La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Stéphane Reignier

Stéphane Reignier

vendredi, 06 mars 2020 15:26

Des jours étranges pour Millionaire !

« Strange Days » est l’un des morceaux clés de « APPLZ ≠ APPLZ », le nouvel opus de Millionaire, sorti le 6 mars.

Sur le nouveau single on entend une menace inquiétante, flottant sur un riff presque thérapeutique. Tim Vanhamel a réussi à traduire l'Apocalypse dormant en un groove irrésistible. Ou comment Tim lui-même le ‘décrit’:

« Strange Days » implique une bande dessinée (ajouté au single 7" qui est désespérément épuisé) et une vidéo d'animation créée par Turbotuna (Jaak de Digitale et Nick Timmermans). En trois minutes, le band a produit une dystopie animée grandiose, dans laquelle l’homme finit par périr, vu sa propre surconsommation et son avidité.

Découvrez vite ici 

Un single 2 titres annonce l’arrivée du double album d’Aksak Maboul, « Figures » (parution le 22 mai 2020), première véritable nouvelle sortie du mythique groupe pop expérimental depuis plusieurs décennies. Ces deux titres consittuent des variations originales, qui ne figureront pas dans l’elpee sous cette forme.

« Tout a une fin » (short version) comprend une partie chanson (dans laquelle la voix de Véronique Vincent effectue des permutations sinueuses autour des mots qui figurent dans le titre), et une section combinant instrumentation électronique, rock et orchestrale, qui s’emballe en un intense crescendo final.

« Blaue Bleistift » dévoile certains aspects plus électroniques et expérimentaux du nouvel LP, avec ses chassés-croisés de lignes mélodiques et ses collages sonores. Une sorte de cousin mystérieux et ambiant du classique « Saure Gurke » ?

« Tout a une fin » paraît également sous la forme d’une vidéo vertigineuse réalisée par l’animateur/collagiste Yoann Stehr (qui a récemment signé des capsules pour le 50e anniversaire de la maison Paul Smith).

Tout comme l’album « Figures », ces titres ont été écrits et réalisés par Marc Hollander & Véronique Vincent (respectivement fondateur d’Aksak Maboul ainsi que de Crammed Discs, et ex-chanteuse des Honeymoon Killers).

Familiarisez-vous avec cet univers ici

vendredi, 06 mars 2020 15:24

Un « Récif » explosif !

Révélée par l'album « Là » et une vaste tournée qui a suivi, Marie Mifsud est de retour le 27 mars avec « Récif », nouveau chapitre explosif de la chanteuse hors norme.

« Récif », c’est la vie dans tous ses éclats. Ça pétille, ça enthousiasme, ça décape, ça envoie un bol d’air d’émotions et ça squatte même en français, sans se planquer.

Avec sa présence inouïe et sa façon d'habiter les chansons comme personne, Marie Mifsud ne cesse de nous surprendre. Timbres et couleurs s’entremêlent, scat, pop, rock, élans lyriques et intimes le tout au service de l’instant avec le public.

Inspirée par des artistes aussi divers que Camille, Björk, Leïla Martial, Carmen McRae, Nina Simone, Sanseverino, Catherine Ringer, Serge Gainsbourg, Nina Hagen, Lhasa, Beth Gibbons et bien d’autres, Marie Mifsud laisse s'entrechoquer les styles tout au long de ce disque inspiré en diable.

Enregistré par Philippe Gaillot, en mars 2019, l’elpee a été créé à quatre mains en compagnie d’Adrien Leconte, l'alter ego de Marie Mifsud.

Sur « Récif », on retrouve l'équipe de choc du précédent long playing : Marie Mifsud au chant, Adrien Leconte à la batterie, Tom Georgel au piano et clavier, Quentin Coppalle à la flûte, Victor Aubert à la basse, et sur deux titres, un invité de choix, Pierrick Pédron au saxophone.

La vidéo de « Récif » est dispo ici :

Révélé par son EP « Mélancolie FC », paru en 2019, Hervé publiera au printemps prochain son premier album.

Originaire d’une ville dortoir coincée entre Versailles et Trappes, Hervé colore ses chansons de clairs obscurs et livre son âme en milliers de fragments, en mantras introspectifs aux refrains entêtants, n’hésitant pas à laisser parfois le rythme prendre le pas sur le sens. Parce que le rythme pour lui, c’est aussi du sens. Les sonorités sont des mots.

