nom, c’est Claire Pommet. Suivant la bible, quand Eve, la première femme, croqua ledit fruit, ce fut le début des ennuis ! La légende de Pomme reste à écrire, mais il est déjà évident que ses chansons acidulées les dissolvent, les ennuis. Elle a été consacrée ‘Artiste Féminine de l’Année’ aux dernières Victoires de la Musique. Ce soir, elle va nous livrer un set intimiste et quasi-exclusivement acoustique. Seules une drummeuse et une claviériste grimpent de temps à autre sur le podium, pour apporter leur maigre concours. Pomme s’accompagne tantôt à la sèche ou aux ivoires. La Lyonnaise déclame sa poésie faites de mots simples, mais qui ne sonnent jamais creux. Elle transforme sa fragilité en force tranquille et se démarque en imposant une version moderne de la chanson folk. Pomme chante l'amour, parce que les chansons sont faites avant tout pour cela. Sa poésie est délicate, les mots sont doux. Elle est fragile et timide ; mais, à travers ses chansons, elle nous démontre qu’elle sait ce qu’elle veut, un peu à la manière d’Agnès Obel. Au cours de son concert, elle entraîne l’auditoire, dans son univers feutré, lentement, progressivement. La foule écoute et savoure, religieusement. Claire n’oublie pas d’interpréter « Je Sais Pas Danser », « Les Cours d'Eau » et « Ceux Qui Rêvent » et puis attaque « Désenchantée » à deux reprises, un titre qui parviendra à faire bouger quelque peu le public, et surtout le faire chanter…  

Scène Bâbord : Black Box Revelation (17h50-18h40)

Ce soir, le chanteur/guitariste Jan Paternoster et le drummer/percussionniste Dries Van Dijk sont soutenus par un multi-instrumentiste ? Un certain Jasper Morel qui se charge des synthés, des cymbalettes et parfois de la gratte. Black Box Revelation, c’est un peu le White Stripes néerlandophones. Encore que leurs influences oscillent du blues américain à la British Invasion en passant par le psychédélisme (NDR : surtout celui pratiqué en son temps par Jimi Hendrix !). Dries s’est fendu de son inévitable, mais excellent, solo de batterie, pendant « War horse », alors que ceux arrachés par Jan à la six cordes continuent de décaper les portugaises. Et on n’en oubliera pas le groove passionnant de « Gravity Blues » …

Setlist : « Gloria », « Play Video », « Gravity Blues », « Built To Last », « War Horse », « Tattooed Smiles », « Do I Know You «, « High On A Wire »

Scène Tribord : Måneskin (18h50-19h50)

L’ambiance est en train de monter à ‘Tribord’. Il est temps d’aller se placer dans la fosse, car la capacité du site est full. Et puis, c’est l’occasion d’assister au sound check de la nouvelle tornade transalpine, Måneskin.

Les vainqueurs de la dernière édition du Concours Eurovision devaient se produire dans le cadre des Lokerse Feesten, mais ils ont dû décliner l’invitation, le drummer souffrant d’une tendinite au poignet. Au sein de l’auditoire, on remarque la présence d’un nombre impressionnant de néerlandophones. La présence de BBR n’y est pas étrangère, mais bien sûr, aussi, de Måneskin. C’est également la tête d’affiche.

Le quatuor implique le chanteur Damiano David, la bassiste (NDR : très jolie et sexy, par ailleurs !) Victoria De Angelis, le guitariste Thomas Raggi et le drummer Ethan Torchio. Iggy Pop a prêté sa voix pour sa reprise du « I Wanna Be You Slave », morceau de glam rock percutant qui figure sur le second elpee du band, « Teatro d’ira : Vol. I », paru en mars 2021. Et l’Iguane ne tarit pas d’éloges sur le combo ! Mot emprunté au danois, Måneskin signifie « Clair de lune » …

Ils ont tous opté pour le cuir de couleur noire. Short surmonté d’une ceinture à trois boucles pour Damiano, mais blouse transparente à dentelles pour le haut du corps, il est chaussé de godasses à semelles compensées et les oreilles sont percées de pendentifs à l’effigie d’un crucifix. Pantalon à pattes d’eph’ pour Thomas et moulant pour Vitoria, bottes ainsi que top très court au-dessus desquels dépassent ses seins dont les tétons ont été dissimulés par une croix en scotch de couleur noire.

Très rock’n’roll, le show est à la fois dynamique et sulfureux. La foule est rapidement conquise. Faut dire que les musicos sont particulièrement remuants et vont régulièrement au contact. Et puis, il y a le charisme de Damiano qui va surfer à plusieurs reprises, sur la foule. Une foule au sein de laquelle de nombreux circle pits se déclenchent. La setlist réserve trois morceaux dans leur langue natale (« Zitti e Bruoni, », « In Nome Del Padre » et « Lividi Sui Gomidi »), et puis de nombreuses covers dont, bien évidemment, celle d’Iggy Pop, « I wanna be your slave », au cours de laquelle Damiano lèche le sol. Une reprise que le band va reconduire lors du rappel. Sans oublier une version plutôt étonnante des « 4 saisons de Vivaldi ». Une setlist finalement bien équilibrée ; mais hormis les trois morceaux susvisés, le reste est interprété dans la langue de Shakespeare. 

Après avoir séduit l’Europe, Måneskin est prêt à conquérir le monde…

Setlist : « In Nome Del Padre », « Zitti E Buoni », « Bury A Friend » (cover Billie Eilish), « Chosen », « Take Me Out » (cover Franz Ferdinand) », « Beggin » (cover Fourth Season), « I Wanna Be Your Slave », « Somebody Told Me » (cover The Killer), « For Your Love », « Kiwi » (cover Harry Styles), « Coraline », « Close To The Top », « Lividi Sui Gomiti ».

Rappel : « I Wanna Be Your Slave »

Votre serviteur est fatigué, il fait l’impasse sur L’Or Du Commun et Roméo Elvis. Il revient demain et a intérêt à être en forme… et puis la journée est une réussite…

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Ronquières Festival)

The Magician + Romeo Elvis + L’Or Du Commun + Måneskin + Black Box Revelation + Pomme + Ico + Dionysos + Sharko + Charles + David Numwami + Calumny 

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