Réalisé par le duo Ponctuation, le clip revient sur une période de la vie d’Hervé où il était homme de ménage.

On le voit errer au sein d’un hôtel, mi-Ferris Bueller de John Hughes mi-Mark Renton de Danny Boyle. Tuer l’ennui.

Drôle et attachant.

Découvrez le clip ici 

Des (nombreuses) certitudes circulent au sujet d’AaRON ; mais on n’en gardera qu’une : la complicité entre Simon Buret et Olivier Coursier est telle que ce groupe reste unique.

Fort d’un engouement national et d’une reconnaissance internationale amplement mérités, le tandem prend le parti de se réinventer sur chaque album et de tout donner à chaque concert. Chaque jour est une fête, et la fête qu’il prépare pour son passage à l’Ancienne Belgique le 17 novembre sera mémorable.

3 albums majeurs « Artificial Animals Riding On Neverland » (2007), « Birds in the Storm » (2010), « We Cut the Night » (2015) ; au total un demi-million d’albums vendus, plus de 300 concerts accordés d’Istanbul à New York en passant par Paris, Bruxelles et Moscou. Sans oublier qu’il a été lauréat à Copenhague d’un European Border Breaker Awards.

« Blouson Noir (feat John Malkovitch) » a été choisi pour habiller le parfum ‘L’Homme’ par YSL depuis 2017, et le clip réalisé par le groupe a été nommé au Berlin Video Music Award.

Le clip d’« Odyssée » en disponible ici 

Lors de sessions d’enregistrement de son nouvel elpee, « State Of Emergency », Babylon Circus a reçu le concours d’invités de renom comme Ben l’Oncle Soul, Sylvain Duthu (Boulevard des Airs) ou encore Barry Moore, Adil Smaali (Aywa), mais encore du Jamaïcain Cédric Myton

Noces d’argent pour le Babylon Circus qui d’ici quelques semaines fêtera son quart de siècle d’existence, et donc de présence sur scène. Car pour cette tribu originaire de Lyon, jouer a toujours été un catalyseur, la meilleure façon d’apprendre et de passer d’envies festives à quelque chose de plus puissant, d’une grande liberté d’action parfois un peu chaotique à une direction plus poétique.

La cohésion ne peut s’apprendre qu’avec la patine du temps, 25 ans est un bon âge pour entrer dans l’âge adulte ou comme l’affirme la formule consacrée celui de la maturité.

« State Of Emergency », ce sixième et nouvel essai résume les épisodes précédents de brillante manière (ska-reggae, envolées balkaniques, electro rock, chanson…) et les synthétise. Chacun y entendra ce qu’il aime, de La Mano Negra aux Négresses Vertes en passant par Shaka Ponk ou même Louise Attaque ; mais ce serait trop réducteur. The Clash ou Bob Marley sont aussi de la partie. Toujours avec une identité forte, celle du Babylon Circus, qui parvient à assumer une homogénéité dans la variété.

Si ce nouvel LP s’intitule « State Of Emergency », ce n’est pas seulement une référence au contexte politique du pays qui l’a vu naître. Comme dans la chanson éponyme co-écrite avec Barry Moore, inspirée par l’état de la planète, ces incendies sur tous les écrans, il parle aussi de l’état mental de ses auteurs, d’un besoin de créer pour sauver sa peau, pour ne pas sombrer dans la folie. Une envie irrépressible de dire ce qui le hante et d’aller le chanter sur les scènes du monde entier.

Ce qui ne tue pas rend plus fort, le Babylon Circus est de retour, plus en forme que jamais, qui plus est, au grand complet, et oui, ça va faire mal.

« Monster » est en écoute ici 

Tout Va Bien vient de débarquer, une valise pleine de nouvelles compos ! Son single, "This Is How We Say Goodbye", se niche immédiatement dans le creux de l'oreille et n'a pas l'intention d’en sortir.

La chanson se distingue d’un part, par son refrain accrocheur et contagieux, et d’autre part ses instruments à vents audacieux et ses cordes percutantes. Tout Va Bien dévoile ici son côté le plus pur. Pas de détours, pas de filtre, juste qui il est.

"This Is How We Say Goodbye" est disponible ici 

vendredi, 06 mars 2020 15:17

Fuck it qu’ils disaient !

Nick Oliveri est de retour dans une forme magistrale en proposant le premier album de Mondo Generator en huit ans !

Oliveri est à l'origine de la formation punk Dwarves ; il a également participé à de nombreux projets heavy, stoner ou acoustiques aux côtés de mastodontes tels que Mark Lanegan Band, Masters of Reality, Turbonegro, Moistboyz, The Knives ou encore des Desert Sessions.

Après huit années de silence radio, les membres de cette formation reviennent nous balancer leur mélange détonnant de speed rock, punk américain et hardcore.

Et le trio californien ne fait pas dans la dentelle, puisque "Fuck It" est une virée punk et rock'n'roll à la sauce desperado moderne... qui recèle quelques surprises de taille, dont le très cinématographique "Option Four" et un morceau-titre susceptible de vous flanquer le frisson.

Le single punk'n'roll "Turboner", tiré du nouvel album est en écoute ici 

lundi, 24 février 2020 18:45

OK Choral

Si pour les puristes, O.K. Corral est un affrontement à coup de fusillades qui s'est déroulé en 1881 dans la ville de Tombstone, en Arizona, pour les amateurs de musique, l’histoire est toute autre.

Derrière ce patronyme un tantinet étrange (le groupe a fait le choix d’un seul ‘r’) se cache un trio rémois drivé par le chanteur/auteur Grégory Blanchon, né des cendres d’un projet précédent au sein duquel figuraient deux des futurs membres.

Premier album éponyme d’une série que l’on espère longue, le combo est parvenu en neuf titres à proposer un compris intelligent entre synthé pop froide et instrumentation organique, avec une modernité racée et mélodiquement épatante. Une qualité devenue trop rare.

Les plages d’ouverture « Tout devient flou » et « Le centre du monde », ballades symptomatiques des temps modernes qui traitent de rencontres et après rencontres révèlent, en quelques minutes, toute l’étendue du pouvoir littéraire d’un Blanchon au mieux de sa forme (« Je m’en vais »), qui marche alors carrément sur les traces d’un Miossec.

Mais pas uniquement ! Car au-delà du vocable à proprement parler, la musicalité est au centre des débats, chez OK Choral, tel un prisme à l’ambiance protéiforme qui varie suivant les chansons. Elles martèlent, deviennent vite entêtantes et manifestent une force de conviction digne de Recorders (NDR : un groupe belge mené par Gordon Delacroix) …

Adoptant parfois le grain de voix d’un Cali, le chanteur livre des morceaux où l’amour est au centre des débats ; des compos imprimées sur des beats efficaces voire endiablés, rythmant une musique ambitieuse, sans jamais devenir prétentieuse.

A découvrir. Vraiment !

lundi, 24 février 2020 18:42

A space for lost time

Anna Ternheim impose, depuis ses débuts, une pop mélodique et légère à la fois. Un genre dans lequel elle s’assume et s’épanouit.

Baignant depuis son enfance dans la musique, grâce à la discothèque familiale où elle a puisé ses ressources, elle finit presque par hasard au sommet des ventes en Suède, son pays d’origine, grâce à quelques chansons enregistrées ci et là, presque instinctivement, délaissant définitivement ses études d’architecture.

Un style qui va lui permettre d’atteindre une apogée dans les années 2000, période charnière d’un renouveau où elle opère un tournant à 180 degrés pour se consacrer à des projets nettement plus intimistes.

« A space for lost time » n’échappe pas à la règle, épousant une fois de plus un registre doux et sensuel ; ce qui constitue sa meilleure carte de visite en quelque sorte.

Embrassant un univers proche de Katie Melua, cet opus se laisse objectivement bercer par ses arrangements aériens et cette voix suave qui permettent à l’enveloppe sonore de magnifier sa quintessence poétique.

Pourtant, la lassitude gagne progressivement le mélomane. L’exercice est uniforme durant plus de trente minutes ; un manque de relief qui finit par enliser l’ensemble au sein d’un excès de gnangnan magistral.

Bref, si la promesse était belle, malgré tous les efforts consentis, ni la collaboration avec Bjorn Yttling (le Bjorn de Peter Bjorn & John), ni le nouveau label ne parviennent malheureusement pas à sauver Moïse des eaux.